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Présentation de la commune de Lanvéoc

Dossier IA29004750 réalisé en 2011

Fiche

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Aires d'études Parc Naturel Régional d'Armorique
Adresse Commune : Lanvéoc

Situation géographique :

La commune de Lanvéoc est située au nord de la presqu´île de Crozon, entre Roscanvel, à l´Ouest, et Landévennec, à l´Est, et Crozon, au Sud. Créée en 1872, son territoire appartenait auparavant à Crozon.

Elle est traversée d´Ouest en Est par le ruisseau de Kerloc´h, qui prend sa source à l´étang de Kerloc´h en Camaret.

Il existe beaucoup de sources sur la commune, de nombreux puits existaient et étaient en usage jusqu´aux années 1960.

La commune de Lanvéoc est desservie par la route départementale 63 (de Tal ar groas vers le bourg) et la route départementale D 55 (du bourg vers Le Fret).

La population de Lanvéoc est répartie sur plusieurs hameaux (33) et au bourg.

Excentrée par rapport à la commune touristique qu´est Crozon, elle doit son développement à sa proximité géographique avec Brest.

L'Histoire de la commune :

Selon Bernard Tanguy, Lanvéoc signifierait l´établissement monastique primitif de Saint Maéoc. Cependant, jusqu´au début du 19e siècle, c´est Lanvaux qui est indiqué sur les cartes ; orthographié parfois Lanvaux, ou Lanveau ou Lanveaux (carte de la rade de Brest et celles de Berthaume et de Camaret dressée par Jacques-Nicolas Ellin, éditée en 1764 ; carte des costes de Bretagne de 1693). De plus, les natifs de la commune parlent plus facilement de Lanvaux que de Lanvéoc. De plus, on ne trouve pas de trace de Maéoc dans la toponymie de la commune.

L´occupation du territoire est ancienne. Des fouilles archéologiques ont été réalisées au début des années 1980 : une villa gallo-romaine a été découverte à La Boissière et les thermes ont été étudiés (rapport de fouilles au Service Régional d´Archéologie à Rennes). Des traces de dallages ont été retrouvées à Maison-Blanche en 1997 sur un axe secondaire de l´axe de communication Camaret-Quimper via Tal-ar-groas et Saint-Nic. Le Baron de La Pylaie, érudit et antiquaire du 19e siècle fait mention, en 1843, de camps romains à Botsant et à Kernaval. La presqu´île de Crozon était donc intégrée au réseau de communication romain.

Lanvéoc sous l'ancien régime :

Lanvéoc se trouve sur l´axe de communication maritime et terrestre de Lorient à Brest via Locronan. Le bourg de Lanvéoc s´est développé le long de cette voie et l´on trouve mention très tôt du port de Lanvéoc ou Lanveau ou Lanvaux.

Dès le 15e siècle, la liaison entre Brest et Lanvéoc devait être prospère. En effet, le Vicomte de Rohan, seigneur de Crozon, obtient du Duc Jean V en 1423, le droit de prélever 30 sous de nouvel impôts sur chaque tonneau de vin « entrant et déchargeant aux ports et havres de Landerneau, Daoulas, Camaret et Lanvéoc".

La route royale est très utilisée entre 1689 et 1815, surtout en temps de guerre. Jean-Baptiste Ogée, indique en 1769, qu´il existe deux trajets pour rejoindre Brest à partir de Nantes. L´une terrestre passant par Quimper, Châteaulin et Landerneau ; l´autre terrestre et maritime : Quimper, Locronan, Plounevez-Porzay, Plomodiern, Saint-Nic, Telgruc, Lanvéoc. Cambry précise que, abrégeant de 9 lieues le trajet entre Lorient et Brest, le service des côtes, les approvisionnements de Brest et les courriers pressés prennent la liaison maritime à partir de Lanvéoc.

Activité économique mais aussi militaire : Le commandant de Marine de Brest, indique dans une lettre datée du 11 juillet 1577 adressée à la cour que « deux gabares ont porté aujourd´hui à Lanveau 200 hommes du régiment de Boulonnais. »

Au cours des 17e et 18e siècle Lanvéoc profite du développement de Brest : approvisionnement en bois, pour la construction navale, en aliments, pour les soldats et marins, en toiles, provenant de Locronan, font que la route royale, est un axe très utilisé en complément à l´axe uniquement terrestre. Et c´est par Lanvéoc, que les ambassadeurs de Siam passèrent en 1686.

La portée stratégique de Lanvéoc est signalée par Langeron en 1776 : « [Lanvéoc] croise parfaitement avec l´île ronde, l´île longue et bat l´anse de Landevennec, c´est à ce port qu´aboutit la grande route Quimper l´Orient qui fait communication avec Brest ».

