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Fiche

Dossiers de synthèse

Œuvres contenues

Parties constituantes non étudiéesstationnement, couvent, maison, immeuble
Dénominationsrue
Aire d'étude et cantonRennes ville - Rennes ville
AdresseCommune : Rennes
Adresse : rue Vasselot

Selon Paul Banéat, la rue Vasselour est attestée en 1332. C'est l'une des principales artères de la ville basse, menant à l'ancien prieuré Saint-Thomas, qui forme, à l'origine, une portion de la route d'Angers. Elle sera scindée en deux parties, après l'ouverture de la rue du Champ-de-Mars, comme le montre le plan de 1813. Des travaux de repavage, à l'angle de la rue Chalais (actuelle rue Maréchal-Joffre), ont lieu en 1817, attestés par les archives communales de la série O. Ces documents indiquent également que la voie est sujette à de fréquentes inondations, dues à la mauvaise évacuation des eaux, comme c'est le cas en 1811. Un nouveau plan d'alignement est défini, en 1856, à la suite d'une plainte des habitants du quartier. Il sera modifié en 1894, permettant de conserver les maisons de la rive nord, à l'est de la rue Paul-Louis-Courrier. De nombreuses cessions de terrains permettent l'élargissement de la rue entre 1857 et 1916, date à laquelle les maisons de l'extrémité ouest sont démolies. La construction de trottoirs et le pavage de la chaussée sont réalisés en 1952, entre la rue Maréchal-Joffre et la rue des Carmes, formant une "nouvelle étape de l'amélioration des chaussées du centre vivant de l'agglomération à partir du quartier des halles centrales" (DCM 9 juillet 1952).

Période(s)Principale : 1er quart 19e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Principale : 3e quart 20e siècle
Dates1817, daté par source
1856, daté par source
1952, daté par source

Rue au tracé irrégulier d´une largeur de 12 m et de 7 et 8 m dans les parties les plus étroites. Entre la rue Jules-Simon et la rue Maréchal-Joffre, on peut observer plusieurs ruptures d´alignement qui montrent l´inachèvement de son élargissement. La voie piétonne dans la partie ouest n´est pas équipée de trottoirs, contrairement à la partie est. Vestiges de parcellaire médiéval dans la partie ouest de la voie.

Statut de la propriétépropriété publique

Annexes

  • Discours adressé au conseil municipal. 24 fructidor an X (A. C. Rennes ; 1 O 317).

    « Après le grand incendie, le gouvernement encouragea les habitants à rebâtir, en leur procurant des avantages ; il voulait aussi donner à la ville une forme plus régulière dans la partie brûlée comme dans les quartiers épargnés ; pour cet effet le citoyen Robelin, célèbre architecte, fut chargé de dresser un plan général qui devait être fixé et suivi pour le temps et pour l´avenir.

    Son travail fut long-temps contraire aux intérêts particuliers, il fut enfin arrêté conforme aux gravures qui furent tirées, telles qu´il en est conservé beaucoup ; il fut ensuite confirmé et sanctionné irrévocablement par un arrêt du conseil. Ce plan qui a toujours été respecté par les administrations communales n´a point été changé et on a toujours eu soin de s´opposer à la reconstruction des maisons qui se sont trouvées dans des alignements ou dans des percements qui doivent donner à la ville une forme régulière, c´est à dire tirée par des îlots carrés.

    Si parfois il a été fait quelques changements ou qu´on ait suspendu la démolition de quelques maisons, ça n´a jamais été pour varier la forme ou pour conserver des communications de rues imprévues alors, ou pour ne pas priver des habitants de leurs maisons - quelques fois leur seule ressource - lesquelles étaient bonnes ou que les dépravations n´étaient pas considérables on a même permis d´édifier des baraques dans des terrains vagues mais avec soumission de les démolir sans espoir d´indemnités, dès la première réquisition.

    [...]

    [Le texte se réfère aux] règlements de police sur la loi des bâtiments qui obligent de construire des murs côtiers établis moitié sur le terrain du bâtisseur et moitié sur ceux des voisins, afin de préserver l´incendie. Ces règlements sont connus et sagement établis, aussi les pétitionnaires ne réclameraient pas vers vous si leurs maisons ne se trouvaient pas dans le direct milieu de l´alignement de la principale, la plus belle et plus longue rue qui traverse la ville par la moitié depuis la rue d´Antrain jusqu´au carrefour Toussaints et par suite jusqu´aux remparts.

    [...]

    Nous espérons que d´après des motifs aussi puissants, fondés sur l´intérêt public, qui verra toujours avec plaisir la ville de Rennes s´embellir, fondés encore sur la volonté du gouvernement qui exige que les villes prennent de la régularité, vous nous donnerez une réponse consolante. ».

  • Extrait du registre des arrêtés du préfet du département d´Ille-et-Vilaine. 29 brumaire an XI (A. C. Rennes ; 1 O 317).

