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Présentation de la commune de Trégastel

Dossier IA22007220 réalisé en 2005

Fiche

Œuvres contenues

1- Trégastel : principaux repères : (Patrick Pichouron)

Commune littorale du département des Côtes-d'Armor, Trégastel, Tregastell en breton, est située dans le Trégor occidental, au coeur de la Côte de Granite Rose, à proximité de la ville de Lannion. D'une superficie totale de 655 hectares, elle est limitrophe des communes de Perros-Guirec à l'est et de Pleumeur-Bodou au sud et à l'ouest [fig. 1].

Bordée par la Manche au nord et à l'ouest, elle possède un patrimoine naturel, géologique et paysager remarquable. Trégastel jouit en effet de la présence de plus de 15 kilomètres de côtes très découpées et parsemées d'îlots où alternent chaos granitiques, baies, criques et plages de sable fin [fig. 2 à 4]. Le sous-sol qui est entièrement composé de granite, tout particulièrement de granite rose, appartient au complexe géologique de la côte de Granite Rose formé il y a plus de 200 millions d'années.

Plusieurs monuments datant du Néolithique (vers 7 000 - 2 000 av. J.-C.), à l'instar du dolmen et de l'allée couverte de Kerguntuil (Cl. MH 1948) [fig. 5 et 6], des menhirs de Kerédol et de Tremarc'h (Cl. MH 1960) [fig. 7], du dolmen de l'île Renote (Insc. MH 1977), tout comme la stèle gauloise dite de Sainte-Anne (4ème siècle av. J.-C.) [fig. 8] et les ruines gallo-romaines d'Ar-Hastel attestent l'ancienneté de l'implantation humaine sur cette partie du littoral costarmoricain.

Paroisse du diocèse de Tréguier sous l'Ancien Régime, Trégastel a été fondée au détriment de la paroisse bretonne primitive de Pleumeur-Bodou. Attestée dès la fin du 14ème siècle (ecclesia de Trecastell), elle existait probablement dès 1225 lorsque les moines de l'abbaye de Bégard y firent l'acquisition de terres. Le toponyme formé avec le vieux breton treb, "village", et Kastell, "château", rappelle en effet une fondation du haut Moyen Age. La paroisse a élu sa première municipalité le 24 février 1790.

2- Trégastel : le patrimoine architectural : (Patrick Pichouron)

La présente enquête, réalisée au cours des mois d'août et de septembre de l'année 2005, intègre les résultats d'une enquête conduite en 1999-2000 par Elisabeth Justome dans le cadre d'une étude thématique de l'architecture de la villégiature balnéaire de la Côte de Granite Rose (Perros-Guirec, Pleumeur-Bodou, Trébeurden et Trégastel).

La chronologie des oeuvres repérées est comprise entre la fin du 12ème siècle et la 2ème moitié du 20ème siècle. Si le corpus comprend plusieurs oeuvres datant de la période moderne (16ème-18ème siècles), essentiellement localisées en secteur rural, il se caractérise par une très forte proportion d'oeuvres datant de la fin du 19ème siècle et du début du 20ème siècle, principalement situées en secteur urbain (zone côtière).

3- Trégastel : le patrimoine maritime : (Guy Prigent)

Le patrimoine maritime de la commune de Trégastel se caractérise en premier lieu par la qualité de ses paysages littoraux, espaces remarquables, dont une partie des chaos granitiques ont été classés, mais aussi par son architecture balnéaire et par son architecture littorale et portuaire, dont Porz Coz, et la chaussée du port, face au moulin à marée du Grand Traouiëro. Nous avons sélectionné cet ensemble d'espaces littoraux remarquables, avec la présence particulière d'abris sous roches (habitat troglodyte de la fin du 19ème siècle et du 1er quart du 20ème siècle). Nous avons également sélectionné le moulin à marée déjà cité du Grand Traouiëro, l'ancienne résidence de Charles Le Goffic "Run Ruz" et la pierre tombale du poète, la fontaine et le lavoir de Kericourt. Cependant, le patrimoine maritime de la commune ne se limite pas au patrimoine bâti, il se reconnaît dans les bateaux de pêche et surtout de plaisance, qui révèlent le talent des charpentiers de marine du Trégor en général et de la commune en particulier. Nous avons sélectionné une vingtaine de bateaux traditionnels qui sont à étudier et à protéger comme témoins d'un savoir-faire et d'une pratique de la voile de travail et de plaisance. Ces bateaux sont liés par leurs formes de coque et leurs gréement à l'environnement dans le quel ils évoluent et peuvent trouver un abri dans les baies abritées du littoral de Trégastel. Le patrimoine plus spécifiquement ethnologique s'exprime dans la culture et la tradition orales, qui expriment autant dans la toponymie du littoral que dans les complaintes et les textes chantées, que nous avons pu collecter, en particulier les chansons en breton de l'abbé Turnier. Le personnage populaire de "Zantig", qui a cristallisé à l'aube des années 1950-1960, une certaine résistance au changement (aux mutations sociales et aux changements de représentations culturelles), révèle le besoin des populations littorales de re-négocier leur identité lorsque les changements de société, les mutations s'avèrent trop brutales.

La "maritimité" de cette commune a changé comme sur l'ensemble des communes littorales de la côte trégorroise, en laissant la place au tourisme et aux activités tertiaires, lorsque les activités traditionnelles maritimes ont disparu (pêche et construction navale) en laissant à la plaisance le soin de conserver certaines références maritimes.

