Logo ={0} - Retour à l'accueil

Presse et conserverie de sardines, actuellement atelier de mécanique marine, office du tourisme et salle d´exposition, 15 quai Kléber (Camaret-sur-Mer)

Dossier IA29004037 inclus dans Front portuaire Kléber (Camaret-sur-Mer) réalisé en 2006

Fiche

Précision dénominationpresse à sardines
AppellationsLe Grand Magasin, Usine Roulland, Salle de Venise
Destinationsconserverie, caserne, remise, atelier de chantier naval, établissement de danse, halle à marée, pavillon d'exposition, syndicat d'initiative, usine de construction mécanique
Parties constituantes non étudiéesmaison, atelier
Dénominationsconserverie
Aire d'étude et cantonBretagne - Crozon
AdresseCommune : Camaret-sur-Mer
Adresse : 15 quai
Kléber
Cadastre : AE 312-313-314

L´ensemble est composé de plusieurs bâtiments qui servent aujourd´hui d´atelier de mécanique marine, de salle d´exposition, et d´office du tourisme. Ces bâtiments ont été construits à diverses périodes. Le plus ancien est l´atelier de mécanique marine. Il a été construit en 1743 par Joseph Torrec de Bassemaison (1694-1775), un armateur. Il a fait construire sur un terrain situé près de la grève de Camaret (acquis en mars 1743), « dans un endroit nommé ar loc´h (étang de Prat ar Pont), un grand magasin en pierres de taille, dont le toit est en ardoise, complété d´un appenti sur piliers au nord et d´un courtil au sud ». Ce bâtiment est utilisé pour le pressage des sardines. Y sont également installées des cuves à nettoyer les sardines. Il servit à une époque pour les soldats qui défendaient les divers forts de Camaret. Joseph Torrec de Bassemaison s'occupait également la liquidation de naufrages qui se produisaient régulièrement sur les côtes de la Presqu´île : il achetait les marchandises échouées ou les liquides pour le compte des propriétaires du navire. En 1724, il récupère, par exemple, les marchandises sauvées de « La Marguerite » de Londonderry, qui transportait du vin et de l´eau de vie. En 1750, il se rend acquéreur de sucre et de café de St Domingue après le naufrage du « Père Éternel » de Nantes, navire de 400 tonneaux échoué à Kerloc´h. Il se servait donc aussi du Grand Magasin pour entreposer les chargements des navires naufragés et leur gréement, avant de les revendre. Au début du 19e siècle, le Grand Magasin appartient à Stanislas Billoquet. Ce bâtiment est ensuite la propriété de M. Roulland fils, négociant à Concarneau. Une enquête de commodo et incommodo est décidée le 26 avril 1874. Elle concerne la demande de M. Roulland d´établir une fabrique de sardines à l´huile dans sa propriété. L´autorisation est accordée et stipule la nécessité de réaliser un canal entre l´établissement et la mer afin d´évacuer les eaux de lavage. L´usine est alors gérée par M. Aubert qui agrandit l´usine (bâtiment de la salle de Venise et logement du gardien). Fermée en 1908, après six années catastrophiques pour la pêche sardinière, l´usine est rachetée en 1909 par Bernard Hugot qui y établit son chantier de construction navale et occupe pendant un temps avec sa famille l'ancienne maison du gardien. Aujourd´hui, le Grand Magasin accueille une entreprise de mécanique marine (Le Roy), la salle de Venise (qui occupe une partie de l'ancienne usine et qui fut pendant une période une salle de bal, mais aussi un café et une halle à marée) accueille une exposition sur le patrimoine de Camaret et le logement du gardien accueille l´Office de Tourisme.

Période(s)Principale : 2e moitié 18e siècle
Secondaire : 3e quart 19e siècle
Dates1743, daté par source
Auteur(s)Personnalité : Torrec de Bassemaison Joseph commanditaire attribution par travaux historiques
Personnalité : Roulland commanditaire attribution par travaux historiques

Le bâtiment le plus ancien, dit le Grand Magasin, a été remanié. Il est orienté est-ouest. La partie ayant conservé un aspect ancien (même s´il ne reste sans doute rien du bâtiment de 1743) est le bâtiment à l´est, donnant sur la cour servant à l´entreprise Le Roy. Ce bâtiment est en pierres recouvertes d´enduit avec un toit en ardoise. Il est composé d´un étage et percé de plusieurs fenêtres avec entourage en granite. La cour est fermée par un portique plus récent (béton). Dans sa partie occidentale, ce bâtiment a été rehaussé par une structure en tôle, le toit est en tôle ondulée. Une grande porte coulissante donne sur la rue des sardiniers. Longeant la rue des sardiniers et perpendiculaire au quai Kléber, on trouve la salle de Venise. Elle devait prolonger le Grand Magasin quand celui-ci servait de conserverie de sardines. Ce bâtiment est en pierres recouvertes d´enduit sur la façade, et composé d´un rez-de-chaussée sous combles. Il a conservé des ouvertures anciennes, en granite, dans la rue des sardiniers, tandis que la façade a été remaniée (deux ouvertures en demi-cercle) sûrement à l´époque de la salle de bal. Le logement du gardien donne sur le quai Kléber. Cette maison, composée d´un étage et de pièces sous combles, est en pierre. Le toit, en ardoise, est doté de deux lucarnes jacobines. Les ouvertures des étages ne semblent pas avoir été remaniées, contrairement au rez-de-chaussée doté désormais d´une grande baie vitrée pour accueillir l´Office de Tourisme.

États conservationsremanié, inégal suivant les parties
Statut de la propriétépropriété d'une personne privée
propriété de la commune

Références documentaires

Bibliographie
  • TEPHANY, Joseph. Camaret-sur-Mer, courte notice. Paris : Le livre d´Histoire éditions, 2004, réédition de l´original édité en 1902.

    p. 26-31
  • Entretien avec Claude Le Fur, association Nautisme, arts et cultures.

Périodiques
  • KERDREUX, Jean-Jacques et CADIOU, Didier. Les Torrec de Bassemaison, « sous ce signe tu vaincras », une riche famille de négociants. Crozon : Avel Gornog, 1995, n° 3.

    p. 11-17
  • GAUDRON, Sébastien. L´étang de Prat ar Pont. Camaret : bulletin de l´association Nautisme Arts Culture, 2001.

    p. 4-9
  • LE FUR, Claude. Le passé industriel de Camaret : les usines de sardines. Crozon : Le Presqu´îlien, 2002, n° 99.

    p. 8-9