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Inventaire général du patrimoine culturel
inventaire topographique (Bieuzy)
Auteurs de la notice : Douard Christel ; Toscer Catherine ; Tanguy Judith
Année de rédaction : 2001
Bretagne
Morbihan
Bieuzy
Présentation de la commune de Bieuzy
Vignette
Vue générale du bourg
Dénomination : généralités
Numéro INSEE de la commune : 56016
Aire d'étude : Baud

Introduction

Bordée au nord par Le Sourn et Guern, à l'ouest par Melrand, à l'est et au sud par le Blavet et Pluméliau, la commune de Bieuzy est la plus petite du canton avec 2258 hectares. Elle est traversée par la D1 qui franchit le Blavet à Saint-Nicolas-des-Eaux et contourne puis occupe le sommet de la butte de Castennec.

Bieuzy au fil des temps

La commune de Bieuzy, dont le nom breton est Bihuy, apparaît dans un acte de 1125 comme Saint Bilci, tirant son nom de saint Bieuzy, disciple de saint-Gildas de Rhuys. Cette très ancienne paroisse a été amputée d'une petite partie du nord de son territoire (section dite de Saint-Jean) en 1869 au profit du Sourn, commune du canton de Pontivy. Les vestiges les plus anciens sont situés sur la "butte de Castennec", curiosité géographique formée d'une presqu'île abrupte qu'enserre le Blavet en un méandre large puis très resserré. Les romains y établissent un camp retranché, nommé Sulim sur la carte de Peutinger. Le nom du lieu-dit "la Couarde" serait la traduction de "la Garde", se référant à ce camp. La Vénus de Quinipily, à l'origine controversée, aujourd'hui conservée dans le parc du château du même nom à Baud, provient de la Couarde.

En 538, saint-Gildas et saint Bieuzy se seraient établis dans une grotte dominant le Blavet, sous laquelle fut plus tard construite la chapelle Saint-Gildas.

Saint Gildas aurait fondé en ce lieu le prieuré de la Couarde ; mais cette fondation lui est disputée par Alain de Rohan : le cartulaire de Redon mentionne "en 1125, l'illustre vicomte de Castel Noec (Castennec), Alain (Ier de Rohan) a donné au monastère de Redon une terre situé au Castel Noec pour y construire une église un couvent et un bourg..". Si l'actuelle chapelle de Castennec ne remonte qu'au 16e siècle, elle a succédé à cette ancienne paroisse, devenue par la suite une trêve (Ogée). L'histoire de la paroisse de Bieuzy proprement dite semble confondue avec celle de Castennec. Elle fut plus tard incorporée au doyenné de Guémené.

Le château de Castel Noec est établi au même endroit : cet ancien château féodal est le siège du territoire, à l'ouest de la rivière l'Oust, donné en 1221 au vicomte Alain de Rohan par son frère Geoffroi. Le château tombe en ruines, aussi, dès 1228, Alain transporte le siège de la seigneurie sur l'Oust, à Rohan. Du château, le Méné a encore vu l'enceinte triangulaire, les fossés et les tertres marquant l'emplacement des anciennes tours. Il mentionne aussi le souvenir d'une tour carrée disparue (tracé visible sur le cadastre de 1828).

Le territoire resta sous l'emprise des Rohan jusqu'à la Révolution. Peut-être le petit nombre de manoirs attestés sur le territoire du canton et de Bieuzy est-il la conséquence de leur présence.

La famille de Rimaison

A Bieuzy cependant, la famille de Rimaison a laissé de nombreuses traces architecturales : les vestiges du château témoignent de leur richesse au 16e siècle, époque de la construction. Michel de Rimaison est alors écuyer de Charles VI. Outre le château, plusieurs fermes des 16e et 17e siècles, souvent à étage, situées à proximité du château (le Divit, Kerroc'h, le Couedo) en sont sans doute les métairies. Il n'y a pas de doute en ce qui concerne le Couedo qui porte le blason des Rimaison. Ces fermes témoignent de la richesse foncière de la famille. Malheureusement, on ne possède pas de dénombrement de ses terres à cette époque. Michel de Rimaison fit également de nombreuses donations à la fabrique de Bieuzy (et à d'autres édifices religieux du canton et au-delà, tels Saint-Nicodème en Pluméliau, ou Notre-Dame de Quelven en Guen pour ne citer que les deux plus connus) : on trouve les armes de Rimaison à l'église de Bieuzy (1560), la chapelle de Castennec, la chapelle Saint-Samson. Enfin, il faut encore mentionner le très beau moulin de Rimaison, daté 1556.

