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Présentation de la commune du Roc Saint-André

Dossier IA56006518 réalisé en 1986

Fiche

Œuvres contenues

Une enquête d’inventaire

Le territoire

L'approche topographique, en considérant avant tout l'œuvre dans son territoire, fait de l'Inventaire un interlocuteur privilégié des organismes et des responsables locaux chargés de la gestion du patrimoine et de l'aménagement de ce territoire. Partout, la richesse et les particularismes du patrimoine constituent des leviers de développement. Les travaux de l'Inventaire permettent d'accompagner une démarche de reconnaissance culturelle tant dans des secteurs ruraux qu'urbains, et aussi de fournir un outil d'aide à la décision en livrant des arguments essentiels à la compréhension historique et esthétique du territoire.

La restitution des données

La restitution des données découle de la méthode d'analyse. À chaque élément étudié correspond une notice. Chacun de ces éléments fait généralement partie, sur un territoire donné, d'une famille d'édifices (maisons et fermes, manoirs et châteaux, églises et chapelles...) ou d'édicules (croix, fontaines et lavoirs, ponts…) ; leurs paramètres descriptifs sont rassemblés dans un dossier collectif, au niveau communal. Au niveau cantonal, un second dossier cantonal restitue les caractères communs de la famille sous forme d’observations générales.

Certains de ces éléments particulièrement bien conservés, représentatifs d'une famille ou au contraire uniques, sont sélectionnés et font l'objet d'une notice plus approfondie.

Les dossiers sont classés du général ou du collectif au particulier, par lieu-dit ; les objets mobiliers sont reliés à leur édifice contenant par une notice intermédiaire intitulée « Le patrimoine mobilier de l'église... » ou « Le patrimoine mobilier de la chapelle... ».

L'enquête sur le patrimoine de la commune du Roc-Saint-André

Elle s’est déroulée en deux campagnes distinctes :

1) La première enquête s’est échelonnée sur le terrain entre 1983 et 1984 dans un cadre d’études d’inventaire topographique.

Elle a porté sur l'ensemble des éléments bâtis jusqu'en 1950 et sur les objets contenus dans l’église. Elle a abouti, en 1986, à des dossiers « papier ». Les œuvres remarquables ou représentatives du patrimoine, localisées aussi précisément que possible, ont fait alors l’objet d’une notice documentée, accompagnée de photographies et éventuellement de relevés architecturaux.

2) La seconde enquête s’est déroulée en 2010 dans le cadre d’études des communes riveraines du canal de Nantes à Brest.

Après avoir inventorié le réseau du canal (écluses, sites d’écluses, ponts…), il a été décidé d’élargir le champ d’investigation sur une bande de 5 km de largeur totale, de chaque côté du canal, pour mettre en valeur le patrimoine culturel en Bretagne intérieure. Tous les dossiers concernant les communes riveraines ont alors été rassemblés : import des notices électroniques, géoréférencement des œuvres, intégration des illustrations, des notes de lecture et de terrain, mise aux normes d’une bibliographie courante, création des liens entre les notices. Une sélection des œuvres intéressantes du point de vue touristique a été réalisée ainsi que des retours sur le terrain, ne concernant que ces œuvres.

La publication des dossiers permet donc de rassembler des enquêtes issues de cadres d’études différents. Elle est aussi l’occasion de les enrichir : des photographies prises en 1969, et numérisées, en ont rejoint d’autres, prises entre 2010 et 2015, ainsi que quelques œuvres qui n’avaient pas été retenues.

Présentation de la commune du Roc-Saint-André

Le Roc-Saint-André s´étire, à l´est, le long d´un vaste méandre de l´Oust qui le sépare de Ploërmel, Montertelot et La Chapelle-Caro ; au sud, s´étend Sérent, à l´ouest, Lizio et au nord, Quily. Toute la partie ouest de la commune est constituée de petites collines séparées par des ruisseaux qui, comme celui de Tromeur, vont se jeter dans l´Oust ; au nord-est, les terres les plus basses sont occupées aujourd'hui par des sablières.

Deux moulins à vent étaient autrefois signalés, l´un à la Villeder, l´autre à la Garenne ainsi qu´un moulin à eau, celui de Poulho ; ils ont disparu.

Le sous-sol est essentiellement constitué de schiste talqueux. Près de la Villeder, des mines d´étain furent exploitées par les Celtes puis par les Romains ; le gisement connut une seconde vie à partir de 1834 où il est redécouvert ; à partir de 1858, la Compagnie minière du Morbihan privilégie le travail à ciel ouvert, mais doit revendre la concession par suite de difficultés financières ; en 1879, la Société anonyme de la mine d´étain de la Villeder creuse un puits, le puits Saint-Michel, destiné à desservir des galeries souterraines ; une usine, la seule à l´époque à exploiter un filon d´étain, est construite en 1882, employant 350 ouvriers et extrayant 160 tonnes de minerai ; mais le puits principal étant noyé, l´exploitation cesse ; un décret mit fin à la concession en 1916.

