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Présentation de la commune de Longaulnay

Dossier IA35041231 réalisé en 2006

Fiche

Œuvres contenues

Canton de Tinténiac

Arrondissement de Saint-Malo

Superficie : 752 ha

Population 1999 : 340 hab.

Nombre total de dossiers

Architecture : 113

Nombre d´oeuvres à signaler

Architecture : 21

Les conditions de l´enquête

Cet inventaire préliminaire a été effectué en avril 2006. Il intègre la documentation réalisée sur la commune en 1970 par M. Barguil et M. Le Bihan. Les photos en noir et blanc prises à cette période ont déjà pour beaucoup d´entre elles une valeur documentaire. Certains logis n´ont pas été retrouvés, d´autres ont été remaniés ou restaurés. L´aspect évolutif de l´habitat rural a été maintes fois constaté au cours de l´enquête. Les modifications de distribution des logis sont fréquentes sans toutefois altérées l´habitation dans son ensemble. Le patrimoine rural de la commune et plus largement du canton demeure toutefois encore en place et bien conservé.

Le cadre géographique

Le territoire de Longaulnay est situé au Sud-Ouest du canton de Tinténiac et en limite de Département. Il est plus proche de la ville de Bécherel avec laquelle il partage l´écart de la Barre que de Tinténiac, son chef-lieu de canton. Cette proximité urbaine a été déterminante pour l´histoire économique de la commune qui a suivi l´essor de la ville de Bécherel au 17e siècle et son déclin par l´arrêt progressif du commerce du lin et du chanvre qui avait fait la richesse du pays. Le bourg n´a pas connu de développement insigne depuis le cadastre ancien de 1834. Ce sont les hameaux de Linquéniac, du Refour et de la Barre qui regroupent le plus de bâti.

Le paysage vallonné correspond à celui du bocage d´Ille-et-Vilaine, d´anciens chemins bordés de hauts talus sont encore praticables. L´étang aménagé dans le centre bourg, propose une aire de repos qui allie les plaisirs de l´eau et du patrimoine, l´église paroissiale saint Lubin des 16e et 17e siècles a conservé son enclos et une ancienne croix de cimetière rappellent qu´en ce lieu s´y situaient de nombreuses sépultures. A noter, également, au sud de la commune, la présence d´une partie du parc du château de Caradeuc, inscrit au titre des Monuments Historiques.

Le contexte historique

Une voie romaine, au niveau du village de la Barre traversait anciennement la commune. Au 12e siècle, l´église de Longaulnay est mentionnée sous le nom de 'capella Sancti Leobini de Longo Alneto' et fait partie de la paroisse de Plouasne dans les Côtes d´Armor. Donald, évêque d´Alet de 1120 à 1143, confirme les religieux de l´abbaye de Marmoutier en Indre et- Loire dans la possession de Plouasne et de ses chapelles, entre autres celle de Saint Lubin de Longaulnay. A partir du 13e siècle, le village jouit du statut de paroisse indépendante et appartient aux seigneurs de Beaumont, comme le déclare lui-même François de Beaumont en 1531. La seigneurie s'unit, en 1776, à la famille de Caradeuc lorsque celle-ci est érigée en marquisat.

Un patrimoine majoritairement du 17e siècle

Plus de 50% du patrimoine bâti de la commune date du 17e siècle. De nombreuses dates portées ont été relevées pour cette période, 1644 à la Cossuais, 1645 à Launay-Chauvin, 1671 à Guinebert, 1674 à la Gandonnais, 1677 au Refour, 1684 à Guinebert. Ces différentes campagnes de construction traduisent une économie prospère qui tend à se maintenir au 18e siècle comme en témoignent d´autres chronogrammes, 1723 à la Touchetière, 1727 au manoir du Plessis, 1757 au presbytère, 1774 aux Champs Quoquem et 1778 à Launay-Peigné. Le 19e siècle n´a pas été ici un siècle de forte reconstruction et cela traduit, entre autre, le déficit du négoce basé anciennement sur la production de céréales, de lin et de chanvre pour la confection de toiles et autres cordages pour la marine à voile. Quelques logis sont néanmoins édifiés en 1832 au Portal et dans la deuxième moitié du 19e siècle à Clairville. Au milieu du 19e siècle, plusieurs ouvriers tanneurs sont mentionnés au Bas Cognet et à la Croix Calaudry et rendent compte d´une nouvelle activité artisanale dans le secteur. Les dépendances de la ferme du Portal ont servies au séchage des cuirs au début du 20e siècle.

Aisance et prospérité de l'habitat rural

La plupart des logis, appelés dans nos commentaires des logis à fonctions combinées, réunissent sous une même toiture des parties habitables et des parties agricoles, le plus souvent des étables à vaches ou des étables à chevaux. A cet habitat mixte, logis et étable, surmontés d´une grange, parfois d´une chambre vient s´annexer très souvent un logis supplémentaire. Ce dernier possède sa propre distribution et de ce fait peut-être autonome du corps principal tout en y étant annexé. Ce phénomène récurrent constitue une véritable famille d´édifices sur la commune. Elle est identifiée par des logis à trois portes en rez-de-chaussée et s'illustre par de nombreux exemples, au Bas Quaquem, à la Madeleine, à Launay-Chauvin, à Audry, à Catenoë, au Refour et encore à la Cossuais. Ces logis supplémentaires sont attribués à des prêtes au Refour, à Audry, mais ils peuvent avoir servi ailleurs de logis de retenue ou de réserve pour le propriétaire de la métairie. Une marque, vraisemblablement de marchand à la Cossuais, reste encore à déchiffrer. Les archives notariales nous livreront peut-être un jour le nom du propriétaire des lieux et ses qualités nous éclairant de suite sur les initiales de cette anagramme suivie en pointe d´une ancre de marine. Quelques cas de décors, portes, fenêtres, souches de cheminées, corbelets emploient du calcaire coquiller provenant des carrières voisines du Quiou en Côtes d´Armor. Cette pierre plus facile à tailler a permis de beaux décors sculptés et se retrouve dans les logis les plus notables.

Quelques manoirs

A ce corpus important de fermes, il convient également de signaler trois manoirs, celui du Bourg du 17e siècle, appelé le manoir de Beaumont, celui de Launay-Biheul avec sa chapelle du 17e siècle et celui du Plessis reconstruit au 18e siècle. Ce dernier conserve toujours de cette période de très beaux épis de fait âge en grès vernissé.

Aires d'études Ille-et-Vilaine
Adresse Commune : Longaulnay

Références documentaires

Documents figurés
  • Plan cadastral parcellaire de la commune de Longaulnay, terminé sur le terrain le 20 octobre 1834, par M Declay, géomètre du cadastre (A.D. Ile-et-Vilaine : série P).

Bibliographie
  • BANEAT, Paul. Le département d'Ille-et-Vilaine, Histoire, Archéologie, Monuments. Rennes : J. Larcher, 1929.

    p. 299-301 Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • GUILLOTIN DE CORSON, Amédée. Pouillé historique de l'archevêché de Rennes. Rennes : Fougeray, Paris : René Haton, 1884.

    p. 421 Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • INVENTAIRE GÉNÉRAL DES MONUMENTS ET DES RICHESSES ARTISTIQUES DE LA FRANCE. Région Bretagne. Eglises d'Ille-et-Vilaine. L'architecte Arthur Regnault. Rennes : Association pour l'Inventaire Bretagne, 1993, (Itinéraire du patrimoine, n°34).

  • Le patrimoine des communes d'Ille-et-Vilaine. Paris : Flohic éditions 2000, 2 tomes, (Le patrimoine des communes de France).

    p. 1643-1645