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Présentation de la commune de Saint-Quay-Perros

Dossier IA22007792 réalisé en 2006

Fiche

Œuvres contenues

1- Saint-Quay-Perros : principaux repères :

Commune littorale du département des Côtes-d'Armor, Saint-Quay-Perros, Sant-Ke-Perroz en breton, est située dans le Trégor occidental, à proximité de la ville de Lannion, sur la Côte de Granite Rose. Son nom est formé à partir d'un nom de saint éponyme de Kea en Cornwall et de Landkey en Devon et de l'adjectif Perros emprunté à la commune voisine de Perros-Guirec pour la distinguer de Saint-Quay-Portrieux située sur la côte du Goëlo entre Saint-Brieuc et Paimpol.

D'une superficie totale de 472 hectares, elle est limitée au nord par la commune de Perros-Guirec, à l'est par la commune de Louannec, à l'ouest par la commune de Pleumeur-Bodou et au sud et à l'ouest par celle de Lannion (anciennes communes de Brélévenez et de Servel).

La sépulture mégalithique de Crec'h-Quillé [fig. 3] et le souterrain de l'époque gauloise mis au jour à Keringant attestent l'ancienneté de l'implantation humaine sur ce territoire. Née d'un démembrement de la paroisse bretonne primitive de Pleumeur-Bodou, Saint-Quay-Perros est citée comme paroisse du diocèse de Tréguier pour la première fois en 1330 dans les actes du procès de canonisation de saint Yves (parrochia de Sancto Ke, Trecorensis diocesis). Citée sous la forme Sancto Que à la fin du 14ème siècle, puis Saint Qué en 1426 et Sainct Quay en 1596, elle a élu sa première municipalité au début de l'année 1790 et a été érigée en paroisse succursale de la cure de Perros-Guirec par ordonnance du 29 juin 1841. Elle a officiellement retenu son nom actuel par décret du 28 décembre 1921 (cité dès 1860 dans le Dictionnaire des postes de l'Empire d'après Régis Le Saulnier de Saint-Jouan).

2- Saint-Quay-Perros : le patrimoine architectural :

La présente enquête a été réalisée au cours du mois de janvier 2006 dans le cadre de l'opération d'inventaire préliminaire à l'étude du patrimoine des communes littorales du département des Côtes-d'Armor menée conjointement, depuis février 2002, par le Conseil Général et le Service de l'Inventaire général du patrimoine culturel de Bretagne.

Elle a permis de procéder au repérage de 78 oeuvres, parmi lesquelles 64 relèvent de l'architecture domestique et agricole et 8 de l'architecture religieuse, commémorative et funéraire.

Au sein d'un corpus dont la chronologie est comprise entre le 15ème siècle et la 1ère moitié du 20ème siècle, neuf oeuvres ont fait l'objet d'une proposition de sélection, notamment l'église paroissiale Saint-Quay, y compris le cimetière attenant, et l'ancien presbytère protégés au titre de la législation sur les monuments historiques [fig. 4].

Aires d'études Communes littorales des Côtes-d'Armor
Adresse Commune : Saint-Quay-Perros

Evolution démographique (1854-1999)  : Saint-Quay-Perros en 1854 : 635 habitants (source : Jollivet). Saint-Quay-Perros en 1907 : 560 habitants (source : AD 22). Saint-Quay-Perros en 1921 : 518 habitants (source : AD 22). Saint-Quay-Perros en 1946 : 460 habitants (source : Insee). Saint-Quay-Perros en 1967 : 569 habitants (source : Insee). Saint-Quay-Perros en 1975 : 892 habitants (source : Insee). Saint-Quay-Perros en 1982 : 1066 habitants (source : Insee). Saint-Quay-Perros en 1990 : 1375 habitants (source : Insee). Saint-Quay-Perros en 1999 : 1393 habitants (source : Insee).

Annexes

  • L'histoire du lin et du chanvre dans l'économie littorale trégorroise au 18ème siècle (d'après Guy Prigent) :

    C'est parce que la récolte des amendements marins était de loin l'activité la plus rentable du 18ème au début du 20ème siècle que les marins-pêcheurs trégorrois ont choisi de la privilégier au détriment de la pêche (excepté les embarquements saisonniers à la grande pêche à Terre-Neuve et à Islande).