Aires d'études Communes littorales des Côtes-d'Armor
Adresse Commune : Trégastel

Trégastel : évolution démographique (1801-1999) : Trégastel en 1801 : pop. 659 habitants (source : Mazé) Trégastel en 1836 : pop. 1 011 habitants (source : Mazé). Trégastel en 1851 : pop. 1 113 habitants (source : Mazé). Trégastel en 1886 : pop. 1 141 habitants (source : Mazé). Trégastel en 1906 : pop. 1 361 habitants (source : Mazé). Trégastel en 1926 : pop. 1 467 habitants (source : Mazé). Trégastel en 1946 : pop. 1 521 habitants (source : Insee). Trégastel en 1982 : pop. 2 063 habitants (source : Insee). Trégastel en 1990 : pop. 2 201 habitants (source : Insee). Trégastel en 1999 : pop. 2 234 habitants (source : Insee).

Annexes

  • Extrait du Pilote de Thomassin, 1875

    Trégastel.

    Cet échouage se trouve au sud de l'Île Rennat à la toucher. Il n' y a pas d'alignement pour faire le chenal (sic). L'entrée de Trégastel se trouve à 1,5 encablure à l'est de la pointe est de l'île Rennat ; à un-demi mille dans l'ouest du phare de Ploumana'ch ; le chenal court ouest quart sud ouest et varie de 50 à 200 m. Il est considéré par les habitants du pays, comme bien plus facile et plus abordable que celui de Ploumanac'h. La partie sud de l'anse est plus libre et se nomme "anse de Sainte-Anne", du nom de la chapelle qui se trouve dans la partie ouest. Le village de Toull ar Ki se trouve au sud ouest du bassin entre deux mamelons qui le cachent du port, mais on le voit de la mer. Le bourg est à Trégastel. Il y a à Toul ar Ki 30 bateaux de pêche à deux voiles (lougres). Ils font la pêche du homard et des congres, des vieilles et des raies au chalut ou avec des filets.

    Les points remarquables de la côte

    Les points remarquables de la côte que l'on voit le mieux de la mer en élongeant cette côte de Ploumanac'h et en venant de l'est sont :

    La Clarté et le sémaphore du Cribou au nord-nord est d'elle ;

    Le phare, que les marins appellent ordinairement Mine Ruz ;

    Le Castell Bras de Ploumanac'h, bloc grisâtre qui cache le village et se trouve à 400 m au sud ouest quart sud de l'entrée ;

    L'Île Rennat ou Rennote, le long de laquelle se trouve, dans le sud, le port de Trégastel ;

    Lambras ; bloc superposé et blanchi à l'est ;

    la Pierre Pendue, recourbée vers le sud et blanchie à l'est ;

    l'Île Dhu et, au sud-sud ouest d'elle, le corps de garde de Trégastel, bloc de rocher isolé avec une maison appuyée contre lui ;

    le moulin de Kerlavo au sud de la côte, gris, tout en bas ;

    le calvaire de Trégastel, construction massive et nouvelle, qui domine le bourg de Trégastel à moitié hauteur de la terre dans l'intérieur, entre Plemeur et la Clarté. Le village de Bringwiller, le plus près de la mer au sud-sud-ouest de l'Île de Seigle ; on ne voit de la mer que les cheminées et les toits alignés est et ouest sur la pointe Kermen, et à sa droite le Rocher de la Veuve ;

    l'Île de Seigle eu loin dans le sud ouest l'île Goulmédec ;

    Ar Gouirthès, le Cormoran, roche isolée noire et arrondie, qui ne couvre pas.

    Le Fouillé

    L'île Rennat (Rennoth), qui a un-demi mille d'étendue et paraît former la gauche de l'entrée, est reliée à la pointe du corps de garde, par un large sillon de galets rougeâtres qui couvre à peine dans les grandes marées. Toute l'eau qui arrive dans ce vaste espace, entre par le chenal de Trégastel. La partie située au sud de l'île Rennat et à l'est du corps de garde est parsemée de roches à laisser à peine passer une embarcation. On pourrait cependant y haler un navire. Au nord est du corps de garde de Trégastel se trouve l'anse du Fouillé, au fond de laquelle se trouve une grève qui est au nord-nord est du corps de garde à 400 m. L'alignement est : le moulin de Crec'h Meur vu des deux voiles à droite du corps de garde ; il fait passer sur l'un des plateaux qu'on laisse dans l'est. Cette anse ne peut être utile à un caboteur que pour étaler une marée ou pour faire côte précipitamment. A 2/3 de baissée et dans les mortes-eaux on est à l'abri de tous les vents de la mer. Ce chenal qui a 900 m de longueur laisse à babord : l'île Dhu, d'environ 200 m de diamètre ; c'est avec Lambras (blanchie à l'est) qui en est à 750 m à l'est-sud-est 1/2 est, les points les plus nord de la pointe ; les marins du pays l'appellent généralement Roc'h Dhu ou la Pierre Noire. La Maison-Neuve (jaune et à rez-de-chaussée), vue par la gauche de la pointe de la baie blanche, fait à peu près parer ces dangers en embardant.

