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Présentation de la commune de Trégarvan

Dossier IA29004557 réalisé en 2010

Fiche

Œuvres contenues

L´ENQUÊTE

L´inventaire topographique du patrimoine architectural de la commune de Trégarvan a été réalisé entre décembre 2009 et janvier 2010. Il intègre quelques éléments d´un inventaire topographique du patrimoine architectural et mobilier du canton de Châteaulin réalisé par le service en 1977.

L´opération s´inscrit dans le cadre du recensement du patrimoine architectural du Parc Naturel Régional d´Armorique, structure à laquelle adhère la commune.

Cet inventaire a pour finalité d´identifier, de localiser et de documenter les éléments appartenant au patrimoine architectural et de présenter un état des lieux raisonné du patrimoine bâti. Les limites chronologiques sont fixées entre l´an 400 après J. C., et le milieu du 20e siècle. Ce cadre exclut le domaine archéologique - toutefois traité ici dans un dossier de synthèse - mais n´écarte pas, le cas échéant, des formes d´architecture en élévation exceptionnelles, comme, par exemple, les mégalithes ou les oeuvres originales d´architectes contemporains. Par ailleurs, l´inventaire ne rend compte du patrimoine ethnologique ou du patrimoine naturel que dans la mesure où il informe le bâti. C´est pourquoi une approche paysagère succinte ainsi qu´une analyse des sites et de l´implantation du bâti ont été jointes au dossier collectif « maisons, fermes et hameaux ».

Les dossiers qui suivent sont classés du général ou du thématique (dossiers collectifs), au particulier (dossiers individuels). Les édifices uniques ou au contraire représentatifs, à valeur patrimoniale intrinsèque et revêtant un intérêt à l'échelon communal, sont traités dans un dossier individuel. A chaque élément sélectionné correspond une notice. Cependant, pour appréhender les familles d'édifices représentés en grand nombre (les maisons rurales par exemple), il a été procédé à une sélection raisonnée d'unités à étudier, les caractères communs à cette famille étant restitués dans le dossier collectif.

Parmi l´ensemble des éléments bâtis recensés (toutes catégories confondues), 15 sont documentés individuellement, et environ 40 collectivement, c´est-à-dire mentionnés et illustrés dans des dossiers collectifs.

179 illustrations et 21 références documentaires accompagnent les dossiers.