Outre les constructions liées à la seigneurie de Rimaison, on notera la qualité de la mise en oeuvre dans l'habitat rural aux 16e et 17e siècles. Kertanguy, sans doute du 16e siècle, ancienne métairie noble, détruite après inventaire, ou encore la ferme de Coetmenan, datée 1659, la maison de prêtre de Lezerhy témoignent d'une richesse du monde rural à cette époque.

Les manoirs attestés sont peu nombreux et ont disparu sans laisser de traces : à Kertanguy, il est difficile d'associer le logis au sud du hameau, repéré comme ferme, à un logis manorial. Les vestiges du logis de Kerautum, encore identifiable sur le cadastre ancien grâce à sa tour d'escalier ont été détruits au milieu du 20e siècle, d'après un témoignage oral. Un troisième manoir est attesté à Kerguen, mais là encore, l'état de ruines avancé ne permet pas de déceler un indice de logis manorial.

Les moulins signalés par Ogée sont au nombre de trois : Rimaison qui a subsisté, Saint-Nicolas, qui a été détruit lors de la décision d'élever le niveau du canal du Blavet, et Vieux Moulin, à vent. Ce dernier figure sur le cadastre ancien ; mais sa forme rectangulaire exclut un moulin à vent.

Le désenclavement du 19e siècle

Le 19e siècle est l'époque de l'aménagement du territoire : au début du siècle est prise la décison de réaliser la canalisation du Blavet. Elle est réalisée vers 1829, puis le niveau du canal est exhaussé vers 1860. A la limite sud-ouest du territoire communal, le bourg très excentré, s'est trouvé à l'écart de la départementale D1, reliant Guémené-sur-Scorff à Locminé par Pluméliau, réalisée vers 1830. De la même manière, à la fin du 19e siècle, la première école publique est construite au Resto, plus central. Pourtant, le bourg connaît à la fin du 19e et au début du 20e siècle une importante période de construction, en particulier au nord le long de la route de Guern qui unit le bourg à la Vieille Chapelle et la Motte. Le territoire rural est également concerné par cette intense période de construction. Ainsi, les maisons de lande sont renouvelées, de même que les logis les plus anciens.

A la fin du 18e siècle, Bieuzy comptait 1500 communiants, d'après Ogée, alors avec la section démembrée. En 1889, le chanoine Le Méné mentionne 1336 habitants, on n'en compte plus aujourd'hui (recensement de 1998) que 812.

L 'architecture religieuse

Outre l'église paroissiale, la commune ne compte pas moins de quatre chapelles, ce qui compte tenu de sa superficie est considérable. Cependant, si à l'exception de la chapelle de la Vraie Croix, presque entièrement remontée en 1911, elles sont toutes anciennes, aucune n'est d'importance exceptionnelle.

Deux chapelles portent les armes des Rimaison, la Trinité à Castennec et Saint Samson, ainsi que l'église paroissiale. Castennec porte un double patronage, Rohan, prééminenciers historiques, et Rimaison. La chapelle Saint-Gildas établie sur les bords du Blavet, passe pour avoir été l'ermitage de Saint-Gildas et Saint-Bieuzy. L'édifice actuel, en partie édifié au 15e siècle, est le plus ancien de la commune ; Castennec date de la 2e moitié du 15e siècle, Saint-Samson et l'église paroissiale (daté 1560) au 16e siècle. Le 18e siècle voit la construction à l'église paroissiale de deux chapelles latérales formant transept. Au 19e siècle (en 1822 date portée), la chapelle Saint-Gildas est rallongée. Enfin au 20e siècle, l'église paroissiale se voit dotée d'une nouvelle tour-clocher en 1900 sur plans Abgrall, et la chapelle de la Vraie Croix est remontée en 1911.

