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Présentation du territoire de la ria d'Etel

Dossier IA56007452 réalisé en 2009

La situation géographique singulière du territoire de la ria d´Étel a façonné son histoire et les usages économiques pratiqués : l´alliance d´un pays maritime et rural et d´un plan d´eau abrité quoique difficile d´accès a, dès la Préhistoire et l´Antiquité, favorisé l´implantation humaine.

Situé entre Auray et Lorient, le territoire de la ria d´Étel doit à ses divisions administratives, mais aussi à l´absence de véritable pôle urbain, un relatif incognito qui a longtemps préservé ses rives de l´envahissement côtier propre à l´époque contemporaine. Recouvrant le secteur sud du bassin versant de la rivière, il associe aux dix communes littorales (Plouhinec, Sainte-Hélène, Merlevenez, Nostang, Landévant, Landaul, Locoal-Mendon, Belz, Étel et Erdeven), deux communes non côtières (Ploemel et Kervignac), en raison de leur appartenance à une unité administrative partagée avec les communes riveraines. L´imbrication étroite de la terre et de la mer a favorisé tant les activités agricoles que maritimes, celles-ci diversifiées depuis l´essor de la pêche à la fin du 19e siècle.

L´enquête patrimoniale qui comprenait également l´étude des objets mobiliers, a été commencée en 2005 par le canton de Belz avec le soutien du Conseil général du Morbihan. La Région Bretagne a désiré poursuivre cette enquête sur le seul patrimoine bâti des rives ouest et nord de la ria, avec le souci non seulement de présenter un « état des lieux » patrimonial, mais de soutenir et d´initier des projets de valorisation d´intérêt local, voire régional.

La documentation recueillie par le service régional de l´Inventaire du patrimoine culturel fait état de près de 4000 éléments bâtis recensés, parmi lesquels plus de 600 font l´objet d´un étude plus approfondie, accompagnés de 6500 photos et 40 relevés ou schémas.

Les paysages de la ria

«Au delà de Port-Louis, la côte change de caractère. En général, des sables, des dunes, des marais parsemés d'îlots granitiques remplacent les roches dentelées. Ce que l'on appellera des rivières sont plutôt des bras de mer remontant profondément au milieu des terres et, recevant le trop-plein d'étangs, de petits lacs, de marécages communiquant entre eux pendant l'hiver.

Les fièvres n'étaient pas rares autrefois sur cette partie du littoral, mais les progrès de l'agriculture ont avantageusement amélioré la contrée. Des champs, des prés superbes, des vergers fertiles, des châtaigneraies productives occupent tout l'espace où ils peuvent prospérer. De plus, la mer et les industries auxquelles son voisinage donne la vie achèvent de répandre l'aisance parmi une population laborieuse, qui mériterait d'être mieux connue, mieux appréciée ».

Telle est le jugement porté sur la région par Valentine Vattier d´Ambroyse dans « Le littoral de la France » en 1868. Les ensembles paysagers qui composent les communes de la rivière d´Étel sont multiples. L´interaction humaine et naturelle a façonné les paysages, dont certains situés sur la bordure littorale sont uniques en France. C´est ce qui donne à la rivière son attrait particulier.

Le massif dunaire

La traversée du grand massif dunaire de Gâvres à Quiberon, entre Plouhinec et Erdeven par l´entrée de la ria d´Étel, correspond à un paysage original, caractérisé par un relief bas, des vues très dégagées du fait d´une végétation rase ou absente, et une palette de couleurs dominée par la teinte dorée du sable. A l´avant de l´embouchure, la présence d´une barre sableuse forme un sous-ensemble paysager peu visible qui peut devenir spectaculaire par gros temps, lorsque les vagues déferlent sur les hauts-fonds. L´habitat est absent de ces terres impropres à la culture. Ce grand massif dunaire est aujourd´hui protégé au titre de Natura 2000. A l´arrière se développe à Plouhinec et Erdeven une zone lagunaire d´étangs autrefois exploités par les habitants des hameaux proches.

