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Inventaire général du patrimoine culturel
Communes littorales des Côtes-d'Armor
Auteur de la notice : Prigent Guy
Année de rédaction : 2007
Bretagne
Côtes d'Armor
Trébeurden
Bateaux de pêche
Vignette
La flottille des pêcheurs de Moguériec à la cale de Trozoul au début du 20ème siècle (collection particulière)
Numéro INSEE de la commune : 22343
Aire d'étude : Communes littorales des Côtes-d'Armor
Canton : Perros-Guirec
Milieu d'implantation : en écart
Commentaire historique : Au tournant du 19ème, la flottille locale des bateaux de pêche de Trébeurden n'est pas très importante ; elle se consacre au début du 20ème siècle à la pêche à la sardine pour fournir l'usine Rio de la Pointe de Bihit. La récolte du goémon représente aussi une activité annexe des pêcheurs de Trébeurden. La pêche à la langouste et autres grands crustacés est la spécialité des pêcheurs de Moguériec et de l'Île de Sieck qui viennent débarquer leur pêche au port de Trozoul pour alimenter l'hôtellerie locale. Ces pêcheurs pratiquent l'usage du filet alors que les pêcheurs locaux utilisent encore les casiers, comme leurs voisins de Trégastel. Les pêcheurs de Trébeurden se spécialisent dans la 1ère moitié du 20ème siècle dans la pêche aux crustacés lorsque la sardine vient à manquer, avant que la flottille ne s'étiole cours de la seconde moitié du 20ème siècle, malgré quelques essais au chalut. Dans les années 1930, les pêcheurs du Finistère vont aussi étendre leurs ports de débarquement à Trégastel et à Perros-Guirec, en suivant la côte et le développement du tourisme, qui apprécie d'être livré régulièrement en crustacés.
L'année 1957 se situe à un très bon niveau avec 39 rôles de pêche délivrés sur les 134 rôles délivrés pour l'ensemble du quartier de Lannion ; au même moment, 198 rôles de plaisance sont délivrés, qui annoncent le futur boom de la plaisance. Cependant, le déclin s'amorce autour des années 1960. Les aménagements du port de plaisance en eau profonde au début des années 1980, vont confirmer cette alternative et cette tendance lourde d'une nouvelle économie locale de tourisme-plaisance. En 2005, 5 bateaux de pêche sont encore recensés à Trébeurden par l'Observatoire économique 22.

Documentation

Bibliographie
ROIGNANT, Jean-Jacques. Notes sur le commerce maritime trégorois au 18ème siècle. In Trégor Mémoire vivante, n° 7, 1994, p. 31-40, p. 31-40.

Annexes

Le rapport des pêches de Le Masson du Parc, 1726 sur la côte trégorroise (sources : Archives nationales, Fonds Marine, C5 20 : Procès-verbaux de Le Masson du Parc, inspecteur des pêches 1726 ; AD 22, 9 M 13)

L'enquête de Le Masson du Parc en 1728 donnait les résultats suivants : Dans la paroisse de Trébeurden il n'y a que des ains de pied et des séchées. (...) Ils font la pêche des ains à la côte et celles de la ligne à la perche.

Il aurait aussi existé une huîtrière sur la paroisse de Trébeurden entre l'Îsle de Sable et celle de Milliau près des terres au 18ème siècle.

Ceux de Trébeurden, puisqu'ils n'ont pas de bateaux, ne se servent que des séchées ou rets de pied dont les mailles se tendent flottées comme font tous les autres pescheurs, les rets non flottées ou montées sur picquet n'y étant point d'usage attendu la dureté des côtes et la levée de la lame qui y est toujours très forte et qui auroit bientôt emporté les picquets ou petits pieux avec les rets qu'on voudroit tendre. On le voit ici, ce type de pêche ne peut être pratiqué partout, en raison de la configuration de la côte. Les mailles des séchées de Trébeurden sont semblables à celles de la moyenne espèce des mesmes rets de l'île grand ayant de même seize lignes en quarré.

La pêche du maquereau : une activité majeure en Trégor :

En 1810, le maire de Perros-Guirec répondait à une enquête du sous-préfet de Lannion. La première question porte sur les pêches pratiquées. sa réponse porte tout d'abord sur le maquereau : La grande pêche au maquereau à lieu tous les ans dans le mois de juin et juillet. Elle varie parfois quant à la durée. Cette année 1810 elle a duré pendant le cour du mois de juin et le poisson a disparu au commencement de juillet.

Trébeurden offrait un cas intéressant, les pêcheurs de cette paroisse n'aiant aucuns batteaux, les riverains montent dans ceux de l'île Grande ou des lieux voisins pour faire la pêche comme les autres pêcheurs de la côte la pêcheur du maquereau dans la saison.

