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Inventaire général du patrimoine culturel
Communes littorales des Côtes-d'Armor
Auteur de la notice : Prigent Guy
Année de rédaction : 2004
Bretagne
Côtes d'Armor
Plestin-les-Grèves
Grand Rocher (le)
Site archéologique Le Grand Rocher
Carte
Vignette
Vue générale du Grand Rocher, de la plage de Saint-Efflam, à marée haute

Désignation

Dénomination : site archéologique

Précisions sur la localisation

Numéro INSEE de la commune : 22194
Aire d'étude : Communes littorales des Côtes-d'Armor
Canton : Plestin-les-Grèves
Milieu d'implantation : en écart
Latitude : 48.6699323
Longitude : -3.5901522

Elément de description

Commentaire descriptif : Le Grand Rocher culmine à 84 mètres et domine la Lieue de Grève et la baie de Saint-Efflam. Le sentier de la crête conduit au promontoire oriental dressé sur le Yar ; la carrière a défoncé cette pointe dont le signal rocheux portait le nom de « Kador an Empalaër » ("la Chaise de l'empereur"), où un lot de tuiles romaines fut trouvé lors des premières fouilles.
Vers la combe verdoyante de l'Aulnaye par le chemin qui s'ouvre à proximité du parking de Lancarré, des sentiers ombreux font découvrir au bord des ruisseaux, entre hêtres et châtaigniers, non pas les anciennes huttes des sabotiers, mais les vestiges d'un poste gallo-romain, sur la bosse de Coz Ilis, la "vieille église", les fondations aujourd'hui dégradées d'un "fanum", première église de Plestin dont le Veuzit voisin (ou Boëxière) aurait été le presbytère : point d'ancrage de la légende sur fond archéologique. Le sentier de grande randonnée passe par cette crête et offre un point de vue remarquable, à l´est sur la plage de Saint-Michel-en Grève, la Lieue de Grève, et à l´ouest sur la plage de Saint-Efflam, avec Pont-ar-Yar, comme limite des deux communes.
Le site naturel :
Le site naturel du Grand Rocher est devenu site départemental en 1982.
Trois espèces différentes de chauves-souris habitent le Grand Rocher et particulièrement la grotte et le blockhaus de la façade nord : le Grand Rhinolophe, le Petit Rhinolophe et le Murin à moustaches. Cette colonie remarquable est gérée en collaboration avec Bretagne-Vivante-SEPNB et fait l'objet d'un suivi scientifique. Le site naturel du Grand Rocher fait aussi l'objet de ballades de découverte par le Centre culturel de Plestin, avec l'aide du service des espaces naturels du Conseil général. D'autre-part, pas moins de 300 espèces végétales sont présentes sur le Grand Rocher, qui témoigne d'un passé agricole (talus empierrés, boisement de pins). La gestion biologique du site est garantie par le Conseil général, qui a fait l'acquisition du site, afin de prévenir les projets immobiliers.