La ria maritime

La partie maritime de la ria d´Étel se subdivise en deux zones. En aval, la section resserrée s´étire entre l´amont de Pont-Lorois (îlot de Gravignez) et le port d´Étel. Elle montre une alternance de pointes rocheuses bien marquées, bordées de micro-falaises surmontées de landes, et de petites anses sablo-vaseuses. Au niveau des pointes, la ria étroite (200 à 300 m.) est parcourue de violents courants de marée. Cette étroitesse a provoqué l´établissement des lieux de passage ou « trec´h » plus tard concrétisés par le Pont-Lorois ; la proximité de l´océan a favorisé le développement de la pêche et par conséquence, la concentration humaine le long du rivage.

La section évasée s´étend entre Pont-Lorois et les pointes de Mané-Hellec (Sainte-Hélène) et de la Forest (Locoal-Mendon). Elle forme un large bassin maritime parsemé d´îles, où le paysage ressemble par endroits à celui du golfe du Morbihan. Depuis la fin du 19e siècle, l´ostréiculture occupe une grande partie des larges vasières qui découvrent à marée basse.

La ria supérieure

Un espace intermédiaire se développe entre la partie aval maritime et les bras de mer à dominante rurale ; il se caractérise par une imbrication complexe de grandes îles (Locoal, le Plec), de presqu´îles, de bras de mer larges ou resserrés, dans un environnement agricole mais où l´ostréiculture est encore très présente.

Au pourtour de la ria, les bras de mer étroits s´insinuent à travers la campagne, dans un relief souvent peu prononcé, notamment vers le nord. Ils sont souvent bordés de landes humides et de pinèdes, les schorres y couvrent de vastes étendues dans certains élargissements. L´ostréiculture en est absente. L´imbrication des landes, des pinèdes et du milieu maritime y constitue un paysage à identité particulière unique en France.

Le paysage agricole

L´openfield littoral, constitué de grandes parcelles cultivées, totalement dépourvues de talus ou de haies, domine à l´arrière des dunes de Plouhinec. Il résulte non seulement du remembrement, mais aussi de pratiques agraires à champs ouverts que l´on trouve ailleurs sur le littoral breton, notamment en baie d´Audierne. C´est dans ce secteur que se concentrent les cultures légumières.

Le bocage littoral, à murets de pierres sèches parfois doublés de haies buissonnantes de prunellier et orme, n´est aujourd´hui présent que sur les communes d´Étel et Erdeven. Mais ce paysage construit est fragile et se dégrade rapidement.

Le bocage ouvert à bosquets prédomine largement aux abords de la ria. Il résulte des remembrements qui ont agrandi les parcelles et éliminé l´essentiel des haies et talus, ceux-ci n´ayant plus qu´un caractère résiduel et ne formant plus de maillage. Même dans des communes n´ayant pas fait l´objet d´un remembrement administratif, comme Ploemel ou Belz, le maillage bocager a presque totalement disparu. Les bosquets demeurent cependant nombreux et maintiennent une ambiance «verte».

Au nord (Nostang et Landévant), les principaux ruisseaux affluents de la rivière ont creusé des vallées encaissées, ensembles paysagers qui se caractérisent par des versants couverts de bois, généralement de feuillus, encadrant un fond de vallée autrefois occupé par des rubans de prairies, mais aujourd´hui souvent à l´abandon et évoluant vers la saulaie. Certaines voies de communications (routes de Nostang à Hennebont, de Landévant à Pluvigner) longent ces vallées. Les fermes sont implantées sur les versants orientés au sud.

Aux abords de la ria d´Étel, les pinèdes totalisent plusieurs centaines d´hectares. Elles correspondent à d´anciennes landes qui couvraient des terrains argileux et humides, voire marécageux (Locoal-Mendon, Landaul), peu propices à l´agriculture. Le pin maritime, introduit massivement au 19e siècle pour valoriser ces espaces, participe aujourd´hui à l´identité paysagère des communes riveraines.

Le patrimoine archéologique

Le territoire occupé à la période paléolithique a révélé quelques abris, comme la grotte dite des Korrigans à Landévant (moulin de Plusquen). Malgré les destructions des 19e et 20e siècles, la densité exceptionnelle de monuments néolithiques, édifiés du 6e au 4e millénaires, montre que le territoire compris entre la ria d´Étel et le golfe du Morbihan était particulièrement propice à l´établissement humain. Dans le périmètre des grands sites autour de Carnac, Erdeven conserve les remarquables alignements de menhirs de Kerzerho. Disposés sur une dizaine de rangs orientés approximativement ouest-est malheureusement coupés en deux par la route de Quiberon, ils sont le vestige d´un grand ensemble qui devait s´étendre sur plus de deux kilomètres. Deux autres alignements très partiellement conservés sont connus. Ceux de Plouhinec qui allaient de la petite mer de Gâvres à la rivière étaient encore spectaculaires à la fin du 19e siècle ; malgré les alertes des archéologues, le remembrement a achevé leur ruine. Quant à ceux de Nostang, dessinés en 1884, il n´en reste que quelques pierres dans les schorres et la lande bordant la rivière. Les dolmens qui terminaient cet alignement sont aussi fragmentaires.