Toutes les chapelles sont de plan rectangulaire, sans transept, ni bas-côtés, ni porche. Cependant, à la chapelle Saint-Gildas, on remarquera la présence d'un arc-diaphragme séparant le choeur de la nef (fig. 16). L'église est en croix latine avec chevet polygonal.

La pierre de taille est utilisée pour le choeur de l'église, la chapelle de la Trinité, les murs sud et ouest de la Vraie Croix (pierres anciennes en partie remontées) et la partie ouest (19e siècle) de la chapelle Saint-Gildas. Le moellon régulier est utilisé à Saint-Samson, le moellon irrégulier pour la partie est de Saint-Gildas. Les toitures en ardoise ont toutes leur pignon découvert, à l'exception de la partie ouest de Saint-Gildas.

Deux édifices, l'église paroissiale et la Trinité ont conservé des sablières sculptées de scènes : dragons affrontés, personnage allongé, centaures affrontés du 16e siècle, très proches de ceux réalisés à la chapelle de Locmalo (canton de Guéméné-sur-Scorff).

Documentation

Documents d'archives
A.D. Morbihan. Série 2O. Archives communales. 2O 16/3. Bieuzy. 1857 : projet d'acquisition de la maison appartenant à la fabrique pour en faire l'école, p. .
A. D. Morbihan. Série S. Règlements d'eau. S 1038. Bieuzy. 1811-1850. Moulin de Saint-Nicolas. 1859-1864. Règlements d'eau du moulin de Rimaison.
A. D. Morbihan. 3 ES 16/1. Bieuzy. Registre de délibérations du conseil municipal.1790-1838.
7 juin 1837 : reconstruction du pont de Saint-Nicolas.
1839 : réparations à l´église paroissiale.
1834 : écoles, p. .
A. D. Morbihan, Série S. Usines de fer. S 490. Pluméliau. Moulin de Saint-Nicolas. Construction d´un haut-fourneau pour la fusion du fer. 1826, p. .
Bibliographie
BORDERIE, Arthur de la. Annuaire historique et archéologique de Bretagne. 1861, p. 186-196.
Bulletin municipal. N° 18, p. 19.
N° 15, p. 17-18.
N° 22, p. 21-23, p. .
Cartulaire de l'abbaye de Redon en Bretagne, Aurélien de Courson éd., Paris, 1863, p. 349-351.
LUCO, abbé. Pouillé historique du diocèse de Vannes. Rennes, 1908, p. 167.
CAYOT-DELANDRE, M. Le Morbihan, son histoire et ses monuments.Vannes, Caudéran, 1847, p. 411.
DANIGO, Joseph. Eglises et chapelles du pays de Baud. Lorient, 1974, p. 45-55..
Le Patrimoine des communes, le Morbihan. Paris : Flohic. Editions, 1995. (Collection Le Patrimoine des communes de France), p. 107-110.
DUHEM, Gustave. Les églises de France. Morbihan. Paris, 1932, p. 13-15.
EVEILLARD, James. De l´incidence de la canalisation du Blavet et du relèvement de son plan d'eau sur les moulins et les minoteries entre Pontivy et Baud. Mémoire de maîtrise d´histoire de l´art, Université de Haute-Bretagne, Rennes II, 1983-1984, p. .
EVEILLARD, James-Daniel. Moulins et minoteries sur le canal du Blavet au 19e siècle. In : Archéologie industrielle, revue Arts de l´Ouest, p. .
LAIGUE, René, comte de. La noblesse bretonne aux XVe et XVI siècles. Réformations et montres. Evêché de Vannes. Vannes, 1902, p. 89-92.
Inventaire général des Monuments et des Richesses artistiques de la France. Région Bretagne. Vallée du Blavet. Le canton de Baud. 2003 (Images du Patrimoine ; 235), p. .
LE MENE, Joseph-Marie. Histoire archéologique, féodale et religieuse des paroisses du diocèce de Vannes. Vannes : imprimerie Galles, 1891, p. 67-73.
OGEE. J. B. Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne. Nouvelle édition revue et augmentée par A. Marteville et P. Varin. Rennes, Molliex, 1845, p. 85-86.
ROSENZWEIG, Louis. Répertoire archéologique du département du Morbihan. Paris, 1863, col. 69-71.

