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Prieuré Saint-Pierre, Saint-Paul (prieuré cure), église paroissiale de chanoines réguliers de Saint-Augustin, de génovefains (Bazouges-la-Pérouse)

Dossier IA35049716 inclus dans Le village de Bazouges-la-Pérouse réalisé en 2011

Fiche

Á rapprocher de

Œuvres contenues

Genrede chanoines réguliers de saint Augustin, de génovéfains
Précision dénominationprieuré cure
VocablesSaint-Pierre, Saint-Paul
Parties constituantes non étudiéesenclos, calvaire, croix de cimetière
Dénominationsprieuré, église paroissiale
Aire d'étude et cantonPays de Fougères - Antrain
AdresseCommune : Bazouges-la-Pérouse
Adresse : rue de l'
Eglise
Cadastre : 1966 AB 379

L'église paroissiale de Bazouges-la-Pérouse est un édifice complexe. Dès le 12e siècle elle réunit deux anciens édifices comprenant chacun trois vaisseaux, appelés la haute et la basse église. Le premier était réservé aux moines qui dépendaient de l'abbaye de Rillé de Fougères, le deuxième au culte paroissial. Entre 1844 et 1859, l'église est entièrement reprise par l'architecte Anger de La Loriais qui désoriente l'édifice et le ramène à une structure à trois nefs. Entre 1882 et 1885, l'architecte Arthur Regnault construit un clocher supplémentaire et refait la façade orientale en réemployant des éléments anciens dont le portail du 15e siècle. D'autres éléments de l'ancien édifice sont encore en place : entre autre l'appareil roman de l'ancien chevet de l'église priorale dont le réseau a été refait à la limite du 13e siècle et du 14e siècle ; de la même époque semblent dater la base de la tour latérale ainsi que sa travée sous clocher, et deux départs d'arcades dans l'actuel collatéral sud. Les arcades du collatéral nord sont datées 1570. La partie supérieure du clocher latéral est datée 1723.

Le calvaire du cimetière est l’œuvre du carrier lannionais Yves Hernot, en 1878.

Période(s)Principale : limite 13e siècle 14e siècle
Principale : 16e siècle
Principale : 1er quart 18e siècle
Principale : 2e quart 19e siècle
Principale : 4e quart 19e siècle
Secondaire : 11e siècle
Secondaire : 12e siècle , (?)
Secondaire : 15e siècle
Dates1570, porte la date, daté par source
1844, daté par source
1878, daté par source
1882, daté par source
Auteur(s)Auteur : Regnault Arthur
Arthur Regnault

Architecte diocésain notamment.


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architecte attribution par source
Auteur : Anger de la Loriais Jean-Marie architecte attribution par source
Auteur : Hernot Yves sculpteur attribution par source

L'église de Bazouges-la-Pérouse se présente comme un vaste édifice orienté à l'ouest, dépourvu de transept. Cet édifice possède trois vaisseaux : un vaisseau central aveugle avec une élévation sur deux niveaux, couvert longitudinalement par une voûte en berceau brisé. Précédée, à l'est, par un porche qui supporte le clocher, cette nef se termine, à l'ouest, par un chevet à pans coupés et éclairage direct sur deux niveaux. Deux bas-côtés, voûtés identiquement d'un berceau brisé flanquent la nef centrale. Tous deux sont prolongés, à l'ouest, par une sacristie. La tour de l'horloge, anciennement clocher de l'église, s'élève en la partie centrale du bas côté sud. L'église se compose d'une nef centrale beaucoup plus haute que ses collatéraux, séparée de chacun d'eux par une série d'arcades plus ou moins brisées. Côté nord, on trouve cinq arcades qui retombent sur des piles ou des demi-piles à section polygonale, possédant bases et chapiteaux moulurés. Côté sud, il n'y a que quatre arcades légèrement plus évasées que celles qui leur font face. Elles reposent toutes sur des piles cylindriques, sauf l'arcade la plus à l'est, celle qui conduit sous la tour de l'horloge, dont les retombées se font sur deux énormes massifs de colonnes aux formes pour le moins irrégulières. Pour son édification on employa deux matériaux locaux : le granite et accessoirement le schiste pour le gros œuvre, et pour la couverture l'ardoise. L'église de Bazouges-la-Pérouse est orientée à l'ouest contrairement à la tradition mais conformément aux impératifs locaux. Occupant toute la partie nord d'une place, l'église a été construite isolément. A l'est, l'église est bordée par l'axe principal de la ville, l'allée menant au cimetière limite l'église au nord. C'est entre le mur de clôture du chevet et le cimetière qui occupe toute une zone située à l'ouest de l'église, que l'on a construit l'actuel presbytère, à l'endroit où s'élevait autrefois l'ancien prieuré. Cette construction est un bâtiment rectangulaire à un étage, précédé d'une cour. La principale entrée se situe sur la façade orientale où l'on a une grande porte centrale encadrée par deux portes plus petites. L'escalier de neuf marches qui s'y trouve conduit sous un porche, aménagé sous l'actuel clocher, à partir duquel on peut entrer dans la nef. Il existe une autre ouverture placée cette fois-ci au sud, sous le porche précédant la tour de l'horloge. Cette porte qui donne accès au bas-côté méridional de l'église est précédée de trois marches. L'église est donc construite sur un terrain à forte dénivellation d'ouest en est. On peut enfin pénétrer dans l'église en empruntant les deux sacristies placées dans le prolongement occidental de chacun des bas-côtés. C'est au nord-est de la tour de l'horloge que s'élève l'actuel clocher, juste au-dessus de l'extrémité orientale de la nef. Reposant sur une base granitique, la flèche fut, elle aussi, entièrement construite en granite.

Mursgranite
moellon
Toitardoise
Plansplan rectangulaire régulier
Étages3 vaisseaux
Couvrementslambris de couvrement
voûte d'ogives
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturesflèche en maçonnerie
toit à longs pans
appentis
pignon couvert
pignon découvert
Escaliersescalier dans-oeuvre : escalier en vis sans jour
Typologiesclocher de style néo-gothique, chevet à pans coupés, clocher médian

Fichier Bourde de la Rogerie : 07450 : tour construite en 1722-23 par Bertrand Querret ou Kettet.

Statut de la propriétépropriété publique
Intérêt de l'œuvreà signaler

Annexes

Références documentaires

Bibliographie
  • BADAULT, Dominique. CHEVRINAIS, Jean-Claude. ANTRAIN et son canton. Chronique de la vie quotidienne 1880-1950. Editions Danclau, 1996.

    t. 1, p. 116-119
  • BANÉAT, Paul. Le département d'Ille-et-Vilaine. Histoire, Archéologie, Monuments. Rennes : J. Larcher, 1927 ; reprint, Mayenne : Editions Régionales de l´Ouest, 1994.

    t. 1, p. 116-119
  • GUILLOTIN DE CORSON, Amédée. Pouillé historique de l'archevêché de Rennes. Rennes : Fougeray, Paris : René Haton, 1883, 1884, 1886.

    t. 4, p. 123-127
  • POCQUET DU HAUT-JUSSÉ, Bertrand. Le mobilier religieux du XIXe siècle en Ille-et-Vilaine. Bannalec : imprimerie Régionale, 1985.

    p. 197, 238, 254, 372
  • Bourde de la Rogerie, Henri. Fichier artistes, artisans, ingénieurs... en Bretagne. Rennes : APIB, 1998.

    n° 07450 Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • Le patrimoine des communes d'Ille-et-Vilaine. Paris : Flohic Editions, 2000. (Le patrimoine des communes de France).

    p. 45-47