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Tour d'observation et d'artillerie des Ebihens (Saint-Jacut-de-la-Mer)

Dossier IA22010584 réalisé en 2008
AppellationsTour des Ebihens
Dénominationsbatterie, fort, poste d'observation
Aire d'étude et cantonCommunes littorales des Côtes-d'Armor - Ploubalay
AdresseCommune : Saint-Jacut-de-la-Mer

La fonction principale de la tour des Ebihens était de protéger la ville portuaire de Saint-Malo (système défensif de Saint-Malo). La tour est aujourd'hui propriété privée, avec le projet d'une restauration à l'identique. La construction de la tour de défense a été commencée en 1694 et terminée en 1696. Le premier plan de la tour a été dressé par l'ingénieur Jean-Siméon Garangeau (1647-1741), ingénieur, directeur des fortification de Haute-Bretagne à partir de 1689 : profil, plan et élévation de la tour des Hébihens, à Saint-Malo entre le 17 août 1695 et le 16 juillet 1697. Le site défensif fut équipé quelque temps après sa construction de 3 batteries de défense et d'un muret extérieur.

Période(s)Principale : 4e quart 17e siècle
Dates1694, daté par travaux historiques
1695, daté par travaux historiques
1696, daté par travaux historiques
1697, daté par travaux historiques
Auteur(s)Auteur : Vauban ingénieur militaire
Auteur : Garangeau Jean-Siméon
Jean-Siméon Garangeau (1647 - 1741
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ingénieur militaire
Auteur : Pontbriand Louis de
Louis de Pontbriand

Marquis de Pleurtuit, baron de la Houle à Saint-Briac


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maître d'oeuvre
Personnalité : Louis XIV personnage célèbre attribution par travaux historiques

La tour principale des Ebihens comprend 2 étages carrés dont chaque pièce mesure 8 mètres de largeur, aménagée avec une cheminée, 6 ouvertures (fenêtres) et 4 niches. On accède au sommet de la tour par un escalier tournant de 80 marches. Les murs sont percés de meurtrières ou créneaux de mousqueterie, de 1, 20 mètre dans l'épaisseur des murs et de 1, 70 mètres de longueur. Chaque pièce voûtée comprend 6 ouvertures et 4 niches intérieures, une cheminée avec un arc de décharge. Le dernier niveau dispose d'une terrasse à ciel ouvert, de 8 mètres de diamètre intérieur, entourée d'un muret circulaire de 1, 66 m de hauteur, dans lequel sont aménagées 5 ouvertures ou meurtrières. Au sommet de la tourelle d'observation, on peut remarquer l'alignement du donjon de Fort-la-Latte avec le phare de Fréhel.

Mursgranite
terre
pierre de taille
moyen appareil
petit appareil
moellon
Toitgranite en couverture
Étagesrez-de-chaussée, 2 étages carrés
Couvrementsvoûte en berceau
Couverturesterrasse
États conservationsétat moyen, inégal suivant les parties
Techniquesmaçonnerie

La tour des Ebihens mérite d'être protégée comme vestiges de guerre.

Statut de la propriétépropriété d'une personne privée
Intérêt de l'œuvreà signaler

Annexes

  • Extrait du Pilote de Thomassin, 1875 : le Port du Moulin

    Cette petite anse ne peut servir d'abri que dans un grand mauvais temps du Sud à l'Est-Nords-Est : il y monte 6 mètres dans les grandes marées, et la meilleure place pour un caboteur est sur l'Herbier entre les deux rivières.

    On se place à toucher terre à une petite encablure des Cailloux, la jetée de Port Nieux vue par la pointe de Saint-Germain sur laquelle est une cabane de douanier. Cet échouage est à 3 encablures dans l'Ouest de la pointe du Grouin de la Fosse sur laquelle il y a un monticule de roche. Du Nord on aperçoit un moulin à eau dans la vallée du Sud.