La commune tire son nom de celui de la chapelle de Rotz, dédiée à saint André et bâtie sur un roc de plus de quinze mètres de hauteur au-dessus de l´Oust.

Peu de traces des époques préhistoriques, si ce n´est un dolmen ruiné, près de la Touche Carné, des haches en fibrolite et en bronze près de la Villeder et une lance de cuivre près de la Ville-aux-Figlins ; des restes d´un retranchement et de nombreux fragments de briques attestent de l´occupation romaine.

Saint-André du Roc, dans le doyenné de Porhoët, fit partie de la paroisse primitive de Sérent jusqu´en 1608 où elle devient une trève de Sérent. Elle acquiert le statut de paroisse en 1802.

Sous l´ancien Régime, Le Roc-Saint-André relève de la sénéchaussée de Ploërmel et de la seigneurie de Malestroit. Lors des réformations de la noblesse apparaissent différents manoirs : La Ville de Chesloubrier [La Ville-Chevrier] en 1427, appartenant à Charles de Saint-Brieuc ; appelé La Villecheroupvrier en 1513, à Olivier Mauleon et la Ville-Cherouvrier en 1536 aux héritiers de Pierre Audrain, puis aux Mahieux en 1650. L´hébergement du Val [Le Val Néant], où demeure « la femme Bertelot de Saint Brieuc en 1427, appartient à Jehan de Néant en 1513 et 1536, avec une métairie ; les Poullain du Pontlo lui succèdent, en 1608, et les Douarain en 1760.

Le manoir de la Touche [La Touche Carné] et l´hébergement de la Villedel [La Villeder] sont également nommés.

En 1790, Saint-André du Roc est érigé en commune, fait partie du canton de Sérent sous le nom de Pont-du-Roc entre 1793 et 1801, puis passe dans celui de Malestroit. C´est en 1951 qu´est fixé le nom actuel : Le Roc Saint-André. Le développement de la commune semble lié à sa situation sur des axes de circulation : voie romaine, route royale, avec halte de la poste aux chevaux, canal et enfin chemin de fer.

Dans l´écart du Vauglard, pousse un cormier ou sorbier domestique imposant, visible de la route : hauteur : 20 mètres, circonférence : 3, 25 mètres, âge : 250 ans ; il est recensé dans la base des Arbres remarquables de Bretagne (http://www.mce-info.org/arbres-remarquables/liste_arbres.php).

(M. -D. Menant)

Aires d'études Communes riveraines du canal de Nantes à Brest
Adresse Commune : Roc-Saint-André (Le)

Références documentaires

Documents figurés
  • Le Roc-Saint-André. Cadastre napoléonien, section B de la Touche-Carné. Levée par M. Winckler, géomètre du cadastre, 1829, échelle 1:2500 e.

    Archives départementales du Morbihan : 3 P 152/3
  • Le Roc-Saint-André. Cadastre napoléonien, section D du Bourg. Levée par M. Winckler, géomètre du cadastre, 1829, échelle 1:2500 e.

    Archives départementales du Morbihan : 3 P 152/6
  • Le Roc-Saint-André. Cadastre napoléonien, section E de la Ville-aux-Figlins. Levée par M. Winckler, géomètre du cadastre, 1829, échelle 1:2500 e.

    Archives départementales du Morbihan : 3 P 152/7
Bibliographie
  • OGEE, Jean-Baptiste. Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne. 1ère édition 1778-1780. Nouvelle édition, revue et augmentée par MM. A. Marteville, et P. Varin, avec la collaboration principale de MM. de Blois, Ducrest de Villeneuve, Guépin de Nantes et Lehuérou. Rennes : Molliex, libraire-éditeur, 1843-1853.

    t. 2, p. 682 Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • CAYOT-DELANDRE, François-Marie. Le Morbihan, son Histoire & ses Monuments. Vannes : A. Caudéran, édit. 1847, réimp. Auray : éd. du Bastion, 1990.

    p. 301-302 Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • ROSENZWEIG, Louis. Répertoire archéologique du Département du Morbihan. Paris : Imprimerie impériale, 1863.

    col. 142-143 Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • ROSENZWEIG, Louis. Dictionnaire topographique du Département du Morbihan comprenant les noms de lieu anciens et modernes. Paris : Imprimerie impériale, 1870.

    p. XII, 236 Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • LE MENÉ, Jean-Marie. Histoire archéologique, féodale et religieuse des paroisses du diocèse de Vannes. Vannes, 1891-1894. Reéd. Coop Breizh, 1994.

    t. 2, p. 322-324 Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • MENANT, Marie-Dominique, RIOULT, Jean-Jacques. Canton de Malestroit, Morbihan. Rennes : Institut culturel de Bretagne, 1989. (Images du Patrimoine ; n° 60).

    p. 20-21, fig Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)

Liens web