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Présentation de la commune de Vern-sur-Seiche

Dossier IA35035387 réalisé en 2005

Fiche

Œuvres contenues

L'enquête :

Visant un recensement général, préliminaire à l'étude du patrimoine d'Ille-et-Vilaine, la présente enquête concernant l'architecture a été réalisée dans la commune de Vern-sur-Seiche durant les mois de février et mars 2005.

Avec pour objectif la réalisation d'un état des lieux, la méthodologie du recensement emprunte les modalités suivantes : l'identification et la localisation de la totalité des oeuvres susceptibles d'appartenir au patrimoine, remaniées ou non, avec pour terme chronologique le milieu du 20e siècle, excluant par conséquent le phénomène de l'urbanisation de la fin du 20e siècle et l'autre bout du spectre les éléments relevant du domaine de l'archéologie.

Toutes les oeuvres identifiées et localisées sont cartographiées. Cependant, seule la portion analysable en termes de périodes historiques et/ou de types architecturaux est restituée sont la forme de fiches individuelles soient 210 ensembles bâtis, édifices ou édicules représentant plus de la moitié des 385 'immeubles' recensés par l'Insee en 1946.

Un pré-inventaire du patrimoine architectural et des sites avait été réalisé pour le compte de l'A.U.D.I.A.R. sous la direction de la Commission régionale de l'Inventaire en 1974. En guise de bilan, la Présentation générale ci-dessous en Annexes rend compte des caractéristiques patrimoniales locales ; ses conclusions restent aujourd'hui pertinentes. Toutefois, seules 42 oeuvres avaient été documentées individuellement en fonction de leur unicité, de leur état de conservation et de leur ancienneté souvent antérieure au 19e siècle. Les édifices repérés avaient été photographiés, les illustrations correspondantes en noir et blanc sont restituées dans les notices suivantes ; elles rendent compte de l'évolution de l'habitat à la fin du 20e siècle.

Aires d'études Ille-et-Vilaine
Adresse Commune : Vern-sur-Seiche

Annexes

  • En 1974 Jeannick Le Goux, sous la direction de Jean-Claude Menou, sous l'égide de la Commission Régionale d'Inventaire de Bretagne et du Centre National de la Recherche Scientifique pour le compte de l'Agence d'Urbanisme du District de l'Agglomération Rennaise, a réalisé un pré-inventaire du patrimoine architectural et des sites de la commune de Vern-sur-Seiche .

    Présentation générale :

    Vern-sur-Seiche est une commune située à 9 km environ au sud-est de Rennes. Elle s´étend sur une superficie de 1970 ha très allongée du nord au sud (le long de la R.N. 163) ; très étroite dans sa partie sud (1,5 à 3 km) elle s´élargit vers le nord (6 km dans sa partie la plus large).

    Elle est voisine des communes de Chantepie au nord, Noyal-Châtillon-sur-Seiche et Saint-Erblon à l´ouest, Saint-Armel et Noivoitou à l´est.

    Les sites

    Le territoire communal repose sur des schistes primaires. Les limons jaunes, fins et petits qui recouvrent une grande partie du Bassin de Rennes ne sont présents que dans la partie nord de la commune (zone la plus élevée entre le ruisseau de Blosne et la Seiche) ; paradoxalement, le bois de Soeuvre se situe sur ces limons, la lisière sud correspondant exactement à la limite de la présence de ces limons.

    Le relief est très peu accentué. Les plus hautes altitudes sont relevées au nord-est de la commune (80 m à l´ouest du Domaine près de l´élevage avicole, 64 m près du Hil, 61 m au Grand Launay) les attitudes s´abaissent progressivement du nord-est au sud-ouest en direction de la Seiche qui se situe à des altitudes de 24-22m pour remonter ensuite sur le versant sud jusqu´à une altitude de 53m entre le Bas Guérin et le Fusel.

    De ce fait, les points de vue dégagés sur la commune sont à peu près inexistants.

    Le paysage rural est celui du bocage typique du Bassin de Rennes, mais en partie détruit ; les chemins creux n´existent plus ; quelques chemins ruraux de plus ou moins bonne qualité. Par contre une très belle rabine a été conservée au nord du lieu-dit la Houssière (perpendiculaire à la D. 286).

    Les bois sont essentiellement représentés par le Bois de Soeuvre, assez étendu et bien entretenu. Il est constitué principalement de feuillus (chênes et hêtres).

    La Vallée de la Seiche constitue un des sites attrayants de la commune. Dans ce secteur, le paysage rural de qualité s´est maintenu. Malheureusement son cours est peu accessible sauf en des points privilégiés, tels le pont sur la N 163 - qui est lui-même un édicule d´une grande qualité architecturale -. Vers l´aval, la zone des Bouillants constitue un secteur présentant un ensemble d´éléments : rivière, bois, chemins creux qui en font un véritable site dont la mise en valeur serait tout à fait souhaitable.

    Le patrimoine architectural

    L´architecture religieuse n´est représentée que par l´église paroissiale qui date de la moitié du 19e siècle, la chapelle de la Veillardière, trop transformée ne présente plus d´intérêt.

    L´habitat urbain groupé autour de l´église le long des voies principales (rue Nationale, rue de l´Église, rue du Boël) date en grande partie de la fin du 18e, début 19e siècle. Son intérêt est plus dans son homogénéité - qu´il serait nécessaire de conserver - que dans la qualité architecturale de chacune de ces maisons.

    La maison située 1 impasse du bourg (au sud-ouest de l´église) est la plus ancienne (17e) qui présente les caractéristiques de l´habitat urbain ancien.

