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Présentation de la commune de Trémel

Dossier IA22132303 réalisé en 2014

Fiche

Condition d'enquête

L’étude patrimoniale réalisée sur la commune de Trémel s’insère dans le cadre d’une étude plus large à l’échelle du Schéma de cohérence Territoriale (SCoT) du Trégor, débutée en juillet 2009. Une méthodologie d’étude adaptée est appliquée afin de répondre à des objectifs précis : apporter conseils et expertise aux collectivités et aux acteurs locaux, mettre en cohérence le travail de l’Inventaire avec l’aménagement du territoire et les autres politiques locales, inscrire l’action de l’Inventaire dans un objectif de développement durable.

Le recensement du patrimoine bâti de la commune de Trémel a eu lieu en août 2014.

170 éléments bâtis ont été recensés (254 logements en 1982 selon l'Insee). Ce recensement permet d’avoir une vision globale de chaque commune, puis du territoire du SCoT Trégor. Ce travail préliminaire permet l’identification et l’étude des éléments représentatifs ou remarquables. Un pré-inventaire de la commune de Trémel avait été réalisé par Jean Le Louëdec en août 1970. Ces anciennes photographies ont systématiquement été intégrées aux dossiers d'Inventaire créés en 2014 et 2015.

18 dossiers d'études (monographiques ou d’ensembles représentatifs) ont été rédigés.

Administration

Trémel est une commune française, située dans le département des Côtes-d'Armor et la région Bretagne. Elle dépend de la circonscription de Plestin-les-Grèves (arrondissement de Lannion).

Géographie

Située dans le Trégor, Trémel a pour communes limitrophes : Plestin-les-Grèves au nord, Plufur à l'est, Plounérin au sud-est et Plouégat-Moysan au sud, Plouigneau au sud-ouest et Plouégat-Guérand à l'ouest. Plusieurs cours d’eau délimitent naturellement la commune de Trémel : Le Douron à l'ouest (Plouégat-Guérand), le Dour Uzel, affluent du Douron au sud (Plouégat-Moysan), le Yar à l'est (Plufur) et ses petits affluents. Trémel est une commune boisée avec les bois de Trébriant et de Kernous situés sur la rive orientale du Douron. D’une superficie de 1193 hectares (soit 11,93 km2), 4 km au maximum du nord au sud, 3,5 km au maximum d’est en ouest. Le bourg se situe à 128 m d’altitude moyenne. L’altitude maximale est de 140 m au château d'eau – Kersénant.

Cours d’eau : Le Douron, le Dour Uzel (affluent du Douron), le Yar et plusieurs petits ruisseaux.

Bassin versant : Baie de Locquirec.

Géologie et pédopaysages (analyse des sols)

"Territoire accidenté à l'est et à l'ouest, plat et uni dans les autres parties ; il est boisé et renferme des vergers. Terres de bonne qualité, bien cultivées, surtout dans l'est. Quelques unes des landes qui forment le septième de la contenance sont susceptibles d'être défrichés. […] Géologie : schiste talqueux modifié au nord et roches amphiboliques" (source : GAULTIER DU MOTTAY, Joachim. 1862).

Étymologie

Tremel est mentionné en 1371 et 1427 : 1453 : Treermel.

Tremael en breton ; les habitants : les Trémélois, en breton : Tremelad (Tremeliz), Tremeladez (-ed).

Le nom breton est composé de deux éléments : "Treb" en vieux breton, qui signifie ici le "village" et "Mael", prince, chef, anthroponyme ou saint Maël. Pour Hervé ABALAIN (Les noms de lieux bretons, 2000), le nom signifie : "village de Mael [Maël]". Selon Bernard Tanguy, "le nom de Trémel rappelle une fondation du haut Moyen Age". Les croix en schiste de Kerdudavel et Croaz Simon pourraient dater de cette époque. La chapelle devenue église paroissiale est dédiée à Notre-Dame.

