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Usine de chaux Bougeard, puis usine de chaux et d'agglomérés Lemesle (Le Quiou)

Dossier IA22017249 réalisé en 2002

Fiche

  • Vue générale des quatre fours à chaux.
    Vue générale des quatre fours à chaux.
  • Impression
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  • Parties constituantes

    • atelier de fabrication
    • four industriel
    • magasin industriel
    • excavation
    • logement de contremaître
    • logement patronal
    • transformateur
Appellations usine de chaux Bougeard, puis usine de chaux et d'agglomérés Lemesle
Destinations maison
Parties constituantes non étudiées atelier de fabrication, four industriel, magasin industriel, excavation, logement de contremaître, logement patronal, transformateur
Dénominations usine de chaux, usine d'agglomérés
Aire d'étude et canton Projet de Parc naturel régional Rance-Côte d'Emeraude - Evran
Adresse Commune : Quiou (Le)
Lieu-dit : les Fours à Chaux
Cadastre : 1983 A2 250 à 252, 260 à 263, 745, 747, 870, 871

Les fours à chaux du Quiou sont édifiés en 1892 par J.-M. Bougeard, entrepreneur de travaux publics demeurant à Médréac (35). Il s'agit de quatre fours à chaux permanents (ou fours continus à courte flamme) produisant de l'amendement pour les terres et dont l'installation présente alors un grand intérêt pour l'agriculture du pays. L'usine est inaugurée le 20 février 1892 comme l'atteste la date portée sur la partie haute des fours. Dans une lettre adressée au préfet et datée du 18 septembre 1891, J.-M. Bougeard précise que les fours ne produiront que de la chaux grasse de première qualité. Le calcaire utilisé est extrait d'une carrière située tout près du site chaufournier, au sud-ouest. Plusieurs facteurs sont à l'origine de la création de l'usine de chaux du Quiou : l'année 1892 correspond à la création de la ligne de chemin de fer la Brohinière-Dinan qui a une incidence directe sur l'acheminement des matières premières (anthracite) et l'exportation des produits finis, à l'instar du canal d'Ille-et-Rance. C'est également le début du syndicalisme agricole. L'établissement ne fonctionnera réellement qu'avec trois des quatre fours puisque l'un d'entre eux a été rapidement endommagé par une infiltration d'eau qui le rend très vite hors d'usage. Une lettre de la mairie du Quiou, datée du 18 janvier 1892, confirme la disposition actuelle des fours à savoir que : " les fondements de l'établissement [sont situés] à 7 m et les bouches des fours à chaux à 5 m au moins au-dessous du niveau du sol " . Au début du 20e siècle, un manège à chevaux permet de broyer les mottes de chaux mal cuite. En 1905, la carrière de sablon calcaire d'où est extraite la matière première, située à l'arrière des fours, consiste en une excavation de 2 m de profondeur dans le calcaire proprement dit, sur 4 m de longueur et de largeur. Les fours restent entre les mains de la famille Bougeard jusqu'en 1937, année au cours de laquelle ils sont vendus à monsieur Lemesle qui leur adjoint une fabrique de parpaings ; à la fonction première de fabrication de chaux destinée aux engrais, s'ajoute donc celle de production de matériaux de construction. L'usine est ensuite vendue à la Timac implantée à Saint-Malo (35). Les fours à chaux cessent leur activité vers 1973-1974. L'écurie, le manège à chevaux et les quais de chargement n'existent plus. Actuellement, le site est intégré dans une propriété privée. De source orale, l'usine aurait fonctionné avec un moteur diesel. En 1905, la carrière de sablon calcaire exploitée par J.-M. Bougeard donne du travail à deux salariés.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle
Dates 1892, daté par source, daté par tradition orale, porte la date, daté par travaux historiques

L'usine de chaux Bougeard comprend, d'une part la carrière de calcaire, aujourd'hui inondée, et d'autre part le site de production. Ce dernier forme une sorte d'enceinte au plan en U accessible à deux niveaux différents selon qu'il s'agisse soit des logements, soit des ateliers et des fours, situés en contrebas. Le logement patronal et celui du contremaître sont compris dans le même corps de bâtiment à un étage de soubassement et un rez-de-chaussée surélevé couvert d'un toit à longs pans et à croupe en ardoises. Edifié en moellons de granite et de calcaire, ce bâtiment domine l'ensemble du site de production et est flanqué, au sud, des fours à chaux et de la sacherie couverte de tôle nervurée ; il surplombe également la galerie de stockage de la chaux (après sa cuisson) dotée d'une aile en retour d'équerre, qui fait ainsi face aux fours. Tous ces corps de bâtiments sont bâtis dans les mêmes matériaux. Les galeries sont percées de larges baies à arcs surbaissés et de pseudo-archères destinées à l'aération. Elles sonts couvertes d'une terrasse dont profitent les logements. Les quatre fours à chaux se caractérisent par des contreforts montant de fond ; trois voûtes de service desservent leurs orifices de sortie.

Murs granite
falun
moellon
Toit ardoise, métal en couverture, tôle nervurée
Étages étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé
Couvertures toit à longs pans
appentis
croupe
Énergies énergie thermique
énergie électrique
produite sur place
produite sur place
États conservations établissement industriel désaffecté, restauré
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • 20022216292NUCB : Collection particulière

    20022216293NUCB : Collection particulière

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Côtes d'Armor. Série M ; sous-série 5 M 41. Administration générale et économie (an VIII-1940). Santé publique et hygiène. Etablissements dangereux, insalubres et incommodes, de Pléhérel à Rostrenen, 1821-1931.

  • AD Côtes d'Armor. Série S ; S supplément 252. Carrières de l'Ouest : généralités, personnel, travaux d'exploitation, contentieux, 1898-1939.

Bibliographie
  • CHAIGNEAU-NORMAND, Maogan. La Rance industrielle au 19e siècle. Etude historique et archéologique. Rennes, 5 vol. Th. univ. : Histoire de l'art : Rennes 2 : 2001, 464 p.

  • Le développement économique des Côtes-du-Nord : agriculture, industrie, commerce. Saint-Brieuc : Ministère de la guerre - comité d'action économique de la Xe région. 1919.

    p. 172-173 Bibliothèque municipale de Rennes : 48602