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Inventaire général du patrimoine culturel
enquête thématique régionale (fortifications littorales)
Auteur de la notice : Lécuillier Guillaume
Année de rédaction : 2002
Bretagne
Finistère
Capitainerie de Saint-Pol-de-Léon : ensemble fortifié (18e siècle)
Vignette
Cléder : vue générale du corps de garde de Lavillo depuis l'Est

Désignation

Dénomination : ensemble fortifié
Partie(s) contituante(s) : ensemble fortifié ; corps de garde ; batterie

Précisions sur la localisation

Aire d'étude : Bretagne Nord
Latitude : 48.5260477
Longitude : -4.1558419

Eléments d'historique

Datation(s) principale(s) : 17e siècle ; 18e siècle
Commentaire historique : Depuis la fin du 16ème siècle, les milices garde-côtes assuraient la défense des côtes de France contre les descentes ennemies en assurant le guet de la mer. Les populations littorales et insulaires étaient enrégimentées pour surveiller perpétuellement une portion de la côte proche de leur paroisse.
Le littoral breton était divisé en capitaineries sous l´autorité d´un capitaine général.
« La capitainerie était une subdivision territoriale utilisée pour la milice garde-côtes, intermédiaire entre l´évêché - considéré comme circonscription administrative et non uniquement ecclésiastique - et la paroisse - de laquelle les communes ont repris les attributions administratives. »
En 1756, le duc d'Aiguillon souhaitant transformer la milice garde-côtes a divisé le littoral breton en vingt capitaineries d'un bataillon chacune ; c´est sur cette division du littoral que nous nous baserons pour fixer les limites géographiques des capitaineries.
Notre étude sur les fortifications des côtes du Nord Finistère et des Côtes-d´Armor ne comprend que les paroisses - communes - littorales des capitaineries.
Ainsi, géographiquement notre aire d'étude dans la capitainerie de Saint-Pol-de-Léon ne regroupe que les communes littorales de Cléder, Sibiril, Plougoulm, Santec, Ile de Batz, Roscoff, Saint-Pol-de-Léon, Carantec, Taulé, Locquénolé, Morlaix, Ploujean.

Statut juridique

Statut de la propriété : propriété publique ; propriété privée

Intérêt et protection

Intérêt de l'oeuvre : vestiges de guerre
Nature de la protection MH : édifice non protégé MH

Documentation

Document figuré
Archives départementales d´Ille-et-VilaineSérie C. Administrations provinciales. Intendance de Bretagne et subdélégations ; Etats de Bretagne, commission intermédiaire et commissions spéciales des Etats.
Série Fi. Documents figurés autres que ceux contenus dans les autres séries et entrés à titre de dons ou achats. Cette série regroupe : cartes et plans, affiches, cartes postales, photographies, croquis, dessins.
C Fi 1053 - 01 : Elévation de la tour proposée à faire sur l´île de Batz, au devant de Roscoff pour servir de fanal pour la sûreté de la navigation, 1705.
Bibliographie
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YSNEL (F.), "La défense de la Baie de Morlaix aux XVIIème et XVIIIème siècles", mémoire de D.E.A., sous la dir. de Claude Nières, Rennes, 1991.

Annexes

YSNEL, Franck. La défense de la Baie de Morlaix aux XVIIème et XVIIIème siècles. Mémoire de D.E.A., sous la dir. de Claude Nières, Rennes, 1991.

"L'entrée en guerre de la France contre l'Angleterre à la fin du XVIIème siècle provoque une intense activité de fortifications le long du littoral français et surtout breton. Vauban et les autres ingénieurs vont parcourir la côte et y installer, selon les nécessités des nouvelles batteries et des corps de garde. Dans la baie de Morlaix le système défensif repose principalement sur le château du Taureau. Toutes les batteries et corps de garde établis au XVIIème siècle sont répartis sur la côte de part et d'autre du château. Les édifices militaires vont s'élever sur 6 emplacements, servant déjà de points stratégiques aux époques antérieures. Au cours du XVIIIème siècle ils vont être modifiés quelque peu dans leur aspect et leur position. Primel, Térénez (ou Barnénez), l'île Callot, la presqu'île Sainte-Anne, Roscoff et l'île de Batz regroupent l'essentiel des ouvrages.