    Costankou

    Ce petit port naturel est un échouage dans les îles à l'abri de tous les vents et de la mer. Il y monte 6 m d'eau près de l'île du Biwic ou Île Tanguy, et 3, 50 m dans le fond, aux grandes marées. Il se trouve à 2 milles dans l'ouest du phare de Ploumanac'h (feu fixe rouge), et à 2 milles à l'est-nord-est de l'Île Grande. Il y va souvent des gabarres prendre des pierres et quelques caboteurs du pays en relâche. Toute cette côte est basse et l'on reconnaît la place du port au Gros Caillou qui est à 1 mille à l'ouest de la Pierre Pendue. L'entrée du chenal est à 2 encablures à l'ouest-nord-ouest du Cormoran (ar Courthes) et l'alignement est : le moulin de Crec'hmeur entre la droite de l'Île Tanguy et la plus à gauche des cheminées de Brigwiller. Quand on est par le travers de l'Île de Seigle (150 m d'étendue), la première à gauche en entrant, on vient au sud est, le cap sur un bloc de la côte vu par la Clarté, puis on contourne l'Île Tanguy à 1,5 encablure, on fait 1 encablure au sud-sud-ouest et l'on mouille. Le moulin de Crec'hmeur est au loin, sur le haut de la côte, le premier à gauche de Plemeur ; il y a une petite ferme à côté.

  • Extrait du Pilote de Thomassin, 1875 : l'île du Biwic ou Tanguy et autres îles

    Les descriptions précises du Pilote de Thomassin, publié en 1875, permettent de nommer et de situer et de mesurer les nombreux îlots et archipels de cette partie très déchiquetée de la côte ouest du Trégor, d'en déterminer les havres et les passes, d'en lire la toponymie, de découvrir à travers les alignements les points autrefois remarquables sur la côte, souvent disparus aujourd'hui (moulins, corps de garde, groupes de maisons), de révéler le trafic portuaire et les usages de l'estran comme carrières à ciel ouvert.

    Extrait du Pilote de Thomassin : L'Île Tanguy, Île de forme régulière avec une petite pointe au sommet. Lorsqu'on a rangé l'île de Seigle, le cap au sud est quart est, on ne vient au sud quart sud ouest que quand on aperçoit le moulin de Crech'meur près d'arriver à toucher le moulin de Kerlavos, afin d'éviter une roche située à 1 encablure au nord de l'île Tanguy : on monte au sud-est de Tanguy. Cette anse fournit beaucoup de pierres, mais on ne les prend que dans la partie ouest de l'anse : la partie de l'est ne fournit que des pierres de très mauvaise qualité comme du reste toute la côte jusqu'à Tréguier. A l'est de Tanguy, point où l'on est parfaitement à l'abri, la grève est élevée de 3 m. Il y a donc 1, 60 m d'eau à la demi-marée ; et le fond va en augmentant vers l'entrée. IL y a une seconde passe qui court est et ouest du Monde et qui se trouve à terre de Mer Lang, Caro et Eleyo ; son alignement est : le sémaphore de Ploumanac'h par le corps de garde de Trégastel. A 2 encablures de l'île Seigle on tiendra la Clarté par la gauche du gros rocher de la terre. Mais comme cet alignement fait passer sur une basse de 5, 20 m qui est au nord-nord-est de Goulmédec et sur laquelle on pourrait attraper un coup de mer, on ouvrira le sémaphore plusieurs voiles au sud du corps de garde jusqu'à ce que Goulmédec reste à l'ouest sud ouest, et l'on reviendra plus au nord ouvrir le sémaphore plusieurs voiles au nord du corps de garde dés que le moulin de la Lande commencera à mordre sur la partie haute de l'îlot Bigouédec afin d'éviter deux basses qui sont sur l'alignement au nord-nord-ouest et au nord-nord-est de Goëlanec.

    Le moulin de la Lande est isolé au haut de la côte près de Portz Penvern, à un-demi mille à l'ouest nord ouest du corps de garde de Kerivon. Bigouédec est une île de 200 m située à 600 m de terre et à 4 encablures au sud sud ouest de Goulmédec.

    Le chenal laisse à bâbord : mer Lang, le plus ouest des dangers du nord de la passe. On en passe à 1 encablure dans l'ouest en tenant le corps de garde de l'Île Grande par le sémaphore de la pointe de Bihit. Caro, Eleyo, que l'on pare dans le nord en tenant Ploumanac'h par la Pierre Pendue, roche remarquable comme recourbée. A tribord, le chenal laisse : Bar ar Gall, ar Drainec, Men Lam, à l'ouest, Kellwesen, dans le sud, l'île Goulmédec que l'on voit dans le sens de sa longueur en venant du nord est, un plateau dont la pointe nord s'avance sur la ligne qui va de Goëlanec à Men Cam. Goëlanec est une île de 200 m d'étendue située au nord nord est des pointes de Treslern et de Kermen à 1,5 encablure de l'alignement. Les gabarres et les caboteurs du pays passent souvent à terre de Goulmédec et à toucher Goëlanec dans le nord pour profiter du courant de terre qui, dans ces roches, porte 9 heures à l'est. Le Château du Corbeau et le C'hléguer de l'île Brûlée servent d'alignement pour ce chenal qui n'est pas tout à fait direct.