Eléments d'historique

Datation(s) principale(s) : Gallo-romain
Commentaire historique : Le Grand Rocher était à l´origine une propriété privée autour d´un massif boisé de 60 hectares.
C'est à la fois un site naturel classé (en 1936) et un site archéologique (en breton "Roc'h Karlès", "Roc'h Hirglas" ou "Roc'h Ellas"). Le Grand Rocher est cité dans le cartulaire du Mont-Saint-Michel : montem quemdam (...) qui dicitur Hyrglas : Mor. Pr. 1, 460. Il existait à Roc'h-Ellas un cimetière gaulois qui fut détruit de 1839 à 1851. Sa deuxième dénomination datant du 11ème siècle, qui peut vouloir dire tout simplement "grand rocher", est devenue dans l'imagination populaire "Roc'h al laz", le rocher du meurtre, le rocher du sacrifice, entouré de sinistres légendes.
Histoire du site :
Selon le colonel Pérès, le site du Grand Rocher aurait pu recouvrir chronologiquement un cimetière gaulois, puis un poste gallo-romain. Cette hypothèse s'appuie sur la présence d'un camp romain, installé sur la côte de Tréduder : "praevia". Il reste les ruines d'un bâtiment rectangulaire avec un appareillage grossier de moellons. Un poste de guet du 18ème ou 19ème siècle aurait pu aussi être installé dans une niche creusée dans le rocher. Selon un autre chercheur, Jacques Briard, un alignement mégalithique recèlerait un trésor monétaire.
Les premières fouilles furent initiées par Joaquim Darsel, avec l'accord de Bousquet, directeur des Antiquités, au début des années 1970. Les fouilles de Patrick Galliou ont révélé à Coz Ilis, « la vieille église », un fanum gaulois ; cependant par manque de financement, la campagne de fouilles s´est arrêtée.
Sur ce site, s'était établie une communauté monastique au début du 11ème siècle. Il s'agissait des moines de la célèbre abbaye du Mont-Saint-Michel (charte de 1086). A partir de leur prieuré de Saint-Michel-en-Grève, les moines avaient pris possession des dunes. Dans l'anse abritée du Grand Rocher, ils avaient créé le hameau de Lancarré, possession que le clergé plestinais, frustré de ses revenus, ne tarda pas à contester. De l'antique chapelle dédiée à Notre-Dame, son presbytère et son cimetière, édifiés sur la berge du ruisseau, il ne reste que quelques pierres utilisés dans les villas actuelles, et le souvenir des pardons du 15 août aussi célèbres que ceux du Yaudet ou de Kernitron (d'après Désiré Lucas).
Le site naturel :
Le site naturel du Grand Rocher est devenu site département en 1982.
Trois espèces différentes de chauves-souris habitent le Grand Rocher et particulièrement la grotte et le blockhaus de la façade nord : le Grand Rhinolophe, le Petit Rhinolophe et le Murin à moustaches. Cette colonie remarquable est gérée en collaboration avec Bretagne-Vivante-SEPNB et fait l'objet d'un suivi scientifique. Le site naturel du Grand Rocher fait aussi l'objet de ballades de découverte par le Centre culturel de Plestin, avec l'aide du service des espaces naturels du Conseil général. D'autre-part, pas moins de 300 espèces végétales sont présentes sur le Grand Rocher, qui témoigne d'un passé agricole (talus empierrés, boisement de pins). La gestion biologique du site est garantie par le Conseil général, qui a fait l'acquisition du site, afin de prévenir les projets immobiliers.

Statut juridique

Statut de la propriété : propriété du département

Intérêt et protection

Intérêt de l'oeuvre : à étudier
Nature de la protection MH : édifice non protégé MH
Observations : Le site du Grand Rocher est un site archéologique faisant partie des sites littoraux remarquables du département.

Documentation

Bibliographie
BOUTOUILLER, Jean. Patrimoines et histoire du pays de Plestin. Plestin-les-Grèves : Centre culturel de Plestin-les-Grèves, 2002, .
GAULTIER DU MOTTAY J. Répertoire archéologique du département des Côtes-du-Nord. Saint-Brieuc : 1885, rééd. 1884, .
LARGILLIERE, René. Le prieuré de Roc´h Hirglas en Plestin : étude de René Largillière sur une charte de 1261. Saint-Brieuc : Société d´Emulation des Côtes-du-Nord, Guyon éditeur, 1924.
LUCAS, Désiré. Histoires et légendes de la Lieue de Grève. Plestin-les-Grèves : Centre culturel de Plestin, 1986.
LUCAS, Désiré. Guide des promenades au pays de Plestin. Plestin-les-Grèves : Centre culturel de Plestin, 1979.
PEREZ, Joseph. Plestin, 3000 ans d´histoire. Pédernec : Copie 22, 1980.
REBILLE, E. Le grand rocher dans la littérature. In Trégor mémoire vivante. Lannion : 1992.

Annexes

Charles le Goffic a consacré au grand rocher un de ses très rares poèmes en langue bretonne :

AR ROCH ALLAZ

Etal ar c´hoz stankou a zo eur garrek glaz

Eur garrek glaz ha krenn hanvet ar Roc´h Allaz.