La position avancée de la pointe de Primel est un avantage certain. Le château disparaît en 1616 mais de nouvelles élévations apparaissent par la suite. Un corps de garde est construit sur le rocher à la fin du XVIIème siècle. En 1701 un état de la capitainerie comprise entre les rivières de Morlaix et celle de Lannion prouve la présence, depuis au moins 1692, d'un corps de garde à Primel (A. D. 35, C 3670). En 1716 un nouvel état fournit d'autres précisions : il est situé sur une pointe de rocher dite le château de Primel (A. G., Art. 4, Section 2, Paragraphe 3, carton 1, mémoire de 1716 sur l'état des corps de garde depuis Morlaix jusqu'à Pontorson).

Dans un mémoire daté de 1775, il est fait mention du rocher, séparé de la côte par une douve, sur lequel l'on trouve des vestiges d'un petit bâtiment qui était sans doute le corps de garde et la poudrière de ceux qui servaient la batterie qui était pratiquée sur le plus élevé de cette pointe (S. H. A. T., M. R. 1092). L'accès difficile du rocher oblige sans doute les garde-côtes à transporter très tôt le corps de garde sur la butte et la batterie entre la butte et le rocher. Cette dernière avec celle de Térénez deviennent probablement inopérantes car en 1734, on nie leur présence et une carte de la même époque, fort imprécise et mal dessinée, indique une seule batterie sur cette partie à Perrohen sur la pointe de Barnenez (Conf. plan de la capitainerie de Morlaix en 1734, B. N., département des cartes et plans, portefeuille 41, pièce 12/14, planche XIV) ; cette carte montre le corps de garde de Primel espacé de la côte, faisant supposer qu'il se trouve toujours sur le rocher.

Toutefois, en 1744 lors de sa reconstruction (sur la butte) il est bien rebâti sur ses fondations et ses vestiges. Pendant la guerre de Succession d'Autriche opposant notamment la France à la Grande-Bretagne les installations vont être renforcées.

A Primel, la batterie est totalement reconstruite. Elle est à barbette (sans embrasures), dirigée sur l'anse du Diben. Elle fait 2 pieds de haut sur 12 d'épaisseur avec une pente inclinée d'un pied vers l'extérieur entre le parapet intérieur et le parapet extérieur qui sont façonnés tous deux en maçonnerie de moellons (A. G., Art. 4, Section 2, Paragraphe 2, carton 1, devis et conditions pour le rétablissement des batteries de Térénez et Primel en 1745, A. D. 35, C 1052). Contrairement à Térénez, la plate-forme n'est construite que sur la partie sud de la batterie. Le parapet extérieur a été remplacé par un talus de terre qui est toujours visible, servant à amortir le choc des boulets. Les retranchements creusés de part et d'autre de la batterie persistent également sous forme de traces.

Le corps de garde installé sur la butte surplombe la pointe. La cheminée a disparu ainsi que la guérite qui semblait être élevée plus en avant sur la butte ; le reste est à peu près intact. Le bâtiment, entièrement réaménagé en 1744, fait 12 pieds de large sur 18 pieds de long. Il est conçu pour une dizaine de miliciens composée de 3 ou 4 hommes de garde, de canonniers et de servants. Il est voûté en plein cintre et aménagé d'un magasin à poudre à l'arrière du bâtiments (A. D. 35, C 1146. Etat estimatif en 1744 des réparations et réédifications à faire aux corps de garde des capitaineries de Lannion et Morlaix. Lettre du 15 août 1744 du chevalier de Lescouet à l'Intendant rapportant la demande de Daumesnil, subdélégué à Morlaix, de construire un corps de garde neuf comme celui de Pleubihan, cf. Planche XXIV). Aucune trace de l'escalier ni de la tourelle ne subsistent mais le magasin à poudre et le reste du bâtiment sont identiques au plan.

Deux batteries semblent avoir été élevées de part et d'autre de l'anse de Térénez ; en 1744, le chevalier de Lescouët précise qu'il existe des vestiges d'une batterie à Térénez et une autre en face sur la pointe de Barnénez à Perrohan (A. G. Art. 4, Section 2, Paragraphe 3, carton 1, état des batteries le 21 juin 1744). Toutes deux sont percées d'embrasures. En 1745, la batterie de Térénez est reconstruite entièrement suivant les plans de l'ingénieur de Combles. Elle est élevée dans le même matériau que celui de Primel mais la plate-forme est formée parallèlement au parapet intérieur de 12 pieds de large avec une dénivellation sur le parapet de 8 pouces pour le recul du canon.