  • Les travaux de la Corniche bretonne

    les travaux de construction d'une route côtière qui permettrait de relier entre elles toutes les plages de la Côte de Granit Rose furent entrepris en 1912, mais le déclenchement de la Première Guerre mondiale les interrompit rapidement. Ils furent repris après le conflit : le tronçon Perros-Guirec-Trégastel-Sainte-Anne fut terminé en 1927 ; le tronçon de Trégastel-SainteAnne-Trébeurden fut achevé en 1932 (Guide touristique de Perros-Guirec). En 1937, la corniche fut prolongée jusqu'à Pors-Mabo pour qu'elle puisse rejoindre Lannion en longeant la rivière du Léguer, mais cette partie ne fut jamais réalisée ("Le Journal de Lannion et son arrondissement", 11 octobre 1936).

    Dans la station touristique de Trégastel, de larges voies sont créées pour faciliter l'accès automobile aux plages : à partir de l'automne 1929, débutent les travaux de construction d'un boulevard de 12 m de large, reliant la corniche de Sainte-Anne à la plage de Coz-Pors. En 1930, une avenue de 12 m de large également se détache de la corniche touristique pour conduire à Tourony (Guide touristique de Trégastel, 1930). En 1929, la route qui mène de la corniche à la Grève-Blanche, plage ouest de Trégastel, est réalisé. Entre 1924 et 1936, la population permanente de Trégastel passe de 1320 habitants à 1449 habitants : de nouvelles populations viennent chercher du travail dans le bâtiment dans cette région à l'environnement si agréable, mais les retraités représentent déjà une population qui va s'accroître.

    A Trégastel, le paysage urbain de la station connaît une transformation considérable au cours de l'entre-deux-guerres : le bourg historique est supplanté par Trégastel-Sainte-Anne ou Langastel, plus proche des plages, qui concentre toute l'activité touristique. La chapelle Sainte-Anne, située près des plages, très fréquentée par ces nouveaux paroissiens résidents ou touristes, ainsi que par les marins-pêcheurs, au détriment de l'église paroissiale (située au centre-bourg et fréquentée par les notables locaux), doit subir des transformations : adjonction d'une aile en juillet 1927.

    L'embellissement des plages : différentes réalisations concernent le plage du Coz-Pors : extension du terre-plein en 1929, édification des cabines de bains plus deux pavillons en 1934, constructions surmontées d'un promenoir permettant aux touristes de profiter de la vue (8M61, budget de la Chambre d'Industrie Touristique de Trégastel).

    Sur la plage de Coz-Pors, Mangard, propriétaire du bateau-pilote "A Dieu vat", organisait vers 1930 des promenades en mer.

  • Les premiers syndicats d'initiative de la Côte de Granit Rose (synthèse de Guy Prigent d'après les recherches de Anne-Marie Gouriou : "Le tourisme sur la Côte de Granit Rose". Mémoire de maîtrise d'histoire, sous la direction de Jacqueline Sainclivier. Rennes : Université de Haute-Bretagne, 1990) :

    Le premier syndicat d'initiative, dans cette région à vocation touristique, fut fondé en 1900, intitulé : "Syndicat d'initiative des plages de Perros-Guirec, Trégastel, Trébeurden, et des eaux minérales de Lannion". Il demeure jusqu'en 1920, année où Perros-Guirec constitue son propre syndicat, le seul groupement destiné à attirer les touristes vers cette région. En 1927, il devient le "Syndicat d'initiative des Plages de Lannion", mais il comporte pour quelque temps encore les stations de Trébeurden et Trégastel.

    En 1924, le Syndicat d'initiative de Perros-Guirec s'oppose à l'extraction de granit sur la côte de Ploumanac'h et à la mutilation, par conséquent, de l'un des plus beaux sites naturels de Bretagne. Il fait l'acquisition avec le concours de la Chambre d'Industrie Climatique, en accord avec la municipalité, des terrains permettant ainsi de protéger les rochers de Ploumanac'h et la lande avoisinante du Squéwel. Il invoque comme ultime recours, la loi du 14 mars 1919, autorisant les villes et stations climatiques, dans le cadre de leur politique d'agrandissement et d'embellissement, à créer un parc dans un endroit jugé utile au développement de la station. Ainsi se constitue le "Parc municipal de Ploumanac'h", qui couvrira une superficie de 75000 m2, unique en France.

    En 1932, la fréquentation de la côte de Granit Rose équivaut à la moitié de la fréquentation des Côtes-du-Nord. Ce chiffre se stabilisera à 30% à partir de 1936, malgré le boom attendu des Congés payés". .Perros-Guirec représentant la 1ère station du département avant la seconde guerre mondiale (+ 60% du flux touristique) et l'une des trois premières stations de Bretagne avec Dinard et Saint-Malo. Trébeurden et Trégastel représentent des stations plus modestes, accueillant un tourisme plus populaire.

    Le syndicat d'initiative de Trébeurden est fondé en 1929 par des hôteliers de la commune. Son objet est "d'étudier les mesures qui peuvent contribuer à développer la prospérité de Trébeurden et provoquer les améliorations susceptibles d'y attirer les touristes".

    Le syndicat d'initiative de Trégastel est créé en 1930. En 1935, le SI de Trégastel fit éditer une affiche, représentant la plage pittoresque de Coz-Pors, qui est envoyée dans les associations touristiques du pays et éditée dans certains journaux nationaux : "Le Petit Parisien", "Le Matin", "L'Illustration". Le SI de Trégastel participe à l'Exposition Internationale, qui se déroule à Paris en 1937. En 1930, il dispose de son propre local, installé près de la corniche, sur la route des plages.