Annexes

Extrait du Cartulaire de Redon.

En 1125, l'illustre vicomte de Castel Noec (Castennec), Alain (Ier de Rohan) a donné au monastère de Redon une terre situé au Castel Noec pour y construire une église un couvent et un bourg : ce qui a été fait. Il a voulu que tous ceux qui habiteraient ce bourg cuiraient leur pain au four des moines et moudraient leur grain à leur moulin. Il a concédé en outre et statué que tous les habitants, depuis le vieux fossé du château jusqu'au carrefour où se trouve un if, ainsi que les lépreux de l'endroit, seraient les paroissiens de la susdite église des moines.

Il a donné en outre la terre appelée la Coarde que contourne le Blavet avec la dîme de cette terre, deux tiers de la dîme de Castel Noec, la dîme de la pêche des saumons dans la partie du fleuve qui touche la Couarde, deux parts du moulin situé sous la tour du côté de Saint-Gildas et deux parts de la pêche faite dans l'écluse du moulin.

En Bieuzy, il a donné la moitié du village, où se trouve l'église, et deux parts du moulin situé sur le Houen (Camblen), avec une prairie auprès de la fontaine Saint-Bieuzy ; dans l'autre moitié du village, il a donné la terre du prêtre graalend, et deux tiers de la dîme sur tout le bourg. Dans la même paroisse de Bieuzy, il a donné les villages de Kerhoret et de Kercadoret, avec les deux tiers de leur dîme.

A. D. Morbihan. Série 3ES 16/1. Bieuzy.

7 juin 1837. Lecture de l´avis comme quoi le directeur des Ponts-et chaussées a autorisé la reconstruction du pont de Saint-Nicolas au frais de l´Etat, à condition que les communes et propriétaires interessés à la reconstruction du pont participent à la dépense (bois, transports de tous les matériaux, terrassement) avec Melrand et Pluméliau, Bieuzy doit acheminer matériaux et la chaux de Brest et grauvacke (?) cuite (?) d´Hilverne pour 10m3 (cent cubes) de maçonnerie en pierre de taille,

9,48 m3 de bois,

644m3 de remblai.

A.D. Morbihan. Série S. S 1038. Règlements d´eau. Moulin de Saint-Nicolas-des-Eaux.

PONTS ET CHAUSSEES

Département du Morbihan

Canal du Blavet

Déversoir du moulin de Saint-Nicolas-des-Eaux.

Rapport de l´ingénieur ordinaire chargé des travaux du Blavet sur la pétition de Mr de Lafargue qui demande que le déversoir du moulin de Saint-Nicolas soit réparé au frais du gouvernement.

Vu la pétition (..) le 16 mai 1819 à monsieur le préfet du Morbihan par Mr de Lafargue, de la délibération du conseil de préfecture en date du 26 juillet 1819 et la lettre du 22 juin 1813 de monsieur Priou (..), alors chargé des travaux du Blavet, l´ingénieur soussigné fait ce rapport.

On ne répondra pas à la demande d´indemnité relativement à la pêcherie détruite, parce que la délibération du conseil de préfecture y a suffisamment répondu. Nous examinerons que le principal objet de la pétition, de Mr de Lafargue qui est la réparation du déversoir du moulin de Saint-Nicolas.

Lorsque Mr Priou écrivit le 22 juin 1813 la lettre dont la copie est jointe à la pétition de Mr de Lafargue, cet ingénieur en chef pensait (..) alors que les travaux poussés avec la même activité rendrait bientôt le Blavet navigable d´Hennebont à Pontivy et dans cette hypothèse le déversoir dont il est question ou plutôt celui qui serait construit pour l´écluse de Saint-Nicolas servirait au moulin sans exiger aucun frais du propriétaire. Mais la preuve que Mr Priou n´entendait décharger le propriétaire des frais d´entretien que lorsque le gouvernement aurait reconstruit le déversoir, c´est qu´il donna en attendant l´autorisation de relever la crête du déversoir et qu´il se fit faire cette réparation au frais du gouvernement.

