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Urbanisme : plan d'aménagement, d'extension et d'embellissement

Dossier IA35026934 inclus dans Ville réalisé en 2001

Fiche

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  • Parties constituantes

    • boulevard

Á rapprocher de

Le plan d'aménagement, d'extension et d'embellissement ne sera pas réalisé dans le centre-ville, à l'exception de la démolition de la halle à la viande, place Sainte-Anne. Seuls les magasins modernes, construits en 1929 à l'angle de la rue de Rohan et des quais, suivent le nouvel alignement projeté. Le plan d'extension sera achevé après la guerre, dans le cadre du plan directeur d'urbanisme approuvé en 1958.

Parties constituantes non étudiées boulevard
Dénominations voirie, secteur urbain
Aire d'étude et canton Rennes ville - Rennes ville
Adresse Commune : Rennes

Les documents conservés aux archives communales (série O) indiquent que la circulaire du 5 mars 1920, relative à la loi du 14 mars 1919, est accueillie favorablement par le maire de Rennes, Jean Janvier, qui fait partie de la sous-commission nommée en 1920 (annexe 1). Le plan d'aménagement, d'embellissement et d'extension, divisé en deux parties (embellissement et extension), est conçu à partir de 1920. L'avant-projet est examiné en 1924 par l'architecte Léon Chifflot, qui remet son rapport en 1926. Approuvé par la commission départementale, sous quelques réserves, il est ensuite soumis à l'examen de l'architecte Letrône, qui succède à Léon Chifflot en 1927, puis approuvé définitivement le 6 janvier 1928. Le projet d'embellissement repose principalement sur l'élargissement des voies du centre urbain, à savoir l'élargissement à 20 m de l'axe nord-sud (de la rue d'Orléans à la rue Motte-Fablet), dont les alignements sont votés en 1920, et l'élargissement à 16 m des voies parallèles (de la rue de Nemours jusqu'à la rue Châteaurenault et de la rue du Champ-de-Mars (actuelle rue du Maréchal-Joffre) jusqu'à la rue Edith-Cawel) est voté en 1921 (annexe 2), malgré les protestations argumentées des riverains (annexe 3). Il s'accompagne du prolongement de la rue Châteaurenault jusqu'à la place Sainte-Anne. La démolition de la halle à la viande doit permettre de dégager les abords de la nouvelle église Saint-Aubin. Le projet prévoit également l'ouverture de deux rues de 12 m de large, reliant la rue Saint-Louis à la rue d'Echange et la rue d'Echange à la rue de Dinan, traversant les terrains de l'hôpital militaire, et l'élargissement de la rue Saint-Louis, devant entraîner à terme la disparition des hôtels des Lices et la restructuration de la place. Figure également dans cette rubrique, la couverture de la Vilaine, depuis la gare de Viarmes jusqu'au pont de la Mission. Pour poursuivre l'assainissement des quartiers insalubres de la ville basse, le projet prévoit la destruction de l'îlot Parcheminerie-La Chalotais. Pour améliorer l'accès au centre de la ville, le plan prévoit l'achèvement du boulevard longeant le canal d'Ille-et-Rance (actuel boulevard de Chézy), l'élargissement à 14 m des faubourgs (rue de Saint-Malo, rue d'Antrain, rue de Paris, rue Saint-Hélier et rue de Nantes). L'élargissement à 20 m du boulevard de Metz et du boulevard de Volney et celui des ponts de chemins de fer (Nantes et Villebois-Mareuil) doivent également permettre d'améliorer la circulation autour de la ville. Le projet d'extension prévoit la création de boulevards de ceinture pouvant servir de base aux lotissements ultérieurs même si la circulation y est faible, "la circulation la plus importante dans une ville comme Rennes va de la périphérie au centre et réciproquement". Prévoyant une augmentation du trafic automobile, on envisage la création de ronds-points de délestage, à distance du centre de la ville, reliant ces boulevards de ceinture. Le projet avalise les voies ouvertes par des particuliers dans les lotissements antérieurs à la loi de 1924, pour "favoriser, dans la mesure du possible, les lotissements que l'on doit considérer comme les agents naturels de l'extension" (rapport du 27 février 1926). Ces voies doivent être élargies ou tracées par concertation entre les particuliers et la ville, comme c'est le cas dans le quartier de la rue de Dinan et de la Touche, à l'ouest, dans le quartier Jeanne-d'Arc et dans les quartiers des Mottais et de Maurepas, à l'est. Dans le quartier du Mail-Donges, la municipalité projette également le prolongement de la rue Leconte-de-l'Isle jusqu'à la rue de Paris, qui doit permettre de diviser un grand îlot. Pour augmenter le nombre des jardins publics, considérés comme un moyen de lutte antituberculeuse, plusieurs jardins seront aménagés dans la périphérie de la ville (Villeneuve et la Touche), alors qu'au centre, le parvis de l'église du Vieux-Saint-Etienne doit être transformé en square. Lors de la séance du 27 février 1926, la commission départementale approuve le projet sous quelques réserves et demande une étude complémentaire relative à l'élargissement des voies du centre qui, "quoique nécessaire au point de vue sanitaire et esthétique, ne semble pas devoir primer les autres améliorations". La destruction des hôtels des Lices et le prolongement de la rue Carnot comptent aussi parmi les points de désaccord. Le maire se défend de vouloir engager des destructions qui impliqueraient un coût financier et rappelle qu'il s'agit simplement de la définition de nouveaux alignements. La commission suggère d'interdire toute reconstruction à leur emplacement. Le rapporteur préconise, par ailleurs, la création d'un boulevard de 20 m reliant la rue de Paris au boulevard Villebois-Mareuil, pour "desservir le quartier de Baud qui a pris, depuis quelques années, une importance industrielle", l'élargissement de la rue Vanneau et la rénovation du faubourg de Brest, où s'élèvent des "taudis" dont la "disparition [est] à désirer dans les plus brefs délais". Enfin, l'élargissement à 20 m des boulevards de Metz et Volney, où la circulation est faible, n'aurait à ses yeux pour seul mérite que de permettre d'y réaliser des plantations. Le projet est à nouveau examiné par la commission départementale (séance du 30 juillet 1926) qui considère que la création de voies nouvelles est préférable aux destructions envisagées. L'élargissement des voies du centre ville lui semble impossible en raison du nombre des expropriations qu'il entraînerait. Le conseil municipal évoquant les dépenses considérables liées à la construction de voies nouvelles obtient le maintien du projet. Dans un courrier de 1927, l'architecte en chef des Monuments Historiques apportera son soutien à l'opposition qui s'élève face au projet de destruction des hôtels des Lices.

