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Présentation de la commune de Landéan

Dossier IA35131039 réalisé en 2013

Fiche

Géographie

La commune s'étend sur 27,3 km² et compte 1 294 habitants depuis le dernier recensement de la population datant de 2007. Avec une densité de 47,4 habitants par km², Landéan a connu une nette hausse de 10,6% de sa population par rapport à 1999. Entouré par les communes de Parigné, La Bazouge-du-Désert et Lécousse, Landéan est situé à 8 km au Nord-Est de Fougères. Situé à 145 mètres d'altitude, la rivière Le Nanson, la rivière La Glaine, le ruisseau de Villavran sont les principaux cours d'eau qui traversent la commune de Landéan. Le bourg est situé en limite de la forêt de Fougères qui occupe la partie sud du territoire communal. La route départementale n° 177, qui relie Fougères à Saint-Hilaire-du-Harcouët, traverse la commune dans un sens nord-sud et coupe le bourg en deux. En hommage au séjour de Victor Hugo dans la commune, elle a été baptisée du nom de l'écrivain.

Histoire :

Landéan vient du breton "lan" (monastère) et du breton "dehen"(doyen). La paroisse de Landéan (Lan-Dean, église du Doyen) semble remontée au milieu du 9e siècle, époque à laquelle se fondent des colonies bretonnes sur la frontière Est de la Bretagne. Landéan appartient à l'abbaye de Rillé à Fougères dès la fin du 12e siècle, puis à l'ancien évêché de Rennes. La présence de nom breton dans le pays de Fougères, est, aux yeux de M. Maupillé, « une donnée à peu près certaine de l'établissement d'une colonie bretonne dans ces parages à l'époque où ce peuple ajouta à ses possessions les terres les plus rapprochées de la Normandie et du Maine, c'est-à-dire vers le milieu du 9e siècle ». Landéan serait, par conséquent, «une des plus anciennes paroisses de la contrée ; et si nous nous en rapportons à son nom et à l'idée qu'il exprime, son église aurait même eu sur les autres églises de même origine, dans sa circonscription, une prééminence que nous ne voyons pas confirmée par l'histoire. Du reste, la perte de cette prééminence s'explique aisément par les évènements qui s'accomplirent un demi-siècle plus tard, lorsque les Bretons, refoulés dans leurs anciennes possessions, furent obligés de renoncer à l'occupation d'un pays dans lequel le fléau de la guerre avait tout dévasté.

Tout porte à croire que la primitive église de Landéan disparut dans ce grand désastre ; et lorsqu'un siècle plus tard le calme rétabli permit de procéder à la reconstitution des paroisses, elle recouvra son nom avec l'existence, mais non son ancienne dignité ». Quoi qu'il en soit, ce n'est que vers le milieu du 12e siècle que Landéan fait son apparition dans notre histoire. Cette paroisse nous est alors révélée par la donation d'une partie de ses dîmes, faite vers 1150 par Garnier Bool, bourgeois de Fougères, au prieuré de Saint-Sauveur-des-Landes. En 1161, l'église de Landéan était encore entre les mains de prêtres séculiers, comme le prouve l'assistance de ces prêtres, nommés Geoffroy et Gédouyn, à un acte par lequel l'évêque de Rennes mit d'accord le prieur de Saint-Sauveur-des-Landes et les enfants de Garnier Bool. Mais elle n'y resta pas longtemps et elle ne tarda pas à passer à l'abbaye de Rillé. Dès 1163, en effet, ce monastère possédait en Landéan une prairie, « unum jornale prati in Landeanio », don de Raoul de Teillay ; mais, selon M. Maupillé, ce ne fut que de 1197 à 1200 que les chanoines réguliers de Rillé apparaissent d'une manière certaine en possession de l'église de Landéan. Ils fondèrent en ce lieu un prieuré-cure et ils administrèrent eux-mêmes la paroisse jusqu'à la Révolution.

