Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Présentation de la commune de Kermaria-Sulard

Dossier IA22004994 réalisé en 2016

Fiche

Œuvres contenues

Condition d'enquête

L’étude patrimoniale réalisée sur la commune de Kermaria-Sulard s’insère dans le cadre d’une étude plus large à l’échelle du Schéma de cohérence Territoriale (SCoT) du Trégor, débutée en juillet 2009. Une méthodologie d’étude adaptée est appliquée afin de répondre à des objectifs précis : apporter conseils et expertise aux collectivités et aux acteurs locaux, mettre en cohérence le travail de l’Inventaire avec l’aménagement du territoire et les autres politiques locales, inscrire l’action de l’Inventaire dans un objectif de développement durable.

Le recensement du patrimoine bâti de la commune de Kermaria-Sulard a eu lieu entre janvier et avril 2016.

147 éléments bâtis ont été recensés (174 logements en 1946 selon l'Insee). Ce recensement permet d’avoir une vision globale de chaque commune, puis du territoire du SCoT Trégor. Ce travail préliminaire permet l’identification et l’étude des éléments représentatifs ou remarquables. Un pré-inventaire de la commune de Kermaria-Sulard avait été réalisé par :

- Alain Cherrier en 1967 ;

- Dominique Chouteau en juillet 1975 (dossiers papier comprenant de nombreux dessins schématiques).

Les anciennes photographies ont systématiquement été intégrées en 2016 aux dossiers d'Inventaire.

24 dossiers d'études (monographiques ou d’ensembles représentatifs) ont été rédigés soit 16% du corpus.

Administration

Kermaria-Sulard est une commune française, située dans le département des Côtes-d'Armor et la Région Bretagne. Elle dépend de la circonscription de Perros-Guirec (arrondissement de Lannion) et fait partie de Lannion-Trégor Communauté (38 communes en 2015).

Géographie : de la paroisse à la commune

Située dans le Trégor costarmoricain, Kermaria-Sulard a pour communes limitrophes : Trélévern au nord, Camlez et Coatréven à l'est, Trézény et Rospez au sud et Louannec à l'ouest. La paroisse de Kermaria-Sulard – autrefois trêve de la paroisse de Louannec - a été élevée en commune le 17 février 1790.

Le territoire communal est parcouru par plusieurs cours d'eau affluents du Ruisseau de Dourdu (vallée du Dourdu).

D’une superficie de 902 hectares (soit 9,02 km2), 3,5 km au maximum du nord au sud, 3,7 km au maximum d’est en ouest.

Principaux cours d’eau : affluents du Ruisseau de Dourdu.

Bassin versant : baie de Perros.

Géologie et pédopaysages (analyse des sols)

Le Trégor et le Goëlo sont délimités au sud par les massifs de l’Arrée et de Quintin. Le paysage de bocage à mailles élargies est composé d’une mosaïque de plateaux cultivés et de collines bocagères parcouru par de nombreux fleuves côtiers. Les sols du Trégor et du Goëlo se développent essentiellement dans des granites, des roches volcaniques, des grès et dans une importante couverture de limons éoliens superposée à ces matériaux.

Pour Jollivet (1859), "le territoire de cette commune est bien cultivé et produit beaucoup de céréales. Il renferme des landes qui ne demandent pour produire qu'à être défrichées et fumées [par des amendements marins].

Pour Joachim Gaultier du Mottay, "territoire accidenté, peu boisé et peu planté de pommiers. Les terres sont bonnes et bien cultivées ; mais les prairies, peu étendues, ne donnent que de médiocres produits (1862)".

Jean Marie Rigaud (1890) ajoute : "le sol, de constitution granitique, est recouvert d'une couche arable très fertiles. L’agriculture est bien entendue ; la culture du pommier et l'élevage des bestiaux sont les grandes ressources agricoles. Quelques ruisseaux, sans importance, arrosent la commune et vont se jeter dans la baie de Perros".

Étymologie et origine de la paroisse

En breton, la commune s'appelle Kervaria Jular.

Ville Beate Marie Insuler ou Kermaria (Kermaria-Sulard) est citée pour la première fois en 1330 au début du procès de canonisation de saint Yves (Derrien de Bouaysalio, témoin n° 44 âgé de 60 ans). Il s'agit de la "paroisse de la bienheureuse Marie de Sulard".

Le nom de la paroisse a évolué au fil des temps : Kaermaria (1330) ; Ville Beatae Marie Insuler (1330) ; Kaermaria ? (1371) ; Kermaria an Sullar (1399) ; Kermaria en Sular (1427) ; Kermaria en Suler (1438) ; Kinar Le Ualet (1630) ; Kinar Le Zuler (1654) ; Tremaria-Surier (1668) ; Kermaria Sullar (17e -18e siècles) ; Kermaria-Sulard (1782).

Pour Bernard Tanguy, "c'est à une chapelle construite en l'honneur de la Vierge que le village, en breton ker, dut la première partie de son nom. S'agissant de la seconde, si l'on semble bien être en présence du moyen-breton suler, précédé de l'article défini plutôt que de la préposition en "dans", sa signification et sa raison d'être restent indécises. Emprunté au latin solarium, à l'origine "endroit exposé au soleil, terrasse", puis "étage, grenier, chambre haute", le breton suler est pourvu de ces dernières acceptions. Un des témoins du procès précité précise que le lieu où dormait saint Yves dans l'église de Louannec se trouvait au-dessus d'un solarium formé de claies.