  • Un touriste à Trégastel au début du siècle (synthèse de Guy Prigent d'après l'article paru dans "Le Trégor Magazine" n °3, 20 Janvier 1979) :

    Trégastel 1909 : « Un trou pas cher, en ces Côtes du nord où la vie est dure au pauvre monde, la température inclémente : un sol ravagé mal cultivé ou en jachère, aux buissons épineux, aux arbres chétifs, aux chemins défoncés. La lande ingrate, improductive, trône sur les plateaux ; les masures éventrées, démantelées, blotties au flanc de quelque roche et se confondant avec elle, disent l´effort de chaque jour contre le vent, la pluie, la faim peut-être, misère et tristesse épandues. C´est le désert. Ce pays-ci n´est pas banal ; il a du caractère ».

    Ainsi s´exprimait messire Oleg Tripet Skryptizine, grand voyageur devant l´Eternel ; un personnage haut en couleur, Russe habitant la Côte d´Azur et venu visiter en 1909 ses enfants demeurant à Coz Castel en Trégastel. Voici des extraits de son carnet de voyage, qui ne manque pas de saveur.

    Les périls de la route :

    Débarquant de la gare de Lannion, notre voyageur est attendu par une calèche qui le mène, au péril de sa vie, jusqu´à la station balnéaire :

    Pour véhicule, une calèche attelée de deux chevaux blancs. Le char servit jadis à quelque douairière-baleine et tortue à la fois. La robe des chevaux me plaisait. La mine de l´automédon (entendez : le cocher) m´allait moins ; un tout jeune garçon vêtu à la mode de chez nous (la Butte) et qui fumait sa cigarette (sic). Il ne comprenait peu ou point le français. Tant d´ignorance en pet-en-l´air

    La carriole, après avoir suivi le Léguer, monte la côte : Pour alléger son attelage, le cocher est descendu de son siège ; abandonnant les rênes, il marche derrière la voiture qui lui cache le chemin et rallume son mégot. Soudain, un appel strident ; le braiement d´une automobile ; elle dévale à toute vitesse et vient sur nous qui lui barrons la route. Posément, sans hâte, avec un beau sang-froid, l´automédon rejoint son attelage, reprend ses rênes et sa droite : le bolide nous a frôlés. J´eus quelque peine à faire comprendre au jeune imprudent, momentanément responsable de nos destinées, que sa place était sur son siège et non ailleurs : et c´est ainsi que du breton, je connus l´apathie et le flegme ancestral.

    Le narrateur continue à narrer ses impressions :

    Pas un arbre, pas un oiseau. Nous passons une ferme ou deux : des forteresses prêtes à la défensive, à la sortie s´il y a lieu. Rien qu´à les regarder, l´imagination se reporte aux époques, héroïques parfois, qui de ces logis faisait des bastions, avec, à la crête des murailles, l´éclair des faux que l´on emmanche, aux fenêtres, le mousquet qui passe toujours prêt à tirer. Aujourd´hui, dans la grande cour solitaire, le silence a fait place au bruit. C´est toujours le désert

    Puis la route descend par paliers vers la côte :

    L´ingénieur qui fit cette route ne se foula pas les méninges : de médiocre qu´elle était au plateau, la voici qui devient mauvaise. Les descentes sont abruptes et plongent droit. Au bas de l´un de ces degrés gît, dans le fossé, un équipage abandonné ; l´avant-train s´est détaché du reste, formidable fourmi que l´on aurait coupée à la taille et dont les membres dressés, disloqués, tordus, marquent l´agonie et les dernières convulsions. C´est un accident. L´attelage entraîné par le poids, sans doute, n´aura pu retenir le cadre qui l´entraînait, et tout aura versé. Cette leçon de choses me paraît avoir eu quelque influence salutaire : tout au moins sur notre cocher, qui a ralenti l´allure et maintenant s´avance au pas

    Le premier contact avec le bourg de Trégastel :

    Et c´est enfin l´arrivée au bourg de Trégastel. Premier contact décevant pour notre amateur de clichés et de couleur locale :

    Une église, mais pas de clocher. Sur notre droite, un monument baroque, circulaire, se terminant en pyramide (sic). C´est le calvaire. Après la traversée du bourg, la descente vers la plage : Au point où nous en sommes, la route est bordée d´arbres. Ce sont les premiers qu´il nous ait été donné de voir depuis le départ de Lannion. Des charmes, taillés au long du tronc, leur tête sur le fût respectée. Battues par les vents dominants, ceux de l´ouest, les branches ont poussé en direction contraire. On dirait des balais dressés dont la pointe plierait sous l´effort. Mais la haie cesse en prenant pied sur la plaine rase

    Or donc notre voyageur arrive à Trégastel-plage, plein de lyrisme et de fatuité :

    Le soleil est à son déclin ; ses rayons rasent le sol ; muent en vert-de-gris la teinte émeraude des plaines ; bleuissent les haies ; rasent les rochers ; il est alors certaine analogie d´aspect avec les côtes de Provence qui me frappe et je songe à Bandol, aux îles lointaines qui ferment la rade de Marseille, et à la presqu´île de Giens... Sur des amoncellements rocheux, des constructions bizarres se dressent, tels castels plantés en un roc et se confondant avec lui ; vus de loin, ils ont l´apparence de ces accessoires de crèches que l´on donne, à la Noël, aux enfants. A ces indices, je connais que la civilisation commence et que je m´apprête à l´affronter.

