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Inventaire général du patrimoine culturel
Inventaire préliminaire : Ille-et-Vilaine
Auteurs de la notice : Orain Véronique ; Pichot Malo
Année de rédaction : 1999
Bretagne
Ille-et-Vilaine
Cancale
Présentation de la commune de Cancale
Vignette
La ville depuis le Tertre à la Caille, au sud
Dénomination : généralités
Numéro INSEE de la commune : 35049
Aire d'étude : Ille-et-Vilaine

Introduction

Chef-lieu de canton d'Ille-et-Vilaine, arrondissement de Saint-Malo (15 kilomètres).

Population : 4910 habitants en 1990, 5198 habitants en 1999.

Le territoire de Cancale, situé dans la baie du Mont-Saint-Michel, forme une presqu'île dont la pointe est appelée le Grouin de Cancale. Cette partie de la côte d'Émeraude est restée très sauvage. De nombreuses espèces d'oiseaux nichent d'ailleurs dans la réserve ornithologique de l'île des Landes. Mais c'est la réputation ancestrale de la ville et du port de la Houle pour ses huîtres qui avant tout attire, chaque année encore, une multitude de touristes.

Le sol cancalais est composé de schiste sur une partie importante de sa façade est. La partie ouest de la commune est située sur une couche de granulite feuilletée. Une bande de diabase (roche apparentée au granite) sépare ces deux zones. Au moins deux carrières ont été exploitées (surtout au 19e siècle) : la carrière du Hock (actuelle rue des Parcs) et le gisement de Port-Briac.

Cancale sous l'Ancien régime

La ville et ses hameaux

Cancale était une paroisse parfaitement constituée au 11e siècle sous la dépendance du Mont-Saint-Michel comme en témoigne un acte de Geoffroy Ier en 1008 qui décrit Cancale (ou Cancaven) comme une terre au bord de la mer avec un village, un port et une église. Cette dernière était implantée, selon les historiens, à la même place que l'ancienne église paroissiale Saint-Méen reconstruite sur les plans de Siméon Garengeau entre 1714 et 1727. La paroisse ressortait du siège royal de Dinan et dépendait du comté du Plessis Bertrand.

La physionomie de la commune et de ses hameaux était vraisemblablement la même que celle que nous fixe le cadastre ancien en 1828. A cette date, le bourg est très restreint et le bâti reste concentré autour de l'église paroissiale. Le centre ville n'est pas encore bien relié au quartier des pêcheurs de la Houle, implanté sur un amas coquiller en contre bas de l'escarpement rocheux. Seul un sentier encaissé entre deux collines, le Vau-Baudet (en partie l'actuelle rue du Port), permet une communication directe avec le port. La transformation de cette artère en voie carrossable reliant la "ville haute" (le centre ville) à la "ville basse" (la Houle) ne se fera qu'à partir de 1831-1833. De nombreux lieux-dits (aujourd'hui annexés à la ville) tels que la Ville Garnier, la Forge, la Ville-Pain, la Ville-Cheval ceinturent le bourg. D'autres, plus importants, forment de véritables petits hameaux comme ceux de Terrelabouët, Saint-Jouan, le Verger ou le Haut Bout.

La défense des côtes

Plus proches du littoral, de nombreuses batteries sont implantées pour la surveillance des côtes afin de prévenir notamment les incursions des anglais cherchant à prendre Saint-Malo. Ces derniers installeront d'ailleurs un camp retranché à la Ville Garnier en 1758 ainsi que deux redoutes entre la pointe des Crolles et la pointe du Hock.

Ces constructions militaires nombreuses (à la Houle, à la Roche aux prêtres, à Port-Briac, à Port-Piquet, à Port-Mer, au Grouin, au Verger, à l'île des Landes et aux Rimains) sont construites pour la plupart aux 17e et 18e siècles et ne subsistent que très peu ou à l'état de vestiges aujourd'hui. Seul le fort, sur l'île des Rimains, construit 1783, demeure encore en place.

