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Ville (Châteaugiron)

Dossier IA35032400 réalisé en 2004

Fiche

Dossiers de synthèse

Œuvres contenues

Une origine médiévale

L´histoire de la ville de Châteaugiron est indissociable de l´histoire de son château. Une première forteresse est édifiée dans le second tiers du 11e siècle par un chevalier nommé Anquetil, originaire de Normandie. Ce dernier reçoit ses terres du duc Alain III et établit un château fort. Il s´agit probablement d´un donjon sur motte dont la localisation reste aujourd´hui hypothétique. C´est le fils de ce seigneur, Giron qui donnera au site l´appellation de la ville qui deviendra Châteaugiron.

Aux siècles suivants, la cité médiévale se développe principalement sur le flanc Sud de la forteresse jusqu´au prieuré sainte Croix, fondé au 12e siècle par les moines de l´abbaye Saint Melaine de Rennes. Contrairement aux autres villes médiévales de Fougères ou de Vitré, l´implantation de ce prieuré dont l´église fut érigée en paroisse, ne suscita pas la création d´un nouveau pôle urbain face au bourg cadastral.

Les barons de Châteaugiron proches des ducs de Bretagne, reçoivent au 14e siècle la charge de premier et grand Chambellan du duché. En 1472, la ville est choisie par le duc François II pour conclure un traité d´alliance avec les ambassadeurs du roi d´Angleterre, Edouard IV. La branche aînée des Châteaugiron s´ éteint en 1427, la baronnie passe au 15e et au 16e siècles aux mains des familles alliées : Malestroit, Rieux, Laval, Acigné, Cossé Brissac. Ville prospère, Châteaugiron est en grande partie détruite pendant les guerres de la ligue et le château est pris en 1592 par les troupes du duc de Mercoeur.

Une petite cité de caractère

Théâtre d´affrontement, la ville de Châteaugiron a néanmoins conservé son caractère médiéval. Le château, l´urbanisation en lanières, les rues étroites parfois sinueuses et bordées de maisons en pan de bois témoignent encore de la cité moyenâgeuse. L´aumônerie saint Nicolas située en dehors du bourg, en contre bas du château, proche de la rivière de l´Yaigne fait partie des rares exemples conservés de bâtiments hospitaliers en Ille-et-Vilaine. Mentionnée à la fin du 15e siècle sa date de fondation est inconnue, les bâtiments en place dont la chapelle sont en partie du 16e siècle.

Les maisons les plus anciennes de la ville sont situées rue de la Madeleine, rue de la Saulnerie, rue de la Rouairie et rue du Porche. Elles datent majoritairement des 16e et 17e siècles, la cité ayant été reconstruite à cette période sur un parcellaire plus ancien. Parmi les habitations les plus insignes, celle située au 35 rue de la Madeleine, présente un double intérêt. La présence sur une console d´un blason encadré d´une hermine et d´une fleur de lys indique une datation probable entre 1491 (date du mariage d'Anne de Bretagne avec Charles VIII) et 1514 (date du décès d' Anne de Bretagne). L'insigne des marchands de toile est également visible sur un autre blason et rend compte de l'activité commerciale principale de la ville. Le pays de Châteaugiron étant réputé pour sa production de toile à voile ou"noyales". Une manufacture Royale de toile à voiles y fut semble t-il crée dès 1660. Une autre dite la manufacture des Bouillons est attestée de façon plus certaine en 1824 dans les bâtiments de l´ancien prieuré sainte Croix. Deux ateliers y sont mentionnés comportant 76 métiers à tisser.