    Les romans, les conversations avec d´autres touristes lui avaient laissé croire qu´il allait : aboutir à un pays sauvage ; que dans une vieille auberge, avec cheminées monumentales, cuivres et bahuts cirés, il serait reçu par quelque vieille bique rasée de frais, le bonnet à la main, son tablier relevé sur les hanches et un couteau pendu sur le côté ; qu´il serait servi par des filles accortes, gorge nue, chaussées de sabots, la jupe retroussée et la jambe apparente, coiffées de blanc et le parler haut. Il me fallut rabattre de ces billevesées.

    L´Hôtel de la Mer est une bâtisse de deux étages, sans style : tout y est prévu pour accueillir des baigneurs oisifs : Les détails de l´ameublement comme la disposition des pièces correspondaient à l´état d´âme d´une clientèle de gens en vacances, amoureux du plein air ; d´artistes en ballade et de citadins anémiés. Que viennent-ils chercher ? Le beau temps tout d´abord, puis la brise marine et la baignade prolongée. Le soir, grisés de parfums, les membres las, ils se couchent la nuit venue et dorment à poings fermés ; leur réduit, si petit soit-il y suffit bien. C´est de cette disposition d´esprit que dut s´inspirer l´architecte de cet hôtel.

    Une leçon d´histoire

    Les jours suivants, seul ou en compagnie de ses fils, notre Skrypitzine visite tous les recoins de Trégastel. Tout l´intéresse, l´histoire, la géographie physique et humaine.. sauf les légendes.

    L´histoire nous dit que l´espace existant entre les îles et Saint-Pol-de-Léon fut couvert par la forêt de Lexobie, qu´un raz-de-marée submergea au mois de septembre 1172. Depuis, la mer, ne cessant de mordre sur la terre (1m par an), a atteint ce coteau. Des plages, encadrées de récifs et bordées de dunes se sont formées.

    Il en est ainsi des dunes de la Grève rose et de la Grève blanche, comme de celle du Coz Pors, disparue sous le parking.

    Quant à l´étymologie du nom de la commune, le voyageur balaie l´explication traditionnelle de « trêve du château », allusion à un ancien château-fort nommé "Poulmanac´h" (le "marais du moine") et non Ploumanac´h (la paroisse du moine). C´est tout simplement, comme en anglais : "three kastels", 3 châteaux.

    Pour la simple raison qu´il n´y a pas plus de trace des trois châteaux que d´un seul

    Les plages ont leur charme, entre autres celle du Coz Pors : une trentaine de cabines vastes et spacieuses dont certaines constituent de véritables salons. Chaque castel a la sienne. Sur la plage : on est entre soi, chez soi. Il n´y a pas de photographes. Que nous sommes loin de Trouville et de Dinard ! .

    De nombreux peintres, entourés avec curiosité. Beaucoup de prêtres aussi, et notre ami s´en indigne auprès de l´aubergiste :

    L´hôtel Castel Sainte-Anne en est farci. Par deux, par trois, ils déambulent le long des haies, parcourent les plages ; il n´est pas aux rochers de bons cagnards qu´ils ne connaissent. Là, étendus, abrités du vent et les pieds au soleil, ils baillent aux corneilles, dont il y a également ici une quantité prodigieuse... Pensez-vous qu´il convienne que les ministres du Seigneur, vêtus de leur habit, tiennent un volant et roulent à toute allure ; que certains montent à bicyclette, en culotte apparente et soutane troussée. Si le prêtre s´abandonne, écorne son prestige, s´il n´est pas respecté, qui conduira au bien ces âmes délaissées, ces gars qui ne savent pas le français ? - Mon hôte répondit : Nous avons les gendarmes !

    Un hameau de pêcheurs

    Le paysage a tout de même pas mal changé. Sainte-Anne n´est qu´un hameau dispersé de pêcheurs, très pauvre : beaucoup de maisons écroulées. L´endroit est marécageux : la mer gagne vers l´intérieur, tendant à créer une île en rejoignant la baie de Keryvon. Très peu de cultures. Près du lavoir (aujourd´hui sous le palais des congrès), la chapelle n´a guère plus de tournure qu´une grange. Pauvre bâtisse, aux murailles en pierres apparentes, noircies, calcinées, rongées par l´antan. la toiture est en pierres d´ardoises, grossièrement équarries, telles qu´elles provenaient autrefois des carrières de Saint-Efflam.

    Le visiteur est surpris par l´abandon du culte : à l´heure des vêpres, les hommes jouent aux boules. Le gros du sexe féminin est tout près, tassé en une salle basse qui fait partie d´une maison sise auprès du lavoir public. On danse entre soi et le crincrin du violon m´arrive par bouffées. Même désaffection au pardon de Saint-Golgon : Cà sent le moisi. L´intérieur est tout aussi vide et pauvre que Sainte-Anne.

    Six buvettes en ce hameau de 200 habitants. Deux échoppes en bois où des bouchers venus de Lannion détaillent une viande innommable : vache enragée, mouton puant la laine. Un marchand de tabac, qui détient la mercerie, des ustensiles de ménage. Un boulanger, un épicier. La marée : elle est hors de prix quand on s´adresse au mareyeur. Elle ne comporte que des espèces vulgaires et coriaces. Langoustes et homards, quelques saumons sentant la vase pêchés en rivière de Tréguier sont les seuls spécimens sortables.

  • La gwerz du « Goëmon blanc » (Ar bizin gwenn) de Rose Kawenn, 1916 :

    Ar Flanchec ha Rose Kawenn

    A zo aet tout d´ar bizin gwenn,

    D´ar bizin gwenn d´ar Jentilez,

    met kalz anê oa bet diaes.