Ha war ar garrek ze neb a ra he ziskwiz

A chom vit he vuez disjoaü ha languiz.

Alies meus gwelet nijal tresek ar stank

Gwelet ive tec´hel meus durzunel yaouank.

Traduction :

Auprès des vieux étangs il y a un rocher vert

Un rocher vert, appelé le rocher de l´Hélas

Et sur ce rocher quiconque fait une pause

Reste toute sa vie triste et peiné.

Souvent j´ai vu voler vers l´étang,

Vu aussi s´enfuir plus d´une jeune tourterelle ;

Dans sa robe étincelante, heureuse quand elle arrivait,

Très mélancolique hélas quand elle repartait.

Sous la pierre du destin elle était un instant demeurée

Et depuis le chagrin débordait de ses yeux.

Cette pierre là, hélas pour moi, avant de connaître sa signification,

Je m´y suis dans ma jeunesse reposé.

Et voici pourquoi, mon cher Ianick, voici pourquoi

Le bonheur fuitmon âme jour et nuit.

(Traduction Michel Priziac).

La légende du Grand Rocher d´après Anatole Le Braz :

Une grossière croix de bois est plantée tout au sommet d´où l´on domine un merveilleux panorama de mer. Sur cette croix divers récits ont cours. Les uns voient en elle un ex-voto érigé à la suite d´un naufrage. Un navire avait fait côte, une nuit de brume ; matelots et passagers allaient périr. Une femme, une mère qui se trouvait à bord avec ses enfants, invoqua Notre Dame de Bon Secours et aussitôt on vit une forme de montagne qui semblait s´avancer sur les eaux, enveloppée d´un nimbe de lumière. C´était le Roc´h Karlès qui situé jusque là très loin dans les terres, se détachait sur l´ordre de la Vierge du groupe de collines dont il faisait partie et venait à la rencontre des naufragés pour leur permettre de s´accrocher à ses flancs.

L´abbé Desportes au 19ème siècle explique que : le dragon des légendes symbolise sans doute le paganisme terrassé par les saints, l´esprit infernal dont la honteuse domination s´étend sur le monde. Le Psalmiste n´a-t-il pas dit aux Justes : Super aspidem et basilicum, et conculcabis leonem et draconem : Tu marcheras sur l´aspic et sur le basilic et tu fouleras au pied le lion et le dragon.

Dans la Bretagne touristique, 1928, page 79, Jack-Dal conte l´histoire suivante : Roch-Ellas se dressait au centre de sa courbe comme un éperon rocheux gigantesque ; dernière convulsion de l´écorce terrestre aux confins du domaine maritime ; défi vain ; dernière convulsion ; protestation muette contre l´envahissement possible des flots. Roch-Ellas ! Le Grand Rocher au pied duquel Efflam le chaste aborda, fuyant dès le soir de ses noces les plaisirs de la cour d´Irlande et le charme trop troublant de son épouse Henora. Un dragon furieux sortit de la montagne dès qu´il aperçut Efflam sur le rivage, mais le saint put le vaincre avec le secours d´Artus. Le chef des Chevaliers de la Table Ronde se sentit épuisé de fatigue, et très altéré après le combat. Efflam pria puis frappa de son bourdon un rocher d´où jaillit aussitôt une source qui étancha la soif de son compagnon. En mémoire de sa délivrance Efflam fonda un ermitage auprès de cette fontaine miraculeuse.

En 1884, Gaultier du Mottay écrit que : Au pied du Roc´h ar Laz on a trouvé un cimetière gaulois contenant nombre de petits cromlec´hs circulaires s´enlaçant comme les anneaux d´une chaîne, cimetière qui aurait disparu au milieu du siècle dernier (1839).

On y découvrit des vases grossiers recouverts de pierres plates et remplis de cendres et de débris de coquilles. En 1890, l´Abbé Le Dantec compose une tragédie : Saint-Efflam victime des Druides. En 1897, l´abbé Joncourt compose le cantique de Saint Efflam. Celui-ci arrête un sacrifice humain que les Druides offraient à Teutatès sur le sommet du Roc´h ar Laz. Il convertit la population. Dans la tradition populaire Teutatès est désormais évoqué. Le peuple rime : Teutatès, doué ar patatès !

