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Inventaire général du patrimoine culturel
Inventaire préliminaire : Ille-et-Vilaine
Auteurs de la notice : Barbedor Isabelle ; Pichot Malo ; Quillivic Claude
Année de rédaction : 1998
Bretagne
Ille-et-Vilaine
Dol-de-Bretagne
Présentation de la commune de Dol-de-Bretagne
Vignette
Marais alluvionnaire de Dol limité au centre sud-est par des schistes
Dénomination : généralités
Numéro INSEE de la commune : 35095
Aire d'étude : Ille-et-Vilaine

Introduction

Situé à l'aplomb d'un massif de schistes constituant les falaises mortes d'un ancien golf marin colmaté, Dol-de-Bretagne domine un marais de près de 15000 hectares de terres basses ponctuées de quelques îlots dont le célèbre Mont-Dol. Les méandres de la rivière Guyoult au sud marque les limites de la ville qui hors l´ancien faubourg de l´Abbaye-sous-Dol au sud-ouest tend à se développer vers l´est. Le territoire rural s´étend en éventail suivant les axes des affluents du Guyoult ou du ruisseau de la Hirlais limitant à l´ouest l´espace communal. Il est composé d´un habitat isolé ou groupé en 84 hameaux dispersés sur 1553 hectares.

Un monastère fondé par saint Samson, abbé et évêque, d´origine galloise, est au milieu du VIe siècle à l´origine de l´ancien siège épiscopal. Au delà des paroisses groupées autour de son siège, pas moins d´une cinquantaine d´enclaves dans les diocèses bretons voisins et jusqu´en Normandie dans l´embouchure de la Seine, dépendaient, de son ressort ecclésiastique, jusqu´à la Révolution. Vers 1780, ce chef-lieu est décrit par l´ingénieur-géographe Ogée « presque sans commerce et sans industrie » « .. remarquable seulement par sa situation et son évêché ». En effet, des zones humides au nord de la ville, furent jusqu´à la fin du 18e siècle et le début du 19e siècle une source de grande désolation pour ses habitants ; les eaux de ruissellement continentales prisonnières au pied de la falaise empuantissaient l´atmosphère doloise. Il fallut attendre la réalisation, dans le marais, d´importants travaux de canalisation, notamment depuis 1791, pour que plus de « 2000 hectares qui ne donnaient que des plantes aquatiques, so[ie]nt devenus des terres fertiles » (Marteville, 1843).

Parmi ses monuments, outre l´ancienne ville close [voir le dossier Ville], l´Abbaye-sous-Dol et Carfantin (ou Carfantain, originellement Kerfeunten en breton "village de la fontaine") paroisses rattachées depuis la Révolution, la commune réunit sur son territoire, du fait de la présence du siège épiscopal, un grand nombre d´anciennes maisons nobles. Parmi celles-ci, hormis le manoir des Beauvais protégé au titre des Monuments Historiques, le modeste, mais néanmoins remarquable château de Belle Noë semblable à une malouinière mérite un mention particulière. Le menhir du Champ Dolent, protégé au titre des Monuments Historiques, est mentionné très tôt par les voyageurs amateurs de curiosités. Dubuysson-Aubenay en 1636 le décrit comme « un rocher haut d´une pique, gros comme un tonneau et finissant en cône ». Au 18e siècle, Ogée le voit comme un « monument (...) plus élevé que ceux qu´on trouve d´ordinaire en Bretagne ».

Carrefour ferroviaire depuis la création de la gare, l´ouverture de la voie ferrée Rennes-Saint-Malo en 1864 et l´achèvement de la voie Lison-Lamballe vers 1880, la ville sous l´impulsion d´entrepreneurs privés comme Louis Hirbec ou Raoul Delplace se redéploie au sud vers Carfantin autour des premiers établissements artisanaux établis sur le Guyoult. La minoterie Hirbec, la minoterie Desrée au Petit Gué mais surtout l´ancienne usine Delplace reconstruite en 1946 constituent les éléments les plus remarquables du patrimoine industriel dolois.

Un autre des bénéfices que la ville pût tirer de l´ouverture des voies ferrées fut à la suite de voyageurs célèbres dans la première moitié du 19e siècle, le lancement d´une économie touristique basé sur la visite de la cathédrale ; Prosper Mérimée, inspecteur général des Monuments Historiques, au cours d'un 'Voyage dans l´ouest de la France' en 1835 la décrivit comme un « grand et noble édifice qui ferait honneur à une ville beaucoup plus importante ». Stendhal en 1837 rajouta, face aux nombreuses maisons à porches des rues médiévales, dans ses 'Mémoires d´un touriste en Bretagne' : « le monument vraiment social de Dol, celui que dans un pays de pluies tel que la France on devrait vanter partout c´est la suite d´arcades qui bordent la grande rue marchande et donne une promenade à couvert ».