    Pa oant arriet en enezenn,

    O deus formet eur gahutenn,

    Buan tout da breparin eur bannac´h kafe

    Da soulajin o c´halon d´ê.

    Met pa oant aet d´ober tan,

    Oa bet iê kalz a boan,

    Rak an awel a oa en nor´

    Hag ar prenecho tout digor´.

    Ha goude-se int bet da droc´han raden

    Da lakaat eno war ar vein,

    abalamour pa vije noz

    e c´hourvejen eno da repoz.

    Met en enez oa rac´hed-dour,

    e-pad an noz oc´h ober trouz,

    e-pad an noz oc´h ober trouz,

    oc´h ampich ´neê da repoz.

    Na betek rose Kawenn

    O oa deut unan war he fenn,

    oa komanset da grial forz :

    Mont a refont tout en hon c´horf !

    Debret ´vo tout hon fatatez,

    Penaos bevfomp-ni en Jentilez !

    Jean-Louis Meur eus Landrellec

    Oa lakaet gardian war ar rac´hed.

    Deus ar beure pa oamp savet

    Hon c´horfo paour a oa brevet,

    Hon c´horfo paour a oa brevet,

    Kasi ‘vel re ar c´hoz kezeg.

    Neuze pa komanse tomman dimp

    Ha krog hon gwad da remui,

    Neuze eomp leun a gourach

    Evit ober hon mareaj.

    Traduction de René Chevalier (sans date)  :

    Graet meump pob a vareaj vat,

    Bet meump pob a daou sac´had,

    Bet meump ive plijadur

    Gant diou blac´h yaounk, ya sur !

    Bez oa ganimp diou blac´h yaounk a blijadur

    Hag a ouie chansonio kaer ;

    O aonio oa Louise Frelot

    Ha Marie Limpalaer.

    Klewet meump´vo pemp skoed ar c´hant,

    Hon c´halon baour a oa kontant ;

    Borgnez Korfdir gwreg an Tangi

    A lare d´ê : Ho po muioc´h ´wit Marijan !

    Ar brian ‘deus-hi he brasan-le

    A lare d´ê : Ho po muioc´h ‘wit-se !

    Met an hini a baeo ar muian

    Tout ar bizin vo roet dêan.

    Doue c´hallomp trugarekaat

    Ma m´eump graet pob a vorwez vat ;

    Pob a vorwez vat hon m´eump graet,

    Hag ar bizin a vo keraet.

    N´hini n´eus ar zon-man komposet

    Rosalie Garel ec´h ê anvet ;

    Lesanvet ê Rose Kawenn

    Rak he zud-koz oa eus Kawenn.

    Zo deut eur sonj en he fenn

    Da gomposin eur ganouenn ;

    Da gomposin eur ganouenn

    War sujet ar bizin gwenn.

    Le Flanchec et Rose Cavan

    sont tous deux partis au goëmon blanc,

    au goëmon blanc aux Sept-Iles,

    mais beaucoup en souffrirent.

    Quand ils furent arrivés dans l´île,

    Ils dressèrent une cahute,

    Et rapidement firent du café

    Pour se donner du coeur.

    Mais quand ils voulurent faire du feu,

    Ils eurent aussi beaucoup de mal,

    Car le vent était du nord

    Et les fenêtres étaient tout ouvertes.

    Puis ils coupèrent de la fougère

    Pour l´étendre, là sur le rocher,

    Car, quand il ferait nuit,

    Là, ils se reposeraient.

    Mais dans l´île il y avait des rats d´eau,

    Toute la nuit faisant du bruit,

    Toute la nuit faisant du bruit,

    Qui les empêchaient de se reposer.

    Même Rose Cavan

    Qui en avait un dur la tête,

    Et commençait à crier au secours :

    « Ils nous entreront tous dans le corps ! »

    Toutes nos patates seront mangées,

    Comment vivrons-nous aux Sept Iles !

    Jean-Louis Le Meur de Landrellec

    Fut nommé gardien à cause des rats.

    Dès le matin au réveil

    Nos pauvres corps étaient fourbus,

    Nos pauvres corps étaient fourbus,

    Comme ceux des vieux chevaux.

    Alors, quand la chaleur nous revenait

    Et que notre sang commençait à circuler,

    Alors nous allions pleins de courage

    Pour faire notre marée.

    Chacun de nous fit bonne marée,

    Chacun de nous fit deux sacs pleins,

    Nous eumes aussi du plaisir

    Avec deux jeunes filles, oui sûr !

    Il y avait avec nous deux jeunes filles plaisantes

    Qui avaient de belles chansons ;

    Elles s´appelaient Louise Frelot

    Et marie Limpalaer.

    Nous avons appris que ce serait cinq écus la livre

    Et notre pauvre coeur était content ;

    La borgne Corfdir, femme de Tanguy,

    Leur disait : « Vous aurez plus qu´avec Marie-Jeanne ! »

    Jeanne Le Bihan de toute sa grandeur

    Leur disait : « Vous aurez plus que cela ! »

    Mais celui qui paiera le plus,

    Tout le goëmon lui appartiendra.

    Nous pouvons remercier Dieu

    D´avoir fait chacun une bonne récolte ;

    Bonne récolte nous avons faite,

    Nous aurons bon prix pour le goëmon.