Si l'usage du mot ker indique une fondation postérieure au 10e siècle et, sans doute, au 11e siècle, on ignore l'origine du bourg. Sans doute se constitua-t-il autour d'un édifice religieux dédié à la Vierge.

Peut-être faut-il en imputer la fondation aux Cisterciens de Notre-Dame de Bégard. Ceux-ci possédaient, en effet, des quévaises dans la frairie de Kerarvenac'h "le village des Moines", au sud-ouest du bourg, où l'on rencontre aussi un lieu-dit Ar Vouster "le monastère".

Archéologie

L’Atlas des patrimoines via la couche "Carte archéologique nationale" nous offre un état de la connaissance archéologique en Bretagne au 27/01/2014. Du nord au sud de la commune de Kermaria-Sulard, on trouve au moins 3 sites archéologiques : une motte féodale à Coatellec (1977), une motte féodale dans le bourg (1977) et un site de l'age du fer entre Ar Feunteun Veur et Coatalliou (2011). Selon Harmois (Inventaire des découvertes archéologiques du départements des Côtes-du-Nord, arrondissement de Lannion, 1912), il existait des vestiges au lieu-dit Le Run.

Protection du patrimoine bâti

Néant.

Un démembrement de la paroisse de Louannec

A l'origine, la communauté villageoise de Kermaria-Sulard dépendait de la paroisse primitive de Louannec composé en sus des territoires de Trélévern, Trézény, Rospez et Lanmérin. Ce vaste territoire était défini par des obstacles naturels comme la mer et le littoral au nord et des vallées. Le réseau routier préexistant gallo-romain agit comme un véritable "substrat" : alors que l’habitat est encore très dispersé dans la campagne, il sert aux habitants à se rendre aux prédications, aux pèlerinages et aux nombreuses foires et marchés... Les paroisses primitives comme Louannec seront démembrées en plusieurs paroisses ou trèves (succursales de paroisse) à la fin du Haut Moyen Âge afin de rendre plus accessible les centres cultuels (en distance). Kermaria-Sulard était donc à l'origine une trève. Selon toute vraisemblance, elle aurait pu être fondée par les Cisterciens de l'abbaye Notre-Dame de Bégard. La paroisse de Kermaria-Sulard dépend de l'évêché de Tréguier. Kermaria-Sulard entre dans la Révolution avec une population estimée à 750 habitants en 1793.

La noblesse de Kermaria-Sulard : familles nobles, seigneuries et résidences seigneuriales

Au début du 15e siècle, si la paroisse de Kermaria-Sulard compte 70 ménages, on recense 6 ménages nobles et 4 métayers selon les registres de réformation des feux conservés aux archives de Loire-Atlantique (Georges Minois, 1976). On peut donc estimer la population de Kermaria-Sulard entre 280 et 350 habitants. 7 nobles ont comparu à la Montre de Tréguier en 1426 (réunion des gens d'armes : voir annexe intitulée "Les Montres militaires").

A la Montre de Tréguier en 1481, on comptabilise la présence de 4 nobles de Kermaria-Sulard :

- Macé ELIAS (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane ;

- Jehan KERROZAULT (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

- Jehan QUELEN de Keralleau (260 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

- Jean TOUPIN (30 livres de revenu) : excusé comme appartenant à une compagnie d'ordonnance.

Le Nobiliaire et armorial de Bretagne de Pol Potier de Courcy signale les familles nobles suivantes :

Seigneurs de Kerimel :

- De Kerimel, seigneur dudit lieu dont les armoiries en 1374 sont "d'argent à trois fasces de sable". Le dénommé Geoffroy de Kerimel, maréchal de Bretagne a été tué à Lannion lors de la prise de cette ville par l’anglais Richard Toussaint en 1346. Son fils, Geoffroy de Kerimel est un des compagnons de Bertrand Du Guesclin : il fonda les Augustins de Lannion vers 1364. Thomas Kerimel a été tué à la bataille de Nicopolis. La branche aînée de la famille de Kerimel s’est fondue dans Barac’h, puis Cosquer (ou Cozkaer) de Rosambo (ou Rosanbo) (cité par Jollivet, 1859) ;

- De Penhoët, seigneurs de Kerimel. En effet, Jeanne de Kerimel (né en 1365) a épousé en 1385 Alain de Penhoët, seigneur de la Marche, Kerimel et Coaffrec, fils de Guillaume II de Penhoët dit le Boiteux.

- Du Cosquer, seigneur de Kerimel ;

- Le Pelletier, seigneur de Kerimel ;

Seigneurs de Kerelleau [Kerleau]

- De Quélen (ramage du Poher), seigneur de Kerelleau [Kerleau] : de cette famille on connaît Jean de Quélen (1461), Yvon de Quélen (époux de Catherine Le Lagadec) et Rolland de Quélen (1540 et 1562). Gilles de Quélen (1605), seigneur de Kerleau et à sa femme Guillemette de Perrien ont sans doute construit la chapelle de Kerleau datée 1600. La seigneurie de Kerleau tomba ensuite dans la maison de Trogoff (vers 1653).

