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Site d'écluse n°47, Léhon (Lanvallay)

Dossier IA22132200 réalisé en 2013

Fiche

  • Vue générale
    Vue générale
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  • Parties constituantes

    • Canal d'Ille-et-Rance, Maison éclusière n°47, Léhon (Dinan)

Dossiers de synthèse

Située sur la Rance en aval de Léhon à quelques centaines de mètres de l'abbaye, l'écluse n°47 de Léhon est l'avant dernière écluse avant la mer. Le canal est ouvert à la navigation en 1832, mais la plupart des écluses ont été partiellement modifiées. En 1860 le vannage est élargi, puis vers 1894 le déversoir est réaménagé avec une passerelle métallique. La maison éclusière a été également agrandie et offre ainsi avec son petit pavillon une variante du modèle type à deux pièces en rez-de-chaussée.

Dénominations site d'écluse
Aire d'étude et canton Projet de Parc naturel régional Rance-Côte d'Emeraude
Adresse Commune : Lanvallay
Lieu-dit : Ecluse n°47
Période(s) Principale : 19e siècle
Dates 1832, daté par source
1860, daté par source
1894, daté par source

Quais et bajoyers (parois latérales d'une chambre d'écluse) en pierre de taille de granite. Portes du sas à deux vantaux de bois et passerelle.

Maison éclusière basique à deux pièces en rez-de-chaussée agrandie d'appendices dont un petit pavillon.

Depuis 2008, la Région Bretagne a la compétence des voies navigables et la propriété du domaine fluvial breton.

Murs granite pierre de taille
granite moellon
Couvrements

Annexes

  • Projet de reconstruction du vannage de Léhon

    A. D des Côtes d'Armor : 10S canal d'ille-et-Rance.

    Extrait d'une lettre du 29 janvier 1894.

    Monsieur le Préfet,Vous m'avez transmis le 29 décembre dernier, le projet dressé par M. M les ingénieurs du Canal d'Ille-et-Rance, en vue de la reconstruction et de l'extension du vannage accolé au barrage de Léhon, situé en amont de Dinan sur l'ancien lit de la Rance.A

    cet endroit, le canal passe par une dérivation creusée de main d'homme et qui comprend l’écluse de Lehon.

    Le barrage existe depuis la construction du canal. Avant 1860, il comprenait un déversoir de 14m35 de longueur et un pertuis de 2m seulement de largeur fermé par des vannes en bois. En 1860, le vannage dut être reconstruit et l'on profita de la circonstance pour porter à 4m76 la largeur du vannage accolé au déversoir. Le pertuis fut construit entre deux piles fondées à la cote (2m10) sur une couche compacte de marne et gravier. Entre les deux piles régnait un radier fondé à la même profondeur en aval des piles, deux murs de fuite guidaient la chasse du vannage sur un arrière radier en blocs armés dans un grillage en bois.

    Le pertuis ainsi constitué était fermé par cinq vannes en bois, manœuvrées du haut d'une passerelle également en bois. L'ensemble de l'ouvrage est encore en service, mais depuis 33 ans d'existence, il est arrivé à l'état de délabrement le plus complet et sa reconstruction est devenue indispensable.

    Or, M.M les Ingénieurs font observer que la Rance est sujette à des crues très rapides et que le débouché des ouvrages actuels de décharge du barrage de Léhon est encore, malgré l'agrandissement réalisé en 1860, notablement inférieur à celui qu'offrent les barrages situées immédiatement en amont. Aussi les crues montent elles à Léhon beaucoup plus haut qu'elles ne le font en aval.

    La vallée étant très resserrée en cet endroit, il n'est pas possible d'allonger le déversoir de superficie. Mais on peut atténuer d'une façon très notable les inconvénients de la situation actuelle en augmentant la largeur du pertuis fermé par les vannes, de manière à offrir à l'écoulement des crues une section mouillée plus considérable, à une profondeur où la charge est déjà sensible.

    Le projet présenté comporte dès lors :

    1° le remaniement du déversoir actuel, ayant pour objet d'y ouvrir un second pertuis identique à celui qui a été établi en 1860.

    2° la fermeture de l'ancien et du nouveau pertuis par deux groupes de quatre vannes métalliques, manœuvrées du haut d'une passerelle également métallique. La dépense totale est évaluée à 10.500frcs.(...).

    J'ai soumis cette affaire à l'examen du Conseil Général des Ponts et Chaussées. Le Conseil a émis l'avis qu'il y avait lieu d'approuver le projet en question (…)

    Signé du Directeur des routes de la navigation et des Mines.