Avec la reprise des hostilités pendant la guerre de Sept-Ans, les ingénieurs militaires comprennent qu'une batterie sur la pointe de Tréhouant (actuelle pointe de Saint-Samson) et sur celle de Primel sur le rocher serait plus judicieux (A. N. Mar., G 154, Etat des milices garde-côtes de Bretagne suivant les extraits de revues faites en 1755). Les travaux n'auront pas lieu à Primel, par contre, une nouvelle batterie est installée en 1756 à Saint-Samson et un corps de garde est construit sur la pointe de Port-Blanc au Diben (A. N. Mar., D/2/22, Saint-Malo : 1610-1783).

Celui-ci est installé sur l'actuelle pointe Annalouesten, près de la plage de Port-Blanc. Ce petit bâtiment de 6 pieds sur 12 est destiné à recevoir 4 hommes pour le service de guet ; le coût de la construction est fort modeste : 624 livres (A. D. 35, C 4708, Etat des corps de garde et guérites à construire, le 3 juillet 1756). Les canonniers de Saint-Samson sont hébergés en temps de guerre dans une maison affermée au lieu-dit An Dour (A. N. Mar., D/2/22).

A Barnénez, le corps de garde en place dès la fin du XVIIème siècle, est un bâtiment voûté de 16 pieds sur 10 qui semble être bien entretenu par les habitants jusqu'en 1770. Les rapports d'inspection en 1716 et 1744 affirment le bon état de la maison mais en 1774 ce n'est plus qu'un vieux corps de garde qui tombe en ruine (S. H. A. T., MR 1092). Il a le même aspect que celui de Primel, même si la batterie de Perrohen n'est plus utilisée. Le corps de garde de Barnenez est le dernier élément de défense de ce côté de la baie. Le château du Taureau sert de liaison entre les deux capitaineries.

L'île Callot étant l'endroit le plus avancé au centre de la baie, avec la construction du château du Taureau, il est plus judicieux de placer un corps de garde, autrefois installé à Penn-al-lann en Carantec, au Nord de l'île. Un premier état fait mention d'un corps de garde et d'une batterie dès 1692. La batterie est à barbette, son parapet intérieur et sa plate-forme sont en pierre de taille. Elle est de forme arrondie et a été dégagée des broussailles il y quelques années. Le corps de garde se situe dans un renfoncement. Ne pouvant loger que 4 ou 5 hommes, l'officier s'installe chez le curé et les canonniers dans une grange (A. G., Art. 4, Section 2, Paragraphe 3, carton 2, batteries et château forts de la côte entre les rivières de Quimper et de Morlaix, 1781). Sa toiture est en charpente et un dépôt de poudre a été aménagé dans la maçonnerie, trop près de la cheminée car les miliciens ne l'entreposent plus dans ce renfoncement dans le crainte de la voir exploser (A. N. Mar., G 158). Les fondations sont toujours visibles mais sont enfouies dans la végétation.

En 1744, il est proposé d'établir un corps de garde voûté d'observation à Carantec et un autre à Kerlaudy près de la Penzé pour un coût de 1544 livres. L'ensemble des réparations dans la capitainerie est confié à l'entrepreneur morlaisien Poterel (A. D. 35, C 1146, état estimatif du 8 juin 1744). Il ne construit que celui de Kerlaudy qui devient inutile 4 ans après (A. D. 35, C 4708, état des corps de garde en 1748).

Sur l'îlot Saint-Anne des ouvrages vont être aménagés dès le Moyen-Age pour défendre le port de Pempoul. Avec l'envasement progressif de ce havre et le transfert des activités maritimes vers Roscoff et Morlaix, il ne présente plus d'intérêt, néanmoins une batterie et un corps de garde vont être disposés à la fin du XVIIème siècle pour défendre la partie Ouest de la baie et croiser le feu avec l'île Callot. Cheval affirme qu'au milieu du XVIème siècle l'îlot reçoit trois canons en casemates (CHEVAL, Paul. "Les baies de Morlaix et leur défense". Baie de Morlaix vie et traditions maritimes, Hiver 1988/89, N°2, p. 11). N'ayant aucune autre source pour le confirmer, il est préférable d'admettre qu'il existe en 1692 une batterie divisée en deux partie sur la largeur de l'îlot dont les trois canons sont pointés au Nord et au Sud. A côté, une petite maison sert, au début du XVIIIème siècle, de poudrière.