Archéologie

L’Atlas des patrimoines via la couche "Carte archéologique nationale" nous offre un état de la connaissance archéologique en Bretagne au 27/01/2014. Du nord au sud de la commune de Trémel, on trouve au moins huit sites archéologiques : entre Kerguiniou et Ty Coz, se dresse un menhir mesurant plus de 5 mètres de hauteur (voir notice individuelle). A proximité immédiate, un amas de pierres de granite peut être identifié comme une ancienne allée couverte ; un second menhir est signalé à Louc'h sur Couec'h au sud de la commune, un parcellaire archéologique d'époque indéterminée à Pen ar Lan, un fossé d'époque indéterminée au sud à Lan Drévez, un enclos d'époque indéterminée près de Kerantraon, à Penn an Alé et à Pen ar Vaz et un tumulus de l'age du Bronze, à l'est-sud-est du bourg (Porz ar Saoz).

Protection du patrimoine bâti

Deux édifices sont protégés au titre des Monuments historiques :

- Église Notre-Dame de la Merci (édifice classé par arrêté du 12 décembre 1910) ;

- Manoir de Kermerzit (ensemble manorial inscrit par arrêté du 3 juin 1927).

Histoire de la trève de Trémel

Trémel était une trève de la paroisse de Plestin (-les-Grèves, à partir de 1884), littéralement la paroisse de G[J]estin qui dépend de l'évêché de Tréguier puis, à partir de 1790 de l'évêché de Saint-Brieuc et de Tréguier. C'est une succursale ; en conséquence l'église Notre-Dame était désignée comme chapelle ou église tréviale. Trémel était composée des frairies de Trébriant, de Trémel et de Trédillac. Ce territoire est parcouru par trois vallées dont celle du Douron, fleuve côtier long de plus de 28 km qui sépare l'actuel département du Finistère et des Côtes-d'Armor. Le Dour Uzel à Trémel est un des cinq affluents du Douron.

Non loin du hameau de Kerantraon situé au nord-est du bourg, un champ est nommé "Parc Hoz [Coz] Castel" ce qui signifie littéralement "le champ du vieux château". Il pourrait s'agir d'une fortification protohistorique ou d'une ancienne résidence seigneuriale.

Le paysage agraire et l’environnement des maisons et fermes a profondément évolué en cinq siècles d’histoire. Les constructions de pierre et parfois de terre qui subsistent ne représentent qu’une infime partie du bâti du 16e siècle : l’habitat modeste, de type maison mixte à foyer central, en pierre non jointoyée, couvert de chaume, de mousse ou de mottes de gazon, n’a en effet laissé que peu de traces sur le territoire. En revanche, de nombreux manoirs subsistent encore. La toponymie témoigne d'une occupation ancienne : plusieurs toponymes anciens ont été relevés comme "la Salle" en référence probable à la salle du seigneur, Coat, Koad, le bois, comme à "Coat Tromarc'h", Les ou Lez en référence à la cour de la résidence du seigneur comme avec "Lezvarzin". L'existence de deux cadastres, l'un de 1814 (Plestin), le second de 1848 (Plufur) est un avantage pour comprendre l’évolution du bâti et des toponymes.

Une densité importante de résidences seigneuriales : 7 manoirs

Au début du 15e siècle, si la paroisse de Plestin compte 387 ménages, on recense 55 ménages nobles et 53 métayers. A la Montre de Tréguier en 1481, on comptabilise la présence de 40 nobles de Plestin. Petite et moyenne noblesse ont contribué à la construction de nombreuses résidences seigneuriales dans le Trégor. Le dénommé Jehan Tremel, "porteur d'une brigandine", comparaît en archer avec 5 livres de revenu.

Le Nobiliaire et armorial de Bretagne signale les familles nobles suivantes :

- de Trémel, seigneur dudit lieu et de Launay, paroisse de Plestin, trève de Trémel signalé en 1427 et 1543 ; Perrot de Trémel est signalé en 1371 ; Cette famille portait pour armes "écartelé : aux 1 et 4, d'azur à un croissant d'or; aux 2 et 3, d'or à un arbre d'azur".