    Ils possédaient en effet des débouchés assurés en les vendant aux paysans qui, bénéficiant d'un marché structuré, se sont spécialisés dans des cultures du chanvre et du lin. Ces plantes, et en particulier les chanvres, étaient destinées à l'approvisionnement de la marine, tout particulièrement de la marine royale par l'intermédiaire des achats pour Brest. La complémentarité des activités agricoles et agro-maritimes était donc importante et représentait une piste permettant d'expliquer l'importance accordée à la récolte du goémon.

    Tout au long du 18ème siècle, l'agriculture trégorroise a participé activement au commerce maritime par le biais des exportations de ses productions et notamment de l'exportation de produits stratégiques tels que le chanvre et le lin. En 1758, le subdélégué de Lannion indique :

    "les lins et les chanvres sont les objets les plus intéressants du commerce. Une partie du lin se consomme dans le pays où on le convertit en fils que l'on vend à Morlaix, mais la plus grande partie est recherchée par les habitants de Quintin qui les emploient à la fabrication des toiles connues sous le nom de Bretagne. Pour Tréguier, l'exportation de lins en verge se fait à Quintin, Uzel et à Loudéac. Tous les mercredis, ils se vend à Tréguier beaucoup de fils, à la foire de la Fête-Dieu qui dure cinq jours, il s'y vend beaucoup de fils blancs, beaucoup de toiles fines. L'exportation se fait ordinairement à Morlaix".

    En 1680, un "Estat" concernant la qualité des chanvres et la manière de bien faire les cordages, étuves et goudrons à l'usage de Brest, document anonyme, nous donne les principales caractéristiques des chanvres utilisables par la marine : "pour être bon, il doit être long, doux et moelleux". Le chanvre étant une plante sexuée, on distingue des pieds mâles et des pieds femelles. Avant utilisation, il doit être préparé, être bien "espadé", étape consistant à l'amollir et à l'adoucir pour ensuite le bien faire peigner. Une fois "espadé", les fibres peuvent être filées, mais sans égal, sans barbe et non trop tard, attendu qu'il perd beaucoup de sa force lorsqu'on le met en usage et qu'il rompait facilement si il était trop tard. Il existe trois sortes de fils destinés à un usage différent : du fil "quarré" (fil de carret), qui est le plus gros, à l'aide duquel sont ordinairement élaborés les câbles et les cordages pour la garniture des vaisseaux du Roy ; du fil de ralingue permettant d'élaborer les cordages utilisés autour des voiles ; du fil de merlin, le plus fin de tous, avec lequel sont élaborés luzin, lignes fines et lignes à sonde.

  • 20062210156NUCB : Plan par masse de culture de l'an XII - Archives départementales des Côtes-d'Armor - 4 num 1/28, Numplan 1.

    20062210157NUCB : Tableau d'assemblage du cadastre de 1819 - Archives départementales des Côtes-d'Armor - 4 num 1/48, Numplan 1.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Côtes-d'Armor : 2 O 324/1.

    Bâtiments communaux (1837-1936)
Documents figurés
  • AD Côtes-d'Armor : 4 num 1/28, plans par masse de cultures de l'an XII (1804).

    Numplan 1, plan par masse de cultures. Document consultable sur le site Internet <I>http://archives.cotesdarmor.fr</I>
  • AD Côtes-d'Armor : 4 num 1/47, plans cadastraux parcellaires de 1819.

    Numplan 1, tableau d'assemblage. Documents consultables sur le site Internet <I>http://archives.cotesdarmor.fr</I>
Bibliographie
  • COUFFON, René. Répertoire des églises et chapelles du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier. Saint-Brieuc : Les Presses Bretonnes, 1939.

    p. 509, 759
  • FLOHIC EDITIONS. Le patrimoine des communes des Côtes-d'Armor. Charenton-le-Pont : Flohic éditions, 1998, 2.

    p. 829-830
  • LE SAULNIER DE SAINT-JOUAN, Régis. Dictionnaire des communes du département des Côtes-d'Armor : éléments d'histoire et d'archéologie. Saint-Brieuc : Conseil Général des Côtes-d´Armor, 1990.

    p. 709
  • OGEE, Jean-Baptiste. Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne. Rennes : Deniel, 1853, 2.

    p. 869
  • JOLLIVET, Benjamin. Les Côtes-du-Nord, histoire et géographie de toutes les villes et communes du département. Guingamp : B. Jollivet, 1854, 2.

    p. 100-101
  • TANGUY, Bernard. Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses des Côtes-d'Armor : origine et signification. Douarnenez : Ar Men-Le Chasse Marée, 1992.

    p. 306