Le corps de garde est à un quart de lieue de la batterie sur une hauteur à l'Est de Saint-Pol-de-Léon appelé le Champ de la Rive.

Après la fin de la guerre de la Ligue d'Augsbourg, l'îlot Sainte-Anne est déserté. En 1734 (A. N. Mar., C/4/169) et en 1739 (A. D. 29, 1 E 613/3, Fonds Prigent de la Portenoire, major de la capitainerie garde-côtes de Saint-Pol-de-Léon) lors des états des batteries et corps de garde, ceux de l'îlot ne sont plus mentionnés mais vers 1742-1744 le site est réactivé, les parapets et les plate-formes des deux petites batteries sont reconstruites, un nouveau corps de garde voûté est élevé au Champ de la Rive (de 21 pieds de long sur 19 de large) (A. D. 35, C 1146. A. G., Art. 4, Section 2, Paragraphe 3, carton 1).

A Roscoff, les travaux sont importants ; deux batteries sont aménagées en 1694, dont le fort de Bloscon. Vauban lui-même signe et corrige les plans et devis ; il confie la conduite des ouvrages à Poictevin le Jeune de la Renaudière (A. G., Art 8, Roscoff, P. A., 1694, lettre du 30 novembre 1694. Cf. Plans du fort de Bloscon, planche XXV). Une grosse batterie y est construite. Fermée par un pont-levis, des embrasures et plate-formes permettent de rendre 13 canons opérationnels. Au centre, des bâtiments voûtés comportent des magasins (à vivres et à poudre), un hangar, un corps de garde et des logements pour les officiers.

Mis à part le château du Taureau, il est l'édifice le plus important de la défense côtière de la baie et le centre de commandement de la capitainerie. Toutefois les fortifications ne ressemblent en rien à celle du château du Taureau ; il y en a peu et elles sont plutôt du même type que les autres batteries. En 1807, le général Marescof affirme d'ailleurs que Vauban fit construire ce petit fort en terre (A. G., Art. 8, Ile de Batz, P. A., section 1). Aujourd'hui, les viviers ont remplacé ce fortin qui continuera à recevoir des aménagements durant le XIXème siècle.

L'autre batterie, appelée fort de la Croix, se situe à l'emplacement actuel de la station de biologie, près de l'église de Roscoff. Faite entièrement en maçonnerie, elle est construite à même le rocher avec une petite poudrière.

Une batterie d'un canon est également installée au port, au début de la jetée qui s'étend jusqu'au rocher le Gran Quelen (2 emplacements possibles sont encore visibles).

Enfin, à l'île de Batz vers 1694, un corps de garde est élevée au centre du bourg (sans doute à l'emplacement de l'actuel sémaphore). En 1711, un état des batteries, envoyé au gouverneur de la Bretagne, mentionne 2 batteries (A. M. Roscoff, Annales roscovites, Tome 1, p. 178. Cf. Plan sans date (1er moitié du XVIIIème siècle) au graphisme incertain, mais positionnant les différentes batteries et corps de garde, Planche XVI), l'une à la pointe extrême du Sud-ouest et l'autre de un canon, au Sud près du bourg.

En 1734, la batterie du Sud disparaît au profit d'une autre aménagée au Sud-est à Penn-ar-C'hléguer (A. N. Mar., C/4/169, en 1739, la batterie près du bourg est toujours mentionnée. A. D. 29, 1 E 613/3). Elle est en demi cercle de 8 toises de diamètre à barbette et 4 plate-formes sont construites en pierre pour recevoir les pièces ; un magasin à poudre se trouve à 37 mètres au Nord-est.