Si la pêche est peu pratiquée, c'est qu'elle est durement concurrencée par une autre fort plus lucrative : le commerce du sable marin et du goémon, ces productions de mer se vendent à Lannion fort avantageusement, les pêcheurs en font des amas pendant la belle saison, ils accumulent des monceaux de sable pour les vendre aux laboureurs qui viennent pour ainsi dire continuellement charger de ces matières qui leur procure une récolte fort abondante de chanvres, de lin et de menus grains, ces sortes de productions abonnant leurs terres autant que les meilleurs fumiers

Nous pouvons également distinguer en filigrane du rapport une mutation d'importance dans l'activité économique trégorroise au début du 18ème siècle siècle : il semblerait en effet qu'aux alentours de 1700, le Trégor se soit détourné peu à peu de la pêche et de ses activités dérivées (salaisons, ...) pour se recentrer sur la terre et ses produits, plus rentables et sans doute aussi plus aisés à produire. Il ne faut peut-être pas sous-estimer la difficulté, voire la dangerosité du métier de pêcheur, c'est un aspect qui est souvent invoqué pour l'abandon des métiers de la mer.

Enfin, nous ne pouvons une fois encore que constater notre impuissance à quantifier tout ceci, les sources sont trop restreintes, les échantillons trop partiels...

Le rapport de Le Masson du Parc nous donne donc une des clés du manque d'attrait des métiers de la mer dans le Trégor : la pêche du poisson frais permet de fournir des revenus complémentaires, mais rarement principaux aux habitants du littoral.

On salle ce poisson dans le Havre de Ploumanac'h, petit port à peu de distance de celui de Perros et faisant aussi partie de la commune.

Ce sont d'industrieux et laborieux normands qui se mêlent de ce commerce, ils achètent le poisson avec les pêcheurs, d'où ils le préparent pour l'approvisionnement de Paris et d'autres villes de France. Les pêcheurs des communes de Trégastel, Perros, Pleumeur-Bodou, l'île Grande, Louannec et Trélévern font également cette pêche et viennent presque toujours la faire au Havre de Ploumanac'h en Perros et vendent leur poisson à ceux qui y font la salaison. Sources : AD 22, 9 M 13.

la pêche à Trébeurden dans le dernier quart du 19ème siècle, jusqu'en 1930 (synthèse proposée par Guy Prigent d'après les recherches de Jacques Roignant, Histoire locale, 2000-2001).

En 1886, le trafic du port de Trozoul en Trébeurden était le suivant : 31 bateaux de pêche jaugeant, pour la totalité, 62 tonneaux et armés chacun par trois marins et un mousse (en moyenne), et 4 à 5 navires de cabotage, jaugeant pour la totalité 300 tonneaux.

Au mois d'octobre de cette même année, les élus demandèrent à la direction des phares et balises l'établissement d'un feu à la pointe nord de l'Île Milliau, en arguant du trafic portuaire dans ses parages : bateaux de pêche et surtout, gabares transportant le granit de l'Île-Grande : 4000 tonnes de pierre en 1886. Cependant, le projet fut refusé par la commission des phares, en raison de la grande difficulté d'entretenir un feu sur une île (l'emplacement prévu se situait près du corps de garde, à la pointe nord de l'île) et d'une dépense disproportionnée par rapport au trafic existant.

En 1900, 40 bateaux de pêche sont recensés à Trébeurden, gréés en sloop ou en flambart, ou en simple canot à misaine. Les tonnages des embarcations sont faibles : une seule dépasse 3 tonneaux. Ce qui représente des canots de 4 mètres en moyenne, utilisés pour des pêches côtières au casier, aux lignes et au filet droit (pour la sardine) et la collecte du goémon. Ce tonnage ne permettant pas la technique du chalut. Cependant, la flottille se renouvelle régulièrement, signe d'une relative prospérité. La garderie dite de Trébeurden, qui s'étend sur Trébeurden et l'Île-Grande, comptait d'après le Bulletin des pêches, 59 unités armées, le quartier de Lannion, 185.

Les bateaux sont construits dans les chantiers locaux de Trébeurden, Locquémeau et Carantec (chantier très réputé).

La pêche en bateau dans la garderie de Trébeurden comptabilise un nombre maximum de pêcheurs en 1898, soit 227 hommes embarqués pour 70 bateaux armés. Le produit de la pêche est souvent complété par la récolte du goémon et la pêche à pied. Trébeurden demeure le 2ème port du Trégor pour la pêche côtière après Locquémeau en cette fin du 19ème siècle, se spécialisant dans la pêche aux crustacés au cours de la 1ère moitié du 20ème siècle, et participant aussi à l'épopée de la pêche à la sardine en baie de Lannion, jusqu'en 1950. En 1929, le port compté encore 40 barques d'un tonnage de 102, 26 tonneaux. Ces pratiques halieutiques ont forgé une communauté maritime, qui s'est fortement rétrécie dans la 2ème moitié du 20ème siècle.