- du Méné (ramage de Charuel) ;

- de Trogoff (ramage de Lanvaux), seigneur de Kerellon, paroisse de Trémel ;

- du Parc, seigneur de Toulalan, de Keryvon, paroisse de Trémel (?) ;

- Goallon (?) ;

- Jourdain, seigneur de Kermerzit.

Le territoire de Trémel garde la trace de 7 résidences seigneuriales :

- à l'extrême nord de l'actuelle commune de Trémel - au lieu-dit Kervidonné, se dressait un manoir (détruit) avec sa chapelle Saint-Maudez dédiée à saint Claude (également détruite ; elle apparaissait déjà ruinée sur le cadastre de 1848). Son moulin à eau – homonyme, établi en contrebas sur la rive occidentale du Yar existe toujours.

- à Coat Tromarc'h (voir notice individuelle).

- à Kerdudavel (voir notice individuelle).

- à Kermerzit (voir notice individuelle).

- à Trébriant (voir notice individuelle).

- au sud à Kervingant : l'ancien manoir datable des 16e et 17e siècles a été remanié au 19e siècle et restauré à la fin du 20e siècle. En contrebas, se dresse le moulin à eau homonyme également restauré en partie.

- à Kersénant (voir notice individuelle).

Le manoir de Kermerzit peut être considéré comme remarquable à l'échelle de la Bretagne. Cet ensemble manorial est inscrit au titre des Monuments historiques depuis 1927.

La Guerre de la Ligue (1589-1598)

Pendant la Guerre de la Ligue (1589-1598), cette portion de la côte bretonne comprenant les paroisses de Morlaix, Garlan, Lanmeur, Locquirec, Guimaëc, Plouigneau, Plouégat-Moysan, Plounérin, Guingamp... et Plestin, a épousé le parti catholique. Quelques paroisses comme Lannion, La Roche-Derrien, Plouaret et Tréguier sont cependant demeurées fidèles au roi Henri IV tout comme les châteaux forts de Tonquédec et de Coat Frec à Ploubezre. Cette guerre de religion est à la fois un conflit civil et un conflit international : les catholiques sont soutenus par les Espagnols tandis que les Royaux sont aidés par les Anglais.

Dans la campagne bretonne, attaques et pillages se multiplient. En effet, les troupes sont composées de mercenaires et de soudards (la solde est le salaire versé aux hommes du rang) auxquels se mêlent parfois des brigands. Comme il n'existe pas de casernements, les troupes vivent chez l'habitant, "sur la campagne et les bourgs" qu'ils traversent – pillant résidences seigneuriales et maisons et maintenant un climat d'insécurité. Des massacres sont perpétrés de part et d'autre comme à la Lieue de Grève entre entre Saint-Michel et Plestin. Certains nobles locaux fortifient leurs résidences et les dotent de garnisons armées. Après le conflit, pour éviter qu'ils ne servent à nouveau des intérêts privés, châteaux et manoirs fortifiés seront en grande partie démantelés. Guy Éder de Beaumanoir de la Haye, dit la Fontenelle, célèbre Ligueur et brigand, a habité au manoir de Trébriant à Trémel. Dans le bourg de Trémel, un puits porte le nom de Marie Le Chevoir, jeune fille qui fut enlevée par la Fontenelle à l'age de 10 ans et avec qui il se maria quelques années plus tard.