Lanvéoc dépend de Brest et de l´activité de la Marine. La physionomie du bourg en est donc marquée : la chaussée étant empruntée par des cavaliers, des colonnes de troupes, des convois, des charrettes et des diligences venant de Quimper, la voie principale du bourg est très large. Mais alors que l´activité économique est essentiellement maritime, le bourg s´est, étonnamment, construit en hauteur, par rapport au port, rendant l´accès à celui-ci difficile. Enfin, il n´existe pas d´infrastructure portuaire. L´accès depuis le bourg est très pentu et, les troupes, transitant par Lanvéoc, ne trouvent pas toujours les barques et équipages pour leur passage vers Brest.

Ainsi, le premier projet d´aménagement d´une cale au port de Lanvéoc date de 1793. M. David, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées du Finistère, détaille les difficultés du port : « le port de Lanvéoc est composé de deux anses séparées par un fort assez considérable sur une pointe élevée en avancée sur la mer. Les bateaux de passage se tiennent dans l´une ou l´autre des deux anses selon que le vent est à l´Est ou au couchant. Il serait dispendieux de construire dans chaque anse une chaussée et nous avons dû choisir entre ces deux côtés, celui qui par sa position offre un abri naturel aux vents les plus fréquents et les plus dangereux ».

En 1793, le port de Lanvéoc sert à l´embarquement de la majeure partie de l´approvisionnement journalier de la ville de Brest, et entretient pour cet effet 10 bateaux de passage du port de 5 à 6 tonneaux chacun. Un an auparavant, 2000 livres sont attribuées pour le port de Lanvéoc. Lanvéoc trouve aussi un regain d´activité en temps de guerre en raison du passage des troupes à destination de Brest. Ainsi, lors de la guerre d´indépendance américaine 1 850 soldats embarquent à Lanvéoc à destination des colonies britanniques sur les 6 371 soldats envoyés.

Le développement maritime au 19e siècle :

La difficulté d´appareillage au port de Lanvéoc le rend moins attractif. De 10 bateaux de passage en 1793, on passe en 1809 à 7 bateaux de 12 tonneaux.

Jusqu´au milieu du 19e siècle c´est le bateau de Lanvéoc qui est utilisé pour effectuer la traversée. Représenté par Ozanne à la fin du 18e, il s´agit d´une gabare non pontée à mat unique et voile carrée dont il est fait mention dans l´album de Jouve gravé en 1679. Son faible tirant d´eau le rendait parfait pour le port de Lanvéoc où les déchargements se faisaient à dos d´hommes. Après 1840, la traversée est effectuée par des chasse-marées pontées à deux mats avec gréement.

L´activité de passage devenant aléatoire, elle devient une activité d´appoint en complément de celles de charpentier, forgeron ou tailleur.

Au cours du 19e siècle, le trafic portuaire se fait à l´avantage du Fret. Entre 1872 et 1876, le trafic annuel enregistré à Lanvéoc est de 180 bateaux pour un tonnage moyen de 1 250 tonneaux auxquels s´ajoutent 2 000 tonneaux d´engrais marins. Tandis qu´au Fret il est de 400 bateaux pour 3 200 tonneaux de marchandises et 800 tonneaux d´engrais. De Lanvéoc partent à destination de Brest céréales et légumes et arrivent de Brest engrais marins.

Pour ce qui est du transport des passagers l´activité du port de Lanvéoc décline au cours du 19e siècle : Les Vapeurs desservent Lanvéoc deux fois par semaine. La liaison avec Brest, au départ de Port-Launay, transite par Le Fret. L'axe Lorient-Lanvéoc-Brest est définitivement jugé obsolète lors de la création du Chemin de Fer qui dessert Brest en 1865.

La création de la commune de Lanvéoc :

Le 27 juin 1830, Dessaux, géomètre en chef écrit au directeur des contributions directes afin de proposer le démembrement de la commune de Crozon (10 720 ha) : « On rendrait un important service à la population de l´Est si on composait une commune dont le chef-lieu serait Lanvéoc, grand village de 328 habitants et possédant une église. Ce bourg, situé à l´extrémité de la route royale de Lorient à Brest par Concarneau, reçoit les voitures publiques et à besoin d´une administration et d´une bonne police. Il est probable que son érection en chef-lieu de commune favoriserait son accroissement ». Dès le 28 janvier1798, « l´agent Savina préconisait l´érection de Lanvéoc en commune ». Lanvéoc est un lieu de passage « continuel de soldats, marins, voyageurs et bestiaux de toute espèce. Ce passage rend indispensable une surveillance et une police » selon, probablement le sous-préfet de Châteaulin en 1821.