La batterie de l'Ouest ne possède pas de plate-forme pour tous les canons. Des travaux sont effectués à partir de 1756 pour rehausser l'arrière de la batterie car lors de la guerre de Succession d'Autriche les canonniers, tirant sur un corsaire ennemi, ont vu un des canons, par l'effet du recul, sortir de sa plate-forme et dévaler la pente située derrière (A. N. Mar., G 158, état des batteries de la capitainnerie de Saint-Pol-de-Léon le 27 février 1756). Un corps de garde de 24 pieds sur 14 est construit un peu plus au Nord en 1744 pour 1333 livres (A. D. 35, C 1146, cf. Plan du corps de garde et du magasin à poudre dessiné par l'ingénieur Dumains le 8 juin 1744, planche XXVI).

En 1780, deux batteries sont élevées : celle de la pointe de Beg Séach à l'Ouest, divisée en deux et revêtue de maçonnerie, possède une petite poudrière et une guérite (A. G., Art 4, Section 2, Paragraphe 3, carton 2).

Entre la pointe Beg Séac'h et la batterie à l'extrême Sud-est un nouveau corps de garde voûté est construit, l'ancien est reconverti en une grande poudrière pour servir de magasin général à toute l'île.

Celle du Bilvidic au Nord-ouest et le corps de garde sont établi sur le terrain du séminaire de Saint-Pol-de-Léon (A. D. 35, C 1053, Etat militaire, île de Batz : 1705-1783). Les deux batteries de l'Ouest sont dépourvues de poudrières et le nouveau corps de garde est situé à mi-distance des deux, à la Grande Roche.

[...] Que reste-il aujourd'hui de ces anciennes fortifications ? Sur l'île de Batz, le corps de garde à l'Ouest est encore en place mais les deux batteries au Nord ont été rasées pour laisser place à des ouvrages de défense allemande. Au Sud les deux batteries ont été renforcées sous le second Empire notamment au Sud-ouest. Seule la batterie du Sud-est est encore visible malgré la végétation.

A Roscoff, il ne reste rien, le fort La Croix a laissé la place à l'institut biologique et le fort de Bloscon croule sous des mètres cubes de béton allemand. Seules quelques fondations datant du XIXème siècle sont encore visibles. Sur l'îlot Sainte-Anne, la batterie déclassée dès le premier Empire n'existe plus, il reste quelques traces de tourelles de la seconde guerre mondiale. A l'île Callot, les bâtiments se sont écroulés (corps de garde, guérite et magasin à poudre) mais les emplacements sont visibles. La batterie par contre restaurée depuis peu, est de ce fait assez bien conservée.

De l'autre côté de la rade, les blockhaus ont remplacé les ouvrages antérieurs à Térénez et à Saint-Samson.

Sur le rocher de Primel, le corps de garde est quasiment intact, excepté la cheminée, un petit magasin à poudre y est accolé et si la guérite a disparu, la batterie en contre-bas est toujours en place. En face le corps de garde du Port-Blanc a malheureusement disparu".

La commune de Carantec compte cinq ensembles fortifiés, les deux plus anciens sites fortifiés sont ceux de l´île Callot et de la pointe de Penn-al-Lann.

L´île Callot tout d´abord, conserve les vestiges d´un éperon barré protohistorique et d´une batterie de côte de la fin du 17ème siècle. Ces deux ouvrages sont protégés au titre de la loi de 1930 sur le paysage. Située sur une petite colline naturelle à l´extrémité septentrionale de l´île, la batterie de Callot au lieu dit Penn ar Warn, domine le chenal de Callot (entre l´île du même nom et l´île Verte) permettant d´entrer dans la partie Est de la baie de Morlaix. En croisant ses feux à l´Ouest avec le fort de l´îlot Sainte-Anne à Saint-Pol-de-Léon, la batterie protège aussi le chenal menant à la Penzé. Pivot du système défensif de la baie de Morlaix, cet ensemble fortifié s´avance assez loin dans la mer. Il servait aussi de relais dans la communication par signaux entre le château du Taureau, le fort de la pointe du Bloscon à Roscoff et la pointe de Primel. La batterie de Callot a été dégagée des broussailles en septembre 2002, les travaux de recherches ont été facilités par l´utilisation du cadastre ancien datant de la première moitié du 19e siècle. De forme circulaire, la batterie gazonnée et fermée à la gorge est à barbette, c´est à dire que les bouches à feu tirent par dessus la crête du parapet en l´absence d´embrasure. Mentionné dès 1692, l´ensemble fortifié est composé d´une batterie, d´un corps de garde, d´une poudrière et d´une guérite construits en granite local. Si la batterie est aujourd´hui encore en bon état, ne subsistent que les fondations de la guérite. Le corps de garde situé dans un renfoncement et la poudrière sont ruinés.

