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Inventaire général du patrimoine culturel
enquête thématique régionale (fortifications littorales)
Auteur de la notice : Lécuillier Guillaume
Année de rédaction : 2004
Bretagne
Finistère
Roscanvel
Pointe de Cornouaille
Sur la hauteur de la pointe
Tour-modèle n° 1
Vignette
Vue de la tour-modèle n° 1 type 1811 de la pointe de Cornouaille en 1969

Désignation

Dénomination : batterie ; fort ; caserne ; corps de garde
Partie(s) contituante(s) : réduit ; pont ; fossé

Précisions sur la localisation

Numéro INSEE de la commune : 29238
Aire d'étude : Bretagne Nord
Milieu d'implantation : en écart
Latitude : 48.3281148
Longitude : -4.5683085

Eléments de description

Matériau(x) du gros-oeuvre et mise en oeuvre : moellon ; granite ; schiste
Matériau(x) de couverture : pierre en couverture
Parti de plan : plan carré régulier
Vaisseau et étage : sous-sol ; rez-de-chaussée
Type et nature du couvrement : voûte en berceau
Type de la couverture : terrasse
Commentaire descriptif : Réduit type 1811 entouré d'un fossé, autrefois accessible par un pont-levis. Le réduit de plan carré (15,80 à la base) est constitué par une tour comprenant un rez-de-chaussée, sous-sol et terrasse avec garde-corps. Ouvrage voûté (3,05 mètres sous clé) construit en maçonnerie de moellons de 1,90 mètres d'épaisseur. La terrasse est construite en maçonnerie de pierres.
Dimension(s) : 16 l ; 16 la
Etat de conservation : mauvais état ; inégal suivant les parties

Eléments d'historique

Datation(s) principale(s) : 1er quart 19e siècle
Datation(s) secondaire(s) : 2e quart 20e siècle
Datation(s) en années : 1813
Justification de la (des) datation(s) : daté par source

Statut juridique

Statut de la propriété : propriété de l'Etat

Intérêt et protection

Intérêt de l'oeuvre : vestiges de guerre ; à signaler
Elément(s) remarquable(s) : ensemble fortifié
Nature de la protection MH : inscrit MH
Date de la protection MH : 2008/06/25 : inscrit MH
Site, secteur ou zone de protection : site inscrit
Observations : TERRAIN MILITAIRE. ACCES REGLEMENTES.
Avis du Service de l'Inventaire du Patrimoine Culturel (SINPA) à la Commission Régionale du Patrimoine et des Sites, Fortifications littorales, juin 2008 : "Le Service de l'Inventaire du Patrimoine Culturel appuie très fortement la proposition de protection au titre des Monuments Historiques de la batterie basse de Cornouaille, de la batterie de Beaufort et de la tour-modèle mais souhaite - si possible, que cette dernière soit étendue à l'ensemble de la pointe : batterie anti-aérienne allemande de Cornouaille et poste extérieur de la ligne de torpilles de fond du goulet de Brest pour la totale compréhension du site.
Les vestiges ruiniformes de la batterie de Beaufort peuvent cependant poser un problème à court terme étant donné l´état de péril".
Projet de protection au titre des M.H. en 2007.

Annexes

BATTERIES DE CORNOUAILLE[S] par Philippe Truttmann.

Situation : sur (et au pied) de la pointe de Cornouaille[s]. Côtes Nord-ouest de la presqu'île de Roscanvel, à 2500 mètres Nord-ouest de l'agglomération de Roscanvel - 1500 mètres de la pointe des Capucins. Accès : par route militaire de ceinture de la presqu´île, branche Ouest.

HISTORIQUE SOMMAIRE

Site organisé dès 1665-1666 à titre de défense avancée du port de Brest alors en pleine expansion (construction des batteries de Beaufort). Repris ensuite par Vauban à partir de 1680 et surtout 1694-1695, construction de la batterie basse de Cornouaille[s], la position devient ouvrage permanent de première importance et le reste au 18e siècle, puis sous l´Empire (On possède (Archives Marine Paris, Ms 144-2) deux plans de l´ingénieur Mollart datés de 1681 et 1684 montrant à la fois l´avancement des travaux et les ouvrages projetés. La batterie de Cornouaille[s], semblable à la batterie du Mingant (Mengant ou de Léon) sa symétrique en rive Nord, devait comporter une batterie haute reliée à la base par deux branches tombantes : ce projet fut abandonné vers 1696 faute de crédits et seule la batterie basse fut terminée).

En 1694, la position comprend :

a) La batterie de Beaufort en deux parties :

- 1ère partie : 10 embrasures armées de 10 canons de 12.

- 2ème batterie : 21 embrasures armées de 8 canons de 12 et 8 de 16.

b) La batterie de Cornouaille[s] : 36 embrasures armées de 16 canons de 24 et 20 de 36 (état du 23 avril 1694).