Documentation

Document d'archives
A.D. Ille-et-Vilaine : Série 5 M. Etablissements insalubres. Four à chaux (1821-1886) : 5 M 264.
Documents figurés
Bellenoë en Carfantin (sic). Dessin, par Henri Frotier de la Messelière, 1924. In : FROTIER DE LA MESSELIÈRE, Henri. Le Guide de l'Ille-et-Vilaine. Plouagat : s.e., 1994, p. 84.
Dol-de-Bretagne, café 'A la croix de la Feuillade'. Carte postale. In : LOYANT, Jean-Claude, MARION, Patrice. Dol-de-Bretagne et le marais. Rennes : Editions Alan Sutton, 1994, p. 55.
Plan cadastral napoléonien, commune de Dol-de-Bretagne, section C dite de la Fôret Haraut, feuille 2, 1/2500e, 1813. (A.D. Ille-et-Vilaine : 3P 5325).
Vue nord du manoir de l'Epinay. Dessin, par Henri Frotier de la Messelière, 1924. In : FROTIER DE LA MESSELIÈRE, Henri. Le Guide de l'Ille-et-Vilaine. Plouagat : s.e., 1994, p. 85.
La Motte Cranou en Carfantin près Dol. Dessin, par Henri Frotier de la Messelière, 1924. In : FROTIER DE LA MESSELIÈRE, Henri. Le Guide de l'Ille-et-Vilaine. Plouagat : s.e., 1994, p. 85.
Plan cadastral napoléonien, commune de Dol-de-Bretagne, section C dite de la Fôret Haraut, feuille 1, 1/2500e, 1813. (A.D. Ille-et-Vilaine : 3P 5325).
Carte de la France, feuille 127, Saint Malo Avranches. Plan, par César-François Cassini de Thury, levé vers 1783, échelle de 1 ligne pour 100 toises (environ : 1/86 400e).
Carte de la France, feuille 128, Saint Malo Avranches. Plan, par César-François Cassini de Thury, levé vers 1783, échelle de 1 ligne pour 100 toises (environ : 1/86 400e).
Atlas national de France. Département d'Ille-et-Vilaine. Décrété le 30 janvier 1790 par l'Assemblée Nationale, divisé en 9 discricts et 79 cantons. An II. (A.D. Ille-et-Vilaine : 24 Fi 31).
Britannia. Carte par Philippe Galle, géographe, 1590. (A.D. Ille-et-Vilaine : 24 Fi 3).
Bibliographie
BANÉAT, Paul. Le Département d'Ille-et-Vilaine. Histoire - Archéologie - Monuments. Rennes : Librairie Moderne J. Larcher, 1927-1929, t. 1.
DERENNES, Léon. Petits métiers disparus. L'usine. Le Rouget de Dol, 1977, n° 20.
SALPIN, Simone. Géographie hospitalière de la Bretagne au Moyen-Âge. Mém. maîtrise : Hist. : Rennes 2, Université de Haute-Bretagne : 1957.
DUINE, François. Histoire civile et politique de Dol jusqu'en 1789. nlle éd. [1911]. Marseille : Laffite Reprints, 1975.
MALTE-BRUN, V. A. L'Ille-et-Vilaine, Histoire, géographie, statistique, administration. nlle éd. (1882) S.l. : Les éditions du Bastion, 1989, p. 25, p. 47-48.
LEBRUN, François (dir.). L'Ille-et-Vilaine des origines à nos jours. Saint-Jean-d'Angély : Editions Bordessoules, 1984. (L'Histoire par les document"), p. 76, 82.
TAYLOR, Jean, NODIER, Charles, CAILLEUX, Alphonse de. Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France. Paris : F. Didot, 1845-1846.
OGÉE, Jean-Baptiste. Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne. nlle éd. [1778-1780] rev. et augm. Rennes : Molliex, 1845, t. 1, p. 231-252.
MUSSAT, André. Arts et cultures de Bretagne, un millénaire. Paris : Berger-Levrault, 1979, p. 34, ill. 1.
GUILLOTIN DE CORSON, Abbé. Pouillé historique de l'archevêché de Rennes. Rennes : Fougeray Libraire-éditeur. Paris : René Hatton Libraire-éditeur, 1882-1886, t. 3, p. 71-73.
COUFFON, René. La cathédrale de Dol . Congrès archéologique de France. 126e session, 1968, Haute Bretagne. Paris : Société française d'archéologie, Musée des monuments français, 1986, p. 337-59.
GUILLOTEL, Hubert. Les origines du ressort de l'évêché de Dol. In : Mémoires de la société d'histoire et d'archéologie de Bretagne, t. 54, 1977, p. 31-66.

Annexe

Ouvrages non repérés, seulement recensés :

15e-16e siècle :

Le Petit-Pont-Gérouard (2 cheminées)

La Loubatais

16e siècle :

La Fontaine Roux (remploi d'un linteau, ferme dénaturée).

La Châsse (près de Quercourt).

La Forêt Harault.

54 rue de Rennes (au nord de la Cour Verte).

La Chassaudière.

La Cour Verte.

La Noë

16e-17e siècle :

Les Orgeries (logis dénaturés).

Le Chêne (porte)

18e siècle : Le Petit Rouvray

Ouvrages dénaturés datés :

1685 : La Grande Coletrie (logis : "M.G.DESRIEUX : 1685").

1726 : Quercourt (avec linteau de porte à croix pattée en remploi).

1765 : Le Presbytère (date portée sur la cheminée).

1770 et 1887 : Maboué (les dates se superposent sur un montant de porte ; un nom illisible).

Illustrations

Voir

Voir aussi

Ministère de la Culture et de la Communication (Direction Régionale des Affaires Culturelles de Bretagne / Service Régional de l'Inventaire) / Conseil Général d'Ille-et-Vilaine / Association Pour l'Inventaire Bretagne. (c) Inventaire général. Renseignements : Centre de documentation de l'inventaire du patrimoine culturel (02 22 93 98 40 / 24)
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