La paroisse pro-catholique de Plestin est pillée le 3 et 7 juillet 1590 par les troupes royales. L'église tréviale dédiée à Notre-Dame est en partie incendiée tout comme de nombreuses fermes, maisons et manoirs des alentours : "Le tierce jour [3e jour] de juillet 1590 les seigneurs et soudards au service du roi brûlent environ 60 maisons en Plestin et Trémel que les gens de bien, c'est à dire les grands et petits seigneurs du temps, sont contraints d'aller quester l'aumône et ne savent où y aller par la pauvreté dicelles guerres. Le septième jour dudit mois de juillet furent brûlés par lesdits seigneurs et soudards les maisons ci-après de Allain et Gilles le Saux, de Guillaume Prat, de Yvon le Boédou, le prespitoire [presbytère] et celle de Freignaru au bourg de Trémel ; item, la maison de Jean le Scruignec celles de le Lay ,de Rolland Cillard, de Penanquer, de Françoise de la Haye, de Toul-an-Roch, de Richard Rivoalan, des héritiers de feu Cufflam, de Fiacre Merzer, de Jean le Bourdice, de Richard Kermarec, de Marcel et Jean Cabon, de L'hospital, de Rolland Lespeugnol, de Pierre le Taldu, de Françoise Kerengrant, d'Yvon Pleigan, de Kermabuezon, de Kervisio, de Allain le Bras, de Keranbrignou, de Parler Kerallic, de Jean Laurigan, à Kerbrésillic, de Jean Morvan et d'Yvon le Boubennec, de Guillaume et Catherine Rolland, de Faignou, de Allain le Boubennec, du Launay, des héritiers d'Yvon Menou, aussi du Launay ; de la veuve Yvon, à Kerguillerm [manoir de la famille de Trémel] ; de Rolland Cillard et consorts, à Kerscan".

Plusieurs édifices sont construits ou reconstruits au cours du 17e siècle comme l'attestent plusieurs millésimes sculptés dans la pierre : l'ancien presbytère (au lieu-dit le Vieux Presbytère) est daté de 1625, la grange de Kerdudavel (1621), Kergarec (1634 : ?), le manoir de Kerdudavel (1643), le manoir de Coat Tromarc'h (1643 ; 1663), la ferme de Convenant Prat (1639, 1655 : ??) ou Kerdinan (1660 : ?).

Un habitat historiquement dispersé : les hameaux de Trémel

L'habitat est très dispersé à Trémel avec plus de 65 toponymes (lieux-dits non compris les noms de rue). Un hameau se compose le plus souvent d'une à trois exploitations agricoles disposant chacune de dépendances et donnant sur des espaces ouverts ou des voies de passage : chemins ou routes. Les principaux hameaux de Trémel sont : Kerharo, Kerniet-Le Vieux Presbytère, Uzel, le Rest, Kervel, Kerouel et Saint-Maurice.

Chemins, gués, passerelles et ponts sont les témoins d’un vaste réseau de communication permettant de relier plus ou moins rapidement un point à un autre en franchissant les cours d’eau. Le chemin rural est une desserte avant tout locale. Les digues des moulins permettent également un franchissement aisé des rivières. À la fin du 18e siècle et au 19e siècle, les ingénieurs des Ponts et Chaussées ont standardisé les constructions. Le milieu du 19e siècle marque l’amélioration des voies de communication, déclarée cause d’utilité publique : de nombreux ponts sont reconstruits.

1838 : l'érection de Trémel en commune

Charles Paranthoën, vicaire de Trémel et François Menguy, ancien vicaire ont prêté serment en 1791. Le 30 juillet 1792, l'ancienne trève de Trémel est érigée en "commune indépendante" mais elle est à nouveau rattachée à la commune de Plestin en 1800. François Le Saux, de Kérouriou et Yves Geffroy, de Kerniet, en Trémel sont élus comme officiers municipaux ; Yves Ansquer et François Huet comme notables. Trémel eut ainsi son propre état civil du 21 février 1793 à la fin de l’an VIII (22 septembre 1800).

Le 30 août 1838, Trémel devient commune.

1848 : l'établissement du cadastre

Un premier cadastre a été établi en 1814 pour la commune de Plestin : plusieurs feuilles concerne Trémel.