Une rade sûre

Le port, situé à la Houle entre la pointe de la Fenêtre et la Ville-ès-Gidoux, accueille surtout de nombreux bateaux de pêche. Le cabotage y est peu développé comparativement à d'autres ports de la côte nord (Erquy par exemple) car seuls les navires de faible tirant d'eau peuvent accéder à la Houle afin d'y charger et décharger leurs marchandises. Quant à la rade de Cancale, elle est surtout fréquentée par des navires cherchant un abri ; on lui prête d'ailleurs pour cela une bonne réputation. Composée d'un sol vaseux et forte d'un marnage pouvant dépasser 15 mètres, elle propose de nombreux mouillages abrités entre l'île des Landes et l'île des Rimains mais aussi entre le Rocher de Cancale et l'anse de l'Abri des Flots. Les grèves de Port-Briac, Port-Pican, Port-Mer offrent également un abri sûr et naturel contre les vents dominants.

Le développement de Cancale au 19e siècle

L'extension de la ville et l'arrivée de la villégiature

L'extension de la ville et sa physionomie actuelle se sont fixées principalement dans la seconde moitié du 19e siècle. Son développement est lié à la construction d'une nouvelle église, dédiée également à Saint-Méen, au sud de la première sur les terrains de la propriété de Bellevue. Ainsi, dans l'axe de ce nouvel édifice religieux, confié à Alfred-Louis Frangeul entre 1875 et 1876, se créent de nouvelles voies de circulation dont la rue du Général Leclerc et de nouvelles places (place de la République et place du Cher Frère Lucide). A la même date, la municipalité décide de confier, au même architecte, la construction d'une nouvelle halle justice de paix attenante à la mairie (située alors sur l'actuelle place du Marché).

Le front de mer, en haut de la falaise, demeure quasiment vierge de construction. La pointe du Hock et la pointe des Crolles ne sont pas encore loties de résidence de villégiature. Les guides touristiques édités vers les années 1880 mentionnent néanmoins quelques jolies maisons de campagne habitées par des familles qui viennent y passer l'été. Les premiers estivants semblent être des artistes comme les peintres Auguste Feyen-Perrin et son frère Eugène Feyen, dont Courbet doutait qu'ils aient quelque part une province natale tant leur thématique, surtout pour le second, se confondait avec Cancale. Quelques notables également semblent avoir été attirés très tôt par la beauté et le pittoresque du site comme l'imprimeur rennais Charles Oberthur qui fait construire en 1878 une résidence de villégiature à la Broustière. Cette maison, aménagée légèrement en retrait du littoral, possède un magnifique panorama sur la Manche, le fort des Rimains et le Rocher abrupt et découpé de Cancale. Ces implantations de résidences d'été sur des sites retirés semblent très ponctuelles. Il faudra attendre la fin du 19e siècle et le début du 20e siècle pour que s'organise dans la "ville haute" de véritables lotissements balnéaires.

La pêche et la construction navale

Au 19e siècle, Cancale est avant tout un port de pêche. De nouvelles infrastructures sont construites à partir de 1870 pour accueillir un trafic de plus en plus intense. En 1875, il est fait mention de 396 bateaux montés par 2376 hommes d'équipage ayant pêché 270 000 kilos de poisson vendus 494 000 francs.

La pêche est pratiquée en haute mer mais aussi aux abords des côtes cancalaises. De nombreux guides touristiques mentionnent la pêche de la sole et des huîtres, qui est d'ailleurs attestée, pour cette dernière, depuis des temps immémoriaux. C'est d'ailleurs la renommée des huîtres de Cancale qui permit à la paroisse d'accéder au rang de ville, en qualité de fournisseur de la table royale, par lettre patente de François Ier en 1545.

Les terrains concédés, en 1883, pour l'ostréiculture s'étendent sur une superficie de 172 hectares. Ils sont répartis entre 1272 parts se divisant en parcs et en étalages (cf. le guide Joanne de 1883, réédité par Jean Pierre Birh, qui donne une bonne description de l'étendue et de la production de l'huître à cette date).

L'activité des chantiers de construction des terre-neuvas, bisquines, doris et maquereautiers est également considérée comme l'un des atouts majeurs de la ville. Ces chantiers, complètement disparus aujourd'hui, sont néanmoins visibles sur des documents anciens tel que l'ancien cadastre de 1828. Ils étaient situés pour la plupart à la Houle, entre les actuelles places du Calvaire et de la Chapelle.