Vers 1920, parut le roman « La Roche qui tue », inspiré par le Grand Rocher que l´auteur dit être un poste de contrebande. Le nom de l´auteur, Pierre Maël, est le pseudonyme de deux écrivains lorientais qui eurent une production abondante : Charles Causse et Charles Vincent. L´action se déroule pendant la Révolution. Elle met en scène une confrérie occulte, la Kerret ar Laz, et un personnage qui se nomme Roger Le Bec, comte de Plestin.

Des événements dramatiques ne cessent de se produire de Toul an Héry en Plestin, au château du Taureau en passant par Beg an Fry où a lieu, un débarquement anglais. Une grande bataille s´y déroule le 11 septembre 1793, de l´aube à la chute du jour : Jamais le Roc´h ar laz ne justifia mieux son terrible nom de Roche qui tue. Elle tua en effet, et le sable des plages, les galets des criques, les genêts des landes se rougirent de sang. Ce fut effrayant. Les Anglais sont de rudes soldats. Ils tinrent deux heures sur ce granit troué comme une écumoire. Ils y laissèrent trois cents hommes avant de remonter dans leurs canots et leurs chaloupes. Les Bretons perdirent un nombre égal de braves. A midi, la bataille durait encore. Mais le comte Roger chassa les habits rouges de toutes leurs positions, reprit le Roc´h ar laz, la vallée de Pontaryar et Locquirec .

Après St-Efflam et St-Hénora le Grand Rocher a été habité par le prophète Gwenchlan. Ce barde-poète du 5ème siècle, vécut, dit-on, entre Roc´h Hellaz et Port Blanc, puis au manoir de Run an Goff sur la pente ouest du Menez Brez où il serait enterré (Grégoire de Rostrenen - 1732). Il séjournait souvent sur le Grand Rocher. On peut voir encore sur le Grand Rocher une curieuse roche en forme de patère connue sous le nom de « chaise de Gwenc´hlan » et du haut de laquelle le devin vaticinait :

Quand le soleil se couche que la mer gronde

Je sais chanter sur le seuil de ma maison.

Quand j´étais jeune je chantais

La vieillesse est venue et encore je chante. »

François Luzel, dans la Revue De Bretagne et Vendée (1865), a récapitulé tous les noms donnés au Grand Rocher :

Roc´h kellaz

Roc´h Garlan

Roc´h Allaz, nom donné par Rannou

Roch´ al laz : la roche du meurtre, nom donné par Luzel

Roc´h laz

Baudoin de Maison Blanche, dans Recherches sur l´Armorique, dit que le Roc hel-laz est le rocher de l´immolation. Le serpent allégorique précipité dans la mer par Saint Efflam n´est évidemment que le dolmen, l´autel impur, cette table ronde dans laquelle est plantée la croix si fameuse de la Lieue de Grève.

A. de Barthélémy, dans ses « Mélanges » de 1853 écrit que : Efflam aborda vis à vis d´un grand rocher nommé Hyr Glaz entre Toul Efflam et Locmikel appelé par un poète breton Kerlas, lieu du meurtre.

B. Jollivet dit en 1859 que Gwench´lan étant païen, il ne serait pas impossible que le Dragon vaincu ne fut qu´une image poétique de la lutte que dut avoir à soutenir Efflam, propagandiste de la foi, contre le plus ardent défenseur de l´idôlatrie.

Au siècle dernier les gens de la région déclaraient que le Grand Rocher avait été habité au IIIème siècle par le barde satirique Riwal. Brizeux le cite dans ses « Histoires poétiques » et Prosper Proux, dans « Les bardes de Cambrie » :

Chantez Riwal, le sorcier Riwal,

Le barde satirique

Enfourchant un manche à balai

Pour s´envoler au sabbat.