La châtellenie du Hallay était la maison seigneuriale de la paroisse : elle avait un droit de haute justice et un droit de quintaine qui s'exerçait au Pâtis de la Quintaine. Au hameau du Châtel, il existait en 1148, une maison de chasse, nommée la Foresterie, où aimaient à séjourner les barons de Fougères, et où Henri Ier remit l'abbaye de Rillé à son fils Raoul, en présence de ses vassaux. Les Celliers de Landéan sont creusés dans la forêt en 1173 pour mettre les trésors de Raoul de Fougères et de ses vassaux à l'abri des Anglais. A noter qu'un couvent de Cordeliers, fondé en 1441, par le duc de Bretagne, François Ier, dans l'endroit de la forêt nommé le Pas-au-Meunier, a laissé quelques restes de ses anciens édifices ruinés par la guerre civile (1793).

Pendant la Révolution française, les habitants de la commune soutiennent la chouannerie. Le 26 juillet 1795, un convoi républicain est détruit par les Chouans menés par Aimé Picquet du Boisguy lors du Combat du Rocher de La Piochais. D'autres combats se déroulent sur la commune, tel que le combat de la Touche en février 1794 et le combat du Château-Jaume, le 7 septembre 1799.

Patrimoine

La commune abrite six monuments historiques :

La pierre du Trésor, dolmen du Néolithique, situé dans la forêt de Fougères. Il a été classé par arrêté du 19 décembre 1946.

Le dolmen de la pierre courcoulée et l’alignement du cordon des Druides, mégalithes du Néolithique, situés également dans la forêt de Fougères. Ils ont tous deux été classés par arrêté du 19 décembre 1946.

Les vestiges de l’oppidum protohistorique du Poulailler, en forêt de Fougères, classé par arrêté du 27 mai 1970.

Un cellier du 12e siècle, vestige supposé de l’ancien château de la Foretrie, il a été classé par la liste de 1862.

Le calvaire de la Ville Gontier, érigé en 1581 à proximité du château de la Ville Gontier en Parigné. Il a été classé par arrêté du 25 juin 1929 mais a été déplacé vers 1940 à proximité du monastère de Saint-François, à l’est de la forêt, où il se trouve actuellement.

Lors du recensement du patrimoine en 2013, 272 éléments ont été recensés. Il s'agit pour une majorité de fermes et de maisons. Parmis les éléments les plus remarquables outre l'église et les celliers , on peut citer Les Renardières, (château et fermes), les manoirs du Bas Boyon, des Harleys et du Châtel, les vestiges du couvent Saint-François, les maisons de l'Aubourgère, la Pérouse du Mitan, la Basse pérouse, et les femes de l'Aunay Ruet, la Sauvagerie, des Harleys, ainsi que les écarts de la Métairie, la Blotière, et la Vieuville. A noter également la présence de relais de chasse et de moulins, ces derniers étaient au nombre de trois de l'Artoire, de Trébuson et de Saint-François.

Aires d'études Pays de Fougères
Adresse Commune : Landéan

Références documentaires

Documents figurés
  • Tableau d'assemblage du plan cadastral parcellaire de la commune de Landéan, Canton de Fougères, Arrondissement de Fougères, Département d'Ille-et-Vilaine. Terminé sur le terrain le 1er Décembre 1811, sous l'administration de Mr Bonnaire, Préfet, Mr Passillé, Maire. Sous la direction de Mr Pontallié, directeur des contributions, Mr Lefèvre, Ingénieur vérificateur. Par Mr Jarnouen Villartay, géomètre du cadastre. Papier, encre, aquarelle, échelle 1 : 10000e. (A.D. Ille-et-Vilaine).

Bibliographie
  • BANEAT, Paul. Le département d'Ille-et-Vilaine, Histoire, Archéologie, Monuments. Rennes : J. Larcher, 1929

  • GUILLOTIN DE CORSON, abbé. Pouillé historique de l'archevêché de Rennes. Rennes : Fougeray, Paris : René Haton, 1884.

  • ORAIN, Adolphe. Petite géographie pittoresque du département d'Ille-et-Vilaine pour servir de guide aux voyageurs dans Rennes et le Département. Rennes : P. Dubois Libraire-éditeur, 1884.

  • PAUTREL, Emile. Notions d'histoire et d'archéologie pour la région de Fougères, 1927.

  • Le patrimoine des communes d'Ille-et-Vilaine. Paris : Flohic Editions, 2000. (Le patrimoine des communes de France).