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Présentation de la commune de Saint-Séglin

Dossier IA35003333 réalisé en 1999

Fiche

Œuvres contenues

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1) Le cadre naturel

La commune de Saint-Séglin occupe la partie sud-ouest du pays d'Anast. Son finage se confond au sud avec le cours du Combs, partiellement à l'ouest et au nord-est avec deux de ses affluents : le Ruisseau de Faugouré, et le Ruisseau venant de la Fontaine Trouée.

Le sous-sol est constitué en majorité de schistes briovériens, veinés ça et là de poudingues de Gourin, de quartzites et de tufs.

Le géographe Ogée donne vers 1780 un aperçu du territoire, "couvert d'arbres fruitiers et de buissons, [qui] renferme des terres en labour de bonne qualité, des prairies, des landes, et le bois de la Sauvagère". Marteville complète au milieu du XIXe siècle cette description succincte par quelques chiffres : sur une superficie de 939 hectares, on compte 441ha. de labours, 112 ha. de prés et pâtures, 40 ha. de prés et jardins, 18 ha ; de bois, enfin 295 ha. de landes et terres incultes.Le Moulin à vent de Saint-Séglin, situé sur une lande au nord de la Violais, était peut être encore en activité à cette époque.

2) Eléments d'histoire

Une tradition conservée par les Bollandistes attribue la fondation de la paroisse à un prêtre écossais du nom de Siginus ou Signinus, francisé en Séglin, qui aurait vécu au VIIe siècle. Une autre tradition rapportée par le chanoine Guillotin de Corson assure que l'église primitive se trouvait près du manoir de Jarossay, et Paul Banéat affirme que l'on y voyait encore au début du XXe siècle des substructions d'origine gallo-romaine et des ossements, vestiges d'un ancien cimetière au lieu dit le Champs des Déserts.

L'acte conservé dans le cartulaire de Redon qui enregistre en 843 la donation de la paroisse d'Anast à l'abbaye Saint-Maure de Glanfeuil par le mac'htiern Anowareth ne mentionne pas Saint-Séglin parmi les confins de cette paroisse primitive. Guillotin de Corson conclut de cette indication que Saint-Séglin était alors l'une des sept chapelles d'Anast.

La première mention de la paroisse de Saint-Séglin remonte l'an 1032. A cette date, la vicomtesse Roianteline de Porhoët en fit don à l'abbaye Saint-Georges de Rennes qui en reçu confirmation de l'évêque de Saint-Malo, Pierre Giraud, en 1202. La fondation du prieuré par les moniales bénédictines au lieu dit l'Abbaye dut intervenir dans le courant du XIIIe siècle, car en 1299, le trésorier de l'église de Rennes, Alain de Châteaugiron avouait jouir de ses revenus. Jusqu'à la Révolution, la cure de Saint-Séglin, dépendante du prieuré, fut à la présentation de l'abbesse de Saint-Georges. La paroisse comptait alors 600 communiants selon l'estimation d'Ogée.

Saint-Séglin était déjà constituée en commune en 1796. Le maire de l'époque, Jean Durand, racheta à cette date comme bien national l'église paroissiale désaffectée depuis la Terreur, afin d'y rétablir le culte.

3) Le patrimoine de la commune

A l'instar des communes voisines, Saint-Séglin a subi un double phénomène de reconstruction et de modernisation du bâti durant le siècle qui s'écoule approximativement entre 1850 et 1950. Quelques pièces d'architecture ancienne méritent d'être citées : les maisons de ferme de la Couériais et de la Croix Orain (XVIIIe siècle), celle de l'Abbaye (1835), la demeure d'Haudebert (1818), l'ancienne maison d'école (début du XIX siècle), le colombier et la chapelle de la Sauvagère (XVIIe siècle), enfin, l'église paroissiale et l'ancienne croix du cimetière . Dans un corpus patrimonial plus récent, on retiendra l'ancienne boucherie sur la place du bourg, une maison de ferme à la Hayais et le château de la Sauvagère.

Aires d'études Ille-et-Vilaine
Adresse Commune : Saint-Séglin

Références documentaires

Documents figurés
  • Carte géologique détaillée de la France, extrait de la feuille de Redon levée par les Officiers du Corps d'Etat-Major Moisy, Blanchard et Giroux et publiée par le Dépot de la Guerre en 1855, révisée en 1928. 3e réédition, Service de la Carte géologique de la France du ministère de l'Industrie. Offset-Levallois (Seine), 1964. 1/80000e.

  • Carte de la France levée par César-François CASSINI de THURY, extrait de la feuille 129, Rennes. XVIIIe siècle. réédition Institut Géographique National.

Bibliographie
  • BANÉAT, Paul. Le Département d'Ille-et-Vilaine Histoire Archéologie Monuments Rennes : Librairie Moderne J. Larcher, 1927-1929, 4 vol.

    T.IV p. 100-102
  • THOUX, Yvonne. Saint-Séglin, petite histoire locale. Ouvrage dactylographié, mairie de Saint-Séglin, 1988.

  • GUILLOTIN DE CORSON. Pouillé historique de l'archevêché de Rennes. Rennes : Fougeray Libraire-éditeur. Paris : René Hatton Libraire-éditeur, 1882-1886, 6 vol.

    T.VI, p. 254-258