Période(s) Principale : 1er quart 20e siècle
Principale : 2e quart 20e siècle
Dates 1920, daté par source
1928, daté par source

Données complémentaire architecture Rennes

SCLE1 1928
IAUT typicum
ICHR typicum
IESP typicum aire d'étude
ICONTX structurant
POS sans objet
SEL étudié

Annexes

  • Extrait de l'allocution adressée au conseil municipal par le maire de Rennes, Jean Janvier, s. d.[1920] (A. C. Rennes 1 0 15).

    Le maire fait un compte-rendu des premières réunions de la sous-commission à laquelle il appartient, en précisant "qu'elle a pour mandat spécial de déterminer la méthode de travail en commun et de définir les règles générales de nature à guider les municipalités dans l'application de la loi".

    "Plusieurs réunions ont déjà eu lieu [...]

    des appréciations très autorisées se sont donné libre cours et dans sa séance du 4 octobre [...] M. Bonnier, urbaniste, nous présentait, sur la loi de 1919, un exposé critique très documenté et qui détermine d'une façon claire l'esprit dans lequel devra être conçu le projet que les municipalités sont tenues d'établir.

    [...]

    En imposant aux villes l'obligation d'avoir un projet d'aménagement, d'embellissement et d'extension, la loi n'a pas entendu leur demander de bouleverser l'état des choses existant. Un plan purement théorique qui, sans tenir compte des contingences particulières et n'ayant en vue qu'une sorte de ville idéale, dotée systématiquement par exemple de voies larges rectilignes, ne répondrait pas du tout - ai-je besoin de le dire - aux intentions du législateur. [...]