    Celle qui a fait cette chanson

    S´appelle Rosalie Garel ;

    Elle est surnommée Rose Cavan

    Car ses grands-parents étaient de Cavan.

    L´idée lui est venue

    De composer une chanson,

    De composer une chanson

    Sur le goëmon blanc.

    Traduction de René Chevalier..

  • 20052206323NUCB : Tableau d'assemblage des plans cadastraux parcellaires de 1819 - Archives départementales des Côtes-d'Armor - 4 num 1/48, Numplan 1.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Côtes-d'Armor : 2 O 353/1.

    bâtiments communaux (1849-1939)
  • AD Côtes d'Armor : S suppl. 219. Projet de cale débarcadère en 1909.

  • AD Côtes d'Armor : S suppl. 257. Travaux portuaires et plans, 1862-1928.

  • AD Côtes d'Armor : S suppl. 262. Plan des travaux en 1931 : la petite cale a été rallongée à 16, 50 m. Plan des deux cales, dont la grande cale exécutée en 1932.

Documents figurés
  • AD Côtes-d'Armor : 4 num 1/29, plans par masse de culture, s.d.

    Numplan 1, section A, Numplan 2, section B. Documents consultables sur le site Internet <I>http://archives.cotesdarmor.fr</I>
  • AD Côtes-d'Armor : 4 num 1/48, plans cadastraux parcellaires de 1819.

    Numplan 1, tableau d'assemblage. Documents consultables sur le site Internet <I>http://archives.cotesdarmor.fr</I>
  • AD Côtes-d'Armor : fonds Frotier de La Messelière, 60 J 228 : planches de dessins de monuments et de sculptures, recueil in-plano (Quintin-Avaugour, Corlay et Trégor-Goëlo : 40 planches).

Bibliographie
  • BOITHIAS, J.L., LA VERNHE (DE), A. Les moulins à mer et les anciens meuniers du littoral. Nonette : Editions Créer, 1980.

  • COUFFON, René. Répertoire des églises et chapelles du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier. Saint-Brieuc : Les Presses Bretonnes, 1939.

    p. 543-544
  • FLOHIC EDITIONS. Le patrimoine des communes des Côtes-d'Armor. Charenton-le-Pont : Flohic éditions, 1998, 2.

    p. 834-838
  • GIRAUDON, Daniel. La gwerz Notre-Dame-de-Penvern. Musique Bretonne n°73, juillet-aout 1997.

  • GOURIOU, Anne-Marie. Le tourisme sur la Côte de Granit Rose. Mém. Maîtrise : Hist. Rennes 2 : Université de Haute-Bretagne, 1990.

  • JOLLIVET, Benjamin. Les Côtes-du-Nord, histoire et géographie de toutes les villes et communes du département. Guingamp : B. Jollivet, 1854, 4.

    p. 111-113
  • LACHIVER, Marcel. Dictionnaire du monde rural : les mots du passé. Paris : Fayard, 1997.

  • LE BRAZ, Anatole. Le culte des fontaines chez les Bretons armoricains. In Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1900.

  • LE BRAZ, Anatole. La légende de la mort chez les Bretons armoricains. Paris : Champion, 1912.

  • LE COUËDIC, Daniel. Les architectes et l´idée bretonne, 1904-1945. D´un renouveau des arts à la renaissance d´une identité. Rennes : SHAB-AMAB, 1995.

  • LE GOFF, Hervé. Le moulin à marée de Trégastel. In Les cahiers du Trégor, n° 13, décembre 1985.

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  • LE GOFFIC, Charles. Sur la côte. Paris : Colin éditeur, 1897.

  • LE GOFFIC, Charles. L'âme bretonne. Paris : Champion éditeur, 1908.

  • LE GOFFIC, Charles. Le crucifié de Keralies. Paris : G. Grès et Cie, ed. Paris, 1917.

  • LE SAULNIER DE SAINT-JOUAN, Régis. Dictionnaire des communes du département des Côtes-d'Armor : éléments d'histoire et d'archéologie. Saint-Brieuc : Conseil Général des Côtes-d´Armor, 1990.

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  • MARCHAT, Anne, LE BROZEC, Michelle. Les mégalithes de l'arrondissement de Lannion. Rennes : ICB, Laboratoire d'anthropologie de l'Université de Rennes1 (UPR 403, CNRS), 1991.

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  • OGEE, Jean-Baptiste. Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne. Rennes : Deniel, 1853, 2.

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  • PINOT, Jean-Pierre. Rapport sur l'évolution du littoral autour de la Baie de Lannion et sur la côte de Granit Rose. SMVM de la Baie de Lannion. Brest : UBO, Laboratoire de Géographie de la Mer, 1993.

  • PINOT, Jean-Pierre. Géographie humaine des littoraux maritimes, CNED, SEDES, 1998.

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  • SEBILLOT, Paul. Légendes locales de Basse Bretagne. Tome 1, 1899.

  • TANGUY, Bernard. Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses des Côtes-d'Armor : origine et signification. Douarnenez : Ar Men-Le Chasse Marée, 1992.

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  • THOMASSIN, Anastase. Le Pilote. Paris : 1875.

  • TROLLOPE. Un été en Bretagne, 1839. Paris : Edition du Layeur, 2002.

Documents audio
  • LAOUENAN, Roger. Neventiou, ar bloavez tri urgent. Film muet, 15 mn, Lannion, 1960 (Cinémathèque de Bretagne).