Les arguments mis en avant pour la création de Lanvéoc en tant que commune sont présentés au préfet de Quimper en 1844 par Bachelot de la Pylaie, archéologue et antiquaire : « le chemin direct de Crozon à Lanvaux est dans un état d´abandon tellement déplorable qu´il est plutôt une véritable rupture plutôt qu´une véritable communication entre les deux endroits [...]. Crozon serait fâché de perdre les 1 500 francs du produit des octrois de Lanvaux dont il fait exclusivement profit. ». L´évêque, ancien recteur de Saint-Louis à Brest, Mgr Graveran, présente un argumentaire tout autre : « dans l´intérêt de la religion, parce que Lanvaux est trop près de Brest, véritable Paris moralement, et trop éloigné de Crozon pour que la piété des habitants n´en éprouve de funestes atteintes. » Par décret impérial, Lanvéoc est érigé en paroisse autonome le 15/08/1862 ; 1 300 habitants (394 dans le bourg, le reste réparti en 42 villages) ; possède 8 bateaux de transport, deux douanes de terre et de mer ; 6 auberges ; 3 magasins de blé ; 2 boulangeries ; 5 épiceries avec bureau de tabac ; 4 foires l´an ; un chantier de menuiserie et de calfatage ; 2 magasins de toile, coton et drap, 2 écoles séparées suivies par près de 100 élèves. En 1871 : 2 025 hectares 13 auberges et 1 hôtel ; 1 380 habitants dont 400 habitants au bourg, la commune fournit un grand nombre de matelots à l´Etat et d´ouvriers au port maritime de Brest.

Le Préfet signe un arrêté portant création de la comme de Lanvéoc le 18/07/1872.

L´étude des délibération des conseils municipaux prises entre 1872 et les années 1920, présente les sujets récurrents : les difficultés financières de la commune à faire face aux dépenses d´entretien de la nouvelle église, les travaux d´entretien et les baux de locations pour les écoles et le presbytère, les baux de location pour la mairie, le ramassage du goëmon (dates des récoltes), la création nécessaire et impérieuse d´une cale et/ou sa prolongation, l´aménagement du môle, acquisition et agrandissement de l'école des filles en 1895 et 1907, et des questions plus ponctuelles, liées au contexte technologique : l´implantation d´une station de chemin de fer à Guenatec et non à Saint-Laurent en Crozon (10 juillet 1910), l´électrification du bourg et l´installation d´un local téléphonique. On trouve trace aussi de beaucoup de demande de dispenses diverses ou d´assistance faites à la commune entre 1872 et 1900. Evolutions et modifications de la commune : La physionomie de la commune est fortement modifiée lorsque la création du centre aéronautique puis base aéronavale en 1932. Décidée en 1923, le premier décret d´expropriation est daté du 4 décembre 1923. Il concerne142 propriétaires, 138 hectares, 49 ares et 14 centiares, 1 523 parcelles. Les tractations durèrent jusqu´en 1939. 25 000 arbres sont abattus et 30 000 m3 de terres déplacées. Les prix proposés sont les suivants :

Landes (0.20 en 1930 ; 0.40 en 1935)

Pâturages (0.30 en 1930 ; 0.90 en 1935)

Terres : 0.50 en 1930 ; 1.10 en 1935)

Plusieurs hameaux disparaissent, dont celui du Poulmic où se trouvaient encore dans les années 1930 les vestiges du château du Poulmic, un étang et un moulin à marée.

La population de la commune augmente suite à l´ouverture de la base en 1932 et sa mise en service en 1936.

Autre événement qui modifia la physionomie de la commune et le patrimoine bâti : les bombardements de 1943 et 1944.

La base est occupée par les Allemands depuis le 23 juin 1940. Il y avait à Kertanguy et Botsand des batteries de Flack, des projecteurs sur le moulin de Saint-Efflez et Botsand ainsi que des avions camouflés à Kertanguy, Hellen et Lescrozon. L´Etat major allemand met en place tout autour de la base un système de défense anti-aérienne (Lescrozon, Maison-Blanche, Kertanguy, Botsand, Grand-Launay).

En 1943, les Allemands donnent l'ordre d´évacuer les hameaux situés autour de la base. Le 23 septembre 1943 c´est une quarantaine de bombes qui est lâchée sur la base. Le 8 octobre 1943 ont lieu les premiers bombardements meurtriers sur Lanvéoc : le procès verbal, rédigé après le bombardement, indique que le presbytère, la maison voisine et la mairie ont leurs toitures arrachées. A Kersimon quelques dégâts sont à déplorer, à Kerborhel, keralan et Kertanguy se sont des toitures qui sont endommagées, Kerguéréon, très proche de la base subit plus de dégâts.

Les bombardements de 1944 atteignent les hameaux de Kernaval, Créac´h Marec et le bourg.

Lanvéoc est libéré en 17 septembre 1944.

