Logo du Conseil régional de Bretagne Logo du Conseil général d'Ille-et-Vilaine Logo du service de l'Inventaire général
Inventaire général du patrimoine culturel
Inventaire préliminaire : Ille-et-Vilaine
Auteur de la notice : Quillivic Claude
Année de rédaction : 2005
Bretagne
Ille-et-Vilaine
Dingé
Présentation de la commune de Dingé
Vignette
La commune sur le tableau d'assemblage du cadastre de 1835
Dénomination : généralités
Numéro INSEE de la commune : 35094
Aire d'étude : Ille-et-Vilaine

Introduction

L'enquête

Le recensement du patrimoine bâti, dans le cadre de l'inventaire préliminaire à l'étude du patrimoine d'Ille-et-Vilaine, a été réalisé durant les mois de septembre, octobre et novembre 2005. Suivant un dénombrement général et exhaustif réalisé in situ, l'objectif vise l'identification et la localisation de la totalité des oeuvres susceptibles d'appartenir au patrimoine local, remaniées ou non, avec pour terme chronologique le milieu du 20e siècle, excluant par conséquent le phénomène de l'urbanisation de la fin du 20e siècle et l'autre bout du spectre les éléments du patrimoine, enfouis pour l'essentiel, relevant du domaine de l'archéologie.

Toutes les oeuvres - ensembles agglomérés ou en série, édifices ou édicules - sont identifiées et localisées ; elles sont restituées sous forme de notices dans des dossiers consultables à l'aide, le cas échéant, d'un système d'information géographique incluant des cartes et plans. - notons que les extraits cadastraux présentent toujours le nord en haut de l'image -. Cependant, seule la portion des oeuvres analysables en termes de périodes historiques et/ou de types architecturaux est restituée sous la forme de fiches individuelles : ici 382 ensembles bâtis, édifices ou édicules comparés au référentiel des 531 ' immeubles ' recensés par l'Insee en 1946.

D'autre part, certaines oeuvres uniques ou au contraire représentatives portent la mention oeuvre sélectionnée ou étude souhaitable dans les observations car elles présentent un potentiel d'intérêts historiques ou architecturaux notables à l'échelle de la commune ; toutefois seule une étude comparative à une échelle départementale pourra confirmer ces qualités et permettre le cas échéant de désigner ces oeuvres parmi le patrimoine remarquable départemental.

Synthèse préliminaire

La commune de Dingé s'étend sur 5314 hectares au nord du canton de Hédé en limite des cantons d'Antrain, de Combourg et de Saint-Aubin-d'Aubigné. Le territoire comprend deux vastes domaines forestiers - à l'ouest la forêt de Tanouarn, à l'est celle de Bourgouët - limitant le développement des cultures et par conséquent l'occupation humaine au centre de la commune sur un axe nord-ouest/sud-est [cf. la carte du recensement du patrimoine bâti ci-jointe].

La rivière l'Ille, prenant sa source dans les anciennes landes des Mares Noires aux pieds de la Butte d'Ille au nord est, en limite de la commune de Lanrigan, traverse la totalité du territoire du nord-est au sud-est - une voie ferrée créée dans le 3e quart du 19e siècle emprunte quasiment la même dépression sur son flanc ouest -. Le canal de navigation d'Ille et Rance, conçu à la fin du 18e siècle et créé au début du 19e siècle, traverse une excroissance territoriale au sud-ouest d'est en ouest, sous la forme d'une petite section du bief de partage des eaux. Pour alimenter ce bief, une rigole d'alimentation sillonne le territoire sur plus de 17 km suivant la cote 66 conduisant l'eau du réservoir étang du Boulet en Feins dans le canal de navigation en Guipel.

Citée dès 1080, l'ecclesia de Dingiaco fut offerte à l'abbaye de Saint-Florent de Saumur, dirigée par Guillaume de Dol, par son frère Jean de Dol seigneur de Combourg. La paroisse de Dingé fut ainsi réunie au prieuré de l'Abbaye-sous-Dol dépendant de la même abbaye ligérienne. Au milieu du 12e siècle, la métairie de Dingé fut a son tour offerte à l'abbaye de Saint-Sulpice-la-Forêt et à la fin du siècle, les cisterciens de la Vieuxville devinrent propriétaires d'une dîme en la paroisse de Dingé à la suite d'un don de Jean le Chat seigneur du Plessis. Si cet activisme religieux a marqué la vie locale, notamment son économie par des défrichements en forêts, les traces architecturales ont disparu : l'église paroissiale a été reconstruite au 19e siècle, les chapelles de Bourgouët propriété des cisterciens de la Vieuxville - en Epiniac- ou celle des Vaux appartenant aux chanoines réguliers de Saint-Jacques de Montfort-sur-Meu sont détruites.