La batterie des Signaux, simple levée de terre a disparu aujourd´hui. Elle était située entre la batterie de Flak actuelle et les abris du sommet de la falaise et était armée de 5 pièces de 12 (états de 1757 et 1758).

Une enceinte bastionnée, analogue à celle de la batterie du Portzic projetée au 17e et 18e siècles sur le plateau du sommet de la falaise, n´a jamais été exécutée. Abandon de la batterie de Beaufort vers 1750.

En 1812-1813, construction sur le plateau, d´une tour-réduit type n° 1.

Les branches tombantes (éléments d´enceinte défensive s´appuyant sur la tour et à l´autre extrémité, sur la mer) projetés en 1813 n´ont pas été exécutées.

La Grand Atlas de 1818-1820 donne le détail des bâtiments (caserne, corps de garde, magasin à poudre...) construits sur la batterie basse ; ces bâtiments ont entièrement disparu aujourd´hui.

Au 19e siècle (probablement entre 1841 et 1870), les embrasures de la batteries basses sont bouchées et la batterie transformée en batterie - barbette.

En 1888 : construction d´une batterie de rupture sous le terre-plein de la batterie basse (2 canons de 32 cm). La batterie basse est elle-même abandonnée et réduite au rôle de batterie pour canons de petit calibre, à tir rapide.

Entre 1898 et 1905 : construction du poste de lancement de torpille qui doublait, en fait la batterie de rupture.

1942-1944 : constructions par les Allemands, sur le plateau, d´une batterie lourde de Flak, pour 6 canons de 105 mm en cuve. Renforcement du poste de lancement de torpilles. En 1944, les ouvrages sont violemment bombardés. Actuellement, il ne subsiste plus ni équipement ni armement.

Mission : essentiellement, barrage du goulet de Brest, en liaison avec la batterie et le fort du Mingant situés en vis-à-vis sur la Rive Nord (Si les projet de Vauban avaient été réalisés, on eut obtenu alors une position de barrage constituée : au Sud par la batterie de Cornouaille[s] ; au milieu du Goulet par un fort sur le rocher de Mingant et, au Nord, par la batterie de Léon (devenue fort et batterie du Mingant). Position analogue au barrage de la Gironde Blaye - fort Pâté - Fort Médoc mais la violence du courant empêcha la construction du fort sur le rocher du Mingant)

Après 1870, la batterie perd son rôle de batterie de bombardement et n´est pas transformée comme le sont ses collatérales ; ses organes actifs se réduisent à une batterie de rupture et quelques positions pour pièces de petit calibre.

Composition géologique du site : plateau et falaise en schistes et quartzite brun-foncé de Plougastel.

DESCRIPTION

L'ouvrage se compose actuellement :

1) Au pied de la falaise :

11 : Une batterie basse en ruine, dite batterie de Beaufort.

12 : Une batterie basse, dite batterie de Cornouaille[s] (ou batterie Vauban) comportant également,

13 : Une batterie de rupture.

14 : A quelque distance... ? À l'Est : poste de lancement de torpilles.

2) Au sommet de la falaise :

21 : La tour-réduit, type n° 1.

22 : La batterie de 100 mm à tir rapide.

23 : La batterie de Flak.

LA TOUR-REDUIT, TYPE n°1 : ouvrage construit, selon un plan-type, en 1812-1813 et conforme aux prescriptions réglementaires : trois niveaux (un sous-sol voûté en fond de fossé, un rez-de-chaussée voûté, une terrasse dallée, à ciel ouvert), entouré d´un fossé sec à contrescarpe revêtue, chemin couvert et glacis. Volume : tronc de pyramide à base carrée.

Entrée en rez-de-chaussée par pont dormant et pont-levis (disparu) s´ouvrant entre deux embrasures à canon - angles à pans coupés.

Matériaux :

- Maçonnerie courante : moellon de schiste brun.

- Encadrement de porte et embrasure à canon, chaînes d´angle (harpées), corbeaux, soubassement et tablette de couronnement de parapet : granite clair.

- Intérieur : voûte en briques. Dallage, cheminées, linteaux et montants des créneaux de fusillade, arêtes des voûtes : granite.

Particularités : il subsiste les poulies du pont-levis d´entrée. La terrasse a été renforcée d´un remblai, avec tranchée et emplacement sommaire pour arme ou matériel (1942-1944).

Bretèche d´entrée détruite.

Date "1813" gravée dans le linteau de la porte.

Etat : ouvrage actuellement à l´abandon. Etat général assez bon (à vérifier).

Illustrations

Voir

Voir aussi

Ministère de la Culture et de la Communication (Direction Régionale des Affaires Culturelles de Bretagne / Service Régional de l'Inventaire). (c) Inventaire général ; (c) Association Pour l'Inventaire de Bretagne, APIB. Renseignements : Centre de documentation de l'inventaire du patrimoine culturel (02 22 93 98 40 / 24)
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