- De Trogoff, seigneur de Kerelleau [Kerleau], de Coatalio [Coataliou] et de Kergoff ;

- "Sieur" de Kerleau (1710).

Seigneurs de Coatalio [Coataliou]

- Kernec'h, Kergnec'h, Kergrec'h, Kerguénec'h ou Keranec'h, seigneur de Coatalio ;

- De Trogoff, seigneur de Kerelleau [Kerleau], de Coatalio [Coataliou] et de Kergoff

Seigneur de Kergoff

- De Trogoff, seigneur de Kerelleau [Kerleau], de Coatalio [Coataliou] et de Kergoff ;

Du Bot, seigneur dudit lieu ;

De Kerazgan, seigneur dudit lieu : s'agit-il de la famille de Kerargon (éteinte) dont les armoiries étaient : "d'argent à une fasce de gueules, chargée d'un vautour d'or" ?

L'organisation de l’espace par l’homme

Trois mottes ou châteaux du Moyen Age (10e-12e siècles)

On définit ces résidences seigneuriales du Moyen Age par l'éminence artificielle, la motte, qui les caractérise. C'est le type de château le plus répandu du 10e au 12e siècle. Entourée d'un fossé, précédée ou pas d'une palissade en bois, la motte - simple butte de terre et de pierres, le plus souvent de forme tronconique (d'une trentaine de mètres de diamètre en moyenne à la base) - était surmontée d'une tour maîtresse en bois puis en pierre. Si le rez-de-chaussée (dont une partie servait à entreposer des réserves) et le premier étage de la tour pouvaient servir de logis, la partie sommitale était à vocation défensive : on y montait la garde et en cas d'attaque, on pouvait - abrité derrière le parapet - assurer la défense rapprochée avec des armes de jet (lances, flèches, projectiles divers et variés...). Les tours étaient de plan généralement carré ; la porte étaient le plus souvent située au niveau du premier étage. Ces mottes pouvaient être plus ou moins fortifiées selon la topographie du terrain mais aussi en fonction du climat politique et du sentiment d'instabilité de l'époque. Le point faible des donjons en bois était le feu.

Si leurs implantations peuvent être plus ou moins temporaires, les mottes féodales sont toujours édifiées près de points d'eau et sur des zones de terres arables aptes au remuement de terres. Les mottes sont le plus souvent implantées sur des rebords de plateaux ou sur des versants faciles à défendre et à cultiver. L'eau sert à la vie quotidienne des hommes et du bétail mais peut également être utilisée afin d'améliorer la défense passive autour de la motte (douve permanente ou inondation temporaire). La présence de marais pouvait également être mise à profit afin de freiner voire d'empêcher une attaque ou un coup de main.

La toponymie ou micro-toponymie (étude des noms de parcelles) est un bon indice de la présence d'une ancienne motte. Un parcellaire de forme circulaire est également typique de l'implantation d'une ancienne motte tout comme les indices topographiques comme la référence à un bois : Coatellec.

A Kermaria-Sulard, la motte de Coatellec (voir dossier individuel) est particulièrement bien visible sur le cadastre de 1819 en raison de la forme circulaire de sa parcelle entourée d'un fossé en eau. Si elle est quasiment arasée, son tracé demeure identifiable sur les vues aériennes actuelles et anciennes (périmètre annulaire du fossé).

Dans le bourg, ce sont deux mottes féodales jumelées (voir dossier individuel) qui subsistent. Distante de soixante mètres l'une de l'autre, elles tirent profit de leur situation - en zone inondable - sur les rives d'un ruisselet qui sert ainsi de fossé humide. Celle située la plus au nord se situe à la confluence de deux ruisselets.

Les mottes castrales reflètent l’implantation des plus vieilles seigneuries du Trégor. La motte partage avec le manoir le fait d'être à la fois une résidence seigneuriale et une exploitation agricole. L'exploitation agricole (logis, dépendances et équipements) prend alors place dans la basse-cour qui peut être également fortifiée.

Ces fortifications de terre, de pierre et de bois - quoique identifiées sur la carte archéologique nationale - demeurent un patrimoine extrêmement fragile en raison de leur isolement dans la campagne, du tassement des terres qui la compose et de l’absence d’entretien de ces parcelles souvent boisées faute de pouvoir être cultivables. Les arbres déracinés par les tempêtes accélèrent la destruction de ces ouvrages soumis à des infiltrations d'eau. Pour plus d'informations sur les mottes féodales, on pourra consulter "Les mottes médiévales des Côtes-d'Armor" de Stéphan Hinguant (1994) et la "Carte archéologique nationale".

A la recherche des résidences seigneuriales et des chapelles de Kermaria-Sulard

A Coataliou, il ne subsiste aucune trace du manoir primitif à part peut-être une porte en arc brisé : le logis de la ferme a été reconstruit en 1818 (date portée). Lors de la réformation des fouages de 1426 est mentionné le "manoir de Quoet Alliou, appartenant à Guillaume Coatalleuc [manoir homonyme] et exploité par Jehan Quoetezlen". Associée au manoir, la chapelle de Coataliou dédiée à Sainte Marguerite aurait été construite en 1676 et bénite le 16 novembre 1677 : elle a aujourd'hui disparu.