    Il s'agit seulement d'améliorer, et j'ajouterai d'améliorer de façon raisonnable, c'est-à-dire dans les limites de l'utile et suivant les raisons d'être de la ville dont, par ailleurs, on conservera soigneusement les beautés artistiques et le cachet particulier.

    En somme, [...], la loi du 14 mars a pour but de réunir suivant une vue d'ensemble, des efforts dispersés jusqu'alors. Elle n'est, suivant l'expression du rapporteur de notre exposé, que "la codification longtemps attendue et plus que jamais nécessaire de l'effort national vers une circulation plus facile, une hygiène meilleure, une utilisation plus logique dans la vie collective."

    Chaque municipalité, certainement, a le souci d'améliorer la ville qu'elle administre ; elle a des intentions qui sont le plus souvent le résultat de l'expérience. Ces intentions, il faut les coordonner.

    Permettez-moi de prendre l'exemple de notre ville. Nous pouvons parler d'autant plus librement sur cette question que, soucieux des intérêts qui nous étaient confié, nous nous sommes avant tout préoccupés d'administrer et qu'en première ligne de notre programme figurait un ensemble de résolutions se rapportant à l'aménagement et à l'embellissement de la ville de Rennes.

    J'ai eu le plaisir de constater [...] que nous avions suivi dans notre oeuvre les directives qui doivent être préconisées.

    Je ne parlerai pas des grands travaux que nous avons entrepris et que nous continuons, pour assurer une large distribution d'eau potable, de ceux relatifs au réseau d'égouts et à l'évacuation des matières usées, ni de nos travaux d'embellissement : restauration de l'Hôtel de Ville, agrandissement du jardin des Plantes, couverture de la Vilaine et création d'un jardin place de la République, etc.

    Mais c'est dans le détail même que j'observe cette similitude entre les remarques faites par notre rapporteur [...] et les considérations qui nous ont guidés nous-mêmes dans nos entreprises

    Ainsi je lis à propos de la largeur et du caractère des voies à créer ou à modifier : "il n'est pas nécessaire de favoriser les grandes vitesses dans les centres populeux et il est inutile d'élargir systématiquement les rues où il ne passe personne". Sans doute, encore n'y songe-t-on pas toujours. Or quand nous avons décidé de prolonger le boulevard du canal Saint-Martin jusqu'au pont Saint-Martin, nous avons justement dit : "la réalisation de ce projet aurait le grand avantage de dégager les rues de Dinan, Saint-Martin et Saint-Malo, étroites, escarpées, et notamment de dispenser les nombreuses automobiles qui, l'été, vont à Saint-Malo ou en reviennent, d'emprunter ces rues où leur passage fréquent est une cause permanente de dangers pour la circulation.

    De même, je lis encore à propos des emplacements destinés aux monuments, édifices et services publics : " il est élémentaire que les services administratifs que fréquente la foule soient rapprochés du centre". Mais vous savez que cela a été une de nos idées - et seules les circonstances de la guerre ont empêché qu'elle soit maintenant complètement réalisée - de rassembler au Palais du Commerce, pour la plus grande commodité du public, un certain nombre de services tels que trésorerie générale, direction des contributions directes, perception, enregistrement, etc.

    Ce ne sont là, à la vérité, que des réflexions de simple bon sens [...] et je n'ai pas voulu d'ailleurs commenter la loi du 14 mars 1919, que vous connaissez et dont vous appréciez l'importance [...] mais c'est d'abord une oeuvre de bon sens qu'on nous demande de faire.

    Et pourquoi le projet que nous devons établir nous effraierait-il puisqu'en nous présentant devant nos concitoyens nous avions justement un programme, limité sans doute, et en rapport avec la durée de notre mandat, mais quand même un programme qui prévoyait l'exécution d'une série de travaux pour l'aménagement et l'embellissement de notre ville.