    « Vu la pétition du sieur Jean-Baptiste Baugrand, Me cloutier à Rennes, par laquelle il demande l´autorisation de bâtir sur le terrain qu´il a acquis au midi de la rue Vasselot, en profitant de la permission que lui a accordée le maire, le 4 floréal dernier, suivant les plans et alignements tracés par l´ingénieur de la ville et sans avoir égard à la délibération du conseil municipal du 6 fructidor qui rapportait cette permission en se fondant sur ce que la maison projetée serait dans la prolongation d´une rue tracée sur le plan de Robelin adopté par arrêt du conseil d´Etat.

    Considérant que ce plan de l´ingénieur Robelin adopté en 1735 avait été fait à une époque où l´incendie de 1720 avait rempli la ville de décombres ;

    Que les remparts élevés n´avaient d´issue que par la petite rue du Duc, que l´abaissement de ces remparts au niveau des rues, la démolition de l´église de Toussaints, la rue qui traverse l´ancienne église des Carmes et celle qui passe par leur ancien jardin pour communiquer en droite ligne de la place du palais au champ de Mars, laissent un assez grand nombre d´issues qui n´étaient pas prévues par l´ingénieur Robelin ;

    Que pour continuer au midi l´alignement de la rue d´Orléans ou Simonneau, il faudrait abattre dans la suite une quantité de maisons évaluées à plus de 150 000 francs ;

    Qu´il est au moins inutile à la commune de Rennes d´entreprendre une dépense aussi considérable ;

    Arrête que l´autorisation donnée par le maire, le 4 floréal dernier aura son plein et entier effet et qu´en conséquence il est permis au sieur Baugrand de bâtir sur son terrain en se conformant aux règlements de police et aux alignements que lui donnera l´ingénieur de la ville. ».

  • Courrier du préfet du département d´Ille-et-Vilaine adressé au maire de Rennes. 2 frimaire an XI (A. C. Rennes ; 1 O 317).

    « [...] Je me suis convaincu que le plan de l´ingénieur Robelin fait à une époque très reculée ne pourrait plus être rigoureusement suivi dans toutes ses parties.

    La Révolution a même permis d´adopter de grands changements pour embellir la ville, en donnant la disposition des vastes bâtiments et jardins des anciennes communautés religieuses.

    Il ne faut pas cependant que les citoyens restent dans une incertitude qui pourrait inquiéter et empêcher les entreprises utiles des constructeurs de bâtiments.

    Je vous invite à charger l´ingénieur de la ville de revoir le plan de Robelin et de donner le tracé des changements dont il est susceptible. Ces deux ouvrages combinés vous seront présentés et vous mettront à même de me proposer d´arrêter le plan définitif des places et rues de la ville de Rennes, sauf les quais qui pourront encore dépendre des travaux et de la navigation intérieure.

    En attendant, vous soumettrez à mon approbation toutes les permissions de construire que vous donnerez dans des alignements qui ne seraient pas encore arrêtés. ».

  • Pétition des propriétaires et principaux locataires de la rue Vasselot. 24 mars 1855 (A. C. Rennes ; 1 O 317).

    « [...] Jusqu´ici, on a semblé douter de l´importance commerciale de la rue Vasselot, placée dans un des quartiers les plus populeux de la basse ville ; ses communications avec la halle aux blés, la rue du Champ-de-Mars et le faubourg de la Guerche la rendent aussi très fréquentée par les voitures. Son voisinage prochain des Chemins de fer ne pourra que contribuer à son accroissement. Malgré tout cela elle est encore la plus négligée et n´a subi aucune amélioration sensible et profitable à l´ensemble de ses nombreux patentés, qui contribuent dans une grande proportion, aux charges de l´Etat et de la ville.

    Son pavage, dans un état complet de vétusté, dégoûte tous les piétons d´y passer, cause qui nuit essentiellement à son commerce.

    Les eaux pluviales qui y séjournent constamment, la rendent susceptible de nivellement et d´exhaussement, surtout à partir de la rue Chalais au carrefour Toussaints.

    Beaucoup de personnes qui ont le désir de faire bâtir n´osent le faire avant que ces importantes réparations, qui doivent les fixer irrévocablement, ne soient effectuées.

    Nous avons tout lieu d´espérer, monsieur le maire, que dans l´intérêt de l´embellissement de la ville, et celui de l´industrie et du commerce, dont vous vous êtes déclaré le digne protecteur, vous prendrez en toute considération la réclamation d´utilité générale que nous soumettons à vos lumières, et qui sont de toute justice... ».

Références documentaires

Documents d'archives
  • A. C. Rennes. Série O ; 1 O 317. Voirie urbaine. Canton sud-est. Rue Vasselot (1802-1952) .

Documents figurés
  • [1616]. Rennes, ville capitale de Bretagne et siège du Parlement 1616, fac-similé du plan de l'Histoire de Bretagne de Bertrand d'Argentré, 3 éd., 1618 (A. C. Rennes ; 1 FI 42).

Bibliographie
  • BANEAT, Paul. Le Vieux Rennes. Rennes : Plihon et Hommay, [1911].

    p. 571-578