Dans l'église paroissiale subsiste cependant une statue polychrome en bois de Sainte-Marguerite qui pourrait provenir de la chapelle de Coataliou. La sainte - vierge martyre du 4e siècle de notre ère – est représentée en train de prier et foule de ses pieds un dragon dont elle semble sortir... Sainte-Marguerite est la protectrice des femmes enceintes.

Non loin de là, sur la croix de chemin de Coataliou, on peut lire le millésime 1811.

Au lieu-dit Kergoff, si le château a disparu dans les années 1950-1960, il subsiste encore les écuries (datables de la seconde moitié du 19e siècle) et le mur de clôture. Une parcelle nommée "Park ar chapel" témoigne de la présence d'une chapelle de fondation seigneuriale (lavée en bleu sur le cadastre de 1819). Une pierre sculptée représente un homme en pied.

Au lieu-dit Kerimel figure un nombre important de bâtiments sur le cadastre de 1819 et deux bois dit "bois de Kerimel". Une importante ferme de type ternaire a cinq travées a été construite en 1834 (date portée). Quelques traces de remploi sont visibles dans l'étable. A l'arrière de cette ferme, un second alignement composé d'un logis et de dépendances est envahi par la végétation. Plus à l'ouest, une ferme a été construite à Coat Kerimel dans la seconde moitié du 19e siècle. Le manoir a disparu.

L'ensemble manorial de Kerleau comportait outre le logis orienté vers le sud-sud-est, une chapelle, un colombier et une avenue plantée d'arbres filant vers le sud-est. Le manoir a été remplacé par une ferme au 19e siècle. La chapelle - quoique déclassée en dépendance - subsiste toujours (voir dossier individuel). Cet ancien édifice cultuel privé mériterait d'être conservé et valorisé (cet édifice a d'ailleurs été repéré sur le plan local d'urbanisme).

Si Prat Louët figure sur le cadastre de 1819 et est identifié comme un ancien manoir, plus rien ne subsiste aujourd'hui de ce manoir qui avait été déclassé en ferme.

1819 : l'établissement du cadastre parcellaire

Le cadastre réalisé en 1819 comporte 2 sections : le Bourg (section A en 2 feuilles) et K[er]imel (section B en 2 feuilles) ainsi qu'un tableau d'assemblage. La section de K[er]imel correspond à un manoir aujourd’hui détruit. A l'ouest du territoire communal, le cadastre figure notamment les bois de Kerimel. Le territoire est marqué par plusieurs résidences seigneuriales qui apparaissent sur le cadastre au bourg (mottes féodales), Coattellec (motte féodale arasée), Coataliou, Kergoff, Kerimel, Kerleau et Prat Louët.

Les différentes natures de culture : la destination des terres

Au milieu du 19e siècle, alors que la commune de Kermaria-Sulard compte 902 hectares, 660 hectares sont classifiés sous "terres labourables" ce qui représente 73 % de la surface totale. Le pourcentage de terre arable est bon indicateur pour connaître la richesse des terres.

68 hectares (7,5 % de la superficie) sont notés sous "prés et pâtures" et destinés à l'élevage ; 36 hectares sous bois et 85 hectares (9,4% de la superficie) considérés comme des "landes et terres incultes".

En 1843, la commune de Kermaria-Sulard compte 158 constructions diverses et 3 moulins à eau : milin Fospoul, Gouën pour une population de 1038 habitants en 1846. A titre de comparaison, nous avons pu recenser 147 éléments bâtis sur le terrain.

Les recensements de la population : des sources archivistiques pour aller plus loin

Les premières listes nominatives de la population apparaissent à la Révolution en application de la loi du 22 juillet 1791. Les premiers dénombrements établis entre 1791 et 1800 sont conservés dans la série L des Archives départementales des Côtes-d'Armor (cotes des documents : 1 L 577-593).

A partir de 1836, les recensements de la population donnent à l'échelle de chaque commune des renseignements sur la composition de chaque ménage : section du cadastre, adresse ou lieu-dit (non systématique), numéro du foyer, noms et prénoms des habitants, âges (date de naissance à partir de 1906), lieu de naissance, métiers, nombre d'enfants, etc. Les recensements de la population de la commune de Plouzélambre de 1836 à 1906 sont en ligne sur le site internet des Archives départementales des Côtes-d'Armor.

Le recensement de la population en 1906

Selon le recensement de 1906 (base Censo-net du Centre généalogique des Côtes d'Armor), la commune de Kermaria-Sulard compte 835 habitants. Dans les métiers (30 occurrences), on trouve à plus de 70 % ceux liés à l'agriculture, à la sylviculture et à la pêche, pour 7,9 % ceux liés à la domesticité (métiers très féminisés : couturières, repasseuses, domestiques) et pour 6,7 % ceux liés à la construction (terrassiers, maçons, menuisiers, couvreurs), pour 4,5 %, ceux liés à l'hébergement et la restauration (cabaretiers, épiciers, cuisiniers, boucher).

L'éducation

Kermaria-Sulard était doté deux écoles publiques, une de garçons créée en 1833, et une de filles qui date de 1851. En 1862, l'école de garçons compte 31 élèves.

