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Secteur sauvegardé de Vannes

Dossier IA56007929 inclus dans Maison, 17 rue Saint-Vincent ; place du Poids Public (Vannes) réalisé en 2009

Fiche

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  • Parties constituantes

    • maison
    • immeuble
    • hôtel
    • halle
    • demeure
    • presbytère
    • édifice commercial
    • édifice hospitalier
    • hôtel-Dieu
    • chapelle
    • porte de ville
    • rue
    • école primaire
    • bains douches
    • imprimerie
    • hôtel de voyageurs
    • place
    • château
    • atelier
    • école
    • cathédrale
    • quai
    • pont
    • port
    • couvent
    • église paroissiale
    • enceinte

Œuvres contenues

LES OBJECTIFS DE LA REVISION DU SECTEUR SAUVEGARDE

C’est la loi du 4 août 1962 dite « loi Malraux » qui a permis la création des secteurs sauvegardés : l’objectif étant de permettre de définir des « plans de sauvegarde et de mise en valeur » afin de conserver les ensembles patrimoniaux les plus exceptionnels par leur intérêt architectural et urbain tout en permettant certaines évolutions de façon à éviter que ces quartiers se transforment en « musées en plein air ». A l’origine, la création d’un secteur sauvegardé est une procédure d’état. L’architecte des bâtiments de France a un rôle primordial dans l’application des Plans de Sauvegarde et de Mise en Valeur (PSMV). Toutes les demandes d’autorisation de travaux lui sont soumises. Il donne un avis conforme, qui oblige le maire de la commune concernée à suivre cet avis dans l’arrêté d’autorisation qu’il délivre. Aujourd'hui, sur les 96 secteurs sauvegardés, cinq sont en région Bretagne : Rennes, Vitré, Dinan, Tréguier et Vannes.

La Ville de Vannes a décidé, en accord avec l’Etat, la révision et l'extension du P.S.M.V. de son secteur sauvegardé devenu trop ancien et obsolète : trop succinct, manquant d’informations ou de connaissances patrimoniales, inadapté aux problématiques actuelles (dynamisme économique, automobile, développement durable, confort). Au coeur d’une agglomération en fort développement et en évolution permanente, Il s’agit de mieux prendre en compte l’intérêt patrimonial de la ville ancienne qui fonde son identité, au fil du temps et des différentes époques historiques de son évolution. La ville ancienne qui reste le cœur urbain dynamique et moteur de l’agglomération, doit être mieux cernée, analysée et connue. Ses caractéristiques morphologiques et architecturales doivent être respectées, tout en permettant le développement et l’adaptation aux besoins nouveaux.

Les objectifs, nombreux et divers visent, à travers une meilleure connaissance du territoire, à disposer rapidement d’un document d’urbanisme actualisé qui soit un outil opérationnel pour le droit des sols et la protection patrimoniale, à conserver toute l’initiative du projet urbain et la possibilité d’évolution dans la définition de la politique urbaine, dans le cadre du secteur sauvegardé, en cohérence avec le P.A.D.D (Projet d'aménagement et de développement durable : meilleure gestion du secteur piétonnier, traitement des espaces publics dont en prévision la poursuite des aménagements du site du port, des places Gambetta et Théodore Decker, la place des Lices, la place Lucien Laroche et la rue des remparts, les jardins des remparts et du château de l'Hermine, dynamisation du centre-ville ancien dans le cadre d'une étude lancée pour définir un nouveau plan de développement de l’offre commerciale qui permettra à la Ville de bénéficier du concours du FISAC (le fonds d’intervention pour les services l’artisanat et le commerce), à mieux connaître la réalité des logements, des commerces et leur occupation, afin d’assurer l'équilibre des différentes parties de la ville, actualisation et prise en compte des insuffisances du P.S.M.V. actuel), à poursuivre les travaux de restauration et de mise en valeur du patrimoine (les remparts et leurs abords une nouvelle campagne concernant 64 immeubles du quartier Saint-Vincent).

Ainsi, la révision devra assurer une meilleure cohérence des secteurs anciens en englobant les quartiers de Saint-Patern et du port, accompagner la mise en valeur des espaces publics, permettre la poursuite et la mise en valeur de la préservation du patrimoine public et privé en apportant sa meilleure connaissance (fiches d’îlots, fiches à l’immeuble), prendre en compte l’intérêt architectural des constructions des 19ème et 20ème siècles, poursuivre la prise de conscience des habitants des enjeux culturels, touristiques, économiques et sociaux, apporter une meilleure connaissance de la situation immobilière des logements et des commerces, afin de contribuer à une évolution équilibrée, actualiser et préciser le règlement et le plan du P.S.M.V., intégrer les préoccupations de développement durable, au niveau général (espaces publics et gestion de la vie collective) et au niveau particulier (état sanitaire des immeubles et économie d’énergie).