    Les châteaux et les manoirs :

    Parmi les neuf édifices qui ont été répertoriés, cinq représentent l´architecture noble du 17e siècle. L´Abbaye (1607) a été très remanié, la Mionnais (1601) a été défiguré ; de la Rognée il ne subsiste plus qu´une belle lucarne ; seul Gaudon, malgré des remaniements dans les ouvertures, a conservé son caractère ancien. Le Plessis (2 édifices) est plus tardif : demeure du Procureur La Chalotais au 18e siècle, est l´ensemble le plus important.

    Deux autres manoirs (le Peillac et la Galardière) datent de la fin du 17e, début 18e siècle, et présentent plus les caractères de maisons bourgeoises que ceux de demeures nobles. La Châtaigneraie est plus récente (19e siècle) et s´apparente aux maisons bourgeoises, qui sont assez nombreuses à cette époque dans le Bassin de Rennes.

    L´habitat rural :

    Plusieurs périodes de construction sont représentées, correspondant partiellement à des techniques de construction différentes avec des matériaux différents.

    Les maisons les plus anciennes datent du 17e et début 18e siècle - ces maisons - (telles la Haute Folie, le Hil) sont construites avec de petits moellons de schistes de mauvaise qualité mélangés à un mortier de terre (blocage).

    Puis viennent les maisons du 19e siècle, en terre, construites selon la technique très répandue dans le nord et l´ouest du Bassin de Rennes.

    Les maisons de pierre sont bien représentées ; le schiste a servi de matériau de construction tout au long des 18e, 19e et même au début du 20e siècle.

    Ceci veut dire que l´habitat rural est beaucoup moins homogène que dans les zones nord et ouest du district. Vern fait partie de la zone de transition entre la maison de terre, et la maison de pierre que l´on trouve dès que l´on franchit la limite sud du Bassin. Cette réalité est remarquablement calquée sur la carte géologique du secteur.

    Quelques conclusions

    La commune de Vern-sur-Seiche possède un certain nombre d´édifices et d´édicules, qui en font une commune riche sur le plan architectural. D´autre part, elle a su conserver, malgré la proximité de Rennes son caractère de commune rurale.

    Mais tout ceci est bien fragile ; Vern est dans un secteur qui est appelé à connaître de grands changements. La conservation du patrimoine architectural et des sites exige une attention particulière, et aussi quelques informations, car en réalité il est plus détruit par ignorance que par malveillance.

    La protection, il faut surtout l´appréhender par la voie de conseil et de la persuasion.

    D´abord essayer de respecter au maximum l´intégration de l´habitat dans son site : alignement urbain ou paysage rural (maintien des arbres, des mares).

    Éviter les restaurations trop brutales : les crépis blancs, les encadrements d´ouvertures ou les souches de cheminées en ciment ; pour les maisons de terre, les crépis ocre devraient être utilisés.

    A l´idée moderne et fausse que la maison bretonne est blanche, il faut opposer l´idée que la maison du Bassin de Rennes est de la couleur du sol qui varie de l´ocre à l´orange.

    Lors des réfections il est nécessaire de respecter les volumes généraux de la construction (module des ouvertures, harmonie de la toiture) mais également le matériau (encadrement d´ouvertures en bois, pour les maisons de terre - en calcaire pour les autres).

    On remarque que le développement anarchique des maisons individuelles disséminées dans la campagne a été évité en partie grâce à la construction de lotissements (Bel Oeuf) en cours de réalisation dont il serait souhaitable que le caractère soit suffisamment étudié pour s´intégrer à l´habitat ancien (plan-masse, volume des toitures, couleur du crépi).

    La physionomie de la commune de Vern-sur-Seiche est donc celle d´une commune dont le développement rapide doit pouvoir tenir compte et même tirer parti de l´environnement (site et patrimoine architectural).

Références documentaires

Documents figurés
  • Tableau d'assemblage du plan cadastral parcellaire de la commune de Vern, par Naylies ingénieur vérificateur, Jouchet du Ranquin ingénieur géomètre, Coupé maire, 1819, échelle 1/10000e (A. D. d'Ille-et-Vilaine : G).

  • Il fait bon vivre à Vern-sur-Seiche, carte postale, collection J.P. [s.d.] (A.D. Ille-et-Vilaine : 6 Fi Vern-sur-Seiche).

  • Je ne suis pas vache, je t'écris de Vern-sur-Seiche, carte postale, collection J.P. [s.d.] (A.D. Ille-et-Vilaine : 6 Fi Vern-sur-Seiche).

  • Une partie de Canot sur la Seiche, carte postale, E. Mary-Rousselière éditeur, Rennes [s.d.] (A.D. Ille-et-Vilaine : 6 Fi Vern-sur-Seiche).

  • 114. Les Bords de la Seiche, carte postale, [s.e.] [s.d.] (A.D. Ille-et-Vilaine : 6 Fi Vern-sur-Seiche).

  • 116. Vern. - Vue du haut du Coteau de Bouillant, carte postale, [s.e.] [s.d.] (A.D. Ille-et-Vilaine : 6 Fi Vern-sur-Seiche).

Bibliographie
  • BANÉAT, Paul. Le Département d'Ille-et-Vilaine, histoire, archéologie, monuments Rennes : Librairie Moderne J. Larcher, 1927-1929, 4 vol.

    t. IV, p. 289-299
  • OGÉE, Jean-Baptiste. Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne. nlle éd. [1778-1780] rev. et augm. par MM. A. Marteville et P. Varin. Rennes : Molliex, 1845.

    p. 963
  • Le Patrimoine des Communes d'Ille-et-Vilaine. Paris : Flohic Editions, 2000. (Le Patrimoine des Communes de France).

    tome 2, p. 1304-1308 Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • Ville de Vern-sur-Seiche. Vern-sur-Seiche, mémoire et images. Réd. Léon PEROUAS. Manchecourt : Maury imprimeur, 2003.