Deux instituteurs de l'enseignement public figurent dans le recensement de population de 1906 : François Bourdonnec (40 ans) et Marie Allain (60 ans). Le ménage de l’instituteur est composé de 5 membres : sa femme (34 ans), ses fils (5 et 1 ans) et une domestique (14 ans). Marie Allain, l'institutrice dispose d'une domestique (28 ans) et d'une cuisinière (40 ans). Ces domestiques sont-elles associées au fonctionnement de l'école ?

L'école primaire publique se situe rue de la Mairie : outre sa composition avec court et préau, cet édifice – orienté vers le sud-ouest - se distingue des autres bâtiments du bourg par l'emploi de la brique et du granite rose pour l'entourage des ouvertures. Son organisation est classique avec le logement de l'instituteur au centre entouré de deux salles de classe (comportant chacune deux portes). Un bandeau continu en brique vient souligner l'étage du logement de l'instituteur.

Au 4 rue de la Croix Blanche dans le bourg se dresse l'école primaire privée Notre-Dame : le bâtiment principal est vraisemblablement datable des années 1867-1890. A l'origine, il était enduit comme le montrent les entourages des ouvertures en légère saillie. Le bâtiment secondaire semble datable du 1er quart du 20e siècle.

Polycultures et élevage à la veille de la Seconde Guerre mondiale

La géographie explique l’histoire : la dispersion de l’habitat, les parcelles plus ou moins encloses (le bocage visible sur le cadastre ancien et dans le paysage d'aujourd'hui), le système fourrager et herbager favorisé par l’humidité du climat et les reliefs ont conditionné un type de pâturage permettant de produire du lait et de la viande. À la veille de la Seconde Guerre mondiale, l’agriculture paysanne bretonne repose sur un mode de polycultures et d'élevage, associé à des cultures fruitières et légumières. La cellule familiale est à la base de son organisation. 188 individus travaillent de l'agriculture à Kermaria-Sulard en 1906 : on compte ainsi 118 exploitations agricoles (base Censo-net du Centre généalogique des Côtes d'Armor).

Conclusion

Sur les 147 édifices et édicules recensés sur la commune de Kermaria-Sulard, 24 ont fait l'objet d'un dossier individuel auxquels s'ajoutent trois dossiers collectifs sur des familles d'édifices ("Les maisons, logis, fermes et dépendances", "Les points d'eau : fontaines et puits", "Les Croix" et un dossier ensemble sur le bourg.

La commune conserve des éléments patrimoniaux identifiés parmi lesquels se distinguent : le patrimoine religieux (église, cimetière, chapelle et croix) et des éléments de l’architecture domestique et agricole (fermes datant principalement du 19e siècle).

Aires d'études Schéma de cohérence territoriale du Trégor
Adresse Commune : Kermaria-Sulard

Annexes

  • Essai sur la toponymie de Kermaria-Sulard par Mikaël Le Maire (2013)

    Essai sur la toponymie de Kermaria-Sulard (Mikaël Le Maire, 2013)

    Combien ont déjà été obligé d’épeler le nom de son lieu-dit voire le nom de sa commune parce que la sonorité était étrangère à l’interlocuteur ? Pour nous, tous ces noms font partis de notre quotidien et pourtant bon nombre de personnes ignorent leurs significations. Il y a peu j’entendais un groupe de jeunes qui se réunissait aux "Gros cailloux", il s’agissait en fait des deux rochers sur le chemin entre la résidence des Moulins et l’école privée. Ainsi naissent simplement la majorité des noms de lieux ; composés d’un objet suivi d’un adjectif, nom de famille ou nom commun. Pourtant aujourd’hui du fait de la diminution de la population bretonnante et de l’ancienneté de ces noms qui ont subis de nombreuses influences gauloises, gallo-romaines, bretonnes et françaises, leur signification est parfois compliquée et ressort de la toponymie. Cette science consiste à étudier ces noms de lieux, véritables témoins du passé permettant ainsi d’appréhender le paysage passé ou actuel, de connaître le propriétaire d’une autre époque... bref de mettre en perspective un endroit. C’est pourquoi je vous propose ici un essai sur la toponymie de Kermaria-Sulard.

    Kermaria-Sulard : nom de lieu composé de Kêr, "village, lieu habité". Le déterminant qui lui succède est Maria, forme bretonne de Marie. La seconde partie est surement empruntée au latin"solarium", à l’origine "endroit exposé au soleil" puis avec Suler : "étage, grenier, chambre haute".

    Plusieurs noms ont été donnés pour désigner notre commune :

    1330 : Kaermaria

    1330 : Ville Beatae Marie Insuler

    1371 : Kaermaria ?

    1399 : Kermaria an Sullar

    1427 : Kermaria en Sular

    1438 : Kermaria en Suler

    1630 : Kinar Le Ualet

    1654 : Kinar Le Zuler

    1668 : Tremaria-Surier

    17e siècle : Kermaria Sullar

    1782 : Kermaria-Sulard

    Quand on regarde les panneaux, "on se croit dans un pays étranger" me confiait un touriste de passage en Bretagne. En effet cette toponymie très riche singularise notre région. C’est pourquoi je reprends en adaptant les noms, le point de vue donné par J-P Lahuec dans son ébauche toponymique de Rospez : "à l’heure où de nouveaux lotissements se construisent, une telle étude peut rappeler à tout à chacun, si besoin en est, le fond toponymique breton de la commune. Cela, pour que ne fleurissent pas trop les "lotissement des Ormes ou des Lauriers". A mon gré, les noms de Kervenac’h, Convenant Coat ou encore Pors Bodiou ont beaucoup plus un parfum d’authenticité ! »

  • La toponymie des lieux-dits de Kermaria par Mikaël Le Maire (2013)

    La toponymie des lieux-dits de Kermaria (Mikaël Le Maire, 2013)

    Ar c’holvez : forme mutée de kolvez/kelvez : coudrier (noisetier).

