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Puits, borne-fontaines, citernes et impluvium (île-Molène)

Dossier IA29131245 réalisé en 2014

Fiche

Le manque d'eau est un problème récurrent dans l'histoire de l'île-Molène. Plusieurs épidémies de typhoïde, de choléra sont à déplorer ainsi que d'autres maladies dues à la mauvaise qualité de l'eau. Régulièrement l'Etat doit apporter de l'eau douce, que ce soit au cours du 19e ou du 20e siècle (1921, 1949), afin de satisfaire le besoin en eau de la population mais aussi des goémoniers qui travaillent sur les îles de l'archipel.

La lecture du cahier de doléances de 1789 nous informe sur la piètre qualité de l'eau douce qui est "un premier besoin, dans Molène il n'y a qu'un puits."

Ce déficit d'eau a pour conséquence la construction de multiples citernes aux abords des maisons. En ciment, datant souvent des années 1930, elles sont poreuses. Elles ont parfois été complétées ou remplacées par des récupérateurs d'eau en plastique. Nécessaire et indispensables à la vie sur l'île elles ne sont pas sans incidence sur la visibilité "esthétique" de l'environnement insulaire.

Le puits Saint-Ronan : la légende voudrait que Saint Ronan arrivant à Molène en 520 ait planté son bâton sur le sol pour y faire jaillir l'eau dont l'île manquait. Un second puits existe un peu plus au nord.

La citerne des anglais (1897) : située près de l'église, la citerne des Anglais a été édifiée grâce aux dons de la couronne anglaise attribués aux habitants de Molène suite à leur soutien lors du naufrage du paquebot anglais le Drummond Castle en 1896. 26 dalles inclinées permettent de récupérer l'eau de pluie dans une citerne de 250 m3, selon le système de l'impluvium déployé sur une surface de 800 m2. Les travaux, suivis par le Ministère des travaux publics, durèrent 5 mois pour un coût de 14 000 francs.

L'impluvium (1976) : système de captage et de stockage des eaux pluviales. De grandes dalles de béton légèrement inclinées permettent de récupérer l'eau de pluie dans une citerne de 4 000m3.

Plusieurs bornes fontaines ont été répertoriées lors du travail d'inventaire à Molène. Il s'agit de borne à volant ou à tourniquet portant les marques suivantes sur le dessus : ETABts BAYARD CONSTr LYON et Bayard Lyon, modèle déposé BTE SGDG. Les sigles « BTE » et « SGDG » signifient Breveté et Sans garantie du gouvernement.

La société Bayard breveta le mécanisme de la fontaine en 1901 à Lyon.

Le mécanisme est constitué de deux masselottes entrainées par la force centrifuge du volant qui soulève le clapet du réseau d'eau potable. La pression de ces canalisations fait ainsi monter l'eau au robinet. Ces bornes-fontaines ont été installées à Molène dans les années 1990.

Aires d'études Parc Naturel Régional d'Armorique
Dénominations puits, citerne, borne fontaine
Adresse Commune : Île-Molène

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales du Finistère. Administration communale, île-Molène, puits, 1898.

    Archives départementales du Finistère : 6 O 614
Périodiques
  • Thomas CHIRON. Les îles de Bretagne et leurs ressources en eau : trois siècles de gestion communale (XVIIIe-XIXe siècle) in Annales de Bretagne et des Pays de l'Ouest, 116-2, 2009.

    p. 121-139