En 2005, à l´occasion d´une fouille préventive, une découverte exceptionnelle d´une soixantaine de menhirs de gneiss a été faite à Kerdruellan (Belz). Ce monument mégalithique d´environ 300m. de longueur, a probablement été édifié à la charnière des 6e et 5e millénaires, puis abattu avant la fin de l´époque néolithique. Son enfouissement est à l´origine de son exceptionnel état de conservation. Les fouilles menées sur le site, classé Monument historique depuis 2008, devraient permettre de mieux comprendre le phénomène des alignements néolithiques.

Les dolmens, tombes avec chambres et couloir d´accès couverts de dalles sur piliers, sont particulièrement nombreux à l´est de la rivière : 17 d´entre eux étaient attestés à Erdeven au 19e siècle, 14 à Belz. Celui de Crucuno (Erdeven) reste le plus spectaculaire, malgré la disparition du couloir d´accès de 24m., détruit lors de la construction d´une maison au milieu du 19e siècle. Locqueltas et Mane er Roh (Locoal-Mendon), Mane Bras (Erdeven), Tri Men (les Trois Pierres) près de Rohabon (Kervignac) relèvent également du type des tombes dolméniques à couloir. Les fouilles pratiquées au 19e siècle ont révélé des objets tels que haches polies et vases.

Les stèles de l´Âge du fer

175 stèles de l´Âge du fer, autrefois dénommées « lec´hs », ont été recensées autour de la ria, dont 20 dans la petite commune de Sainte-Hélène, lors de l´inventaire réalisé en 1987 par Daniel Tanguy : il s´agit de la plus importante concentration dans l´ouest du Morbihan, sachant qu´en Bretagne, la plupart des stèles connues sont situées dans les départements du Finistère et du Morbihan, plutôt sur le littoral. Les archéologues ont souligné leur lien avec les nécropoles gauloises à incinération et estimé leur période d´érection entre 550 et 350 avant J.-C. Selon P.-Y. Milcent, « les stèles constituent un des principaux marqueurs du paysage funéraire armoricain ». Cependant beaucoup d´entre elles ont été déplacées au cours du temps, en particulier à proximité des croix ou lieux de culte : on compte ainsi 5 stèles autour de la chapelle de Kerclément (Belz), 9 près de Saint-Sauveur (Erdeven). A l´occasion, certaines ont été christianisées, quand, plus tard, d´autres ont trouvé un usage plus pratique, en remploi dans des murets ou comme chasse-roues. Le bouleversement des sites a été encore amplifié lors du remembrement des terres agricoles.

Pour l´essentiel, il s´agit de stèles basses. Cependant, on compte quelques stèles hautes remarquables, comme la « Quenouille de Brigitte » (Locoal-Mendon), parfois considérée comme un menhir de l´époque néolithique. Son nom fait écho à la toute proche chapelle dédiée à cette sainte.

L´absence presque totale de décor sur ces stèles fait émerger comme exceptionnelle à plus d´un titre la « croix de Prostlon » à Penpont (Locoal-Mendon) : remployée comme marqueur territorial au 8e ou 9e siècle d´après l´inscription gravée en onciales « crux Prostlon », elle porte un décor d´origine à motifs de chevrons et de grecques.

L´occupation du territoire fut sans doute continue jusqu´à l´époque gallo-romaine. Sur un éperon barré dominant la rivière à Mane Coh-Castel (Plouhinec) est établi un oppidum gaulois. La marée a été utilisée aux abords du bourg de Nostang pour édifier un système de défense au moyen de digues et d'étangs artificiels, surmontées d´un camp fortifié établi sur le promontoire dit Mane Er Hoet, site relié à la voie romaine de Nantes à Quimper. La péninsule du Gouarde (Nostang), correspond peut-être un ancien poste de garde romain. La partie sud de la rivière était tournée vers la pêche et le commerce maritime : un atelier spécialisé dans les productions de salaisons et garum (saumure de poisson) a été récemment étudié à La Falaise (Étel), en lien avec la villa dite de Mané-Véchen. D´autres villas disparues étaient attestées à Kerfrézec (Sainte-Hélène), en partie fouillée au 19e siècle, ainsi qu´à Magourin (Belz).