Annexes

  • Le Poulmic :

    Le domaine du Poulmic est décrit ainsi sur un aveu du 6 mars 1682 : château et maison seigneuriale grand corps de logis, pavillons, écuries, galeries, granges, four, chenil, cour basse, avant-cour closes et cernées de murailles, bois de haute futaie, rabine, bois-taillis, chapelle, colombier en ruines, garennes, terriers à lapins, moulins à eau, moulins à vent, jardins, vergers, aires, franchises, terres froides et chaudes, prés, prairies, 2 petits étangs de mer.

    Fréminville en fait une description en 1835 : "Le Poulmic était un grand fief dépendant en arrière vasselage de la maison de Rohan ; on y voyait jadis un château très fort qui fut ruiné à l´époque où le cardinal de Richelieu (1624-1642) voulant anéantir la féodalité s´archarna à la destruction de ces forterreses qui en faisaient le plus ferme appui. Un château bâti dans le style d´architecture de Louis XIII remplaça l´antique citadelle. Le titre de baronnie lui fut toujours affecté. On ne voit plus aujourd´hui que les restes de ces bâtiments construits sous Louis XIII. A leurs hauts faîtages, à leur longues cheminées, au style d´ornements des fenêtres et des corniches on reconnaît facilement le cachet de cette époque. »

    Bachelot de La Pilaye parle de « quelques lambeaux de murailles ».

    Afin d'établir la base aéronautique, le domaine du Poulmic est exproprié (18/12/1923 : acte d´expropriation), 140 ha supplémentaires en 24/06/1930 pour l´installation de l´aérodrome, de hangars et casernements sur le plateau de Lescrozon. La chapelle Saint-Joseph est mentionnée en ruines. L'acte d'expropriation du 14/12/1932 concerne les vestiges du manoir, les étangs et le fonds du vallon du Poulmic.

    En 1945, l'école navale quitte saint-Pierre-Quilbignon. Le nouveau bâtiment de l'école navale est construit en 1961 d'après les plans de l'architecte Pierre Jean-Guth, architecte de la Marine, grand prix de Rome. D'autres constructions complètent l'ensemble : bâtiment des élèves en 1964 ; Cercle des élèves et bâtiment de la manoeuvre, le bâtiment des études (10/1966) ; chapelle 1987 ; complexe sportif, bâtiment du personnel, tour de commandement 1969-1972.

  • 20112905470NUCA : - Archives départementales du Finistère

    20112905494NUCA : Cadastre de 1831 - Archives départementales du Finistère - 3P121.

    20112905393NUC : Carte postale - CD-Rom en mairie de Lanvéoc

    20112905391NUC : Carte postale - CD-Rom en mairie de Lanvéoc

    20112905392NUC : Carte postale - CD-Rom en mairie de Lanvéoc

    20112905394NUC : Carte postale - CD-Rom en mairie de Lanvéoc

    20112905395NUC : Photo aérienne - CD-Rom en mairie de Lanvéoc

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales du Finistère. Série 3 P 121. Tableau d´assemblage et cadastre parcellaire, 1830-1831.

Bibliographie
  • BARAER, Michel, SENECHAL, Michel. 1864-1944 : l'école à Lanvéoc, de sa création difficile au drame de la guerre. Dans : Avel Gornog , N° 17, juillet 2009, pp. 29-33.

    p. 29
  • BROUSMICHE, Jean-François. Voyage dans le Finistère en 1829, 1830 et 1831. Quimper, 1978.

    t. 2, p. 349
  • CADIOU, Didier. Naissance d´une commune [Lanvéoc]. Dans : Avel Gornog , N° 7, juillet 1999, pp. 16-21.

  • CASTEL, Yves-Pascal. Atlas des croix et calvaires du Finistère . Société archéologique du Finistère, 1980, Quimper.

  • COUFFON, René, LE BARS, Alfred. Diocèse de Quimper et de Léon. Nouveau répertoire des églises et chapelles. Quimper : Association Diocésaine, 1988.

  • DE LA PYLAIE. Etudes archéologiques et géographiques. Quimper, 1970.

    p. 80-81
  • LECUILLIER, Guillaume. Les fortifications de la rade de Brest. PUR, 2011.

    p. 274
  • TANGUY, Bernard. Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses du Finistère. Douarnenez : Ar-Men - Le Chasse-Marée, 1990.

  • Le Patrimoine des Communes, le Finistère. Charenton-le-Pont : Flohic Editions, 1998 (Collection Le Patrimoine des Communes de France), vol. 1, p.347-349.

  • VIVEZ, Gaëlle. La presqu'île de Crozon : pays d'art et d'histoire ? . Mémoire de maîtrise en Histoire de l'Art, sous la dir. de J-Y. Andrieux. Rennes II, UHB, 2001.

Périodiques
  • CADIOU, Didier, KERDREUX, Jean-Jacques Le Poulmic. Dans : Avel Gornog , N° 7, juillet 1999.

    p.