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Présentation de la commune de Loudéac

Dossier IA22003645 réalisé en 2004

Fiche

Œuvres contenues

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Superficie : 8024 ha.

Habitants :

1806 = 5869

1876 = 5901

1901 = 5782

1946 = 5876

1999 = 9377

L'évolution de la population est très sensible à l'époque moderne : de 1968 à 1972, la population passe de 7212 à 9150 habitants.

Les principaux éléments du patrimoine repérés dans la commune sont, en ville, l'église construite au 18e siècle, et une série de maisons se style moderne construite au début du 20e siècle. La contribution de l'architecte briochin Jean Fauny, qui signe trois oeuvres dont la maison à Bon Marché de la rue de le Chesnaie, est particulièrement intéressante.

En zone rurale, on notera la présence de quelques belles maisons du 18e siècle, témoins de la période de la "toile", et de beaux specimens de construction en pisé selon la technique locale de l'adobe : la petite dépendance de la Bellière est à cet égard très représentative. Mais la modernisation de l'agriculture depuis l'après-guerre a profondément bouleversé les paysages ; les constructions ont subi aussi le contre-coup de ce bouleversement et finalement assez peu de maisons anciennes sont conservées ; cette évolution de l'activité agricole et de son contexte est toujours en cours : la dépendance de la Bellière, inventoriée en 2004, a récemment été complètement rénovée et a perdu tout intérêt documentaire.

Il n'y a pas d'oeuvres architecturales protégées au titre MH dans la commune ; en revanche, vingt-quatre objets ou immeubles par destination sont protégés dans l'église paroissiale ou dans les différentes chapelles de la commune. Parmi les plus remarquables, citons l'autel à baldaquin de l'église et les statues en marbre de saint Maurice et saint Nicolas d'origine génoise en Italie.

Aires d'études Loudéac
Adresse Commune : Loudéac

Loudéac est mentionnée dès le 11e siècle ; la paroisse, citée dès le 11e siècle, avait pour succursale, dans l'actuel canton, la paroisse de La Motte. Le bourg eût droit au titre de ville à la fin du 18e siècle. Elle ne comporte pas de fortification. A la période révolutionnaire, la commune devint chef-lieu de canton et de district. Elle resta sous-préfecture jusqu'en 1926. La paroisse de Cadelac, mentionnée dès 1427, fut supprimée en tant que paroisse et commune en 1792 et réunie à Loudéac. Dès le 17e siècle, Loudéac fut le siège d'une juridiction ducale ; elle conserva cette fonction de justice après la Révolution, jusqu'à nos jours : Loudéac possède un tribunal d'instance depuis 1958. Durant tout le 18e siècle, l'activité de tissage et du commerce de la toile amena dans le pays une prospérité qui s'exprime logiquement dans l'architecture de la ville et plus largement de la commune : l'église et son mobilier le montre mais aussi les maisons de la ville. Cette activité toilière subit une chute très brutale au début du 19e siècle ; il fallut plus de cinquante ans pour que la ville s'en remette et amorce, vers 1975, un nouveau départ marqué par l'esprit de modernité. Cet esprit apporte à Loudéac une part sensible de son intérêt patrimonial : c'est l'apparition de maisons de style moderne apparenté au style balnéaire, le développement d'un urbanisme concerté prenant la forme de lotissement et de plan d'alignement. La période récente, marquée par une compétition avec la ville voisine de Pontivy en Morbihan, est marquée par l'émergence d'une activité industrielle centrée sur l'agroalimentaire. De nos jours, Loudéac, par son dynamisme et sa situation centrale en Bretagne, bien desservie par un réseau routier modernisé, apparaît comme une petite capitale régionale.

Annexes

  • Loudéac, historique : extrait de Loudéac et ses environs, sans date

    C'est dans la charte de fondation du prieuré de Sainte Croix de Josselin, vers 1059, que nous trouvons Loudéac mentionné pour la première fois. A cette date, Goscelin, fils de Guethenoc, donne aux moines de Redon qui fondent le prieuré de Sainte Croix de Josselin plusieurs terres, dont Kerménan, alors en Loudéac, aujourd'hui en Barnabé. A l'occasion de la fondation de l'abbaye de Lantenac, vers 1149, Loudéac est de nouveau cité. Dans les actes des XIIIe, XIVe, et XVe siècles il est souvent question de Loudéac, de sa forêt et des fameux haras des Rohan.

    Loudéac ne fut jamais une ville close. Les marchands de toile commercaient surtout avec l'Espagne ; il y avait un bureau de marque des toiles à Loudéac, Quintin, Uzel et Moncontour. Jusqu'en 1830, les deux tiers de la population s'adonnaient à l'industrie textile.

  • 20042207105NUCA : Cadastre de 1828-1829 - Archives départementales des Côtes-d'Armor

Références documentaires

Bibliographie
  • SYNDICAT D'INITIATIVE. Loudéac et ses environs. Loudéac : Imprimerie Anger, sans date.

  • FROTIER DE LA MESSELIERE, Henri. Le Porhoët des Côtes-du-Nord. Société d'émulation des Côtes-du-Nord. Saint-Brieuc : Les Presses Bretonnes, 1952.

  • MARTIN, Jean. Toiles de Bretagne, la manufacture de Quintin, Uzel et Loudéac, 1670-1830. Rennes : Presses Universitaires de Rennes, 1998.

  • SAINT-JOUAN, Régis de. Dictionnaire des communes du département des Côtes-d'Armor, éléments d'histoire et d'archéologie. Saint-Brieuc : Les Presses Bretonnes, Imprimerie Prud'homme et Guyon, 1990.

    p. 341, 347
Périodiques
  • GAUTIER, Elie. Tisserands de Bretagne, prospérité et lente agonie d'une industrie rurale : les célèbres toiles de Quintin, Uzel, Loudéac dites "Bretagne légitimes" du XVIe au XIXe siècle.. Skol Vreiz, n°9, 1988.

  • ANDRIEUX, Jean-Yves, GIRAUDON, Daniel. Teilleurs de lin du Trégor (1850-1950) . Skol Vreizh, n° 18, 1990.