    J'envisage donc la loi du 14 mars 1919, non pas comme imposant aux municipalités une obligation désagréable et d'une utilité contestable [...] à laquelle par suite on est enclin à opposer une certaine inertie - mais au contraire comme nous conviant à accomplir [...] chacun dans notre petite patrie si je puis dire - une oeuvre de progrès qui, intéressant la prospérité générale, doit appeler le concours de toutes les bonnes volontés.

    La commission, dont j'ai l'honneur de faire partie à côté de personnalités particulièrement désignées, poursuit activement les études préparatoires dont les résultats aideront efficacement les municipalités des villes de France ; mais c'est à celle-ci qu'en définitive appartient l'exécution qui, dans chaque commune, répondra plus ou moins à ce qu'on est en droit d'attendre, suivant la compétence et le dévouement de ses administrateurs.".

  • Lettre adressée au préfet par M. Bellenger, président de l'association de propriétaires de Rennes, le 12 mars 1921 (A. C. Rennes 1 0 15).

    "Si d'une façon générale le public a appris avec étonnement cette décision bizarre, les propriétaires des constructions riveraines de ces voies l'ont accueillie avec une légitime émotion, cette mesure ne pouvant que leur causer un préjudice sérieux.

    L'association des propriétaires de Rennes prenant la défense de leurs intérêts a décidé, à sa réunion de ce jour, de vous présenter la protestation suivante :

    Considérant que les voies qu'il s'agit d'élargir sont droites et bordées de beaux immeubles occupés en rez-de-chaussée par de jolis magasins, on peut les classer parmi les plus belles qui ornent le centre de la ville.

    Considérant que les chaussées de ces voies sont assez larges pour assurer la circulation des voitures sans crainte d'encombrement et que les trottoirs sont suffisants pour assurer le passage des piétons qui les utilisent. La municipalité louant d'ailleurs certaines parties de ces trottoirs à des étalagistes ;

    Qu'en conséquence il n'est pas possible d'invoquer l'avis du Conseil d'Etat du 7 août 1893 sur la modification des alignements disant que ces plans pourront être modifiés si les nécessités de la circulation ou l'intérêt public l'exigent.

    Qu'en résumé, ce projet aura de graves inconvénients aussi bien pour la ville que pour les propriétaires riverains : attendu que les immeubles qui vont être frappés d'alignement sont presque tous en bon état de conservation et auront une durée très longue avant de pouvoir être démolis pour raison de vétusté ;

    Considérant que le projet à l'étude, par raison d'économie, sera effectué non par voie d'expropriation, mais en frappant tous les immeubles riverains de la servitude de reculement ; qu'il aura donc le grave inconvénient de faire porter son exécution sur une période de 150 à 200 ans. Par suite le centre de la ville aura, pendant toute cette durée, l'aspect d'immeubles construits les uns en retrait et les autres en saillie. L'esthétique de la ville souffrira grandement de ce manque de régularité et aussi l'aspect des immeubles frappés de servitude qui seront mal entretenus. Enfin la salubrité publique laissera à désirer du fait qu'il sera bien difficile d'empêcher les dépôts de toute nature dans les parties en retrait.

    L'exemple de la rue Vasselot, dont l'alignement est commencé depuis de longues années, peut donner une idée de ce que deviendront les rues à élargir.

    Qu'enfin l'intérêt des propriétaires riverains sera gravement atteint si le projet est adopté. D'abord par suite de la servitude de reculement qui frappera les immeubles et s'opposera à tous travaux confortatifs, aussi parfois par le manque de terrain à l'arrière du nouvel alignement pour reconstruire un édifice aussi important que l'ancien, enfin par la destruction inopinée de l'immeuble qui ne pourra être reconstruit que sur le nouvel alignement.".

  • Modification des alignements des rues de Nemours, de Rohan, de l'Horloge, Châteaurenault, du Champ-Jacquet (partie) et des rues du Champ-de-Mars, Chalais, Jean-Jaurès et Edith-Cawel en vue de l'élargissement de ces voies. Résultat de l'enquête. Avis du conseil municipal (D. C. M. 6 juillet 1921) (A. C. 1 0 15).