Parties constituantes non étudiéesmaison, immeuble, hôtel, halle, demeure, presbytère, édifice commercial, édifice hospitalier, hôtel-Dieu, chapelle, porte de ville, rue, école primaire, bains douches, imprimerie, hôtel de voyageurs, place, château, atelier, école, cathédrale, quai, pont, port, couvent, église paroissiale, enceinte
Dénominationssecteur urbain
Aire d'étude et cantonVannes
AdresseCommune : Vannes

Le secteur sauvegardé a été créé le 19 août 1966 et approuvé le 9 mars 1982. Son étude a été confié à l'architecte Jean Drieu La Rochelle. C’est un plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV) de la « première génération », initié dans les années 1960, six ans après la création des secteurs sauvegardés par Malraux. Il est constitué d’un rapport de présentation très succinct, d’un plan renseigné et d’un règlement. Des insuffisances, nombreuses, ont contribué à sa révision et la mise à jour du règlement de 1982 : l'absence de fiches d'immeubles comme aide à la décision, un périmètre trop restreint et une évolution de protection pour de nombreux immeubles datant souvent du 19e siècle. Ainsi certains alignements, écrêtements et modifications n'ont pas paru réalistes. La « coupole » à supprimer de l’immeuble Burton est un exemple saisissant tout comme s'agissant de l’hôtel dit de Francheville « la façade et la toiture à démolir et reconstruire pour les mettre en harmonie avec la partie du même immeuble contigu». Autre impératif de révision, le développement durable : prendre en compte les objectifs d'isolation et énergétiques non prévus par le règlement existant tout comme préciser les usages et le respect des caractéristiques patrimoniales avec ces nouveaux matériaux et dispositifs.

L’Etat avec la DRAC et la ville ont engagé en 2011 une procédure de révision et d’extension de son secteur sauvegardé. Une étude diagnostic préalable du PSMV avait été confiée au cabinet Ponant de Rochefort. Elle a confirmé la pertinence d'une révision et d'une extension du PSMV.

Après cette première évaluation, c'est le cabinet GHECO représenté par Bernard Wagon qui a été désigné en décembre 2011, pour effectuer le travail de révision proprement dit et notamment la réalisation de fiches par immeubles.

Un nouveau périmètre a été délimité par arrêté préfectoral le 8 juillet 2011 qui est de 329 115 m². Une nouvelle extension a été approuvée le 25 octobre 2013. Elle porte le secteur sauvegardé à 464 601 m² dont 92 000 m² correspondent aux grands espaces libres publics (douve, port et esplanades du port).

Période(s)Principale : Moyen Age
Principale : Temps modernes
Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle
Dates1982, daté par source
Auteur(s)Auteur : Drieu La Rochelle Jean architecte attribution par source
Auteur : Coussy Bruno
Bruno Coussy

2008 : étude d’évaluation du PSMV de Vannes réalisée par M. Bruno Coussy, architecte urbaniste.


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architecte urbaniste attribution par source
Auteur : Wagon Bernard
Bernard Wagon

14 décembre 2011 : désignation de l’agence G.H.E.C.O représentée par M.

Bernard Wagon, architecte-urbaniste du patrimoine (assistée de Mme

Valérie Rousset, historienne de l’Art et archéologue du bâti et Régis Le

Bohec, historien du patrimoine).M. Wagon est intervenu pour la

création des PSMV de Saint-Emilion et de Joigny et la révision des

secteurs sauvegardés de Thiers et plus récemment d’Uzès.


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architecte urbaniste attribution par source

Le Plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV) de Vannes se développait jusqu'en 2011 sur une superficie de 20 hectares, (la commune faisant 3309 ha dont 1800 ha environ urbanisés à ce jour) et était composé d’environ 600 parcelles situées dans la ville ancienne, entourée de ses remparts, et dans 5 îlots contigus dans le faubourg Saint-Patern et sur le port dont les îlots Bily et du Moulin du Roy.

L’étude diagnostic a confirmé la pertinence d’englober la totalité des deux quartiers du port et de Saint-Patern, en examinant par ailleurs les possibilités d'extension dans les autres secteurs périphériques. L'entité du nouveau secteur sauvegardé, approuvé le 8 juillet 2011, était ainsi clairement identifiable, y compris pour les deux secteurs ajoutés, couverts précédemment par des sites inscrits.

Il était donc composé du périmètre actuel (20 hectares) avec deux extensions : au Nord-Est, le quartier Saint-Patern dont deux îlots étaient déjà dans le secteur sauvegardé. Le quartier est positionné sur l’emplacement de la ville antique. L'église actuelle Saint-Patern y fut reconstruite à partir de la fin du 18e siècle. De nombreuses constructions à ossatures bois témoignent toujours de l’urbanisation médiévale de ce quartier.

