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Présentation de la commune de Langrolay-sur-Rance

Dossier IA22132348 réalisé en 2015

Fiche

Á rapprocher de

Dossiers de synthèse

Œuvres contenues

L'enquête topographique menée sur la commune de Langrolay-sur-Rance par le service de l'Inventaire du patrimoine culturel de la Région Bretagne a pour but d'identifier, de localiser, d'évaluer et de faire connaître le potentiel patrimonial de la commune, au sein du territoire du futur Parc naturel régional Rance-Côte d'Émeraude.

L'Origine du nom

Le nom de Langrolay vient du breton lann qui signifie ermitage et de Gourlae (ou Gourlais), un moine breton. Il fonda vers le 10e siècle un monastère dont on retrouve la trace à travers les villages actuels de Saint-Gourlais au Croisic (44), à Muzillac (56) et à Langrolay-sur-Rance (22). Il est probable que Langrolay porte le même éponyme que la commune de Langourla. Le nom de la commune serait vraisemblablement né de l'établissement d'un ermitage par ce moine. Selon les époques, Langrolay est orthographié différemment : Langorlai de la fin du 11e siècle jusqu'en 1165 ; Langorlay en 1227 puis Langrollay au 15e siècle.

Repères géographiques

Située sur les hauteurs de la rivière de Rance, Langrolay-sur-Rance est une petite commune des Côtes d'Armor (22) de 866 habitants (source INSEE 2012). Elle fait partie de la communauté de communes de Rance-Frémur, dépend de l'arrondissement de Dinan et du canton de Ploubalay. Le canton de Ploubalay est limitrophe de l’Ille-et-Vilaine; il est à la fois maritime et agricole. En 1914, ce canton comprend 9 communes: Lancieux, Langrolay, Pleslin, Plessix-Balisson, Ploubalay, Saint-Jacut-de-la-mer, Trégon, Tréméreuc, Trigavou.

Langrolay-sur-Rance est formée des villages de la Bréhaudais, les Hallouardières, Couart, la Ville-es-Rats, La Rifflais, la Rouadais, la Bourgaudière, la Hennelais, la Bénatais, la Herviais, la Ville Daniou et la Ville Chevalier. Un ancien lieu-dit, la Vallée Coucou, est aujourd'hui disparue. Le cadastre actuel n'affiche aucune construction à cet endroit.

Repères historiques

Issue du démembrement de la paroisse primitive de Plouër, plutôt que de celle de Pleurtuit, ce n'est véritablement qu'à la fin du 11e siècle que la paroisse de Langrolay est citée. À cette époque un dénommé Hingan y fit don à l'abbaye de Saint-Florent de Saumur, du cens de la pêcherie de la Rance, de la moitié de la chapelle Saint-Méen et Saint-Judicaël, ainsi que d'une tenure. La chapelle Saint-Méen qui semble avoir été située au nord-est du bourg est aujourd'hui détruite.

Au 12e siècle, il existait anciennement une famille noble de Langrolay dont l'un de ses membres, Joscelin de Langorlai, figure en 1165 parmi les témoins d'un acte concernant l'abbaye de Saint-Jacut. En 1227, un autre acte fait allusion à la maison de Garin de Langrolay, sise près de l'église Saint-Sauveur de Dinan.

Contrairement au morcellement féodal des paroisses voisines, celle de Langrolay ne relève que d'une seule seigneurie, celle de Beauchesne. Le village ne se développera réellement qu'à partir du début du 17e siècle, lorsque les Beaumanoir de Beauchesne (issue d'une branche du Besso à Evran), propriétaires d'une partie des terres jusqu'alors, en deviendront les seigneurs en 1679. Cette seigneurie disposait du droit de haute et de basse justice.

Pendant la Révolution, la paroisse de Langrolay est supprimée au profit du doyenné de Ploubalay. Elle relève alors du clergé constitutionnel de Plouër jusqu'en 1803, où elle retrouve son autonomie sur le plan religieux. Associée à la commune de Plouër, par arrêté préfectoral du 2 mars 1973, Langrolay-sur-Rance forme ainsi la commune de Plouër-Langrolay-sur-Rance. Elle s'en détache définitivement par arrêté préfectoral du 30 décembre 1983, conformément au vœu de ses habitants.

Adresse Commune : Langrolay-sur-Rance

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales des Côtes-d'Armor : 3P 108/1
Bibliographie
  • Le patrimoine des Communes des Côtes d'Armor. Paris : Flohic éditions, 1998.

    Tome 2, p.1009-1011
  • LEMASSON Auguste, abbé. Histoire du Pays de Dinan de 1789 à 1815. Le Pays de Dinan : Dinan, 1989

  • OLIER, Ronan - TANGUY, Bernard. Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses des Côtes-d'Armor : origine et signification. ArMen - Le Chasse-Marée, 1992, 404 p.

    p.110
  • Le Saulnier de Saint-Jouan, Régis. Dictionnaire des communes. Département des Côtes-d'Armor. Éléments d'histoire et d'archéologie. 1990.

    p.283 à 284

Liens web