Le cadastre réalisé en 1848 comporte 3 sections avec Kermerzit (4 feuilles), Kerdinan (3 feuilles) et le bourg (4 feuilles). Si la section de Kermerzit correspond à un ancien manoir, Kerdinan fait référence à un hameau traversé par un chemin qui rejoint au nord la route vicinale de Plestin (via Pont ar Kerhouarnou sur le Douron) à Plufur (via Pont de Lesclec'h sur le Yar). Ce hameau est composé de plusieurs fermes dont la particularité est d'être tournées non pas vers le sud, mais vers l'est, c'est à dire vers le chemin. Selon le cadastre, la commune renferme 230 maisons (Jollivet, 1859) pour une population d'un millier d'habitants. En 1862, l'école de garçons accueille 44 élèves. Le bourg possède deux écoles (garçons et filles) en 1890.

La Mission Évangélique Bretonne

Le protestantisme a marqué l'histoire de la commune de Trémel à partir des années 1840. Le pasteur Jenkins, missionnaire gallois, y a fondé une mission, dirigée par Guillaume Ricou, puis par son petit-fils, Guillaume Le Coat (1845-1914). Guillaume Ricou, lettré bretonnant et anticlérical, a en effet été un des collaborateurs de John Jenkins dans sa révision de la Bible en breton. Le pasteur John Jenkins, installé à Morlaix en 1834 avec sa femme, avait pour particularité de prêcher en langue Bretonne. Le colportage lui a permis de diffuser une Bible en breton à partir de 1844.

En 1911, Guillaume Le Coat écrit : "Il n'y a pas un coin, un village, une ville des trois départements bretons [comprendre bretonnant] qui n'ait été parcouru par les colporteurs de Trémel... les foires, les marchés ont été visités... ainsi que les centres de pèlerinage et les pardons". Guillaume Le Coat a même créé une voiture hippomobile avec un logement pour le colporteur afin de vendre le livre de la "Société Évangélique Bretonne". Guillaume Le Coat est secondé par un neveu de sa femme nommé Guillaume Somerville (1868-1945).

En 1861, une chapelle protestante est édifiée au hameau de Uzel à Trémel mais le préfet des Côtes du Nord refuse son ouverture. Diplômé en 1866, Guillaume Le Coat ouvre finalement une école à Uzel et épouse une anglo-irlandaise nommée Gertrude Shaw en 1868. La Troisième République (1870-1940) lui permet de fonder officiellement la Mission Évangélique Bretonne à Trémel. Autour de la chapelle sont construits une école de fille, un orphelinat, un hospice, une ferme et des logements qui servent aux colporteurs et aux évangélistes. La mission protestante surplombe le Dour Uzel, affluent du Douron : une usine à lin est créé en 1899 puis une bonneterie afin de financer la mission et de procurer du travail aux orphelins.

Le journal Le Trémélois : écho de la Mission évangélique bretonne, paraît de 1888 à 1914.

Guillaume Le Quéré (né en 1873) connu sous le nom de "Tonton Tom" fut colporteur jusqu'à sa mort en 1963. L'orphelinat d'Uzel a définitivement fermé en 1974. Les bâtiments ont été vendus à des particuliers ; la chapelle est en cours de restauration.

Le recensement de population de 1906

Selon le recensement de 1906 (base Censo-net du Centre généalogique des Côtes d'Armor), la commune de Trémel compte 1053 habitants. Dans les métiers (53 occurrences ce qui montre l'extrême variété), on trouve notamment :

- 68 "fermiers", terme qui désigne quasiment uniquement le chef de famille ;

- 51 laboureurs ;

- 46 journaliers agricoles ;

- 33 cultivateurs ;

- 19 propriétaires exploitants ;

- 18 couturières ;

- 7 instituteurs dans le privé au bourg (4) et à Uzel (3) et dans le public (1) ;

- 7 commerçants ;

- 6 forgerons au bourg (3 au même foyer avec 2 ouvriers), à Landrevest (2) et au Louc'h (1) ;

- 6 "scieurs de long" ou déligneurs (pour faire des poutres) ;

- 6 teilleurs de lin à Tron, Pont d'Uzel, le Rest (2) et "Près Kersénan" ;

- 5 meuniers ;

- 5 sabotiers ;

- 4 tailleurs d'habits ;