En 1785, la batterie de Callot est armée de deux canons de 24. Dix ans plus tard, le parapet de la batterie est jugé trop haut par Cornic et Tresse pour toucher navires et chaloupes mais aucun travaux ne sont entrepris... En 1840, la défense des côtes revient à l´ordre du jour avec le regain de tension entre l´Angleterre et la France suite à l´affaire d´Egypte. Une commission mixte d´armement des côtes, de la Corse et des îles est mise en place en février 1841 : la batterie de Callot est alors armée de cinq pièces d´artillerie : deux canons de 30, deux obusier de 22 et un de 12 en fer. Il s´agit de compléter le programme des "tours modèles de Napoléon" interrompu en 1814 et de réorganiser la défense du littoral. Un programme de construction de réduits de batterie de côte démarre en 1846, plusieurs plans types sont définis. La construction d´une batterie et d´un corps de garde n° 3 renforcé sur l´île Callot (classé en deuxième degré d´importance) est proposée en 1862. Ce programme de fortification est interrompu par les progrès de l'artillerie qui rendent obsolescents ce type d'ouvrage.

Dès le 16ème siècle, c´est à dire avant la construction du fort primitif du Taureau, la pointe de Penn-al-Lann servait de poste de guet. Si un corps de garde est mentionné sur le cadastre ancien, à l´extrémité orientale de la pointe, il a semble-t-il aujourd´hui disparu.

Au milieu du 18e siècle, un autre corps de garde est construit à Kerlaudy près de la Penzé (non localisé sur le terrain) par l'entrepreneur morlaisien Poterel.

Durant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands vont fortifier à outrance Carantec. Grâce au archives du fort Montbarey, il nous est possible de donner la codification allemande des différents points d´appui :

- Ensemble fortifié du Roc'h C'hlaz (Wn n° 80 / point d´appui léger).

- Ensemble fortifié de la pointe de Penn-al-Lann (Stp n°81 / point d´appui lourd).

- Ensemble fortifié de la pointe de la Chaise du Curé (Wn n°82 / point d´appui léger).

- Ensemble fortifié de la pointe de la Croix (Wn n°83 / point d´appui léger).

Deux ensembles fortifiés se détachent par rapport aux autres : la batterie de côte de l'île Callot (1692) et l'ensemble fortifié de Penn al Lann qui conserve deux remarquables peintures murales de la Seconde Guerre Mondiale : une carte du grand Reich (Ostruppen) et une galerie de peintures réalisées par les troupes américaines.

Description du port de Primel, Plougasnou (anse de Diben) par Christophe-Paul de Robien parue dans le " Petit Flambeau de la Mer " imprimé au havre en 1731 : "Au-dessous de l'embouchure de cette rivière est le havre de Saint-Jean-du-Doigt derrière des Triagoz ; et à deux lieues à l'Ouest de l'île Verte, et à deux lieues de Milliau. Il reste à sec toutes les marées.

Le port de Primel n'est pas fort éloigné. L'abord en est fort dangereux ; il n'y entre même que de petites barques.

A deux lieues au Sud-ouest quart au Sud d'un grand écueil situé à l'Ouest des Triagoz, est le trou oriental de Milliau ; c'est par là que l'on entre faisant le Sud quart à l'Ouest, jusqu'au château du Taureau, qui est à l'entrée de la rivière de Morlaix".

Description du havre du Dourduff, Plouézoc'h et de la rivière de Morlaixpar Christophe-Paul de Robien parue dans le " Petit Flambeau de la Mer " imprimé au havre en 1731 : "A deux lieues au Sud-ouest quart au Sud d'un grand écueil situé à l'Ouest des Triagoz, est le trou oriental de Milliau ; c'est par là que l'on entre faisant le Sud quart à l'Ouest, jusqu'au château du Taureau, qui est à l'entrée de la rivière de Morlaix ; il faut le ranger de fort près ; surtout quand on prend le passage des grands vaisseaux, appellée la Grande Entrée ; elle est fort profonde, et moins périlleuse que l'autre passage, nommé le passage des Anglais ; d'ailleurs celui-ci ne peut servir que pour les moyens vaisseaux, encore faut-il avoir d'habiles pilotes. Ces deux entrées sont des deux côtés du château.

