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Présentation de la commune de Parcé

Dossier IA35040719 réalisé en 1969

La commune de Parcé qui appartient au canton de Fougères Sud (Ille-et-Vilaine) couvre une superficie de 1688 hectares et comptait 642 habitants en 2011. Ses communes limitrophes sont Javené, Billé, Montreuil-des-Landes, Châtillon-en-Vendelais, Dompierre-du-Chemin et Luitré.

Contexte de l'enquête

L’enquête d’inventaire du patrimoine de la commune de Parcé s’inscrit dans le cadre de la convention de partenariat signée en 2009 entre la Région Bretagne et le Département d’Ille-et-Vilaine. L’enquête vise au recensement exhaustif du patrimoine bâti antérieur à 1950 (identification, datation, géolocalisation...) et à son étude dont la synthèse est fournie dans ce document et dans les dossiers qui s’y trouvent associés.

300 éléments bâtis, dont la construction s’étale entre la seconde moitié du 16e siècle et le milieu du 20e siècle, ont été recensés sur la commune lors de cette enquête menée entre janvier et mars 2014.

Paysages et hydrographie

Oscillant entre 70 et 168 mètres, le territoire vallonné de la commune est marqué par quelques points hauts à la Champronnière (166 mètres), Villeray (139m) et au Rocher (148m). Le remembrement de la fin des années 1980 a fait disparaître une importante partie des haies et seuls quelques bois de faible étendue subsistent encore (Mué, Villeray, Le Bois de Monbelleux, La Champronnière). Les principaux cours d’eau et ruisseaux (Le Muez, Ruisseau des Prés Maigres, ruisseau de Vallet, ruisseau du Moulin Tizon…) que compte la commune la bordent et en constituent les limites. L’étang de Muez (dont une partie est située sur le territoire de Luitré) en est la pièce d’eau la plus importante.

Histoire

L'histoire de Parcé est très mal connue. Son territoire a peut-être été habité dès l'époque gallo-romaine (suffixe cé) mais aucun vestige archéologique ne l'atteste. Si l'existence d'une motte à Champassault signale une occupation d'époque féodale, la première mention de la paroisse dans les archives (Parochia de Parraceio) n'apparaît qu'en 1254, époque à laquelle elle relève de la châtellenie de Châtillon-en-Vendelais, propriété des barons de Vitré. Outre les seigneurs de Mué (famille de Malenoë jusqu'au 17e siècle, puis de Farcy) qui possèdent les prééminences de l'église, les principales maisons nobles sont à l'époque moderne celles de Vauhoudin, du Plessis et de la Pierre. Pendant la Révolution française, Parcé est le chef-lieu d'un canton hostile aux idées nouvelles et fait partie des communes « fanatisées ».

Organisation de l'habitat

Le cadastre établi dans les premières années du 19e siècle (date précise inconnue) laisse apparaître l’important éparpillement de l’habitat de cette paroisse rurale. Outre le bourg qui constitue la plus forte concentration de la commune, l’habitat est regroupé en villages ou plus rarement isolé. Alors que la grande majorité des villages compte entre 5 et 15 parcelles construites, celui de Villeray apparaît alors comme le plus développé avec une trentaine de parcelles construites.

Patrimoine

La commune de Parcé présente un patrimoine varié qui témoigne de son ancienneté comme de son caractère rural. Du Moyen Age le bourg n'a conservé que l'organisation traditionnelle de son bâti autour de l'église et les bâtiments les plus anciens de la commune remontent aux 16e, 17e et 18e siècles. S'en détachent principalement l'église paroissiale Saint-Pierre (dont la nef et le choeur datent du 16e siècle), quelques manoirs édifiés entre les 16e et 18e siècles (Le Plessis, Les Dérouaries, Vau-Houdin, La Raillerie) ainsi que le portail de l'ancien presbytère (18e siècle). Ont également été conservées quelques maisons de notables ruraux des 16e et 17e siècles (Les Noës, L'Abbaye, Mainlevain, La Rouale) mais celles-ci ont fait l'objet de remaniements profonds. Enfin, de l'importante période de construction comprise entre 1850 et 1950 émergent principalement le château de Mué, les fermes des Hautes et Basses-Bêmes ainsi que les deux écoles situées rue de la Bascule (bourg). La commune ne compte aucun monument classé ou inscrit au titre des Monuments Historiques.

Le patrimoine de la commune est dans un état de conservation très variable, l'abandon et la ruine de certains des bâtiments les plus intéressants étant à déplorer (manoirs de Vau-Houdin et de La Raillerie). On doit également remarquer de manière plus générale que presque aucun élément ancien n'a été conservé dans son état d'origine, les bâtiments ayant presque systématiquement été remaniés à des périodes anciennes ou plus récemment adaptés aux normes de confort actuelles (percement d'ouvertures importantes, vérandas…).

Matériaux de construction

Les matériaux de construction employés sur la commune de Parcé sont à l'image des ressources du sol. Très présent, le grès est combiné au schiste et au granite. Des constructions en terre ont été conservées (dépendances) mais celles-ci sont peu nombreuses. La brique est également utilisée à l'encadrement des ouvertures entre le dernier quart du 19e siècle et la première moitié du 20e siècle. Les bâtiments sont enfin couverts d'ardoise.

Aires d'études Pays de Fougères, Fougères sud
Adresse Commune : Parcé

Références documentaires

Bibliographie
  • PAUTREL, Emile. Notions d'histoire et d'archéologie pour la région de Fougères, 1927.

  • OGEE, Jean-Baptiste. Dictionnaire historique et géographique de Bretagne, nouvelle édition augmentée par Marteville et Varin. Rennes, 1843.

  • GUILLOTIN DE CORSON, Amédée. Pouillé historique de l'archevêché de Rennes. Rennes : Fougeray, Paris : René Haton.

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • BANEAT, Paul. Le département d'Ille-et-Vilaine, Histoire, Archéologie, Monuments. Rennes : J. Larcher, 1929.

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • Le patrimoine des communes d'Ille-et-Vilaine. Paris : Flohic Editions, 2000. (Collection Le Patrimoine des communes de France).