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Présentation de la commune de Tremblay

Dossier IA35049728 réalisé en 2011

Fiche

Á rapprocher de

Œuvres contenues

Présentation de la commune de Tremblay :

La commune de Tremblay s’étend sur 3622 hectares (2338 hectares de terres labourables, 679 hectares de prairies et 176 hectares de bois) et sa population s’élevait en 2007 à 1502 habitants. La population a assez peu évolué depuis la fin du 18e siècle, puisque Jean-Baptiste Ogée dans son ouvrage Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, mentionne déjà 1600 communiants à Tremblay.

D’après Paul Banéat, le nom de la commune signifierait lieu où poussent des trembles.

Dès la fin du 11e siècle, il existait à Tremblay un prieuré qui dépendait de l’abbaye de Saint-Florent de Saumur. L'église, majoritairement construite à l'époque romane, subira des remaniements et agrandissements au cours du 16e siècle ; elle est inscrite Monuments Historiques depuis 1926.

Trois « maisons importantes » y sont signalées par Jean-Baptiste Ogée : le Pontavice, la Coquillonnaie et le château de Trouençon.

Cette commune était traversée du nord au sud par la route de Rennes à Antrain et, d’est en ouest, par la route de Fougères à Saint-Malo.

Il existe plusieurs cours d’eau et rivières sur le territoire de la commune. La Loisance constitue la limite nord de la commune de Tremblay avec celle de Saint-Ouen-la-Rouërie, alors que le Couesnon forme la limite ouest avec la commune de Bazouges-la-Pérouse. Le ruisseau de Fontaine sépare la commune de celle d’Antrain. La partie centrale du territoire de la commune est également traversée par plusieurs ruisseaux : de la Couvaillière, du Douetaux…

Le territoire de la commune de Tremblay est encore assez boisé, particulièrement la partie nord autour de la rivière la Loisance ou encore le nord-ouest avec le Grand Bois du Pontavis.

Le sous-sol y est principalement granitique. La partie sud et ouest du territoire de la commune possède un sous-sol composé de schiste. Cette différence est visible dans l’architecture qui utilise quasi-systématiquement le matériau local.

Dans les années 1920, le maire de la commune était Emile Ferron, conseiller général ; une rue du bourg porte d'ailleurs aujourd'hui son nom. A cette époque, la commune comptait 678 maisons.

Au début du 20e siècle, les principales exploitations de granite se trouvaient dans les cantons de Louvigné-du-Désert et de Saint-Brice-en-Coglès. Toutefois, il existait également quelques sites d'exploitation plus petits dans les communes de la Fontenelle, de Chauvigné et de Tremblay. La carrière d'Ardennes a par exemple servi pour le ballast (lit de gravier qui supporte une voie de chemin de fer) de la ligne de chemin de fer de Pontorson à Saint-Malo. Il s'agissait d'une carrière de schiste produisant de la pierre pour la voirie principalement.

A partir de 1900 et jusqu'au milieu des années 1950, la famille Chauvin exploite la carrière de Noyer dont on extrait un granite utilisé dans la construction. Cette même famille exploitait également une autre carrière à la Thévenière qui fermera en 1939 à cause de la qualité moyenne de la pierre.

Aires d'études Pays de Fougères
Adresse Commune : Tremblay

Annexes

  • Patrimoine industriel en Ille-et-Vilaine

    Voir aussi enquête thématique 'Patrimoine industriel en Ille-et-Vilaine' - Marina Gasnier, 1998 : .

  • 20083505002NUC : Cadastre, 1824 - Archives départementales d'Ille-et-Vilaine

    20083505025NUC : Cadastre, 1824 - Archives départementales d'Ille-et-Vilaine

Références documentaires

Documents figurés
  • Tableau d'assemblage du plan cadastral parcellaire de la commune de TREMBLAY, Canton d'Antrain, Arrondissement de Fougères, Département d'Ille-et-Vilaine. Terminé sur le terrain le 20 Septembre 1824, sous l'administration de Monr le Comte de la Villegontier, Préfet, Mr Durand, Maire. Sous la direction de Mr Levaillant, directeur des contributions, Mr Naylies, Géomètre en chef. Par Mr Monoury, géomètre du cadastre. Papier, encre, aquarelle, échelle 1 : 10000e. (A.D. Ille-et-Vilaine).

  • Tremblay. Section C1 du Bourg et de Sevray, en 4 feuilles, n° 3, par Monoury, géométre du cadastre. Papier, encre, aquarelle, 1824, échelle 1 : 2500 e. (A.D. Ille-et-Vilaine).

Bibliographie
  • L'architecture traditionnelle dans le canton d'Antrain. Association pour la Promotion du Patrimoine d'Antrain et de son Canton, 1985.

  • Le patrimoine des communes d'Ille-et-Vilaine. Paris : Flohic Editions, 2000. (Le patrimoine des communes de France).

    p. 76-83
  • BANEAT, Paul. Le département d'Ille-et-Vilaine, Histoire, Archéologie, Monuments. Rennes : J. Larcher, 1929

  • OGÉE, Jean-Baptiste. Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne. Nlle éd. [1778-1780] rev. et augm. Rennes : Molliex, 1845.

  • GUILLOTIN DE CORSON, abbé. Pouillé historique de l'archevêché de Rennes. Rennes : Fougeray, Paris : René Haton, 1884.