Les demeures seigneuriales ont diversement subi l'épreuve du temps : les mottes castrales dites Mottes aux Anglais sont heureusement préservées, tandis que les autres, simplement présumées, ont disparu à l'occasion de la construction de manoirs ou de châteaux qui souvent leur succèdent. Ceux-ci à l'instar des Grands Vaux conservent des parties médiévales ou subirent des reconstructions comme à la Ville André ou au Plessis au Chat au 17e siècle - ce dernier est malheureusement en péril faute d'un entretien élémentaire - ou au 19e siècle comme à Bougettin.

Parmi les traces des occupations médiévales, les croix de chemin tiennent également une place de choix ; elles donnent une dimension hautement symbolique à l'espace occupé. Des croix comme celle dite des Templiers ou de Bougettin sont remarquables.

Le patrimoine des Temps Modernes - du 16e siècle au 18e siècle - est aussi représenté par un habitat vernaculaire de qualité construit dans un granite d'extraction locale au cours d'une première grande période de construction démarrant à la fin du 16e siècle et se poursuivant au 17e siècle. Après une pause au 18e siècle, une reprise apparaît au milieu du 19e siècle courant jusqu'au début du 20e siècle, mêlant cette fois constructions en pierre et constructions en terre selon la technique de la bauge sans banchage ou coffrage. Le 20e siècle laisse peu son empreinte à l'exception des constructions du tout début du siècle - non considéré les lotissements des maisons individuelles de la fin du siècle en dehors du cadre de cette étude - sauf les infrastructures routières et les réseaux. Les interventions sur l'habitat se sont pour l'essentiel limitées à un réaménagement sommaire du logement existant avec la transformation systématique de la salle unique en cuisine et chambre séparée et leur rééquipement consécutif en mobilier contemporain.

Documentation

Documents figurés
Carte de la France, feuille 128, Dinan, plan réalisé sous la direction de César-François Cassini de Thury, levé vers 1783 à l'échelle de 1 ligne pour 100 toises [environ 1/86 400] (A. D. d'Ille-et-Vilaine).
Tableau d'assemblage du plan cadastral parcellaire de la commune de Dingé, par Lesné géomètre en chef, Chalette géomètre, Launay maire, 1835, échelle 1/20000e (A. D. d'Ille-et-Vilaine : 3P 5324).
Bibliographie
BANÉAT, Paul. Le Département d'Ille-et-Vilaine, histoire, archéologie, monuments. Rennes : Librairie Moderne J. Larcher, 1927-1929, 4 vol, tome 1, p. 475-479.
DESVAUX, Elie. Histoire d'un village breton du pays gallo. Dingé : E. Desvaux, 1998.
GUILLOTIN DE CORSON, Amédée. Pouillé historique de l'archevêché de Rennes. Rennes : Fougeray Libraire-éditeur. Paris : René Hatton Libraire-éditeur, 1882-1886, 6 vol, tome 4, p. 499-504.
OGÉE, Jean-Baptiste. Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne. nlle éd. [1778-1780] rev. et augm. par MM. A. Marteville et P. Varin. Rennes : Molliex, 1845, p. 229-230.
A la découverte du canton de Hédé. La Mézière : Association Historique du canton de Hédé - AEHCH -, 1995, p. 31-38.
Le Patrimoine des Communes d'Ille-et-Vilaine, Paris : Flohic Editions, 2000. (Collection Le Patrimoine des Communes de France), tome 1, p. 705-711.

Illustrations

Voir

Ministère de la Culture et de la Communication (Direction Régionale des Affaires Culturelles de Bretagne / Service Régional de l'Inventaire) / Conseil Général d'Ille-et-Vilaine / Association Pour l'Inventaire Bretagne. (c) Inventaire général. Renseignements : Centre de documentation de l'inventaire du patrimoine culturel (02 22 93 98 40 / 24)
Page principale
Avertissement : Toute demande motivée de retrait d'illustration sera examinée par le service.
Conception de l'application : Pierrick Brihaye, Malo Pichot, Alain Jenouvrier, Guillaume Lécuillier