En 2005, le port de Trébeurden arme encore 5 bateaux en pêche côtière, qui fournissent 8 emplois permanents. En comparaison, Perros-Guirec, port de débarquement, accueille 12 bateaux de pêche et Pleumeur-Bodou, seulement 3 bateaux, basés à l'Île-Grande. Cependant, selon l'observatoire économique des pêches, l'effort de pêche n'a pas diminué sur la zone ouest du département, ces dernières années.

La technique de pêche aux casiers, selon le rapport de Le Masson du Parc, au 1er quart du 18ème siècle

La seconde catégorie de techniques de pêche est celle des "berres", "cages", casiers, paniers, qui ne posent pas de grands problèmes : ce sont en effet des techniques classiques de pêche côtières : tous ces engins sont des pièges immergés, dormants qui, par le biais d'un appât quelconque, permettent d'attirer diverses espèces. Ces engins sont destinés à pêcher des poissons de roches ou des crustacés. On les place donc entre les rochers, à une distance plus ou moins importante de la côte.

Une diversité de techniques de pêche :

Depuis la grande enquête de Le Masson du Parc dans la 1ère moitié du 18ème siècle, on peut constater une diversité de techniques de pêche sur la côte trégorroise et en particulier auprès des marins-pêcheurs de Trébeurden. Au port de Trozoul, en 1910, apparaissent les premiers "homardiers à moustaches", gréés en sloop, venus de Moguériec, qui viennent concurrencer les canots creux et les chaloupes grées en lougre. Les pêcheurs de l'île de Sieck se joignent aux finistériens de la côte nord pour traquer la sardine, avec les pêcheurs de Trébeurden et de Locquémeau. Sur la cale nord, les filets à sardines sont mis à sécher. La 1ère sardinerie de Trébeurden a ouvert vers 1905 sur la presqu'île de Bihit.

Récit de vie d'un marin-pêcheur de Trébeuden : Roparzh Broudic (1920-1991)  :

Robert Broudic est né à Morlaix sur la rive trégorroise du Dossen en 1920, d'une famille de marins : son grand-père était maître-voilier et son père faisait carrière dans la Royale. Lorsqu'il atteint l'age de six ans, son père décède, et il est scolarisé à l'école primaire publique de Lanvellec où il est reçu premier du canton au certificat d'étude. Il s'inscrit ensuite au lycée Saint-Charles de Saint-Brieuc où il se dote d'une solide formation littéraire et attrape le goût de l'écriture. Il commence à se former à la culture et à la langue bretonne.

Attiré par la marine marchande, il s'inscrit au cours à Saint-Malo. A l'age de 18 ans, le 24 mai 1938, il se retrouve embarqué pour une expédition aux îles australes, à bord du chalutier "René Moreux", vers la Nouvelle Amsterdam et Saint-Paul, l'île maudite, où vingt ans auparavant, de nombreux marins bretons furent oubliés du reste du monde. Robert Broudic et ses compagnons de fortune sont restés trois mois, sans vivres, sur l'île, avant d'être sauvés par un bâtiment de la marine nationale le "Bougainville". Robert fabrique des casiers et pêche la langouste, jusqu'à 5000 par jour, bouétées avec des pingouins. Robert Broudic racontera cette histoire en 1940 dans un livre "Saint-Paul, île maudite", publié par la Revue Bretagne de Jean Merrien, qui lui valu un second prix littéraire Bretagne et un prix spécial de la Marine.

La guerre l'empêche de devenir capitaine au long cours, mais pas de se marier. Il épouse en 1942 Denise Chapiseau de Lannion, dont il aura 6 enfants. Il travaillait à l'époque dans les légumes et les primeurs à Buhulien, où il apprit le breton au contact des ouvriers agricoles. Mais rapidement, Robert va laisser tomber les patates et s'investir dans la pêche. En 1940, il achète un petit canot de cinq mètres "Itron Varia" à Trébeurden pour pratiquer la petite pêche, puis part en zone libre. Après la Libération, il va reprendre la pêche côtière avec un bateau plus gros le "Notre-Dame-de-La-Clarté" de Ploumanac'h pour pêcher la sardine dans la baie de Lannion, en compagnie d'autres marins pêcheurs locaux comme les Hénaff. Il livre sa pêche aux deux usines de Locquémeau. Mais, il a envie de dépasser un peu les Triagoz et la Méloine et il s'embarque en 1948 à Fécamp pour une campagne à Terre-Neuve, comme lieutenant ramendeur.

Au début de la campagne, lors d'une forte tempête, il est emporté par un paquet de mer et se retrouve le dos en bouillie et un bras et une jambe cassées. Transporté à Saint-Jean-de-Terre-Neuve, il est rapatrié.