    Ar vod : forme mutée de bod "touffe, buisson" (carte de Cassini : le bot, cadastre napoléonien : ar voat) même si en vieux breton le sens est "résidence, demeure" mais ce sens semble s’être effacé au profit de "touffe".

    Briellec : forme mutée et adoucie construit sur Pri, "boue" (cadastre napoléonien : ar brielec).

    C’hlud : forme mutée de Klud, "barrière" ou "perchoir, poulailler" (cadastre napoléonien : barlut)

    C’hroaz hent : "carrefour" (1819 : kroissen) (1866 : kerroisen)

    Coatalliou : le premier élément est Coat, "bois". Le second vient de Liv, couleur ? Ou non de personne Aliou ou Saliou ?

    Coatellec : le premier élément est Coat, "bois". Le second vient de haleg, "saule" ou non de personne. ? (vu écrit Quoet Alleuc en 1426, Coathellec en 1540).

    Convenant coat : le Convenant est un lieu où la terre appartient au seigneur et les édifices et superfice (tout ce qui a au-dessus du sol : maison, grange, production agricole) appartiennent au paysan ; il y a double propriété. Le second élément est "bois". Peut être aussi un nom de personne ?

    Convenant coz : le second élément est "vieux". Peut être aussi un nom de personne ?

    Convenant Hernot : le second élément doit être un nom de personne.

    Convenant Jaguin : le second élément doit être un nom de personne. Anciennement lieu nommé Chagrin.

    Convenant Lezoret : le second élément doit être un nom de personne.

    Convenant Loarer : le second élément doit être un nom de personne venant de Loar, "lune".

    Convenant Nevez : le second élément est "neuf".

    Convenant Sec’h : l’élément "Sec’h" signifie probablement "Sec, une nature sèche ; qui pousse dans des terrains secs". Peut aussi être un nom de personne. En 1866 ce lieu est nommé : Douarous Dagorn : premier élément dérivé de Douar, terre suivi du nom de personne Dagorn.

    Convenant Woën : le second élément doit être un nom de personne Moen, variante de Moan, précédé de l’article Ar, "le" dans le cadastre napoléonien : ar voueen, d’où la mutation dans le nom moderne. Ce nom d’homme signifie "mince".

    Costang : le premier élément est Kozh, "vieux". Le second est Stank, "étang".

    Cossalaun : premier élément "Cos" est "vieux", le second est un nom d’homme correspondant à Salomon.

    Croas Diben : le permier élement est Kroaz, croix. Le second veut dire "sans tête". Il reste donc que la base et le socle et ce depuis longtemps puisque déjà le cadastre de 1935 la nomme ainsi, contrairement à celui de 1828 qui la nomme "croas ber" soit "croix courte"

    Croas Perff : le premier élement est Kroaz, croix. Le second est le nom de la personne qui l’a édifié en 1824 : Guillaume Le Perf avec sa femme Anne Le Cun. Avant 1824, ce lieu se faisait nommer Le Manchec où d’ailleurs existait déjà une croix.

    Croaz Minguen : le premier élément est Kroaz, croix. Le second peut être un nom de personne ou/et "pierre blanche".

    Feunteun Veur : Feunteun veut dire "fontaine", parfois "source". Le second élément Veur est la forme mutée de Meur, grand. Fospoul : Nom composé de Foz, "fosse, fossé" et de Poull, "mare, étang, trou". Gouarzulo : ?

    Kerdaniou : nom de lieu composé de Kêr, "village, lieu habité" suivi du nom d’homme Taniou ( la première consonne a mutée ) Taniou est sans doute formé sur Tan, "feu".

    Kerdenezen : Nom de lieu composé de Kêr, "village, lieu habité". (pont kerdenesan) Le second élément est peut-être le nom Denez suivi du diminutif -an.

    Keraniou : Nom de lieu composé de Kêr, "village, lieu habité" suivi d’un second élément Aniou, probable non d’homme.

    Kérès : Vient de « kerez », cerises. Kergoff : Nom de lieu composé de Kêr, "village, lieu habité". Le second élément est Goff, « forgeron ». Kerhuel : Nom de lieu composé de Kêr, "village, lieu habité" suivi de Uhel, « haut ».

    Kérimel : nom de lieu composé de Kêr, "village, lieu habité". Pour le second élément il pourrait s’agir du nom vieux breton Rimael, formé sur Ri, roi et Mael, prince.

    Kerléo : nom de lieu composé de Kêr, "village, lieu habité". Le second élément vient du nom de famille Gleo sous forme muté. Son sens est "hardi".

    Kerleau : nom de lieu composé de Kêr, "village, lieu habité". Le second élément peut être le nom d’homme Elio ou Iliav qui signifie "lierre" ? (1667 : Kerelleau)

    Kersamson : nom de lieu composé de Kêr, "village, lieu habité" suivi de Samson, nom du saint ?

