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Présentation de la commune de Plénée-Jugon

Dossier IA22000220 réalisé en 1998

Fiche

Œuvres contenues

La commune de Plénée-Jugon a une superficie de 6136 ha. Comme son nom l´indique, c´est une ancienne paroisse bretonne primitive, formée du préfixe « ploe » qui signifie paroisse en vieux breton. A l´origine, elle englobait tout ou partie des paroisses environnantes, dont Jugon, Dolo et Tramain. Son territoire est traversé de part en part par l´Arguenon qui coule vers le nord-est ; il était autrefois équipé de nombreux moulins : la minoterie de l´Arguenon et le moulin de la Lande ont fait l´objet d´un dossier. Au sud-est, le ruisseau de la Rieule donne la limite de la commune ; c´est un des cours d´eau qui alimente l´étang de Jugon.

Le relief est peu accidenté ; il s´anime quelque peu sur la frange ouest et dans le sud, à l´approche du massif forestier de Boquen, où se trouve le point culminant de la commune : 210 m.

Le paysage a été fortement modifié par le remembrement, surtout dans les zones de culture en plateau ; les domaines dépendant des lieux nobles ont été préservés comme celui de la Touche Sauvagère et celui de la Moussaye. La forêt de Boquen n´a qu´une faible emprise sur le territoire communal : elle s´étend en réalité sur les communes de Langourla et Saint-Jacut-du-Mené. Dans le nord, l´ancienne nationale 12 qui traversait le hameau de Langouhèdre est désormais remplaçée par la voie rapide E50 . En dehors de cela, le réseau routier a peu évolué, sinon au bourg même de Plénée-Jugon, où une rocade dessert les lotissements qui se sont implantés sur la frange nord, et aussi dans la direction de Collinée où la nouvelle route a fait disparaître une croix ancienne au lieu-dit le Bos de l´If. Au lieu-dit la Ribouyère, en bordure de l´Arguenon, on peut voir les vestiges de la voie ferrée de la ligne Dinan-Collinée qui traversait la commune (cf la ville de Jugon-les-Lacs).

Le sous-sol est principalement constitué de schistes, avec ici ou là des grès de différentes variétés ; on trouve aussi l´amorce d´un important massif granitique dans le nord-ouest. Schiste et granite sont utilisés dans les constructions, mais aussi la terre.

La préhistoire est représentée par les deux menhirs de Saint-Mirel (classés Monument Historique en 1963) et par l´allée couverte dite de La Roche aux Fées (classée Monument Historique en 1970).

De la période gallo-romaine, reste le traçé de la voie romaine de Corseul à Vannes qui traverse le territoire communal du lieu-dit la Ville Josse à Beauregard.

Au moyen âge, l´histoire de la paroisse est associée à celle de l´abbaye cistercienne de Boquen, fondée en 1137 ; issue de celle de Bégard, elle prospéra rapidement avant de connaître le déclin (XVIe-XVIIe siècles) puis l´abandon et la ruine. Après la grande reconstruction de l´abbaye entreprise sous l´impulsion du père Alexis (1936-1965), la vie monastique perdura quelques années, jusqu´en 1973, date à laquelle la communauté fut dissoute. En 1976, un ordre de moniales, la Famille monastique de Bethléem et de l´Assomption de la Vierge, prit la relève. L´édifice est classé parmi les Monuments Historiques depuis 1938.

Neuf manoirs et deux châteaux (Saint-Riveul et La Moussaye) ont été étudiés ; les manoirs de la Julerie, la Hautière, Train et Beauregard ne l´ont pas été du fait de leur état de conservation, fortement dénaturé.

Le château de Saint-Riveul est actuellement en état de total abandon, après une tentative avortée de restauration. Une menace semblable pèse sur les manoirs de Coëcard et le Clos, abandonnés eux aussi depuis plusieurs années. 70 maisons et fermes ont été repérées sur la commune (cf le dossier communal maisons-fermes) ; huit ont été sélectionnées pour étude ; la ferme de Rotouée, est très remarquable par sa qualité de construction et par son état de conservation ; assurément elle mériterait que son avenir soit préservé par des mesures de protection. La chapelle de Bel-Air, utilisée comme dépendance, mérite elle aussi un meilleur sort.

Statistiques communales.

Population en 1851 : 4564 habitants (maximum).

1975 : 2464

1990 : 2235.

Aires d'études Jugon-les-Lacs
Adresse Commune : Plénée-Jugon

Annexes

  • 19982200388ZA : Cadastre de 1837 - Mairie de Plénée-Jugon

Références documentaires

Bibliographie
  • FROTIER DE LA MESSELIERE, Henri. Au coeur du Penthièvre. Saint-Brieuc : Les Presses Bretonnes, 1951.

    p. 103-104
  • MONIER, M.-E. Châteaux, manoirs et paysages ou quinze promenades autour de Dinan. Mayenne : Joseph Floch, 1975.

    p. 331-332, 341
  • TANGUY, Daniel. Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses des Côtes d'Armor. Douarnenez : Le Chasse-Marée, 1992.

    p. 183
  • SAINT-JOUAN, Régis de. Dictionnaire des communes. Département des Côtes-d'Armor. Eléments d'histoire et d'archéologie. Conseil Général des Côtes-d'Armor. Saint-Brieuc : Imprimeries Prud'homme et Guyon, 1990.

    p. 446-448
  • OGEE, Jean-Baptiste. Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne. Nouvelle édition, Rennes : Molliex, 1843-1853, 2 vol.

    p. 288-289
  • NOËL, Gilbert. Plénée-Jugon des origines au XIXe siècle. Dinard : Ed. Danclau, 1991.

  • LA MOTTE ROUGE, Daniel de. Vieux logis, vieux écrits du duché de Penthièvre. Le Mans : 1986.

    p. 550-566
  • GAULTIER du MOTTAY, J. Répertoire archéologique du département des Côtes-du-Nord. Bulletins et mémoires de la société d'émulation des Côtes-du-Nord. Saint-Brieuc : Imprimerie Guyon, 1883-1885.

    p. 427