    La Petite Frenaye

    Cette crique complètement abritée du vent de N. E. par la pointe du Châtelet qui en forme la côte Nord, n'assèche que de 1 mètre, de sorte qu'il y a assez d'eau pour un navire de 3 m de tirant d'eau dans les basses mers des mortes-eaux. Le fond est d'herbier au sud de la pointe du Châtelet et de sable près de la terre ; les navires de 4 m de tirant d'eau peuvent y venir à l'abri à la demi-marée. Il y faudrait un corps-mort. C'est un très bon abri qui a 400 mètres de profondeur dans la partie Nord et où un navire moyen pourrait faire côte après deux heures de montée. En allant, il faut éviter les roches qui s'étendent à une encablure au large de la pointe des Halleux qui est à toucher celle du Châtelet dans le Nord.

    La pointe du Châtelet est élevée et reconnaissable à ses deux corps de garde ; les roches nommées "Halleux" ou "Ha" s'avancent à 1 encablure au Nord-Nord-Est de la pointe ; la crique de la Pissote se trouve à toucher la pointe ; on y mouille quelquefois, le fond y est d'herbier et sable. On passe au large des "Ha" en tenant le village de la Ville-Norme ouvert de la pointe du Châtelet (Sud-Sud-0uest).

    Dans l'Est et à 1 mille se trouve la "Plaine de la Mare", crique où il y a toujours de l'eau et dont le fond est d'herbier. Elle est formée par la pointe Corbière à l'Ouest, et à l'Est par le plateau des Cheminées qui s'avance à 2 encablures au Nord. Il y a une basse de 0 m à 1 encablure à l'Est de la Cheminée et la basse Lormet, tête à 2 encablures au Nord-Nord-Est de la pointe Corbière. A l'Ouest de la pointe Corbière, à 2 encablures, sont le Grand Ilet et le Petit Ilet au Sud-0uest du Grand. La Cheminée du large est un gros rocher qui couvre à 4 heures de flot.

    On passe au large de toutes ces roches en tenant la Grosse pointe du Moulin bien ouvert de la pointe du Châtelet ; et, en sortant il faut se tenir à l'Ouest de ces marques jusqu'à ce que la Tour de Fréhel soit un peu au Nord du fort de la Latte, amers qui font passer sur l'accore Nord du banc de Chélin (3m2) et à terre des Bourdinots. On les ouvre au Nord pour le banc.

  • 20082206557NUCB : Collection particulière

    20082206554NUCB : Collection particulière

    20082206558NUCB : Collection particulière

    20082206559NUCB : Collection particulière

    20082206555NUCB : Collection particulière

    20082206556NUCB : Collection particulière

    20082206561NUCB : Collection particulière

    20082206563NUC : Collection particulière

    20082206560NUCB : Collection particulière

Références documentaires

Bibliographie
  • BIHR, Jean-Pierre. Regards d'Emeraude. St-Jacut-de-la-Mer : Editions Bihr, 1988.

    p. 229
  • BRISOU, Dominique. Les Ebihen, poste avancé de la défense côtière, Les Amis du Vieux Saint-Jacut, juin 1996, n°29.

    p.
  • BRISOU, Dominique. Les Ebihen, poste avancé de la défense côtière, Les Amis du Vieux Saint-Jacut, décembre 1995, n°28.

    p. 3
  • COLLET, Hervé. La construction de la tour des Ebihens, Les Amis du Vieux Saint-Jacut, juin 1985, n° 7.

    p. 3
  • LECUILLIER, Guillaume. La route des fortifications en Bretagne et Normandie, coll. les étoiles de Vauban, Paris : éditions du Huitième jour, nov. 2006.

  • PLAYOUST-LEQUETTE (V.). La défense avancée de Saint-Malo au temps de Siméon Garangeau (1689-1741) , mémoire de doctorat d´Histoire de l'Art de l´Université Paris IV, Sorbonne, sous la dir. de Antoine Schnapper, Paris, 1997, 4 vol., 960 p. (Bibliothèque Serpente, Paris, cote BUT 4020).

  • THOMASSIN, Anastase. Pilote côtier, Côtes Nord de la France, troisième partie : Des Héaux de Bréhat au cap de la Hague. Paris : Challamel aîné, 1875.

    p.