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Village, le bourg (Saint-Hélen)

Dossier IA22133403 réalisé en 2018

Fiche

Les origines

La création du bourg est liée à la fondation d’une église au 12e siècle. La paroisse dédiée à saint Hélen, « parochia sancti Eleni » est attestée en 1267. Cure du diocèse de Dol, elle relevait du doyenné de ce nom. Les seigneurs de Coëtquen en étaient les principaux décimateurs. En 1790, la paroisse est décrite comme étant très pauvre en raison de la mauvaise fertilité du sol, dont les deux tiers étaient encore couverts de Lande. (Voir dossier église IA22133362)

Un bourg clairsemé

Le bourg de Saint-Hélen, au centre de la commune, est particulièrement peu développé sur les cadastres de 1811 et 1844. Les maisons sont principalement situées au Bas Bourg et à Montferrand. L’église, de plan en croix latine, est implantée sur une parcelle presque carrée qui donne sur le chemin menant à Coëtquen. Le cimetière qui l’entoure et qui se déploie vers le sud est agencé d’un ossuaire, à l’angle sud-ouest (détruit). Devant l’église se situait un grand logis avec vivier, de plan rectangulaire avec deux ailes basses (détruit) qui appartenait à Alain Auguste Porée à Dinan.

A l’est de l’église se détache un autre grand bâtiment qui forme un ensemble à cour fermée, nommé aujourd’hui « le manoir du bourg ». Cette demeure conserve des vestiges de plusieurs périodes du 16e siècle au 19e siècle. Quelques décors, trumeaux de cheminées en menuiserie, indiquent un aménagement soigné, sans luxe de la fin du 18e siècle. Il appartenait à Me Destanger, comme le signale à son décès le registre de la paroisse. « Un fait marquant et malheureux pour Saint-Hélen a été la mort de Mme la comtesse d’Estanger, femme remarquable par ses charités aux pauvres et sa générosité pour l’église (…). L’impuissance où elle était de gravir l’escalier qui va de son château à l’église l’avait fait louer une maison à Dinan (...) »

Enfin, un peu plus bas vers le sud se détachait une école dans un enclos entre cour et jardin. Celle-ci est encore en place mais masquée par une maison, brique et pierre, de la fin du 19e siècle. De l’autre côté de la rue principale (rue des écoliers), un chemin abrupt menait au Tertre où se situait un moulin à vent (détruit).

Un développement tardif

L’enquête de 1848, sur l’état de l’église et du presbytère, mentionne le manque de ressources de la paroisse et le mauvais état des édifices dont il a la charge. Le presbytère tombe en ruines et n’est pas susceptible d’être réparé. La fabrique insiste sur la nécessité urgente d’en construire un neuf. Ce sera Pierre Crespel, recteur de la paroisse qui s’y attèlera en 1850. De nouvelles constructions suivront : entre 1866-1869 l’école des filles (Charles Aubry, architecte), entre 1892 et 1897, la maison des instituteurs de l’école des garçons, actuellement la mairie (A. Jousseaume, architecte, Louis Réglain entrepreneur), une nouvelle aile de classe entre 1913 et 1915 (Désiré Rolland, architecte, Jean Neveu, adjudicataire des travaux) et enfin une autre aile en 1936.

En ce début du 20e siècle, une vingtaine de familles habitent le bourg : commerçants et artisans, instituteurs, laboureurs et quelques familles de marins. Augustin Fermine et Anne Marie Belhôte se marient en 1887 et font construire en 1891 et 1906 leur maison au bas du Bourg, sur la route de Coëtquen. Une des lucarnes est gravé d’une ancre de marine, affichant ainsi l’appartenance à la marine d’Augustin Fermine, 1er maître canonnier, comme l’indique sa carte de visite retrouvée dans la maison.

Aujourd’hui le bourg s’est développé avec l’installation de plusieurs lotissements. Ils se sont greffés au noyau initial et rejoignent vers le sud l’ancien hameau du Plessis Gestil.

Précision dénomination bourg
Parties constituantes non étudiées mairie, école, presbytère, manoir, maison
Dénominations village
Aire d'étude et canton Projet de Parc Vallée de la Rance-Côte d'Emeraude
Adresse Commune : Saint-Hélen
Période(s) Principale : Moyen Age
Principale : Temps modernes
Principale : Epoque contemporaine

Bourg ecclésial.

Annexes

  • Cadastre de 1843, état de section C

    Appartient à Destanger Jules, le bourg, 26 : le champ, 27 : maison, bâtiment et cour, 28 : le jardin, 28 bis : le bas jardin, 29 : le bas cimetière, 40 : rabine des Marais, 41 : le marais, 42 : le bosquet,

    Appartient à la commune de St Hélen, 30 : cimetière, 31 : église, 32 : l’ossuaire, 38 : l’école, 39 : le jardin.

    Appartient à Porée Alain Auguste à Dinan, 33 : jardin du cimetière, 34 : la pépinière, 35 : le vivier, 36 : maison, bâtiment et cour, 37 : le jardin du bourg.

  • Recensement des chefs de famille, le bourg de Saint-Hélen, 1906

    Nom, profession

    1) Coudray François, débitant

    2) Doyet Alphonse, instituteur

    3) Ameline François, cordonnier, boulanger et sabotier (fils)

    4) Michel Hyppolithe, laboureur

    5) Favreau Joseph, prêtre

    6) Courbé Félix, prêtre

    7) Legout Charles, laboureur

    8) Lhote François, marin

    9) Lemasson Jeanne, épicière

    10) Dusseux Jean, maréchal

    11) Ameline Françoise, sans

    12) Loisel Anne-Marie, sans

    13) Leray Louise, institutrice

    14) Essirard Marie, sans

    15) Sevin Josephine, sans

    16) Lemonnier François, laboureur

    17) Massin Mathilde, sans

    18) Carantois Marie, sans

    19) Lucas Josephine, cultivatrice

    20) Gruenais Eugène, boulanger

    21) Chollet Augustin marin pêcheur

    22) Robert Jeanne, débitante

    23) Lecointre Anne –Marie, débitante

    24) Cattrieux Guillaume, marin.

Références documentaires

Bibliographie
  • ROBIN Jean. Saint-Hélen. Son histoire. Par un hélenais d’adoption [Monographie imprimée, sans date, sans édition]. P.83

  • LEMASSON Auguste, abbé. Histoire du Pays de Dinan de 1789 à 1815. Le Pays de Dinan : Dinan, 1989