    "Messieurs et chers collègues, vos délibérations du 12 janvier et du 13 mai derniers, décidant l'élargissement des rues qui vont du boulevard de la Liberté à la place du Champ-Jacquet et du boulevard de la Liberté à la place du Palais, et fixant les alignements nouveaux des dites rues, ont soulevé des protestations à peu près unanimes de la part des propriétaires intéressés. Il n'a toutefois été élevé contre votre projet aucune objection que nous n'ayons déjà prévue avant de l'adopter. Je vous proposerai donc, au nom de votre commission des travaux publics et conformément à l'avis de M. Thélohan, commissaire enquêteur, chargé par M. le préfet d'Ille-et-Vilaine de procéder à l'enquête prévue par la loi, de passer outre aux protestations reçues.

    Voici d'ailleurs l'avis de M. Thélohan :

    Considérant que les protestations se placent toutes au point de vue de l'intérêt des propriétaires ; que le projet d'élargissement, par son échéance lointaine et par ses autres modalités, ménage le plus possible cet intérêt, tout en prévoyant, comme il convient de la faire, l'embellissement et l'assainissement de la ville ;

    Considérant toutefois que la disposition du projet d'après laquelle l'élargissement des rues allant du boulevard de la Liberté à la place Sainte-Anne sera obtenue par l'incorporation à la voie publique d'une bande de terrain prise exclusivement sur la rive ouest de ces rues, semble particulièrement préjudiciable aux propriétés visées ;

    Est d'avis que le projet reçoive son exécution, sauf à rechercher si possible, une solution pour éviter de prendre, dans quelques rues, une bande de terrain aussi étendue d'un seul côté.

    Comme le commissaire enquêteur, nous avons remarqué que les protestataires ne se sont jamais inspirés que de leur intérêt particulier entendu de la manière la plus exclusive et la plus étroite ; contre toute évidence, ils refusent d'admettre les graves raisons d'hygiène et de sécurité qui nous recommandent d'élargir des voies à peine suffisantes pour les besoins actuels de la circulation. Ils refusent également de prendre en considération les mesures que nous avons décidées pour ménager leurs intérêt et pour sauvegarder, dans la mesure du possible, l'esthétique des rues visées, pendant la période nécessaire à la réalisation complète du nouvel alignement. Nous n'avons donc rien à retenir de leurs observations.

    Cependant, pour répondre aux préoccupations de certains de nos concitoyens, je crois utile de rappeler que nos délibérations ne sauraient avoir pour conséquence directe et immédiate la destruction d'aucun immeuble. Les immeubles visés par les nouveaux alignements ne tomberont qu'au fur et à mesure des circonstances et des besoins. Or, il est à remarquer que pour satisfaire aux exigences de nouvelles installations commerciales, on vient d'abattre le plus récent des immeubles de la rue Le-Bastard. Il n'est donc pas chimérique de prévoir la destruction dans un avenir prochain et par la volonté des propriétaires eux-mêmes, d'immeubles pour la plupart vétustes qui ne répondent, vous le savez, à aucune des exigences de l'hygiène, du confort et aussi du commerce. Nous serions inexcusables si, en laissant continuer à reconstruire sur les anciens alignements, nous mettions les futures administrations municipales de notre ville dans l'obligation de procéder à des expropriations ruineuses, pour réaliser ce que nous pouvons décider aujourd'hui, sans faire courir aucun risque aux contribuables rennais.

    Le commissaire enquêteur regrette que nous ayons prévu l'élargissement des rues allant du boulevard de la Liberté à la place Sainte-Anne aux dépends des immeubles de la rive occidentale seulement et nous invite à rechercher si une autre solution ne serait pas possible.

    Nous aurions évidemment préféré frapper les immeubles des deux rives. Mais la présence, sur la rive orientale, du Palais du Commerce et de l'Hôtel de Ville, monuments auxquels on ne peut songer à toucher, ne permet aucune autre solution.".

Références documentaires

Documents d'archives
  • A. C. Rennes. Série O ; 1 O 15. Voirie urbaine. Plan d'aménagement, d'embellissement et d'extension de la ville, réalisation des travaux en application de la loi du 14 mars 1919 (1920-1943) .