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Sémaphore, Pointe du Sémaphore (Saint-Quay-Portrieux)

Dossier IA22009118 réalisé en 2007

Fiche

Dénominations sémaphore
Aire d'étude et canton Communes littorales des Côtes-d'Armor - Etables-sur-Mer
Adresse Commune : Saint-Quay-Portrieux
Lieu-dit : la Pointe du Sémaphore
Cadastre : 2004 D0003

Il fut édifié vers 1860. Afin de prévenir toute invasion ennemie, les Romains avaient déjà installé une tour de guet sur la Pointe du Sémaphore. Idéalement placé en un endroit où la côte peut être surveillée sur des dizaines de lieues, devenu par la suite "cabane" de douanier, cet édifice disparut au début du 18e siècle. Un premier sémaphore sera construit en 1860 et le bâtiment actuel verra le jour en 1986. D'ici, à une hauteur de 100 mètres au dessus du niveau de la mer, toute la baie de Saint-Brieuc se découvre au regard. Selon les sources historiques, les Romains avaient déjà installé une tour de guet sur cette pointe avancée sur la mer. Le premier sémaphore de Saint-Quay a été construit en 1860. En 1986, le mat en bois fut abattu et le bâtiment rehaussé d'une salle de garde, avec une architecture particulière.

Période(s) Principale : 3e quart 20e siècle
Dates 1860, daté par travaux historiques

Plan d'ensemble en T composé d'une partie à fonction d'habitation (casernement du personnel) et d'une partie supérieure à fonction administrative et de veille technique (bureau, atelier, chambre de veille panoramique, station météorologique), surmontée d'une terrasse (mât et antennes). La tour a une forme semi-octogonale. La salle de veille panoramique dispose d´un habillage en verre sur l´horizon. Une borne sémpahorique est visible sur le chemin douanier qui borde le terrain militaire du sémaphore.

Murs béton
granite
Toit verre en couverture, ardoise
Couvertures verrière
toit à deux pans
États conservations bon état, remanié
Techniques maçonnerie

Le sémaphore de Saint-Quay-Portrieux est un édifice militaire maritime qui participe de la surveillance des côtes et du trafic maritime, affirmant la présence et la prégnance de l'Etat sur le territoire maritime et sur un territoire qui dépasse les limites communales. Il témoigne aussi de la dernière Guerre Mondiale par les vestiges bien conservés de deux blockhaus sur ce terrain militaire.

Statut de la propriété propriété de l'Etat
Intérêt de l'œuvre à étudier

Annexes

  • Depuis 1970, les missions du personnel du sémaphore se sont développées (hors la fermeture au public du service télégraphique et téléphonique) : il est désormais chargé de la surveillance de l'espace maritime, aérien et terrestre, militaire et civil. Une veille permanente est assurée du lever au coucher du soleil, et très exceptionnellement de nuit. Il participe aux opérations de sauvegarde de la vie humaine sous la direction des CROSS, signale les avis de tempête, assure une veille écologique (prévention des pollutions marines), apporte son concours aux autres administrations (Douanes, police des pêches), et peut conseiller les navires sur la route à suivre...

    A l´heure où la Marine équipe ses bâtiments de moyens de transmissions performants, les sémaphores perdent progressivement ce rôle de relais pour les communications. Cependant, ils demeurent des éléments de veille littorale active, indispensables à la navigation et à la sécurité des mers, au moment où les phares ne sont plus gardiennés. Les guetteurs sémaphoristes ne pourront être remplacés par des machines, des dispositifs uniques de télé-contrôle. L´architecture du sémaphore lui-même s´apparente à d´autres éléments, témoins de l´histoire littorale et maritime. Il s´intègre dans le paysage dont il garantit la visibilité sur mer et fait partie de la mémoire et du patrimoine maritime des populations.

  • Historique des sémaphores :

    Tiré du grec "sema" signe et "phoros" qui porte, le mot sémaphore a été introduit dans notre langue en 1806.

    Le sémaphore est la résultante moderne du service des vigies ou signaux de côtes qui surveillent et défendent le littoral depuis Colbert. Cette ligne continue de signaux est constituée de batteries, de fort, de corps de garde, dont les vestiges jalonnent encore aujourd'hui le littoral costarmoricain. Pendant la Révolution, un poste de signaux est construit. Cependant, les mâts sémaphoriques sont réhaussés pour leur permettre de communiquer entre eux. La ligne sémaphorique du Second Empire va inaugurer les premiers électro-sémaphores optiques (1815-1895). Le premier poste sémaphorique de Saint-Quay est installé en 1860 sur un terrain communal, acquis par la Marine en 1860 (Constructeurs : Gallen et Tréal de Morlaix). Le plan architectural adopté est de type 1, modèle le plus commun, adapté à la topographie des lieux, avec une chambre de veille et la maison des guetteurs intégrée au bâtiment, une citerne et un grenier (voir plan annexé). Le sémaphore a pour mission de surveiller les atterrages de la baie de Saint-Brieuc et les usages maritimes locaux de pêche et de plaisance. Il fournit des avis météo, communique avec les navires de passage et transmet les signaux de sinistre. 12 postes sémaphoriques seront construits sur le littoral nord de la Bretagne sur les 44 postes bretons. Les premiers gardiens seront recrutés auprès des anciens marins à la retraite. En 1871, le Pilote des côtes de Thomassin peut souligner " Les postes électro-sémaphoriques se reconnaissent de très loin à leur couleur blanche et à leur forme régulière..." Les postes sont en place et font partie du paysage littoral. Deux guetteurs civils, inscrits maritimes sont affectés à la manoeuvre du sémaphore et des appareils électriques ainsi qu'à l'entretien des installations. Chaque poste est équipé des instruments suivants : baromètre, thermomètre, compas de relèvement, longue vue, et de matériel télégraphique. La Loi du 18 juillet 1895 va classer les sémaphores comme ouvrages militaires en les dotant de servitudes de défense. Le corps des guetteurs va être militarisé en 1897.

  • 20072207791NUCB : Archives départemantales des Côtes-d'Armor, 4 Num 1/28, Numplan.

    20072208037NUCB : Collection particulière

    20072208103NUCB : Collection particulière)

    20072208038NUCB : Collection particulière

    20072208036NUCB : Collection particulière

    20072207851NUCB : FOSIT, Brest

    20072207850NUCB : FOSIT, Brest

    20072207849NUCB : FOSIT, Brest

    20072207848NUCB : FOSIT, Brest

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Côtes-d'Armor : 4 num 1/28. Plans cadastraux parcellaires de 1822.

Documents figurés
  • AD Côtes-d'Armor : Fi, non coté, fonds Joël Jouas Poutrel : collection de vues du Portrieux, photographies noir et blanc, datées de la fin du 19ème siècle à 1920, par Jean-Baptiste Barat, photographe, né en 1855 et pour les années 1950-60-70, par le photographe Joël Jouas Poutrel (1920-2006).

  • AD Côtes-d'Armor : Fi, non coté, fonds Barat : collection de vues du Portrieux, photographies noir et blanc, datées de la fin du 19ème siècle à 1920 par Jean-Baptiste Barat, photographe, né en 1855.

Bibliographie
  • MAILLET, Olivier, GUILLAMET Roger. Un oeil sur l'océan, les sémaphores de l'arrondissement de Brest. Saint-Thonan : Cloître Imprimeurs, 1995.