Après sa guérison, il entreprend d'armer deux bateaux pour la pêche au thon sportive, qui fait fureur à Trébeurden et réarme en même temps à la pêche côtière. Il est le premier à armer un doris à Trébeurden, au temps où les cabanes en bois des pêcheurs animaient le front de mer de Trozoul. A cette époque, on faisait encore le goémon livré à Lannion, quai des Viarmes. A l'age de 33 ans, il reprend des études et part en triporteur à l'école des pêches du Guilvinec pour réussir le brevet de patron pêcheur. C'est à cette époque qu'il écrit et publie ses premiers vers, qui lui valent le prix "poésie ardente", et de figurer dans une première anthologie. Puis, c'est son premier recueil en breton "Gant red an dour" ", "Au fil de l'eau", qui lui aussi obtient un prix en 1956.

Pendant ce temps, Robert a repris la mer sur différents bateaux du Guilvinec et apprend d'autres techniques de pêche : chalut côtier, thon à l'appât vivant, et participe à des campagnes en mer d'Irlande pendant quatre ans.

A la suite de cette expérience atlantique, il obtient un contrat sur un chalutier concarnois qui fait la côte d'Afrique. C'est Conakry pendant 18 mois jusqu'à l'indépendance, Dakar puis Abidjan et la Côte d'Ivoire pendant près de trois ans. Il pratique aussi la pêche à la langouste sur ces côtes d'Afrique.

La famille suit les aventures de "Robert l'Africain", jusqu'à que celui-ci rentre définitivement à Trébeurden en juin 1960. Il s'est fait entre-temps construire dans un chantier paimpolais, le "Breizh Nevez", un chalutier de dix sept mètres, le premier chalutier à panneaux dans la baie de Lannion. C'est une période faste qui commence : le début de la coquille en baie de Saint-Brieuc pendant l'hiver. Le poisson est abondant jusqu'à une tonne par jour de raies et de congres sur les grands bateaux trébeurdinais des marins comme Le Goff, Audrain, Kervarrec, qui, chacun, emploie cinq hommes d'équipage. C'est pour Robert Broudic et son collègue Michel Kratzof, la période des oursins sur le plateau des Triagoz. Malheureusement, en 1967, le bateau de Robert Broudic (prêté par celui-ci à l'un de ses marins), coule aux Triagoz. Deux hommes sur les trois embarqués, sont portés disparus. Robert, privé de son outil de travail, démarre un élevage d'ormeaux à l'Ile Grande et participe à la création de la coopérative conchylicole Ourmel à Landrellec. Il embarque aussi avec Yves Creignou de Perros, pendant deux saisons (la coquille à Erquy), le temps de faire construire en 1964, un nouveau bateau de pêche "Hirondelle II", un bateau plus modeste en prévision de sa retraite qu'il prend en 1975. Cependant, Ropartz Broudic poursuit une retraite active entre la petite pêche, la politique locale, la radio, l'écriture de nouvelles et surtout la caisse du Crédit Maritime, qu'il va présider pendant de nombreuses années de 1961 à 1978, ainsi que le comité local des pêches de Lannion.

Robert Broudic a écrit et publié de nombreuses nouvelles et ouvrages de poésie : "Moula Duriou" en 1986, "Gwerz an trov nou" en 1991, publiés dans la revue "Hor Yezh", "En ur Ruilhan bili" en 1986, "Grand red an dou", édité par Barzaz Imprimerie Hamon de Morlaix. Il écrivait des nouvelles sous le pseudonyme de Yann Kadeg dans l'hebdomadaire breton "Ar Vor". Son dernier ouvrage évoque les années 1956, ses campagnes de pêche en Afrique, l'avènement de Sékou Touré, la vie à bord des chalutiers. Il a aussi participé aux veillées bretonnes du Trégor. On peut considèrer que Robert Broudic, celui qui était familièrement appelé l'"avocat", représente une figure rare de marin écrivain de la côte trégorroise, dont l'oeuvre mériterait d'être mieux valorisée.

Situation du port de Trozoul en 1886 (par Guy Prigent d'après le texte de Jean-Jacques Roignant paru dans "Trébeurden ou les attributs d'une beauté sauvage", Editions Jacq, p. 161) :

1886 : Le conseil municipal cite les chiffres suivants à la commission des phares pour justifier de l'implantation d'un feu sur l'Île Milliau : au port de Trozoul : 31 bateaux de pêche jaugeant pour la totalité 62 tonneaux (petites unités) et armés chacun par 2 ou 3 marins et un mousse ; 4 à 5 navires jaugeant pour la totalité 300 tonneaux, armés chacun par 4 hommes du pays.

Illustrations

Voir

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