Au Sud, le quartier du port tourné vers le Golfe du Morbihan, avec son ensemble d'ouvrages maçonnés (quais et cales). Rive droite, certains immeubles ont été construits entre le 15e et le 18e siècles (maisons de marchands). C’est aussi le quartier de différents établissements religieux anciens ou actuels avec les chapelles des Ursulines, du collège-lycée Saint-François-Xavier, des Carmes et du Père Eternel.

Ces dernières années, les travaux de requalification urbaine et la campagne de ravalement ont contribué à mettre en valeur ce site portuaire. La totalité des emprises de voirie jusqu’à l’alignement opposé a été intégrée.

La dernière extension approuvée le 25 octobre 2013 correspond aux parties ouest (du lycée et collège Saint-François-Xavier au collège Jules Simon), Sud (du port), et Est (sur la Garenne) parce qu'elles forment une continuité historique (16e siècle-19e siècle) en tant que faubourgs dépendants des quartiers de l'intra-muros. Ces parties portent la superficie du PSMV de Vannes à 466467 m² (soit environ 966 parcelles).

L'ETUDE DU SECTEUR SAUVEGARDE (2009-2014)

Sur la base d'une nouvelle convention avec la Région Bretagne dont dépend aujourd'hui le Service de l'Inventaire (après les lois de décentralisation), l'étude du secteur sauvegardé de la ville a été programmée à partir de 2009 sur une durée de 3 ans. Cette nouvelle convention est dorénavant le cadre de référence qui « réglemente » la poursuite de l’inventaire de la commune sur ce

secteur. La Ville de Vannes a demandé en 2012 de prolonger la convention pour une durée de 18 mois par le biais d’un avenant car outre l’extension du secteur sauvegardé, la richesse patrimoniale de l’intra-muros avait été sous-évaluée lors de l’élaboration de la convention en 2009.

Le dossier du secteur sauvegardé regroupe depuis les nouvelles extensions un total de presque 650 dossiers dont 357 dossiers de maisons, 134 dossiers d'immeubles, 42 dossiers d'hôtels particuliers. Les autres dossiers correspondent aux rues (35), aux places (12), aux édifices commerciaux, scolaires, religieux et administratifs faisant partie du secteur sauvegardé.

Statut de la propriété
Intérêt de l'œuvreà signaler
Sites de protectionsecteur sauvegardé, site inscrit
Protections

Références documentaires

Documents figurés
  • Collection Société polymathique du Morbihan. Plan de la ville de Vannes, 18e siècle.

Bibliographie
  • DANIELO, Julien. Les ports d'Auray et de Vannes aux 17e siècle et 18e siècle : ville, architecture et identité portuaire sous l'Ancien Régime. Thèse de doctorat. Université de Haute-Bretagne, Rennes II, 2008.

  • HERBAUT Claudie, DANET Gérard, LE PENNEC Christophe. Les remparts de Vannes. Edition ville de Vannes. 2001.

  • LELOUP, Daniel. Maisons en pan-de-bois de Bretagne. Histoire d'un type d'architecture urbaine. Rennes : Ed. Ouest-France, Ar Men, Le Chasse-Marée, 2002.

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • MAUVAIS, Marion. La topographie de Vannes au 15e siècle, à partir des données du livre rentier de 1455-1458. Mémoire de Master 2. Lorient : Université de Bretagne sud. 2012.

  • THOMAS-LACROIX, Pierre. Le vieux Vannes. Malestroit, presses de l'Oust, 2e édition, 1975.

  • Aquilina Manuelle. Les remparts de Vannes du IIIe au XXe siècle : de l'enceinte fortifiée à la simple ceinture de murailles. Rennes 2 : 1998 : 179 p.

    Archives départementales du Morbihan : TH 517
  • GAUVILLE Stéphanie. Le secteur sauvegardé de Vannes. Mémoire de maîtrise de droit public - Université de Bretagne Sud de Vannes. 2001.

    Archives municipales de Vannes
  • DANIELO Julien, LAINE Claire, LE PENNEC Christophe, MAUVAIS Marion, Patry Jean-Alain, QUEMERAIS Elisabeth, TOSCER Catherine. Vannes logis en pierre maisons en bois l'architecture du secteur sauvegardé. Edition Ville de Vannes. 2014.

Périodiques
  • DEGEZ, Albert. Le colombage vannetais. Essai de classification et de datation des maisons en pan de bois à Vannes. Vannes, Impr. Galles. In : Bulletin de la Société polymathique du Morbihan. 1980, tome 107.