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Présentation de la commune de Saint-Léger-des-Prés

Dossier IA35014604 réalisé en 2001

Fiche

Œuvres contenues

La paroisse de Saint-Léger n'était sans doute à l'origine une modeste chapelle fondée sur ses terres par un propriétaire terrien qui dut obtenir de l'évêque d'Aleth son élévation au rang de paroisse, par démembrement de celle de Combour qui ressortait au même diocèse.

Au XIe siècle, l'église était aux mains de possesseurs laïcs, phénomène assez courant à cette époque. L'histoire de sa "restitution" aux moines de Saint-Florent de Saumur est complexe. Le premier, le prêtre Frotmond qualifié de chapelain de Riwallon, seigneur de Combour, fait don à l'abbaye angevine terciam partem ecclesiae S. Leodegarii avec un emplacement de maison dans le cimetière. Un peu plus tard rapporte Guillotin de Corson, Guillaume et Robert Le Chat, frères de Geoffroy qui avait reçut l'habit monastique sur son lit de mort, abandonnent "leur portion de de l'église avec sa dîme", un verger et un autre emplacement de maison au moine Geffroy de Langan sans doute alors prieur de Tremblay. Comme il arrivait parfois en pareil cas, l'un des donateurs contesta le don qu'il avait fait, et il fallut que Guillaume, abbé de Saint-Florent, se déplace à Combour pour faire valoir les droits du monastère. C'est probablement à la suite d'une transaction avec Guillaume L'Epine, seigneur du Plessis en Cuguen, avec lequel les moines avaient eu maille à partir, que le tiers restant de l'église de Saint-Léger échut dans les possessions de Saint-Florent.

L'hypothèse formulée par le chanoine Guillotin de Corson selon laquelle les religieux ne fondèrent pas de prieuré à Saint-Léger paraît vraisemblable, les moines s'étant contenté de réunir le domaine ainsi constitué à leur prieuré de Tremblay. En revanche, ils conservèrent jusqu'à la Révolution le droit de présenter le recteur de Saint-Léger appelé vicaire perpétuel pour cette raison. D'autres abbayes avaient également des domaines fonciers à Saint-Léger : ainsi le prieur de Combour dépendant de Marmoutiers jouissait du baillage de Pirauden et du Verger, tandis que les cisterciens de la Vieuville y avaient un fief.

Au temporel, Saint-Léger était dans la juridiction du sire de Combour. Pourtant, le prieur de Tremblay avait la faculté de faire tenir des plaids à l'occasion de la grande foire qui se tenait dans le bourg. Avant 1580, ces obligations de justice étaient rendues par les officiers de Combour car le prieur leurs devait "trois demaux d'avoine grosse" pour leurs chevaux. La foire de Saint-Léger qui se tenait le 2 octobre de chaque année, jour de la fête patronale, semble avoir assuré la prospérité de la contrée, au point que le baron de Combour la fit transférer dans sa ville vers 1600.

L'élevage était sans doute la principale source de richesse, car au milieu du XIXe siècle, Marteville assure que le "territoire était jadis assez mal cultivé, et ne produisait même pas de froment". Il ajoute qu'à cette époque, on exportait "du cidre et des fruits à cidre", et que le "beurre de Saint-Léger jouit d'une certaine réputation.

Aires d'études Ille-et-Vilaine
Adresse Commune : Saint-Léger-des-Prés

Références documentaires

Documents figurés
  • Plan cadastral napoléonien. Section A, feuille unique, échelle 1/2500. 1826.

  • Plan cadastral napoléonien. Section B, 1ère feuille, échelle 1/2500. 1826.

  • Plan cadastral napoléonien. Section B, 2e feuille, échelle 1/2500. 1826.

Bibliographie
  • OGÉE, Jean-Baptiste. Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne. nlle éd[1778-1780] rev. et augm. Rennes : Molliex, 184.

    p.
  • GUILLOTIN DE CORSON. Les grandes seigneuries de Haute-Bretagne. reprise de l'édition de 1898, Le Livre d'histoire, Paris, 1999, 3 volumes.

    p.