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Rue de la Madeleine (Lanvallay)

Dossier IA22132190 réalisé en 2013

Fiche

D'importantes modifications de voirie à partir du milieu du 18e siècle

La rue de la Madeleine est une appellation tardive, comme en rend compte un plan de Garengeau daté 1700, ou elle est nommée “le Chemin de Saint-Malo”, pus en 1733, “le Chemin Neuf”. Le tracé routier rectiligne dans la montée qui apparait comme une entaille dans le paysage a été réalisé à partir du milieu du 18e siècle, Le bas de la rue a fait également l'objet d'un plan d'alignement en 1786. La façade de l'ancienne auberge de la Croix Verte, 31 et 33 rue de la Madeleine a été reculée et la façade reconstruite comme le bâti situé aux abords du pont.

Auberges et activités artisanales

L'auberge Tourondel ou Tourandel

La première mention d'une auberge aux abords de la rue de la Madeleine apparait dans un acte de 1532. Elle appartient à “Jacques Tourondel tenant hostellerie au pont”. Elle prendra le nom au 18e siècle de “l'auberge du Croissant”. Celle ci semblait être située au 28 de la rue, selon un dessin anonyme de la fin du 19e siècle qui la représente avec sa large façade en pan de bois à double encorbellement sur la rue. Cependant, le plan du cadastre de 1811 ne fait pas apparaitre de bâti à cet emplacement. A t-il été oublié par le géomètre ?. Le cadastre de 1844 mentionne quant à lui quatre parcelles bâties ( de 47 à 50) dont les constructions sont démolies vers 1900.

L'auberge de la croix Verte

Une autre auberge est connue par les sources, celle de la Croix Verte, premier relais cocher, assurant une ligne régulière entre Dinan et Rennes à partir de 1740. Cet établissement était à l'origine le bien de Rolland Rolland qui épouse Jeanne Ferron vers 1573 qualifiés de sieur et dame de la Croix verte. Des parties de la fin du 16e siècle subsistent encore, comme La tour demi hors œuvre de l'escalier ainsi qu'une cheminée renaissance (non vue). La façade actuelle est une reconstruction datable de la fin du 18e siècle ou du début du 19e siècle.

L'auberge du Lion d'Or

Située dans la montée de la rue de la Madeleine, au numéro 15, l'auberge du Lion d'Or est citée en 1693. Elle est reconstruite à la fin du 18e siècle par Pierre Anger et son épouse Françoise Heuze qui tiennent en 1793 “la nouvelle hostellerie du Lion d'Or”. Elle deviendra au 19e siècle, la propriété de Paul Larère, avocat à Dinan. Ce grand propriétaire louera vraisemblablement la maison et les dépendances aux différents tanneurs qui s'y installeront : les

Lebreton entre 1820 et 1830 puis les Nouvel entre 1831 et 1889. Jusqu'en 1953, une tannerie sera en activité dans le bâtiment arrière, reconnaissable par sa structure à claire voie qui permettait la ventilation des peaux et des cuirs tout en facilitant leur séchage.

Maisons de marchands et négociants

Le numéro 19 de la rue de la Madeleine est assez représentatif des grandes maisons de marchands négociants du milieu du 18e siècle. Le rez-de-chaussée sur la rue est à usage d'entrepôt tandis que les étages sont réservés à l'habitation. La façade imposante dénote une certaine aisance sans ostentation car elle ne comporte aucun décor. Le logis mitoyen est daté 1756 entre les deux fenêtres de l'étage. L'activité marchande se devine par la conservation de son étal. Le rez-de-chaussée est traité en pierre de taille, le reste de la maçonnerie devait être enduit de chaux. La lucarne de comble, avec sa moulure dite en chapeau de gendarme, présente un modèle qui sera largement copié, de même que l'arc segmentaire des baies, légèrement délardé aux étages afin de faire davantage pénétrer la lumière. Dans cette maison s'installera Pierre Salmon, en 1756, fermier général du prieuré mais aussi marchand tanneur, expulsé de son logis du port pour la construction des nouveaux quais.

Dénominations rue
Aire d'étude et canton Projet de Parc naturel régional Rance-Côte d'Emeraude
Adresse Commune : Lanvallay
Lieu-dit : Madeleine (La)
Adresse Commune : Lanvallay
Lieu-dit : Madeleine (La)
Période(s) Principale : Temps modernes, Epoque contemporaine
Principale