    Kervenac’h : nom de lieu composé de Kêr, "village, lieu habité" suivi d’une mutation de Manac’h, "moine". (cadastre napoléonien : kerarvenac’h) Nom dû à la présence de quevaises des Cisterciens de Notre-Dame de Bégard.

    Kervoriou : nom de lieu composé de Kêr, "village, lieu habité" suivi de sans doute un nom de famille dont l’origine est discutée. D’aucuns penchent pour un nom issu du mot Mor, "mer" (non pas au pluriel), dont le sens possible serait "marin". D’autres envisagent plutôt une étymologie basée sur un dérivé du vieux-breton Mor (qui a donné Meur par la suite) qui est un nom de famille.

    Le Crec’h : "le haut".

    Le Helen : Kelenn, houx, sous forme spirantisée c’helenn puis francisée.

    Leïn ar hy : ce nom est composé de Lein, la "sommet" et de ar c’hi, "le chien". (1819 : lain-arhis)

    Le Maudu : ?

    Milin Fospoul : Il s’agit de Milin, "moulin".

    Parc Soul : premier élément est Park qui est une surface de terre close par des talus servant aux cultures donc "champ", suivie de Soul, "chaume, paille".

    Park Allain : Park ; "champ" suivi du nom de personne Allain ou Al sous forme amuïe "a" et de Lann, lande ?

    Park Menguy : Park, "champ" suivi du nom de personne Menguy pouvant être décomposé en Maen, "grand, puissant, fort" et Ki, "chien". (1819 : parc mainguy)

    Pen ar C’hra : le premier élément est Pen, "tête, bout, extrémité" et de Kra de "Krav" : "côte, colline" (1819 : pen-ar-haras, Pen an gra).

    Pen ar Run : le premier élément est Pen, "tête, bout, extrémité" et de Run, "colline".

    Pont Guen : premier élément pont suivi de Gwenn, "blanc".

    Pont-ar-hoail : pont, suivi de Kailh, "caillou".

    Pors Bodiou : le premier élement est Porzh, "cour", le second est un nom de personne ou le pluriel de Bod, "buisson" ?

    Poulpry : ce nom est composé de "Poull", étendue d’eau équivalant suivant les cas à une mare, une fosse, une anse, un lavoir, un bassin...et de "Pri", boue, argile. Il désigne en général une ou des carrières dont on exploitait l’argile.

    Poul Ranet : premier élément de Poull, "mare, anse, bassin". Le second élément est Raned, grenouilles. (cadastre napoléonien : Poul ar ranet).

    Porz Houarn : Le premier élément est Porzh, « cour », le second élément est Houarn, "fer". Ou Porzh-houarn, "gare" (de chemin de fer) ?

    Prat Louët : premier élément Prat, "pré, prairie". Le second élément Louet, "gris" désigne plus précisément un surnom de quelqu’un dont la chevelure est grise.

    Quefglas : premier élément ? Le second "glas" s’applique soit à la couleur verte (végétale) soit au bleu. Ce lieu est aujourd’hui rallié à Fospoul Ti-Limpaler : le premier élément est Ti, "maison", le second élément est un nom de famille voulant dire "l’empereur".

    Ti-Woën : le premier élément est Ti, "maison", le second élément doit être la forme mutée d’un nom de personne Moen, variante de Moan "mince".

    Véwenn : d’après la carte de Cassini on peut penser que ça veut dire "l’arbre" (cadastre napoléonien : ar voevouen, 1819 : ar vevouan et ar vevouen) (carte de cassini ; ar guezen).

    Dourdu : "dour" : eau et "du" : noire.

  • Les Montres militaires (Guillaume Lécuillier, 2016)

    Les nobles ont le privilège d'être exempts de certains impôts (comme les fouages : impôt extraordinaire perçu sur chaque feu ou foyer fiscal) mais ils doivent à leur seigneur suzerain le concours de leur personne en armes : c'est une sorte de "service militaire" qui s'exerce notamment lors des "montres" - rassemblement des nobles en armes - dont la fonction s’apparente à des revues militaires des périodes médiévale et moderne.

    Il s’agit également de s’assurer que les membres de la noblesse sont suffisamment bien équipés pour participer à la défense du duché de Bretagne. Dans le Trégor, on fait souvent référence à la montre de l'évêché de Tréguier en 1481 : les nobles présents sont classés par paroisse.

    Le seigneur pouvait convoquer son ban, c'est à dire ses vassaux immédiats, pour faire la guerre. L'arrière-ban est lui composé des vassaux convoqués par leur suzerain. Dans le système féodal, le suzerain est le seigneur qui octroie un fief à son vassal. La cérémonie de l'hommage a lieu à cette occasion.

    L'armement (couleuvrine à main, "escopette" ou arquebuse, arbalète ou "crannequin", arc et "trousse" ou carquois rempli de flèches, épée, lance, pertuisane, hallebarde ou jusarme...), l'uniforme ("harnoy" ou armure lourde, brigantine ou armure légère servant de cuirasse, salade ou casque simple dépourvu et mailles de fer, "palletoc" ou petite cotte de mailles recouvrant la tête et les bras), la manière de se déplacer (à pied ou à cheval qualifié de "bon et suffisant", seul ou en "troupe") sont réglés par mandement des Ducs de Bretagne en fonction du revenu annuel des vassaux et de leur "puissance". Une ordonnance du duc Pierre de Bretagne (1450-1457) fixe l'armement des nobles en 1450. Dans ce système, il est prévu des motifs d’exemption mais également des peines auxquelles s’exposent les nobles défaillants.

