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Présentation de la commune de Saint-Ouen-la-Rouërie

Dossier IA35049726 réalisé en 2013

Fiche

Á rapprocher de

Œuvres contenues

Chronogrammes relevés dans la commune : 1583, 1614, 1624, 1628, 1643, 1681, 1689, 1703, 1726, 1727, 1741, 1760, 1761, 1763, 1768, 1781, 1784, 1787, 1790, 1805, 1839, 1848, 1849, 1850, 1853, 1855, 1856, 1866, 1867, 1874, 1884, 1889, 1890, 1892, 1893, 1894, 1895, 1897.

Histoire de la commune de Saint-Ouen-la-Rouërie

Saint-Ouen-la-Rouërie vient de saint Ouen, évêque de Rouen en 641 (encore surnommé Dadon ou Audoenus), évangélisateur de la région. « La Rouërie » provient peut-être du chêne rouvre, ou désigne une clôture arrondie ou encore un ensemble de terres cultivées.

Cette grande commune rurale, qui fait la transition avec la Normandie, est limitée par deux profondes vallées, la Loysance et le Tronçon, autrefois parsemées de nombreux moulins. Bien qu'enclavée dans les terres de Fougères, cette paroisse dépend, dès le 11e siècle, de la baronnie de Combourg. En effet,vers l'an 1065, Rivallon (ou Rivoallon ou Riwallon) de Combourg donne l'église de St Ouen de Rouerie à l'abbaye de Marmoutiers en Touraine pour être annexée au prieuré de Combourg.

Le Pouillé de Rennes indique que vers le milieu du 11e siècle, Riwallon, seigneur de Combourg, donna aux religieux de Marmoutiers établis par lui au prieuré de Combourg deux métairies en la paroisse de Saint-Ouen-de-la-Rouairie (Saint-Ouen-la-Rouërie) ; peu de temps après il ajouta à ce don celui de l'église même de Saint-Ouen, avec ses dîmes, ses oblations, ses droits de sépulture et toute sa terre. Ces donations furent approuvées par Aremburge, femme du donateur, et par leurs enfants, Guillaume, Jean, saint Gilduin, Geffroy et Advise. Conan II, duc de Bretagne, les confirma lui-même antérieurement à la fin de l'année 1066. A la fin du siècle suivant, en 1197, Herbert, évêque de Rennes, confirma à son tour les Bénédictins de Marmoutiers dans la possession de l'église de Saint-Ouen, de ses dîmes et de toutes ses dépendances. Ainsi, dès le 11ème siècle Saint-Ouen-de-la-Rouairie (Saint-Ouen-la-Rouërie) existait comme paroisse. Le prieur de Combourg y conserva des terres et des droits importants jusqu'à la Révolution. Toutes les grosses dîmes de Saint-Ouen lui appartenaient en effet, mais il devait céder au recteur le sixième boisseau de ces dîmes. Ce recteur de Saint-Ouen, longtemps présenté par l'abbé de Marmoutiers, avait droit, en outre, au tiers des menues dîmes et à toutes les dîmes novales. Mais au 18e siècle, il renonça à toutes ces dîmes, parce que le prieur de Combourg promit en 1769 de lui payer une pension congrue de 500 livres et de donner 200 livres à chacun de ses vicaires. Ce recteur jouissait aussi d'un presbytère et d'un pourpris composé, en 1679, d'un jardin, d'un verger et d'un champ. La paroisse de Saint-Ouen devait au moyen-âge deux rentes appelées gardes, l'une de 60 sols au baron de Fougères, et l'autre de 40 sols au sire de Pacey, parce que ces seigneurs s'engageaient à la protéger contre les incursions des Normands, notamment lorsque les habitants de Saint-Ouen allaient en procession au Mont

Saint-Michel. En 1605, cette procession solennelle se faisait encore. Son histoire est étroitement liée à celle de la famille Tuffin de La Rouërie dont le dernier membre, le colonel Armand, est célèbre pour ses aventures de toutes sortes, tant à la cour du roi que pendant la guerre d'Indépendance américaine. C'est dans sa propriété de Saint-Ouen qu'il organise le 27 mai 1792 la première réunion de la conjuration bretonne. Pendant cette période révolutionnaire, la République remplace le nom de Saint-Ouen-la-Rouërie par celui d'Ouen-la-Montagne. Le bourg, qui regroupe un quart environ de la population de la commune, est organisé autour d'une grande place plantée de tilleuls et bordée de maisons anciennes. L'activité de Saint-Ouen est essentiellement agricole, avec la pratique de la polyculture et de l'élevage.