Aires d'études Parc Naturel Régional d'Armorique
Adresse Commune : Trégarvan

Le territoire de Trégarvan (de « tref », village, et « Garvan », nom du ruisseau délimitant le territoire communal à l´est) est, selon des témoins archéologiques, habité depuis la Préhistoire. Relevant dès le 11e siècle de l´abbaye bénédictine de Landévennec et trève de la paroisse d´Argol, Trégarvan est érigé en commune en 1792 et devient paroisse indépendante en 1842. Initié par une société privée et supervisé par les ingénieurs des Mines en 1837, un projet d'installation d'un haut fourneau près du moulin et l´anse de Garvan ne sera pas réalisé. La difficulté de l´extraction de minerai de fer dans les environs, notamment à Dinéault, Rosnoën et Landévennec et même au-delà, les problèmes techniques liés à la force motrice limitée du site et surtout l´absence de grandes zones boisées conduisent à l´abandon du projet dont la toponymie garde, près du ruisseau du Garvan, les traces (lieu dit de La Fonderie). En 1965, une monographie succinte, rédigée par le ministère de la construction dans le cadre de la préparation d´un « plan sommaire d´urbanisme », révèle une population éparse mais plus concentrée autour du bourg. L´enquête visait à « éviter l´éparpillement des immeubles, à protéger l´espace rural, à sauvegarder le paysage, à délimiter les zones de construction et à préciser des zones à urbaniser ». Entre 1936 et 1962, la population diminue de 27 %. Parmi les 51 exploitations agricoles recensées en 1946, 44 subsistent en 1965 (contre cinq en 2009). Les 968 hectares du territoire communal sont alors composés de 367 hectares de terres labourables, de 56 hectares de prés, de 10 hectares de vergers, de 25 hectares de bois et de 477 hectares de landes, ces dernières couvrant presque la moitié de la commune. On y cultive la pomme de terre et les céréales. Le bateau-vapeur liant Brest à Port-Launay, hors service dans les années 1960, faisait longtemps escale à Trégarvan pour permettre aux touristes de gravir le Ménez-Hom. En 1965, le potentiel touristique de la commune était perçu comme un atout. On comptait alors une cinquantaine de mouillages de bateaux et quatre cafés-épiceries dont deux au bourg et deux à Kergroas et Pont-Carvan. Situé dans la partie sud-ouest du Parc Naturel Régional d´Armorique, Trégarvan (arrondissement et canton de Châteaulin) fait partie de la Communauté de Communes du Pays de Châteaulin et du Porzay (Châteaulin, Dinéault, Saint-Nic, Plomodiern, Plonévez-Porzay, Ploéven, Quéménéven, Cast et Saint-Coulitz, Port-Launay). A dominante rurale et résidentielle, la commune se distingue par la qualité de de ses espaces naturels remarquables dont l´Aulne maritime et le Ménez-Hom, site classé depuis 2004, « en raison des ses caractères pittoresque et légendaire ». La commune couvre une superficie de 968 hectares et comptait 146 habitants au 1er janvier 2009. Avec plusieurs gîtes ruraux et un village de vacances, la commune est aujourd'hui tournée vers le tourisme rural, en lien avec l'attrait exercé par l'Aulne et le Ménez-Hom. Un recensement des objets mobiliers conservés dans l´église, non reconduit dans le cadre de la présente enquête (fiches descriptives, photographies), avait été réalisé en 1977 ; il est disponible au centre de documentation du patrimoine (Région Bretagne). Trégarvan conserve des éléments patrimoniaux identifiés et dignes d´intérêts parmi lesquels figurent le Musée de l´Ecole Rurale en Bretagne, remarquable au niveau régional, ainsi que l´église paroissiale Saint-Budoc récemment restaurée et mise en valeur. Les hameaux de Goulénez, Stanquélen, Kerfréval, Keryé, Brigneun et Toul ar Gloët conservent des éléments significatifs de l´architecture rurale de la commune.

Sites de proctection site inscrit, site classé

Annexes

  • 20102905018NUCB : Cadastre ancien - Archives départementales du Finistère - 3 P 291.

    20102905019NUCB : Carte postale ancienne - Archives départementales du Finistère - Q 4° bb 193.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales du Finistère, 3 P 291. Cadastre de 1831.

  • Archives départementales du Finistère. 2 O 2030. Écoles, groupe scolaire (1879-1929).

  • Archives départementales du Finistère. 7 S 31. Pont et moulin du Garvan (1889).

Bibliographie
  • CASTEL, Yves-Pascal. Atlas des croix et calvaires du Finistère. Société archéologique du Finistère, 1980. Quimper, p. 356-357.

  • CHAURIS, Louis. Un projet de haut fourneau à Trégarvan au XIXe siècle. Dans : Les Cahiers de l´Iroise, n° 147. Brest, 1990, p. 156-163.

  • COUFFON, René, LE BARS, Alfred. Diocèse de Quimper et de Léon. Nouveau répertoire des églises et chapelles. Quimper : Association Diocésaine, 1988, p. 429.

  • Commune de Trégarvan : enquête monographique. Ministère de la Construction. Direction départementale du Finistère. Brest, 1965.

  • DESHAYES, Albert. Dictionnaire topographique du Finistère. Spézet, 2003, p. 357-358.

  • Le Finistère, de la préhistoire à nos jours. Sous la direction d´Yves Gallo. CRBC, université de Bretagne occidentale, Brest. Saint-Jean-d´Angely, 1991.

  • OGEE, Jean-Baptiste. Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne. 1ère édition 1778-1780. Nouvelle édition, revue et augmentée par MM. A. Marteville, et P. Varin, avec la collaboration principale de MM. De Blois, Ducrest de Villeneuve, Guépin de Nantes et Lehuérou. Rennes, 1843, p. 917.

  • Le Patrimoine des Communes, le Finistère. Charenton-le-Pont : Flohic Editions, 1998 (Collection Le Patrimoine des Communes de France), vol. I, p. 214-215.

  • TANGUY, Bernard. Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses du Finistère. Douarnenez : Ar-Men - Le Chasse-Marée, 1990, p. 222-223.