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Présentation de la commune de Saint-Sauveur-des-Landes

Dossier IA35040721 réalisé en 1969

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Dossiers de synthèse

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  • Dossier de présentation du canton de Fougères sud

Située à 10km à l'ouest de Fougères, la commune de Saint-Sauveur-des-Landes s’étend sur 1884 hectares. Au milieu du 19e siècle, ces terres se divisaient en 1064 hectares de terres labourables, 213 hectares de prairies et 57 hectares de bois, 29 hectares de vergers et jardins et 414 hectares de landes et incultes. Dans son ouvrage Géographie et Histoire de la Bretagne de la période pré-Révolutionnaire, Jean-Baptiste Ogée explique que « Le territoire (…) renferme une quantité prodigieuse de landes, et si peu de terres en labour que les récoltes ne suffisent pas pour la subsistance des habitants». Lors de la ré-édition du livre en 1843, plus de la moitié des landes étaient cultivées.

La population de Saint-Sauveur-des-Landes s’élevait en 2011 à 1461 habitants (recensement INSEE). La commune connaît une évolution démographique stable entre la fin du 18e siècle (900 communiants en 1778) et aujourd'hui, la population salvatorienne oscillant autour du millier d'habitants. Après la Seconde Guerre Mondiale, la population diminue jusqu’à atteindre son minimum dans les années 1970 (821 habitants en 1968). Depuis le passage de l'autoroute A84, de Rennes à Caen, mise en service en 2003, la population a augmenté d'environ 400 personnes.

Les origines de la commune :

Le nom de la commune, vient de la dédicace de l'église, Saint-Sauveur, et du nombre important de landes sur le territoire. L'église actuelle n'était à l'origine qu'une simple chapelle, agrandie en 1040. Au 11e siècle, Saint-Sauveur-des-Landes est un petit oratoire. Méen 1er, seigneur de Fougères, y établit un poste stratégique, au croisement de deux voies romaines. En 1040, son successeur, Méen II, fait don du petit établissement religieux à l'abbaye de Marmoutiers, en Touraine. Dès 1325 se met en place une organisation indépendante, et l'église devient paroissiale. En 1630, l'église devient la propriété de l'évêché de Rennes qui a un droit de moyenne justice.

Organisation de l'habitat :

A la fin du 18e siècle, les villages les plus développés étaient La Barbottais, L'Aubertière, Le Haut et Bas Tayer, le Tertre, le Tronçay, L'Aunay, La Barrais, La Crochais, La Réauté, La Boyere, et Le Haut et Bas Village. Cela est encore visible sur le cadastre napoléonien. Le cadastre ancien de Saint-Sauveur-des-Landes a la particularité de n'être pas daté précisément. Cependant, le préfet de la Villegontier qui supervisait le projet était en fonction de 1817 à 1824, le cadastre date donc de cette époque.

Paul Banéat cite les bâtiments remarquables de la commune dans son ouvrage Le département d'Ille-et-Vilaine, Histoire, Archéologie, Monuments de 1929. On y trouve l'église et son prieuré, le Château de Chaudeboeuf, et huit manoirs : au Bas Champlion, aux Vairies, au Bois Sauvé, à Pellaine, au Tronçay, au Tertre, au Bas-Tenu, au Teillay, et au Bois Nouau. Les cinq derniers existent encore. Il mentionne aussi une ancienne voie romaine venant de Bayeux et se séparant en deux voies au niveau du Champlion, une allant vers Rennes, l'autre vers Corseul. Un édifice fortifié situé au Champlion devait vraisemblablement servir à protéger cette voie.

Cette commune est traversée et limitée au sud par la route de Rennes à Fougères, elle est traversée à l'est par l'autoroute reliant Rennes à Caen. La petite rivière de la Minette la traverse dans sa partie nord de l'est à l'ouest. Elle fait tourner les moulins des Planches, du Bas Tayer et de Chaudeboeuf. Un quatrième moulin, de Touru, se situait dans le sud de la commune.

Saint-Sauveur-des-Landes est limitée à l'ouest par Saint-Hilaire-des-Landes, au nord par Saint-Étienne-en-Coglès, au nord-est par Saint-Germain-en-Coglès, à l'est par Romagné et au Sud par La Chapelle-Saint-Aubert et Saint-Marc-sur-Couesnon. Elle fait partie de la communauté de communes de Fougères mais est limitrophe de trois communes du Coglais et deux de la communauté de communes de Saint-Aubin-du-Cormier. L'influence architecturale du Coglais se ressent à Saint-Sauveur-des-Landes. Son éloignement de Fougères lui a permis de garder un patrimoine bâti ancien, tandis que les communes plus proches de Fougères ont été largement modernisées, au détriment de ce patrimoine.

Matériaux :

La grande majorité des édifices est construit en granite, en effet, le sous-sol de Saint-Sauveur-des-Landes est essentiellement granitique. Le 19e siècle est marqué par l’apparition de la brique industrielle, utilisée dans quelques constructions dans le traitement des baies, que ce soit pour des constructions neuves ou des reprises de maçonnerie. Toutes les couvertures de toitures sont traitées en ardoise.

Lors de l'enquête d'inventaire de 1969, certaines maisons étaient encore couvertes de bardeaux en bois : La Binclinais (disparue), Haute Pellaine (disparue), Gruere.

Quelques rares bâtiments sont en terre, élevés aussi bien en bauge qu'en pan de bois. Ces bâtiments se trouvent à la Butte Haine, Grande Maison, la Monnerais, la Salorge, au Val, et dans le bourg (15 rue de la Salorge et 47 rue du Coglais). Ils datent du 19e siècle, voire de la toute fin du 18e siècle. Ce patrimoine est menacé, sur sept éléments recensés, trois sont dans un état sanitaire moyen, et un dans un mauvais état sanitaire.

Aires d'études Fougères sud, Pays de Fougères
Adresse Commune : Saint-Sauveur-des-Landes

Références documentaires

Bibliographie
  • BANEAT, Paul. Le département d'Ille-et-Vilaine, Histoire, Archéologie, Monuments. Rennes : J. Larcher, 1929.

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • GUILLOTIN DE CORSON, Amédée. Pouillé historique de l'archevêché de Rennes. Rennes : Fougeray, Paris : René Haton.

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • Le Bouteiller Vicomte, Notes sur l'histoire de la ville et du pays de Fougères, Editions Culture Et Civilisation 1976.

  • PAUTREL, Emile. Notions d'histoire et d'archéologie pour la région de Fougères, 1927.

  • Le patrimoine des communes d'Ille-et-Vilaine. Paris : Flohic éditions 2000, 2 tomes, (Le patrimoine des communes de France).

    t.1, p.627-629