- 4 aubergistes au bourg (2) à Mézou-Bihan et à Saint-Maurice ;

- 4 couvreurs en ardoise au bourg (2), le Butto et à Convenant Quéré ;

- 4 maçons ;

- 3 boulangers au bourg tous de la famille Thoraval et Pérou ;

- 3 tisserands à Traon, Kerarchant et Kerscrinou ;

- 1 charron au bourg nommé François Marie Poëns ;

- 1 cordonnier au bourg nommé Louis Le Fustec ;

- 1 débitant de boissons au bourg ;

- 1 marchand de drap ;

- 1 menuisier ;

- 1 vannier à Keradraon ;

Les anciennes résidences seigneuriales et châteaux permettent de trouver des métiers urbains tels que femme de chambre, cocher, conducteur d'automobile ou cuisinier... En 1906, on compte 3 ménages différents à Zan Logot.

Données démographiques

1841 : 1 020 habitants.

1846 : 996 habitants.

1851 : 1 046 habitants.

1856 : 1 053 habitants.

1861 : 1 092 habitants.

1866 : 1 144 habitants.

1872 : 1 143 habitants.

1876 : 1 157 habitants.

1881 : 1 098 habitants.

1886 : 1 094 habitants.

1891 : 1 095 habitants.

1896 : 1 044 habitants.

1901 : 1 087 habitants.

1906 : 1 053 habitants.

1911 : 1 024 habitants.

1921 : 909 habitants.

1926 : 891 habitants.

1931 : 818 habitants.

1936 : 745 habitants.

1946 : 730 habitants.

1954 : 589 habitants.

1962 : 535 habitants.

1968 : 508 habitants.

1975 : 465 habitants.

1982 : 446 habitants.

1990 : 403 habitants.

1999 : 393 habitants.

2009: 406 habitants.

Densités de population

1876 : 96,9 habitants au km² (maximum).

1999 : 32,9 habitants au km² (minimum).

Personnalités de Trémel

Guy Éder de Beaumanoir de la Haye, dit la Fontenelle, célèbre Ligueur et brigand (vers 1572-1602).

Marie Le Chevoir, dame de Trébriant épouse de Guy Éder de Beaumanoir de la Haye, dit la Fontenelle (1578- vers 1603).

T. Le Gars, maire en 1839.

Kergoat, maire en 1841.

F. Le Gars, maire en 1852.

Auge de Fleury, maire en 1859.

John Jenkins, pasteur.

Guillaume Ricou (1778-1848), poète bretonnant.

Guillaume Le Coat (1845-1914), pasteur, surnommé Te Lasko directeur de La Mission Évangélique Bretonne de Trémel.

Lucien Prigent (1937-1992), sculpteur né à Trémel.

Yann Poëns (1920-2002), chanteur et conteur d’exception ; il était surnommé Le Rossignol de Trémel.

Trémel au début 21e siècle

Selon le dernier recensement de 2009, la commune de Trémel compte 406 habitants pour 183 ménages. Avec 78 logements sur 283 recensés par l'Insee, le pourcentage de résidences secondaires est de 27 %. L’école maternelle publique de Trémel fait partie d’un regroupement pédagogique avec la commune de Plufur et Lanvellec.

Aires d'études Schéma de cohérence territoriale du Trégor
Adresse Commune : Trémel

Références documentaires

Documents figurés
  • Archives départementales des Côtes-d'Armor
  • Tableau d'assemblage du plan cadastral parcellaire de la commune de Trémel, Arrondissement Lannion et canton de Plestin-les-Grèves, Département des Côtes-du-Nord. Terminé sur le terrain le 29 septembre 1848 sous l'administration de monsieur Couard, préfet, monsieur Kergoat, maire, et sous la direction de monsieur Goutorbe, directeur des contributions directes, monsieur Beuvière, géomètre en chef, par monsieur Levallois, géomètre de 1ère classe.