Et la foule des démons qui l´entoure

En hurlant à travers les champs

Et les nains noirs de la colline

Entraînés dans leur folle ronde

Et les marsouins aux longs grognements

et les chevaux marins qui hennissent

Sur la cime des vagues écumantes

Quand rugit la tempête et gronde le tonnerre

Et la belle sirène si traîtresse

Moitié femme, moitié poisson

Qui séduit les marins par ses chants

Et fait briser les vaisseaux contre les écueils.

Chantez le pays de la verte Irlande,

Le pays des martyrs et des grands saints :

Efflam, Renan, Ke et Sane,

Saints pleins de foi et de charité

Au fait, constate Emile Souvestre, Riwal se nommait Jean Riwal et fut à la Roche Derrien, au XVIème siècle, aubergiste et ménestrel ambulant. Il donnait des représentations de l´histoire des Quatre fils Aymon. D´autres auteurs déclarent qu´il habitait une cabane sur les bords du Trieux et que sa famille fut massacrée par les Chouans, ce qui le fait vivre deux siècles plus tard que ci-dessus annoncé. On raconte qu´il aida un nommé Guillaume de Kergrist à enlever une demoiselle Marguerite du Bourgoët et qu´il la cacha quelques jours dans sa taverne. Cet homme redouté pour ses railleries eut une fin cruelle, car il tomba dans une trappe où se trouvait un loup ; Emile Ernault conte l´histoire en vers :

Quand Riwall le rimeur disparut tout à coup

Dans la fosse où déjà s´était pris un vieux loup,

Devant ces blanches dents, devant ces yeux de braise,

Le barde au pied boiteux n´était guère à son aise

Riwall est chez les morts ; que l´enfer lui pardonne !

Riwall chez les vivants ne mordra plus personne !

Lui qui raillait toujours, certe il ne raillait plus,

Et dans son coin le loup tout piteux et confus,

Ses poils bruns hérissés et sa langue bavante,

Epouvanté, tâchait d´inspirer l´épouvante

Depuis quinze cents ans

Sa mort fait chaque hiver rire nos paysans.

Depuis Gwenc´hlan, depuis Riwal, le Grand Rocher n´abrite plus aucun barde. Il est permis de le regretter.

(Synthèse d´après l´écrivain Edmond Rébillé).

Les moyens de défense contre la mer du Grand Rocher

Le Grand Rocher (Hirglas, ou Roc´h ar Laz, ou Roc´h Karlès) est un promontoire imposant par sa hauteur, mais assez peu saillant en plan, précédé d´un infime platier rocheux. Il était battu directement par la mer jusqu´à la construction de la route, dans la seconde partie du 19ème siècle ; lorsque la route fut construite en empiétant sur la mer (et en retaillant un peu l´escarpement rocheux), celle-ci fut protégée par un mur maçonné, incliné à 45° environ. Quand la route fut doublée par une voie de chemin de fer départemental, l´ingénieur Harel de la Noë, chargé de la construction de cette voie, avait conçu pour elle une protection plus efficace : c´était un mur de béton, ancré à la fois dans le platier et à la fois dans le haut du mur incliné.

Première tentative de poldérisation de la Lieue de Grève et de fixation des dunes au Moyen-Age

En 1086, l'évêque de Tréguier fit appel, avec l'assentiment de Geffroy, duc de Bretagne, aux Bénédictins du Mont-Saint-Michel pour s'installer à l'embouchure du ruisseau Kerdu, afin de poldériser la Lieue de Grève. Ils purent avoir des droits en échange sur le Grand Rocher et les parties attenantes (charte de 1086). Ils fixèrent les dunes pour le pacage, qui furent submergées plus tard par la grande marée de 1883. Les moines créèrent la paroisse de Saint-Michel (chapelle Notre-Dame-de-Lancarré). Cependant, ils furent opposés en procès par le recteur de Plestin Guyomard qui repris la chapelle en 1261.

Illustrations

Voir

Ministère de la Culture et de la Communication (Direction Régionale des Affaires Culturelles de Bretagne / Service Régional de l'Inventaire). (c) Inventaire général, 2004. Renseignements : Centre de documentation de l'inventaire du patrimoine culturel (02 22 93 98 40 / 24)
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