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Site du manoir de Kerbavé (Plouzélambre)

Dossier IA22132533 réalisé en 2015

Le manoir de Kerbavé à Plouzélambre (édifice détruit avant inventaire)

La seigneurie de Kerbavé (Kerpavé ou Querpavé dans les archives privées) a appartenu successivement aux Morice (au 15e et 16e siècles dont Jehan Morice en 1481) dont le blason est "D'argent à trois bandes de gueules, au franc canton de même, chargé d'une coquille d'argent" ; au marquis de la Rivière (1682), originaire de Tréduder puis à Julien Budes, également seigneur de Blanchelande (1711), à Jean-Baptiste de Budes, seigneur de Guébriand (1724) et enfin à Louis-Spiridion de Budes, maréchal de camp des armées du roi, époux de Marguerite de Chabenat de Bonneuil. Le manoir de Kerbavé a été acquis comme bien national par la famille Le Bourdonnec.

Les dispositions anciennes du manoir de Kerbavé sont connues par les cadastres de 1814 et de 1848. Le manoir a donné son nom au ruisseau de Kerbavé situé immédiatement au nord (ou l'inverse) tandis qu'une fontaine domestique est située au sud-ouest (non repérée).

L'entrée du manoir et les armoiries des seigneurs ont été dessinées en 1935 par Henri Frotier de La Messelière. La cour de ce manoir était autrefois fermée au sud par une porte charretière et une porte piétonne flanquées par une tour située au sud-ouest. Cette entrée monumentale, vendue en 1965, a été remontée à Trédarzec. La tour a été remplacée par un hangar en parpaing dans les années 1960-1970.

Déclassé en ferme à une date inconnue, le manoir a été reconstruit après 1818. Le nouveau logis est construit en moellon équarri régulier de granite roux avec chaînages d'angle, entourages des ouvertures, bandeau soulignant l'étage et souches de cheminée en pierre de taille de granite gris. Un collage est visible dans la façade sud (changement d’entrepreneur ? Problème d'approvisionnement en pierre ?). Au rez-de-chaussée, des ouvertures ont été élargies dans le 4e quart du 20e siècle de façon très soignée (utilisation de linteaux monolithes en granite).

A l'ouest subsistent du bâti ancien restauré (ancien logis ?).

A l'est, le logis est flanqué d'une vaste grange–écurie élevée dans la seconde moitié du 19e siècle.

Au nord de ce nouveau logis, une parcelle rectangulaire a été aménagée à usage de verger après 1848 : close d'un mur, elle est dotée d'un petit pavillon dans l'angle nord-ouest.

Dans la cour du manoir, une pierre tombale du Moyen Age était autrefois visible : ce gisant, remontant au 14e siècle, serait celui du chevalier Olivier Arel, seigneur de Kermarquer dans la paroisse de Pleumeur-Gauthier. Olivier Arel, au blason "écartelé d'argent et d'azur", accompagnait Charles de Blois au siège de la Roche-Derrien, en 1347, et se distingua au combat des Trente (épisode de la guerre de Succession de Bretagne qui se déroula le 26 mars 1351). Ce gisant se trouvait jadis dans l'église paroissiale de Plouzélambre.

Rappelons que Julien Budes, propriétaire de la seigneurie de Kerbavé en 1711, s'est marié à Anne Arel de Kermarquer (arrière-petite-fille de Olivier Arel). En 1969, le gisant du chevalier Olivier Arel aurait été transféré à Bégard chez Louis Person (l'ancien propriétaire du manoir de Kerbavé) au lieu-dit Toul ar C'hoat (s'agit-il de hent Toul ar C'hoat ?).

Transformé en ferme dès la première moitié du 19e siècle par la famille Le Bourdonnec, le logis du manoir de Kerbavé a aujourd'hui complètement disparu. Mur d'enceinte, porte monumentale et tour ont été détruits dans les années 1960-1970. Seule subsiste aujourd'hui une partie de l'allée cavalière et la ferme de Kerbavé.

Dénominations manoir, ferme, grange, dépendance, hangar industriel
Aire d'étude et canton Schéma de cohérence territoriale du Trégor - Plestin-les-Grèves
Adresse Commune : Plouzélambre
Lieu-dit : Kerbavé, Adresse : ,
Cadastre :
Période(s) Principale : 16e siècle, 17e siècle
Secondaire : 2e moitié 19e siècle, 2e moitié 20e siècle , (?) , (détruit)
Statut de la propriété propriété privée
Protections

Références documentaires

Bibliographie
  • BOTREL, Yannick. Les justices seigneuriales de l'évêché de Tréguier. Guingamp, éditions de la Plommée, 2002.

  • KULIG, Christian. WORTHINGTON, Patrick. Châteaux et manoirs. Trésors du Trégor. Saint-Thonan, 2013, 256 p.

Liens web