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Présentation de la commune de Saint-Grégoire

Dossier IA35014168 réalisé en 2001

Fiche

Œuvres contenues

Canton de Betton

Superficie : 1730 ha

Population :

1820 : 1270 hab.

1872 : 1290 hab.

1886 : 1359 hab.

1926 : 1159 hab.

1936 : 1237 hab.

1990 : 6064 hab.

1999 : 8049 hab.

Cours d´eau : l´Ille

Nombre de dossiers ouverts : 166 (en architecture) ; 71 (en mobilier)

Présentation

La commune de Saint-Grégoire fait partie du district de Rennes. Ses communes limitrophes sont Rennes au sud, Betton à l´est, Melesse au nord, La Chapelle des Fougeretz au nord-ouest et Montgermont à l´ouest.

Son territoire s´étend sur une superficie d´environ 1730 ha. Il est traversé par le canal d´Ille-et-Rance qui offre un cadre paysager de qualité et de nombreuses promenades pédestres sur les anciens chemins de halage. Le bourg est situé à 1,5km de la rocade nord de Rennes qui entaille la partie méridionale de la commune. A partir de 1962, de part et d´autre de cette voie rapide une importante zone industrielle a été créée, qui est aujourd´hui rattachée à la zone industrielle nord de Rennes. C´est aussi dans ce secteur que la clinique rennaise Saint-Vincent a été récemment transférée.

Affirmant de plus en plus sa vocation urbaine, la ville continue de s´étendre et de nouveaux quartiers tertiaires et résidentiels rattachent à l´agglomération des écarts et des fermes qui étaient autrefois isolées en campagne.

Histoire et Patrimoine.

Des découvertes archéologiques d´outils datant du paléolithique, du néolithique et de l´âge de bronze témoignent d´une présence humaine ancienne sur le territoire de Saint-Grégoire. Selon Paul Banéat, le bourg se serait appelé la Ville-Rouge. Cette appellation se justifie par l´importance du nombre de sites gallo-romains répertoriés, près d´une dizaine de domaines fonciers ou villas.

L´église de fondation romane conserve de cette période une partie du gros oeuvre de la nef. Elle a été donnée vers les 11e-12e siècles, par un chevalier nommé Halenaud, au chapitre de la cathédrale de Rennes. A la période médiévale se fixent sur la contrée de nombreux manoirs et châteaux. Le manoir de la Saudrais (reconstruit au 19e siècle) était au 13e siècle, une demeure importante avec tours, ponts et voûtes de sortie. Le manoir de la Plesse ou de Launay-la-Plesse est mentionné dès 1384, celui de la Salle des Charbonnière est cité au 15e siècle, de même que la métairie noble de Houlbert et les manoirs de la Hautière et des Aulnayes-Gonidec. La plupart de ces logis nobles ont disparu ou ont été reconstruits. Le manoir de Launay-Roumoulin remanié au 16e siècle semble être le seul édifice à conserver des vestiges du 15e siècle tel le blason armorié des de Romelin qui l´ont fait bâtir. Quelques logis importants du 16e siècle subsistent cependant comme le manoir des Fosses intéressant par sa structure bien conservée en pan de bois et terre. Si l´ossature en encorbellement n´est pas totalement visible, elle dévoile tout de même quelques éléments sculptés sur les solives apparentes de la façade. Il en est de même au manoir de la petite Bretèche qui a été récemment restauré. Le logis du Ceriseret également datable du 16e siècle présente outre sa structure apparente en pan de bois, la particularité de réunir sous une même toiture deux logis ou deux pièces à feu en rez-de-chaussée.

Au 17e siècle sont édifiées, voire reconstruites plusieurs bâtisses importantes. Le manoir de la Bretèche est « rebâti de neuf » en 1697. Il possède une tour d´escalier dans oeuvre qui s´affirme par une haute toiture dont le toit en carène dépasse largement de l´ensemble de la construction. Ces maisons de notables datables du 17e siècle sont reconnaissables a leur volume massé recouvert d´un toit en pavillon comme aux Hayes Bernard ou à leur volume rectangulaire coiffé d´une toiture à longs pans brisés comme, à la Grande et Haute Rabinardière, à l´Auge de Pierre ou encore à La Hautière. Ce dernier logis est encadré de deux ailes plus basses qui confèrent à l´ensemble une certaine élégance, proche de l´architecture des malouinières. Au 18e siècle se reconstruisent encore quelques anciens logis en terre comme celui de la Touche Ory en 1742.

Les campagnes de construction du 19e siècle sont nombreuses dans la commune bien que la plupart des fermes soient déjà mentionnées sur le cadastre napoléonien de 1819. Parmi les édifices majeurs, il convient de signaler le manoir des Aulnayes Gonidec reconstruit en style néoclassique dans la 1ère moitié du 19e siècle, celui de la Saudraisrebâti en 1840 par l´architecte Louis Richelot et les châteaux de Kermaria et du Bourg Neuf situés près du bourg. Pour ces deux dernières constructions il ne subsiste malheureusement que peu de choses. Du château néo renaissance élevé par la famille de Pontgérard en 1882 il ne demeure aujourd´hui qu´une pâle imitation de 1923 de l´architecte Jean Poirier. De la propriété de Kermaria construite à partir de 1885 pour Jules Marçais ne sont préservées qu´une partie du parc, les écuries et l´orangerie.

Au 20e siècle, l´architecture communale se densifie. Les maisons de type suburbain en moellons de schiste ou de grès avec des encadrements de brique remplacent les constructions traditionnelles en terre qui perdurent néanmoins jusqu´à la seconde guerre mondiale. Quelques édifices de style régionaliste en pierre de taille de granite sont édifiés après 1945 comme l´imposant logis situé rue du Général de Gaulle et la ferme de la Chesnaye. Enfin, le lotissement ouvrier de la Cité-jardin crée vers 1960 inaugure une ère nouvelle d´expansion urbaine et de vastes chantiers immobiliers.

Aires d'études Ille-et-Vilaine
Adresse Commune : Saint-Grégoire

Références documentaires

Documents d'archives
  • Rapport de présentation du POS de Saint-Grégoire, AUDIAR, mai 1995.

Bibliographie
  • CALAN, comte de. L´histoire de Saint-Grégoire. . Saint-Grégoire : La Mémoire de Saint-Grégoire, 1991.

  • LEBRUN, Françoise (dir.) La commune de Saint-Grégoire. Annales de Bretagne, t. LV, 1948.

  • OGEE, Jean-Baptiste. Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne. Nouvelle édition, Rennes : Molliex, 1843-1853.

  • LEHAGRE, Henri. Histoires d´une terre : Saint-Grégoire, 1945-1995. Saint-Grégoire : s.n., 1997.

  • ORAIN, Adolphe. Au pays de Rennes. Rennes : Hyacinthe Caillière, 1889.

  • ROUAULT, Michel.Evolution et problèmes de l´habitat populaire. L´exemple de la région rennaise. Th. 3ème cycle : Géog. : Rennes 2, Université de Haute-Bretagne : 1982.

    t. 1, p. 80
  • BANEAT, Paul. Le département d´Ille-et-Vilaine, Histoire, Archéologie, Monuments. Rennes : J. Larcher, 1929.

    t. 3, p. 417-435
  • Le patrimoine des communes d'Ille-et-Vilaine. Paris : Flohic Editions, 2000. (Le patrimoine des communes de France).

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)