Le développement mesuré de la cité au 19e siècle

L´établissement d´un octroi entre 1846 et 1898 a permis à la ville de réaliser un certain nombre de travaux. En 1858, à l´emplacement de la chapelle de la Trinité et des bâtiments conventuels donnant sur la rue du Porche, sont édifiées de nouvelles halles qui servaient à l´origine de grenier à grains et de hangar aux toiles. En bordure de ce vaste bâtiment, des maisons mitoyennes sont également construites selon un programme défini. En ce milieu du 19e siècle, des travaux de voiries sont amorcés, tels ceux de la rue de Rennes, actuellement rue du Général-de-Gaulle, ouverte en 1853. Cette même année se construit également le pont saint Nicolas qui enjambe l´Yaigne dont le cours avait été modifié en 1830 pour éviter les inondations. Entre 1870 et 1880, la ruelle du Puits-Rigault est élargie et prend le nom de rue Nationale et on assiste à un nouveau percement, la rue des Mobiles (actuellement rue Francis Guérault). Celle-ci permet de relier directement la rue de la Madeleine à la place des Gâtes sur laquelle une nouvelle église paroissiale s´est implantée depuis 1864. Ces aménagements ont néanmoins peu modifié l´urbanisme médiéval avec son parcellaire laniéré et ses anciennes rues qui n´ont pas subi ou peu d´alignements comme les rues Dorel, de de la Rouairie et de la Saulnerie. Le changement le plus manifeste est lié à l´installation de communautés religieuses et d´écoles congréganistes qui font construire sur le territoire Castelgironnais des bâtiments neufs et imposants. En 1857, les Ursulines s´implantent en ville à l´emplacement de l´ancien prieuré Sainte Croix. Suite au vote de la loi sur les Congrégations, ces sœurs enseignantes quitteront en 1904 leur établissement pour s´installer à l´étranger.

La ville au 20e siècle

En 1908, le couvent des Ursulines est mis en vente et racheté par le chanoine Gayet, curé de Saint-Germain de Rennes qui en fait l´acquisition pour le mettre à la disposition du diocèse. Pour pourvoir au remplacement des maisons fermées de Saint-Méen et Vitré, l´archevêque de Rennes décide de transformer les bâtiments en Petit Séminaire diocésain. Ceux-ci insuffisants seront agrandis à la fin du 19e siècle et au 20e siècle par Arthur Régnault et Hyacinthe Perrin pour former un vaste ensemble architectural d´une grande austérité s´organisant aujourd´hui autour de deux vastes cours carrées. Les séminaristes seront formés à Châteaugiron jusqu´en 1973, année de la fermeture définitive des locaux. Parmi les autres éléments marquants l´histoire de la ville au 20e siècle, il convient de signaler le rattachement tardif en 1971 du quartier dit le Bas-Noyal. Situé à l´entrée de la ville sur le versant Nord du château, ce quartier dépendait avant cette date de la commune de Noyal-sur-Vilaine. Comme toutes les villes proches de Rennes, elle s´est étendue après les années 1960 et de nouveaux quartiers pavillonnaires ont vu le jour.

Un périmètre de Zone de Protection du Patrimoine Architectural et Urbain (ZPPAU) a été adopté par arrêté préfectoral du 17 mars 1988 à l´instigation de la Municipalité.

Dénominationsville
Aire d'étude et cantonIlle-et-Vilaine - Châteaugiron
AdresseCommune : Châteaugiron
Bien qu´en partie reconstruite après les guerres de la Ligue, mais peu transformée dans son urbanisme aux 19e et 20e siècles, la ville de Châteaugiron a conservé son identité médiévale.
Période(s)Principale : Moyen Age
Principale : Temps modernes
Principale : Epoque contemporaine

Références documentaires

Documents d'archives
  • Etude d'ensemble, canton de Châteaugiron, Pact Arim d'Ille-et-Vilaine, octobre 1985.

  • Etude du patrimoine bâti, commune de Châteaugiron, Pact Arim d'Ille-et-Vilaine, Juin 2002.

Documents figurés
  • La France vue du ciel. 4. CHATEAUGIRON (Ille-et-Vilaine), vue générale, Artaud, éditeur, Paris. (A.D.Ille-et-Vilaine : 6Fi).

  • 560. CHATEAUGIRON (Ille-et-Vilaine). Vue générale. L'origine de cette petite ville a une très haute antiquité. Les légions romaines ont laissé des traces dans les environs, collection A. Dechelette, Rennes. (A.D.Ille-et-Vilaine : 6Fi).