Lorsqu'on est passé, l'on peu ancrer partout à cinq et six brasses d'eau en basse mer, aux rades de Lanteraling et de Larmor (rade de Morlaix) dont le fond est bon et à couvert des vents.

Un peu en avant dans cette rivière est une manche appelée Dourduff, où les moyens vaisseaux peuvent mouiller.

Jusqu'à Morlaix, à deux lieues du château du Taureau, il monte aux marées communes des barques de soixantes tonneaux, et là elles demeurent à sec.

Pour sortir de cette rivière, après avoir doublé le château du Taureau, l'on passe parmi les écueils vers l'Est, et l'on retourne en mer hors du trou oriental, faisant le Nord nord Est et Nord quart à l'Est, selon que la marée peut servir. Les flots viennent du Nord-ouest, mais lorsqu'on veut aller à Saint-Pol-de-Léon, il faut gouverner droit vers le Grand rocher à deux cornes, ou selle à cheval, et le ranger assez près, ensuite on gouverne vers la terre, que l'on côtoie le long du bourg de Pempoul, pour enter dans ce havre, dont le fond est de sable et qui assèche à toutes les marées".

Description du havre de Pempoul, Saint-Pol-de-Léon par Christophe-Paul de Robien parue dans le " Petit Flambeau de la Mer " imprimé au havre en 1731 : "Pour sortir de cette rivière, après avoir doublé le château du Taureau, l'on passe parmi les écueils vers l'Est, et l'on retourne en mer hors du trou oriental, faisant le Nord nord Est et Nord quart à l'Est, selon que la marée peut servir.

Les flots viennent du Nord-ouest, mais lorsqu'on veut aller à Saint-Pol-de-Léon, il faut gouverner droit vers le "Grand rocher à deux cornes", ou "selle à cheval", et le ranger assez près, ensuite on gouverne vers la terre, que l'on côtoie le long du bourg de Pempoul, pour enter dans ce havre, dont le fond est de sable et qui assèche à toutes les marées

A l'Est et vis-à-vis de la ville est l'entrée de la rivière, qui est une fort bonne rade, où tous vaisseaux peuvent mouiller à sept brasses d'eau de basse mer. La terre de Saint-Paul-de-Léon paraît double et l'on apperçoit vers l'église de Saint-Paul deux hauts clochers pointus".

Description du port de Roscoffpar Christophe-Paul de Robien parue dans le " Petit Flambeau de la Mer " imprimé au havre en 1731 : "Le port de Roscoff peut contenir cent vaisseaux du port de quatre à cinq cents tonneaux, aux marées communes ce port demeure entièrement à sec. Son fond est de gravois ; son entrée est garnie d'un grand nombre de roches que la mer couvre en son plein. Pour entrer dans ce port, les vaisseaux passent entre les îlettes de Bloscon et du château des Anglais ; ils sont contraints de faire le tour de l'île de Notre-Dame, entre laquelle et l'île de Batz est un bon mouillage.

Quoique le havre de Roscoff vers le bout de l'île de Batz ait beaucoup de gros rochers le long de la côte et jusqu'à demi-portée de canon de cette île, le passage de l'Ouest est plus facile que celui de l'Est.

Pour entrer à Roscoff, il faut approcher du bout de l'île, à une portée de canon ; on apperçoit alors un rocher isolé à peu près au tiers du chemin du bout de l'île à terre qu'il faut ranger ; il est fort sain et s'appelle "La Lavandière". A quelque distance de celui-ci du côté de l'île est une autre roche sous l'eau nommée "Le Couillon" : on passe ces deux rochers laissant la Lavandière à tribord et le Couillon à bâbord : quand on est passé au-dedans de ces rochers, on approche un peu de l'île, prenant garde à deux autres rochers, qui sont sous l'eau près de l'île ; ils se voient facilement, les eaux étant fort claires : quand on est environ à la moitié de l'île, on aperçoit une grande anse, dans laquelle il y a plusieurs maisons, vis-à-vis desquelles on mouille à quatre brasses d'eau de basse mer. Les marées y sont Ouest quart de Sud-ouest et quart de Nord-est

Du bout de l'île de Batz au Four, la côte est Est-nord-Est et Est-sud-Ouest. Tout le long de cette côte, l'espace d'environ dix lieues, jusqu'à une demie lieue en mer, c'est une suite de gros rochers, qui paraissent des maisons. Cette terre n'est pas des plus hautes ; elle se peut voir de cinq à six lieues, et quand on la côtoie, on y aperçoit des clochers et des maisons en grand nombre. A quelque distance, on trouve le port de Pontusval, où il n'entre que des bateaux".

