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Réduit G, enceinte urbaine (Le Palais)

Dossier IA56132106 inclus dans Fortification d'agglomération dite enceinte urbaine (Le Palais) réalisé en 1973

Fiche

Précision dénomination réduit de place d'armes
Appellations Réduit BC
Destinations promenade
Parties constituantes non étudiées mur défensif, poterne, casemate
Dénominations réduit
Aire d'étude et canton Bretagne Sud - Belle-Ile-en-Mer
Adresse Commune : Palais (Le)
Adresse : Bois du Génie
Cadastre : AC 84

Les places d'armes rentrantes du chemin couvert de la contrescarpe du camp retranché du Palais conçu par le général de Marescot en 1803 doivent être munies de réduits défensifs en maçonnerie. Les réduits des fronts AB - dénommé plus tard réduit H - et des fronts BC - réduit G - sont construits en 1808-1810. Deux autres réduits prévus, l'un à la gauche de l'ouvrage A, l'autre entre les ouvrages D et E, ne sont jamais construits.

Les réduits G et H sont intégrés tels quels à la nouvelle enceinte du Palais construite entre 1840 et 1870. Ils sortent du domaine militaire après la Seconde Guerre mondiale.

Période(s) Principale : 1er quart 19e siècle , daté par travaux historiques
Dates 1808, daté par travaux historiques
Auteur(s) Auteur : Génie

Les réduits G et H de l'enceinte urbaine du Palais sont des ouvrages très complexes malgré leur petite taille.

De plan pentagonal tous les deux, ouverts à la gorge, ils combinent des casemates et des parapets qui battent le chemin couvert et le glacis, avec une communication charretière en forme de T (réduit G) ou de Y (réduit H) entre le fossé et le chemin couvert. Galeries de circulation et locaux défensifs s’emboîtent ainsi au sein de l'espace restreint de l'ouvrage en communiquant peu entre eux (réduit G), voire pas du tout (réduit H). Les espaces dédiés à la défense sont disposés de manière à battre les galeries de circulation. La distribution intérieure de chaque réduit intègre de plus une liaison avec la galerie de contrescarpe qui les traverse en partie basse, et à la caponnière qui les relie au corps de place. Tous ces éléments se combinent en respectant un axe de symétrie constitué par la capitale de l'ouvrage.

Organisés selon le même principe, ils diffèrent dans le détail de leurs dispositions.

Le réduit G est situé sur le front B-C - ou 20-21- à peu de distance à droite de la porte de Bangor, à la gorge de la place d'armes rentrante du chemin couvert. Il s'organise sur quatre niveaux : sous-sol relié à la galerie de contrescarpe et à la caponnière du fossé, rez-de-fossé où s'ouvre le débouché inférieur de la galerie de circulation, rez-de-chaussée où se situent les casemates de flanquement et les débouchés supérieurs de la galerie de circulation, terrasse avec parapet en terre.

L'accès depuis la caponnière donne dans une courte galerie voûtée qui la prolonge. De celle-ci il est possible de rejoindre la galerie de contrescarpe par deux galeries étroites en plan incliné. Après la jonction avec la galerie de contrescarpe, ces galeries effectuent un virage en épingle à cheveux vers l'intérieur et continuent à monter pour déboucher face à face dans la grande galerie voûtée qui monte en plan incliné depuis le fossé. Cette galerie se scinde en deux branches au milieu du réduit, qui débouchent dans ses flancs au niveau du chemin couvert.

Depuis la grande galerie, il est possible d'accéder par une porte située en capitale à deux escaliers symétriques desservant la galerie crénelée qui court le long des deux faces de l'ouvrage. Une porte percée dans chaque branche divergente de la grande galerie permet d'accéder aux casemates d'artillerie des flancs, et, de là, à la terrasse en empruntant deux escaliers placés à la gorge et se rejoignant en une unique volée.

Les casemates des flancs sont au nombre de deux de chaque côté. Elles sont munie chacune d'une embrasure d'artillerie avec dispositif d'obturation. Elles communiquent par une porte percée dans leur piédroit et sont largement ouvertes à l'arrière.

Les dispositions défensives sont omniprésentes. Les deux issues supérieures de la grande galerie sont battues par des créneaux de tir depuis la galerie frontale et les casemates des flancs. Des rainures pratiquées dans la maçonnerie permettent de barricader la grande galerie à l'aide de madriers.

Murs schiste moellon
granite pierre de taille
calcaire pierre de taille
brique
Toit terre en couverture
Plans plan symétrique
Couvrements voûte en berceau plein-cintre, en brique
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier de type complexe
Autres organes de circulations rampe d'accès
États conservations bon état
Statut de la propriété propriété de la commune
Éléments remarquables réduit
Sites de protection site classé, zone naturelle d'intérêt écologique faunistique et floristique
Protections inscrit MH, 2000/10/30
classé MH, 2004/11/03
Précisions sur la protection

Classement de l'ensemble de l'enceinte urbaine du Palais.

Références documentaires

Bibliographie
  • LE POURHIET-SALAT, Nicole, La défense des îles bretonnes de l´Atlantique, des origines à 1860, Vincennes, Service Historique de la Marine, 1983, 2 vol. : XLV-375 p. XXV pl.

  • PROST, Philippe, L'enceinte urbaine du Palais, un grand chantier de l'Empire, In CONGRES DE L'ASSOCIATION VAUBAN (5,6,7 mai 1989), Vauban à Belle-Île, Le Palais, Éditions Gondi, 1990, pages 74-87.

  • FAUCHERRE, Nicolas, PROST, Philippe, CHAZETTE, Alain (sous la dir. de), Les Fortifications du littoral, La Bretagne Sud, Chauray-Niort, 1998, 279 p., collection : les fortifications du littoral. ISBN 2-910137-24-4.

  • PORTIER, Carlette, POUTORD, Jacques, Belle-Île-en-Mer. L'enceinte urbaine de Palais, Locmaria, Société historique de Belle-Île-en-Mer, 1998.

Périodiques
  • CHAURIS, Louis, Nature et provenance des pierres mises en œuvre dans les ouvrages défensifs à Belle-Île (Morbihan), Bulletin de l'association bretonne, 2011, CXX, p. 285-302.