Désignation
Dénomination :
urbanisme
Partie(s) contituante(s) :
rue ; avenue ; boulevard ; place ; faubourg ; canal
Précisions sur la localisation
Numéro INSEE de la commune :
35238
Aire d'étude :
Rennes ville
Canton :
Rennes ville
Milieu d'implantation :
en ville
Latitude :
48.0788699
Longitude :
-1.7169960
Eléments d'historique
Datation(s) principale(s) :
3e quart 19e siècle
Datation(s) en années :
1855
Justification de la (des) datation(s) :
daté par travaux historiques
Auteur(s) de l'oeuvre :
Léon Ange de (maître de l'oeuvre)
Justification de la (des) attribution(s) :
attribution par travaux historiques
Commentaire historique :
Selon l'ouvrage de Jean-Yves Veillard, le plan d´urbanisme conçu entre 1852 et 1855 par le maire Ange de Léon est destiné à l´assainissement et à l´urbanisation de la ville, au sud de la Vilaine canalisée. Contemporain de l´arrivée du chemin de fer à Rennes et des débats sur le choix de l´emplacement de la gare, le projet a pour objectif le développement d´un tissu résidentiel et industriel, le désenclavement de la caserne du Colombier et la mise en perspective de la gare, enfin la jonction avec le nouvel abattoir construit à l´ouest de la ville. Il repose sur la création d´un réseau de voies (avenues et boulevards) qui contribuent à améliorer les circulations et à tisser une trame urbaine.
Le projet comprend la création de deux avenues suivant un axe nord-sud : l´une, dans l´axe de la gare, qu'elle relie à la ville, l´autre se présente comme une dérivation de la traverse Bordeaux-Saint-Malo, depuis la route de Nantes jusqu´au pont de Chaulnes. Ces deux voies cernent un espace délimité par la voie ferrée au sud et par le boulevard projeté à l'emplacement du canal des Murs, au nord. Ce boulevard, construit à l´emplacement des douves remblayées, a une fonction circulatoire et résidentielle.
Sur cette trame de voies larges s'appuie un réseau de voies secondaires, l'une est-ouest, reliant l´abattoir à l´avenue de la Gare, les deux autres nord-sud, prolongeant la trame de la ville basse. Ces voies délimitent quatre îlots permettant l'urbanisation du champ de Mars, qu'Ange de Léon propose de déplacer à l'ouest, à l'emplacement de l'actuelle caserne de Guines. L'emplacement du champ de Mars offrait "les conditions les plus économiques et les plus avantageuses sous le rapport des déblais, de la régularité et de la proximité du centre ville". Le maire imagine une sectorisation des constructions, au sud "la modeste et commode maison de l'ouvrier", au centre des établissements industriels, au nord "l'hôtel élégant du propriétaire et du capitaliste".
Comme le dit J.-Y. Veillard, le projet du maire a pour objectif de favoriser le développement économique de la ville, c'est-à-dire des activités industrielles, qui s'oppose à l´identité administrative et militaire de la ville. Ce quartier doit permettre d'établir un lien avec la gare qui exige, selon Ange de Léon, « dans [ses] alentours de larges abords, des voies nouvelles et la rectification des anciennes. Comme les ports, les fleuves et tout centre d´action, [la gare attire vers elle] la population et l´industrie ».
Le projet se heurtera à l'hostilité des propriétaires rennais qui, tout en convenant de la nécessité d'aménager le champ de Mars, craignent que ce projet ne nuise au développement du nord de la ville.
Comme le montre le plan de 1861, le projet sera réalisé à l'exception de l'aménagement du champ de Mars, redessiné en fonction de la caserne du Colombier.
Intérêt et protection
Nature de la protection MH :
édifice non protégé MH