Description de la côte de l'île de Batz à Pontusval par Christophe-Paul de Robien parue dans le " Petit Flambeau de la Mer " imprimé au havre en 1731 : "Du bout de l'île de Batz au Four, la côte est Est-nord-Est et Est-sud-Ouest. Tout le long de cette côte, l'espace d'environ dix lieues, jusqu'à une demie lieue en mer, c'est une suite de gros rochers, qui paraissent des maisons. Cette terre n'est pas des plus hautes ; elle se peut voir de cinq à six lieues, et quand on la côtoie, on y aperçoit des clochers et des maisons en grand nombre. A quelque distance, on trouve le port de Pont Christ (Le Kernic, Plouescat), où il n'entre que des bateaux".

Description du havre de Pontusval par Christophe-Paul de Robien parue dans le " Petit Flambeau de la Mer " imprimé au havre en 1731 : "Au delà est l'anse de Goulven qui de basse mer laisse à sec une grande étendue de grève.

On rencontre ensuite Pontusval, petit port qui n'est bon que pour les barques de vingt ou vingt cinq tonneaux ; au-devant, il y a une rade qui conserve peu d'eau en basse mer.

Tout auprès est le port de Guissény, qui n'est qu'une manche et une retraite pour de petites barques".

Description du havre de Guissény par Christophe-Paul de Robien parue dans le " Petit Flambeau de la Mer " imprimé au havre en 1731 : "On rencontre ensuite Pontusval, petit port qui n'est bon que pour les barques de vingt ou vingt cinq tonneaux ; au-devant, il y a une rade qui conserve peu d'eau en basse mer.

Tout auprès est le port de Guissény, qui n'est qu'une manche et une retraite pour de petites barques.

Koréjou, qui n'est pas loin, est un petit port de pêcheurs, au-devant duquel il y a une baie où il peut mouiller des barques et de petits vaisseaux".

Description du havre du Koréjou, Plouguerneau par Christophe-Paul de Robien parue dans le " Petit Flambeau de la Mer " imprimé au havre en 1731 : "Tout auprès est le port de Guissény, qui n'est qu'une manche et une retraite pour de petites barques. Koréjou, qui n'est pas loin, est un petit port de pêcheurs, au-devant duquel il y a une baie où il peut mouiller des barques et de petits vaisseaux.

Un peu au-delà et à cinq lieues de l'île de Batz est le havre de l'Aber Wrac'h ; c'est une baie fort grande et très bonne où les vaisseaux de toute grandeur peuvent demeurer à flot ; mais son entrée est difficile. Son fond est vase et sable et l'on peut entrer à toute marée, en tenant toujours le chenal. Les barques de soixante tonneaux montent la rivière jusqu'à une lieue dans les terres".

Description du havre de l'Aber Wrac'h, Landéda par Christophe-Paul de Robien parue dans le " Petit Flambeau de la Mer " imprimé au havre en 1731 : "Koréjou, qui n'est pas loin, est un petit port de pêcheurs, au-devant duquel il y a une baie où il peut mouiller des barques et de petits vaisseaux.

Un peu au-delà et à cinq lieues de l'île de Batz est le havre de l'Aber Wrac'h ; c'est une baie fort grande et très bonne où les vaisseaux de toute grandeur peuvent demeurer à flot ; mais son entrée est difficile. Son fond est vase et sable et l'on peut entrer à toute marée, en tenant toujours le chenal. Les barques de soixante tonneaux montent la rivière jusqu'à une lieue dans les terres.

Au dessus, on rencontre la petite rivière de l'Aber Benoît où relachent des bâtiments de cent à cent-cinquante tonneaux, et où de basse mer, ils demeurent à sec".

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