Un patrimoine architectural varié

L'étude du patrimoine de la commune de Cancale a permis d'identifier une variété d'habitations allant du manoir à la maison de pêcheur [voir les observations générales sur les manoirs et demeures, les maisons et les fermes]. Cette richesse patrimoniale, qui s'exprime surtout au travers de la maison de pêcheur et de la maison de villégiature, est relativement bien conservée à Cancale. L'arrivée de la mode des bains de mer et du tourisme a toutefois modifiée l'architecture traditionnelle du front de mer et de nombreux styles architecturaux cohabitent toujours malgré les efforts de la reconstruction qui optent pour un retour aux formes traditionnelles et aux matériaux locaux.

La commune possède également un important patrimoine maritime passant de la cale de l'Épi, ouvrage marquant de l'histoire de l'architecture portuaire, à la Cancalaise, bisquine construite en 1987 sur les plans de la Perle sortie des chantiers Bouchard en 1905.

Documentation

Documents d'archives
A.D. Ille-et-Vilaine. Série P : 3P 510 (matrices cadastrales).
A.D. Ille-et-Vilaine. Série O : 2O 50/21.
A.D. Ille-et-Vilaine. Série O : 2O 50/22 (Cancale, écoles).
A.D. Ille-et-Vilaine. Série O : 20 50/24-25 (Cancale, cimetière).
A.D. Ille-et-Vilaine. Série M : 1 M 197.
Documents figurés
Carte de la France, feuille 128, Saint Malo Avranches. Levée par César-François Cassini de Thury, vers 1783, échelle : 1/86 400e.
Carte géologique détaillée de la France : Dinan. Carte, par le Service de la Carte géologique de la France du Ministère de l'Industrie, 3e édition, 1864, échelle : 1/80 000e.
Baye [sic] de Cancale. Plan manuscrit, par Grout de Beauvais, 1726. (S.H.A.T., Archives du Génie, Vincennes, article 4, section 2 §3 carton 1 pièce 22).
Carte de la commune de Cancale publiée en exécution d'une décision de M. P. FÉART, préfet d'Ille-et-Vilaine. Carte, 1858-1864, échelle : 1/30 000e. (A.D. Ille-et-Vilaine : 10 Fi (10 Fb 35).
Ille-et-Vilaine. Tableau d'assemblage du plan parcellaire de la commune de Cancale. Plan cadastral, par le géomètre Bessin, janvier 1828, échelle : 1/2 500e. (A.D. Ille-et-Vilaine : 3 P 5281).
Côtes de France : départements de la Manche et de l'Ille et Vilaine, depuis le cap Carteret jusqu'à l'Ile des Embiez. Extrait d'après les plans levés en 1777, par La Couldre-La Bretonnière Lieutenant de Vaisseau et Méchain astronome hydrographe.
Les pêcheries de Cancale. Plaque stéréotomique, par Nourry, vers 1900. (A.D. Ille-et-Vilaine : 12 Fi 15, Coll. Nourry).
Les pêcheries de Cancale. Plaque stéréotomique, par Nourry, vers 1900 (A.D. Ille-et-Vilaine : 12 Fi 16, Coll. Nourry).
Ille-et-Vilaine. Commune de Cancale. Section B1 dite de la Houlle (sic).... Plan cadastral, par le géomètre Bessin, 1828, échelle : 1/2 500e. (A.D. Ille-et-Vilaine : 3 P 5281).
Ille-et-Vilaine. Commune de Cancale. Section C1 dite de la Villegueurie.... Plan cadastral, par le géomètre Bessin, 1828, échelle : 1/2 500e. (A.D. Ille-et-Vilaine : 3 P 5281).
Ille-et-Vilaine. Commune de Cancale. Section A3 dite de l'Eglise.... Plan cadastral, par le géomètre Bessin, 1828, échelle : 1/2 500e. (A.D. Ille-et-Vilaine : 3 P 5281).
Ille-et-Vilaine. Commune de Cancale. Section A4 dite de l'Eglise.... Plan cadastral, par le géomètre Bessin, 1828, échelle : 1/2 500e. (A.D. Ille-et-Vilaine : 3 P 5281).
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Illustrations

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Voir aussi

stimulant : Bretagne, Ille-et-Vilaine, Cancale, Houle (la), Port (document hors requête)
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