    Archives départementales des Côtes-d'Armor
Bibliographie
  • BIZIEN-JAGLIN, Catherine ; GALLIOU, Patrick ; KEREBEL, Hervé. PROVOST Michel (direction scientifique). Carte archéologique de la Gaule. Pré-inventaire archéologique. Côtes d'Armor. 22. Paris, 2002, 407 p.

  • GAULTIER DU MOTTAY, Joachim. Géographie départementale des Côtes-du-Nord. Paris, 1862, 844 p.

  • OGEE Jean (Nouv. éd. rev. et augm. par Marteville A., Varin P). Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne. Rennes, Deniel, 1853, tome 2, 986 p.

  • RIGAUD, Jean-Marie (avec le concours de M. Hélary et de plusieurs instituteurs du département ; les cartes ont été dressées par M. Belhomme). Géographie historique des Côtes-du-Nord. Saint-Brieuc, 1890, 509 p.

  • Geobreiz.com, Portail géographique de la Bretagne. (Site internet : http://www.geobreizh.com).

  • Institut national de la statistique et des études économiques. Données locales : un éventail de données localisées du quartier à la région. (Site internet : http://www.insee.fr/fr/bases-de-donnees/default.asp ? page=statistiques-locales.htm).

  • KerOfis : base de données du Service Patrimoine Linguistique de l'Office Public de la Langue Bretonne. KerOfis est la base de données du Service Patrimoine Linguistique de l'Office Public de la Langue Bretonne. Cette base est utilisée quotidiennement par le service pour répondre aux besoins des collectivités bretonnes (Signalisation, traduction, études normatives). Dorénavant, elle permettra à tout un chacun de trouver la forme bretonne de son adresse ainsi que de mener gratuitement des recherches sur la toponymie de la Bretagne. (Site internet : http://www.ofis-bzh.org/).

  • Territoires et Population, deux siècles d'évolution. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui. Ce site est la mise en scène de deux siècles d´évolution des territoires et des populations communales appuyés sur la représentation du paysage français du XVIIIe siècle réalisée par les équipes Cassini. (Site internet : http://cassini.ehess.fr/cassini/fr/html/index.htm).

  • OLIER, Ronan - TANGUY, Bernard. Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses des Côtes-d'Armor : origine et signification. ArMen - Le Chasse-Marée, 1992, 404 p.

  • MINOIS, Georges. La Bretagne des prêtres : en Trégor d'Ancien Régime. Les Bibliophiles de Bretagne, 1987, 337 p.

  • LE MOING, Jean-Yves. Noms de lieux de Bretagne. Plus de 1500 noms expliqués. Bonneton, coll. Noms de lieux, 2007, 190 p.

  • HINGUANT, Stéphane. Les mottes médiévales des Côtes-d’Armor. Rennes, Institut culturel de Bretagne, 1994, 88 p.

  • Architecture rurale en Bretagne. 50 ans d'inventaire du patrimoine. Inventaire du patrimoine, Bretagne. Editions Lieux-dits. 2014

Périodiques
  • SAUREL, Jean. "Croix en Trégor". Société d'émulation des Côtes d'Armor. Bulletins et mémoires ; Histoire et Archéologie, vol. 115, mai 1987, p. 15-35.

  • BOUGEARD, Christian. Prémices de la décentralisation : la création d'entreprises industrielles dans les Côtes-du-Nord (1870-1940). Histoire, économie et société. 1985, 4e année, n°1. p. 137-160.

  • ANDRIEUX, Jean-Yves. "L'industrie linière du teillage en Bretagne nord (vers 1850-vers 1950) : proto-industrialisation ou industrialisation défaillante ?". Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, 1990, vol. 97, n° 3, p. 383-397.

  • FROTIER DE LA MESSELIERE, Henri. "Dans le regaire de Tréguier" in Bulletins et mémoires, Société d'émulation des Côtes-du-Nord, Les Presses Bretonnes, Saint-Brieuc, 1938, p. 19-274.

  • MINOIS, Georges. "La démographie du Trégor au 15e siècle" in Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest. T. 83, n° 3, 1976, p. 407-424.

Liens web