De l´époque médiévale à la fin du 16e siècle

La division administrative entre les deux rives trouve son origine au haut Moyen Âge, lorsque se met en place l´organisation religieuse du territoire. Au 7e siècle, les moines Goal (Locoal), et Cado (Belz) fondent deux monastères ou ermitages sur la rivière d´Étel, dont l´impact sur l´environnement culturel local sera très important. Contemporaine est la mise en place des paroisses primitives telles que Kervignac (Plebs Veneaca), Plouhinec, Ploemel, (comme le souligne le préfixe « Plou », ou paroisse). Après les invasions normandes, le relèvement des lieux monastiques se fait sous l´égide des abbayes bénédictines de Saint-Sauveur de Redon (prieuré de Locoal), Sainte-Croix de Quimperlé (prieuré de Saint-Cado en Belz) et Saint-Gildas de Rhuys (prieuré de Gâvres).

Du Moyen Âge date également la formation du « Pou Belz » ou pagus Belz, juridiction seigneuriale formée des châtellenies d´Auray et d´Hennebont-Nostang (la Terre Rouzault), respectivement à l´est et au nord-ouest de la rivière. Sous la domination des comtes de Cornouaille à partir du 9e siècle, le territoire était entré dans le domaine ducal depuis l´avènement du duc Hoël, fils d´Alain Canhiart. Le Pou Belz correspond aussi à une division ecclésiastique comprise entre le Blavet et la rivière d´Auray, comprenant 18 anciennes paroisses. Calqué sur l´ancien Pagus, le doyenné est mentionné dès 1029 ; son siège initialement sur l´île de Riec (Belz) fut transféré à l´église paroissiale de Mendon au début du 14e siècle.

Le territoire qui relève essentiellemnt du domaine ducal, ne comporte pas de grandes seigeuries : il n'y a qu'une chatellenie ducale, Nostang, qui s'étend sur 20 paroisses du Blavet à la Ria d'Etel., les paroisses à l'est de la Ria dépendant de la chatellenie d'Auray. Certaines terres dépendent toujours du duc au 14e siècle : tenues à Merlevenez, Nostang, Kervignac (ADLA B1583). Cependant, beaucoup vont passer sous la possession de l'abbaye cistercienne de la Joie fondée par les duc à Hennebont : à Nostang, Jean du Palais est vassal de l'abbaye de la Joie pour son manoir du Cosquer. Cette dernière acquiert des tenures (bien-fonds) entre la fin du 13e siècle et le début du 15e siècle : trois à Locmaria en Nostang, une à Mendon, 3 à Kervignac (Branséan, Loguelle, Kergariou) et 3 tenues à Lezevry à Plouhinec ; outre celles-ci, elle exploite dans l'étendue de la chatellenie de Nostang, 51 tenures en domaine congéable et 81 en censives ou féages : à Merlevenez, où elle exploite 15 tenures, elle fait construire le moulin du Hédan (disparu) au début du 15e siècle. Vers la fin du Moyen Âge, le territoire est divisé en cinq fiefs dont les plus importants relèvent de la seigneurie de l´Argoët sous Auray (de Carnac à Mendon), et de la vicomté de Rohan-Guéméné (Plouhinec).

A la fin du 16e siècle, les guerres de la Ligue ravagent le pays, entre Port-Louis (à l´époque Blavet) qui avait pris parti pour le roi, et Hennebont, aux mains des ligueurs. Ces troubles sont à l´origine des ouvrages de défense construits aux châteaux de Saint-Georges (Nostang), de Kercadio et de Keravéon (Erdeven), de Kerambourg (Landaul).

Les temps modernes

Seigneuries religieuses et laïques se partagent les tenues paysannes : le prieuré de Gâvres (Plouhinec) et l´abbaye Notre-Dame de la Joie d´Hennebont (Plouhinec, Nostang, Merlevenez, Kervignac) ; les vicomtes de Rohan-Guéméné (Plouhinec), les barons de Coetmadio (Kervignac), les seigneurs de Locmaria (Ploemel), de Kaer (Ploemel, Landaul).