  • 1707. CHATEAUGIRON (Ille-et-Vilaine). La place de l'église, A.Lamiré, éditeur, Rennes. (A.D.Ille-et-Vilaine : 6Fi).

  • 3762. CHATEAUGIRON (Ille-et-Vilaine), la ruelle et l'entrée du château, E. Mary Rousselière, éditeur, Rennes. (A.D.Ille-et-Vilaine : 6Fi).

  • CHATEAUGIRON. Le Bas-Nagal et le château, P.Hux, éditeur (Ille-et-Vilaine). (A.D.Ille-et-Vilaine : 6Fi).

  • 152. CHATEAUGIRON, un coin du Marché, MTIL (trèfle) (A.D.Ille-et-Vilaine : 6Fi).

  • 2798. CHATEAUGIRON (Ille-et-Vilaine), vieille maison et entrée ouest du château, E. Mary-Rousselière, éditeur, Rennes. (A.D.Ille-et-Vilaine : 6Fi).

  • 22. CHATEAUGIRON (Ille-et-Vilaine). La Grand'rue et ses vieilles maisons, E.Mary-Rousselière, éditeur, Rennes. (A.D.Ille-et-Vilaine : 6Fi).

  • CHATEAUGIRON (Ille-et-Vilaine), rue de la Madeleine, CIM. (A.D.Ille-et-Vilaine : 6Fi).

  • 206. CHATEAUGIRON (Ille-et-Vilaine). Rue de la Madeleine, Lebouc, édition, châteaugiron. (A.D.Ille-et-Vilaine : 6Fi).

  • CHATEAUGIRON, rue Dorel et la Poste (A.D.Ille-et-Vilaine : 6Fi).

  • CHATEAUGIRON. Rue du Porche, P. Hux, éditeur. (A.D.Ille-et-Vilaine : 6Fi).

  • 23. CHATEAUGIRON (Ille-et-Vilaine), Grand' Rue, J.Sorel, éditeur (A.D.Ille-et-Vilaine : 6Fi).

  • CHATEAUGIRON (Ille-et-Vilaine), la Grand' Rue et maison à piliers, J. Sorel, éditeur, Rennes. (A.D.Ille-et-Vilaine : 6Fi).

  • 566. CHATEAUGIRON (Ille-et-Vilaine). Grande Rue, vieilles maisons moyen-âgeuseees, collection A. Dechelette, Rennes. (A.D.Ille-et-Vilaine : 6Fi).

  • 206. CHATEAUGIRON (Ille-et-Vilaine), rue de la Madeleine, La Cigogne, édition, Rennes. (A.D.Ille-et-Vilaine : 6Fi).

  • CHATEAUGIRON (Ille-et-Vilaine), vieille maison bretonne, CIM, Combier Imprimeur Macon. (A.D.Ille-et-Vilaine : 6Fi).

Bibliographie
  • LEGOUX, Jean, MERIL, Joseph. Histoire de châteaugiron, images d'hier et d'aujourd'hui, imprimerie Simon : Rennes, 1975.

  • MAUNY, Michel de. Histoire de Châteaugiron (Contribution à l'Histoire de la Bretagne) , Dalc'homp Sonj, imprimerie Keltia Graphic : Spézet, 1989.

  • Le Patrimoine des Communes d'Ille-et-Vilaine. Paris : Flohic Editions, 2000. (Le Patrimoine des Communes de France).

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • MARTINIAUX J.C. Châteaugiron à l'époque révolutionnaire : topographie, population et vie quotidienne, Le Castelgironnais, numéro spécial, février 1990.

  • MAUGER, Michel. Architecture. Châteaugiron d'hier et d'aujourd'hui. Le Castelgironnais, numéro spécial, avril 2000..

  • BANÉAT, Paul. Le Département d'Ille-et-Vilaine... Rennes : Librairie Moderne J. Larcher, 1927-1929, 4 vol.

    p. 369-373