L'histoire de Saint-Ouen-la-Rouërie est étroitement liée à celle de la famille Tuffin de la Rouërie qui n'apparaît avec certitude qu'au début du 15e siècle (bien qu'on prétende que Berthe de la Rouairie, fille de Roger et de Rateline de Combourg aurait été mariée à Robert Tuffin en 1147). Le château de la Rouërie, maison seigneuriale de la paroisse, avait un droit de haute justice et a été érigé en vicomté en 1614, puis en marquisat. Pendant la Révolution, le nom de Saint-Ouen-la-Rouërie est remplacé par "Ouen-la-Montagne". Le Prieuré de Combourg possédait au bourg de Saint-Ouen-la-Rouërie au 18e siècle une maison qui avait un droit de haute justice.

A l'extrémité de la paroisse de Saint-Ouen, et tout près du château de la Rouairie, se trouve sur un ruisseau un pont qui porte le nom de Pont-à-la-Malade ; les terres qui l'avoisinent s'appellent les Maladreries. Nul doute, par suite, qu'il n'ait existé jadis un petit hôpital en ce lieu. De plus, la tradition dit qu'une chapelle dédiée à sainte Magdeleine s'élevait autrefois près de là. Il est certain qu'au 17e siècle la chapelle Sainte-Magdeleine se trouvait dans le cimetière de Saint-Ouen-la-Rouërie, tout près de l'église paroissiale ; mais peut-être, ayant été détruite au 15e siècle, avait-elle été transférée du Pont-à-la-Malade au bourg. Nous voyons, en effet, le duc de Bretagne Pierre II établir au bourg de Saint-Ouen-la-Rouërie, à la requête du prieur de Combourg, la foire de la Magdeleine, « ledit lieu ayant été détruit et désolé par les guerres »

On rencontre les appellations suivantes : Ecclesia de Revocaria (en 1066), Sanctus Audoenus de Ravoreia (en 1197), Sainct Ouan de Roeria (en 1516).

A l'extrémité de la commune, tout près du château de la Rouërie, se trouve sur un ruisseau un pont qui porte le POnt-à-la-Malade ; les terres qui l'avoisinent s'appellent les Maladreries. Il semble donc qu'il ait existé en ce lieu autrefois un hôpital en ce lieu. De plus, la tradition dit qu'une chapelle dédiée à sainte Magdeleine s'élevait autrefois près de là. Il est certain qu'au 17e siècle la chapelle sainte Magdeleine se trouvait dans le cimetière de Saint-Ouen tout près de l'église paroissiale ; mais peut-être ayant été détruite au 15e siècle, avait-elle été transférée du Pont-à-la-Malade au bourg. En effet, le duc de Bretagne Pierre II établit au bourg de Saint-Ouen-La-Rouërie, à la requête du prieur de Combourg, la foire de la Magdeleine.

Aires d'études Pays de Fougères
Adresse Commune : Saint-Ouen-la-Rouërie

Annexes

  • Cadastre napoléonien

    20083505008NUC : Cadastre, 1823 - Archives départementales d'Ille-et-Vilaine

    20083505023NUC : Cadastre, 1823 - Archives départementales d'Ille-et-Vilaine

Références documentaires

Documents figurés
  • Tableau d'assemblage du plan cadastral parcellaire de la commune de ST-OUEN de la Rouèrie, Canton d'Antrain, Arrondissement de Fougères, Département d'Ille-et-Vilaine. Terminé sur le terrain le 20 Novembre 1823, sous l'administration de Monr le Comte de la Villegontier, Préfet, Mr Desceaux, Maire. Sous la direction de Mr Levaillant, directeur des contributions, Mr Naylies, Géomètre en chef. Par Mr Grimoux, géomètre du cadastre. Papier, encre, aquarelle, échelle 1 : 10000e. (A.D. Ille-et-Vilaine).

  • Saint-Ouen-la-Rouërie. Section C du Bourg, en 2 feuilles, 1ère feuille, levée par Grimoux, jeune. Papier, encre, aquarelle, 1823, échelle 1 : 2500 e. (A.D. Ille-et-Vilaine).

Bibliographie
  • L'architecture traditionnelle dans le canton d'Antrain. Association pour la Promotion du Patrimoine d'Antrain et de son Canton, 1985.

  • BADAULT, Dominique. CHEVRINAIS, Jean-Claude. ANTRAIN et son canton. Chronique de la vie quotidienne 1880-1950. Editions Danclau, 1996.

  • BANÉAT, Paul. Le département d'Ille-et-Vilaine. Histoire, Archéologie, Monuments. Rennes : J. Larcher, 1927 ; reprint, Mayenne : Editions Régionales de l´Ouest, 1994.

    t. 4, p. 61-65
  • Bourde de la Rogerie, Henri. Fichier artistes, artisans, ingénieurs... en Bretagne. Rennes : APIB, 1998.

    n° 03335 Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • Le patrimoine des communes d'Ille-et-Vilaine. Paris : Flohic Editions, 2000. (Le patrimoine des communes de France).

    p. 70-73