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Edito

« Recenser, étudier, faire connaître » André Malraux

Plus de 130 000 dossiers ont été constitués depuis la création du service régional de l'Inventaire en Bretagne en 1964 : textes, photographies, plans, cartes, reproductions de documents anciens alimentent un fonds de données patrimoniales exceptionnel, véritables archives architecturales et formidable outil de connaissance des territoires. 

Compétence de la Région depuis 2004, les enquêtes d'Inventaire sont conduites par des historiens de l'architecture accompagnés de photographes, dessinateurs, documentalistes...

Parce qu'il est essentiel de rendre largement accessible la connaissance produite, le portail patrimoine.bzh permet à chacun d'accéder à ces dossiers. Ceux-ci regroupent des données historiques ainsi que de nombreuses observations relatives à la datation, aux matériaux, au statut de la propriété, à la nature de la protection des édifices répertoriés, à l'intérêt de l’édifice ou de l'objet, et sont abondamment illustrés... Si la méthodologie de l'Inventaire du patrimoine est commune à tous, ces 130 000 dossiers ont été réalisés à des périodes et dans des contextes différents ; la richesse de leur contenu peut donc être variable.

 

Focus sur :

Lycées de Bretagne (enquête thématique régionale en cours...)

Patrimoine des sports (enquête thématique régionale en cours...)

Présentation de la commune de Saint-Gilles

Présentation de la commune de Vildé-Guingalan

Présentation de la commune de Lanmérin

Présentation du patrimoine dansé et vestimentaire de Bretagne

Présentation du patrimoine bâti maritime du Parc naturel régional du Golfe du Morbihan

Présentation de la commune de Tréguier (enquête d'Inventaire en cours)

Présentation de la commune de Mordelles

Les fortifications littorales du milieu du 19e siècle dans les îles de Bretagne Sud (1830-1870)

Inventaire du patrimoine des communes de Rennes Métropole

Inventaire des commanderies templières et hospitalières de Bretagne

Les moulins à marée de Bretagne

Inventaire des fours de goémoniers de Bretagne

Les patrimoines maritimes et estuariens du Pays de Morlaix

Présentation de la commune de Taden

Présentation de la commune de Cintré

Postes d'aiguillage de la gare de Rennes

Yvonne Jean-Haffen et l'Inventaire du patrimoine : regards croisés

Lumière sur

Le bourg de Camlez

Un petit bourg paroissial

Le bourg de Camlez est organisé autour de l'église paroissiale. Excentré sur un plateau, dans le sud-est de la commune, il se situe principalement le long d'une voie menant à Penvénan au nord et à Minihy-Tréguier au sud. La paroisse de Camlez existe dès la fin du 14e siècle en tant que paroisse appartenant au fief épiscopal des Régaires de Tréguier. Un noyau de population s'est ainsi développé autour d'une première église paroissiale. Il pourrait s'agir, selon l'historien Bernard Tanguy, d'un démembrement de la paroisse de Penvénan, elle-même créée suite au démembrement de la paroisse primitive de Plougrescant.

Le bourg d'Ancien Régime est restreint au noyau paroissial. Sur le plan cadastral de 1834, il est réduit à une petite trentaine de maisons et de fermes dont le tissu bâti est assez lâche. Le recensement de la population de 1851 nous indique que 49 familles habitent le bourg à cette date. Le bâti est surtout présent le long d'une voie menant au manoir de Trostang, au sud, et au hameau de Kergoniou, au nord (l'actuelle route de Penvénan).

Situé en zone haute sur un plateau, le bourg est éloigné des points d'eau, alors que la commune est traversée par deux cours d'eau, le Roudour et le Guindy et comprend plusieurs étangs de retenue. Pour remédier à cet état, la municipalité décide de faire creuser un puits non loin de l'église en 1866.

Le développement moderne du bourg date de la deuxième moitié du 19e siècle et du début du 20e siècle avec l'installation d'activités commerciales et artisanales et l'installation de la mairie, des écoles (1848 et 1906) et du monument aux morts (vers 1920). Il s'accompagne également de la reconstruction de l'église et de l'aménagement du cimetière à la toute fin du 19e siècle.

Depuis les années 1980-1990, la commune s'urbanise au nord et à l'est du bourg historique par la création de plusieurs zones pavillonnaires et de lotissements : le lotissement du Calvary, la résidence de Kerillis, la résidence de la Vallée à Corn Buzic, ou encore le lotissement de Prat Lan.

Deux écoles publiques en perpétuel développement

La première école de Camlez, une école de garçons est construite en 1848, soit seulement quinze ans après la loi Guizot qui théoriquement oblige ''chaque commune de plus de 500 habitants à entretenir une école primaire et un instituteur''. Cependant, les garçons de la commune bénéficient d'un enseignement dispensé par monsieur Jean-Marie le Buan, depuis 1834. Il se tient alors dans une maison louée par la municipalité. En 1848 un nouveau bâtiment qui fait office d'école et de mairie (à l'étage) est aménagé en face du presbytère. Les plans de ce nouveau bâtiment sont conformes à ceux d'une école avec salle de classe, préau (couvert en 1893), cour et jardin.

En 1903, la municipalité décide d’agrandir l'école publique de garçons, en y faisant aménager une salle de classe supplémentaire, une salle à manger entre les deux salles de classe, des cabinets d'aisance, des urinoirs et du mobilier scolaire. Ces travaux sont menés conjointement par monsieur Lemasson, architecte et l'entrepreneur Perrot de Plouaret. Ils sont achevés au début de l'année 1906.

L'école publique de filles date de cette même année 1906. Elle est construite à Kerprigent à l'extrémité nord-ouest du bourg. Dans les années 1911-1913, les planchers sont refaits puis elle est à nouveau réparée en 1930. Cependant, une école tenue par des religieuses, la communauté des Filles du Saint-Esprit, est établie sur la commune entre 1867 et 1875, dans des bâtiments situés sur un terrain jouxtant celui de l'église paroissiale (voir École de filles).

Il est à noter qu'en 1933, les habitants du hameau de Saint-Nicolas sollicitent la municipalité pour l'ouverture d'une école mixte de hameau. Malgré un fort soutien à la pétition (30 signatures), cette école ne verra jamais le jour, et finalement, c'est une troisième classe qui sera construite dans l'école publique de garçons.

Les bâtiments de Kerprigent et du bourg servent de lieux d'écoles jusqu'à la fin des années 1960, date à laquelle l'école actuelle est édifiée. Celle-ci est d'ailleurs située sur le terrain à côté de l'ancienne école publique de filles. Ses bâtiments abritent aujourd'hui la salle polyvalente.

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