La prospérité agricole (soulignée par l´historien Ogée et les rapports d´intendance au 18e siècle) est sans doute à l´origine de la qualité des maisons rurales du 17e siècle encore en place. Cependant, d'après Patricia Rucard, Merlevenez et Nostang sont des territoires très pauvres, produisant trois fois plus de seigle que de froment.

Aux 17e et 18e siècles, le développement du commerce maritime à Lorient (Compagnie des Indes) favorise la construction par des marchands, de nouvelles demeures à la place d´anciens manoirs. Quelques riches familles aristocratiques, tels les Lopriac (Kervignac), les Talhouet et Gouyon de Vaudurand (Erdeven), les Perrien (Landévant), accumulent des domaines considérables par alliance ou héritage : cette aisance se traduit dans les châteaux comme Kercadio (Erdeven) et Lannouan (Landévant).

Sous l´égide des intendants de la province, sont réalisés au 18e siècle de grands travaux routiers : de l´élargissement de l´axe de Nantes à Quimper témoignent encore plusieurs ponts à Landévant, dont le pont Guillemin daté par plan de 1749.

A l´époque révolutionnaire, le mouvement chouan, très suivi en pays d´Auray, utilise la complexité des rives avec l'aide de la population pour ses actions de résistance. En 1796, la presqu'île de la Forest sert de refuge au chef chouan Georges Cadoudal : la « cache de Georges » en est le témoin.

Dès la fin du 18e siècle, à la suite de la vente des biens nationaux, on constate un important mouvement de reconstruction des fermes (en particulier au sud du territoire), témoin de la richesse de certains paysans-propriétaires dès avant la Révolution.

Parallèlement, la construction publique s´intensifie. Le travail initié sous l´Ancien Régime sur le réseau routier s´accentue : trait d´union entre les deux rives, la route d´Auray à Port-Louis passe désormais par Belz et Plouhinec, grâce à la construction en 1843 d´un pont suspendu, le Pont-Lorois (du nom du préfet), oeuvre de l´ingénieur Laurent.

Dans la seconde partie du 19e siècle et au début du 20e siècle, les lois scolaires obligent à la construction de nombreuses mairies-écoles, sous la houlette d´architectes locaux aux projets parfois novateurs : ainsi l´école de filles de Merlevenez (1913) due au lorientais Louis-Marie Dutartre, apparaît atypique dans la production de l'architecture scolaire morbihannaise.

L´augmentation de la population dans la 2e moitié du 19e siècle liée à l´économie agricole et halieutique florissante se traduit comme ailleurs par l'importance de la construction privée ; elle conduit aussi à la reconstruction ou à l´agrandissement des églises paroissiales dont Landévant et Ploemel dès 1834. A Landaul, Locoal-Mendon, Kervignac, la chapelle du placître, préférée à l´église, est agrandie.

La Seconde Guerre mondiale a laissé des traces dans le paysage bâti situé dans la zone de combats de Lorient : construction de nombreux blockhaus sur le linéaire du Mur de l´Atlantique, destruction de fermes surtout à Merlevenez, Kervignac, Nostang, ainsi que de l´église de Kervignac et du clocher de Nostang, reconstruits par les architectes Conan et Delayre entre 1951 et 1955.

Aires d'études Ria d'Etel

Annexes

  • 20075607483NUCA : Carte, 2007 - Syndicat mixte de la Ria d'Etel

    20095605958NUCB : Carte, 1637 - Bibilothèque Nationale de France

Références documentaires

Documents d'archives
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    p. 52-65, 69, 70
  • DU HALGOUET, Hervé, Notes archéologiques sur le département du Morbihan. A.D. Morbihan.

Documents figurés
  • A. D. Ille-et-Vilaine. 1 Fi 153. Milieu 18e siècle. Etel. Coste de Bretagne depuis la Rivière de Quimperlay jusqu'auprès de Quiberon Contenant l'Isle de Grois, Port Louis et Port L'Orient. Carte par Belin. Extrait d'un recueil de 30 cartes et plan. Don la Borderie, vers 1764.

Bibliographie
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Périodiques
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