Les évènements ont forcé à ralentir les travaux du Blavet et la reconstruction du déversoir a été ajournée jusqu´à l´époque où la navigation arriverait à ce point. Ce déversoir ne sert et ne servira jusqu´alors qu´au service du moulin de Saint-Nicolas, il ne paraît donc pas juste que l´Etat entretienne aux dépens du trésor public un ouvrage d´une utilité privée.

La dégradation survenue au déversoir et dont Mr de Lafargue demande la réparation a été causée par l´exhaussement de la crête du déversoir pendant les eaux basses à l´aide de pieux plantés dans les joints des pierres et des chaînages qui n´ayant pas été enlevé pendant les fortes eaux d´hyver, ayant augmenté de beaucoup l´effort des eaux et diminué la résistance a causé la rupture du déversoir dont parle le pétitionnaire.

D´après ce qui vient d´être dit nous sommes d´avis que le propriétaire du moulin de Saint-Nicolas non seulement répare la brèche de son déversoir causée par les travaux qu´il y a fait, mais qu´il reste même chargé de son entretien jusqu´à ce que la navigation du Blavet étant arrivé à ce point, le gouvernement construise un déversoir ce qui évitera alors et seulement au propriétaire un entretien dont il sera déchargé.

Le déversoir du moulin existe comme il était avant les travaux de l´écluse ; le propriétaire a eu la possibilité de faire toutes les réparations ou additions qui lui ont paru nécessaires comme auparavant et sous ce rapport, les travaux de la navigation du Blavet ne lui ont fait aucun tort, il est vrai qu´il n´a pas encore joui de l´avantage que ceux-ci lui promettaient, mais tous les autres propriétaires de moulins se trouvent dans le même cas. En laissant l´entretien du déversoir à la charge du propriétaire comme cela paraît juste, il devient le premier intéressé à la conservation de cet ouvrage dont on pourrait compromettre l´existence impunément si le gouvernement se chargeait de la réparer. Nous pensons par conséquent que le propriétaire n´a aucun droit à l´indemnité qu´il réclame à cause de la rupture de son déversoir qui ne provient comme nous l´avons dit plus haut que des travaux mal dirigés qu´il y a fait.

Hennebont, le 11 novembre 1819, l´ingénieur ordinaire du canal du Blavet, signé Jouvin.

A. D. Morbihan. Série S. BIEUZY. S1038. Règlements d´eau.

MOULIN DE SAINT-NICOLAS.

13 Juillet 1833.

Fixation d´une indemnité de chômage à Louis Lamour et Pelage Rivallain (demande de Rivallain du 29 nov 1832) pour leurs moulins de Saint-Nicolas et Rimaison pour les réparations faites par l´administration en Juillet Août 1832 aux déversoirs et écluses du même nom. (Courrier du maire de Bieuzy du 26 avil 1833 : le déversoir dont il s´agit joint bien l´écluse au moulin de Saint-Nicolas mais l´existence de ce déversoir est indispensable pour le service du moulin et celui de la navigation. D´après l´article 8 de la ferme du 18 mars 1829, c´était une obligation pour le meunier d´entretenir la chaussée seulement pour le service du moulin et non pour le service de la navigation. Mais les réparations n´étaient nécessaires qu´à cette dernière et si le déversoir a eu des dégradations, c´est par le pilotis qu´on y a planté par ordre du conducteur de travaux du Blavet afin de rehausser l´eau pour le service de la navigation).

Extrait de matrice cadastrale certifié conforme, 28 mars 1838

Du Bot de Talhouet à Lignol : Moulin de Saint-Nicolas : moulin et sol, parcelle 840, 172, 50 Fr de revenu.

Illustrations

Voir

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