    Les montres sont aussi l'occasion de contrôler l'état de noblesse et des privilèges associés : on parle alors de "réformation" comme celle de 1426 à l'échelle du duché. Les nobles et leurs métayers (un par paroisse et par manoir) sont exemptés des fouages.

    Les montres médiévales se perpétuent aux 17e et 18e siècles avec la mise en place des capitaineries garde-côtes sur le littoral breton et le rassemblement de gens d'armes sous l'autorité de seigneurs locaux nommés "capitaines garde-côtes".

  • Données démographiques de Kermaria-Sulard

    Données démographiques

    1793 : 750 habitants.

    1800 : 703 habitants.

    1806 : 819 habitants.

    1821 : 781 habitants.

    1831 : 870 habitants.

    1836 : 956 habitants.

    1841 : 975 habitants.

    1846 : 1 038 habitants.

    1851 : 1 017 habitants.

    1856 : 974 habitants.

    1861 : 983 habitants.

    1866 : 1 008 habitants.

    1872 : 981 habitants.

    1876 : 962 habitants.

    1881 : 915 habitants.

    1886 : 888 habitants.

    1891 : 797 habitants.

    1896 : 766 habitants.

    1901 : 821 habitants.

    1906 : 835 habitants.

    1911 : 765 habitants.

    1921 : 731 habitants.

    1926 : 816 habitants.

    1931 : 670 habitants.

    1936 : 607 habitants.

    1946 : 619 habitants.

    1954 : 514 habitants.

    1962 : 537 habitants.

    1968 : 478 habitants.

    1975 : 460 habitants.

    1982 : 632 habitants.

    1990 : 648 habitants.

    1999 : 745 habitants.

    2007 : 935 habitants.

    2012 : 989 habitants

    2013 : 994 habitants.

    Densités de population

    1846 : 115 habitants au km² (maximum).

    1975 : 57 habitants au km² (minimum).

Références documentaires

Documents figurés
  • Archives départementales des Côtes-d'Armor
  • Archives départementales des Côtes-d'Armor
Bibliographie
  • BIZIEN-JAGLIN, Catherine ; GALLIOU, Patrick ; KEREBEL, Hervé. PROVOST Michel (direction scientifique). Carte archéologique de la Gaule. Pré-inventaire archéologique. Côtes d'Armor. 22. Paris, 2002, 407 p.

  • OGÉE, Jean-Baptiste. Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne. Nlle éd. [1778-1780] rev. et augm. Rennes : Molliex, 1845.

  • GAULTIER DU MOTTAY, Joachim. Géographie départementale des Côtes-du-Nord. Paris, 1862, 844 p.

  • RIGAUD, Jean-Marie (avec le concours de M. Hélary et de plusieurs instituteurs du département ; les cartes ont été dressées par M. Belhomme). Géographie historique des Côtes-du-Nord. Saint-Brieuc, 1890, 509 p.

  • KerOfis : base de données du Service Patrimoine Linguistique de l'Office Public de la Langue Bretonne. KerOfis est la base de données du Service Patrimoine Linguistique de l'Office Public de la Langue Bretonne. Cette base est utilisée quotidiennement par le service pour répondre aux besoins des collectivités bretonnes (Signalisation, traduction, études normatives). Dorénavant, elle permettra à tout un chacun de trouver la forme bretonne de son adresse ainsi que de mener gratuitement des recherches sur la toponymie de la Bretagne. (Site internet : http://www.ofis-bzh.org/).

  • Institut national de la statistique et des études économiques. Données locales : un éventail de données localisées du quartier à la région. (Site internet : http://www.insee.fr/fr/bases-de-donnees/default.asp ? page=statistiques-locales.htm).

  • OLIER, Ronan - TANGUY, Bernard. Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses des Côtes-d'Armor : origine et signification. ArMen - Le Chasse-Marée, 1992, 404 p.

  • Territoires et Population, deux siècles d'évolution. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui. Ce site est la mise en scène de deux siècles d´évolution des territoires et des populations communales appuyés sur la représentation du paysage français du XVIIIe siècle réalisée par les équipes Cassini. (Site internet : http://cassini.ehess.fr/cassini/fr/html/index.htm).

  • LE MOING, Jean-Yves. Noms de lieux de Bretagne. Plus de 1500 noms expliqués. Bonneton, coll. Noms de lieux, 2007, 190 p.

  • HINGUANT, Stéphane. Les mottes médiévales des Côtes-d’Armor. Rennes, Institut culturel de Bretagne, 1994, 88 p.

  • MINOIS, Georges. La Bretagne des prêtres : en Trégor d'Ancien Régime. Les Bibliophiles de Bretagne, 1987, 337 p.

  • BOTREL, Yannick. Les justices seigneuriales de l'évêché de Tréguier. Guingamp, éditions de la Plommée, 2002.

  • KULIG, Christian. WORTHINGTON, Patrick. Châteaux et manoirs. Trésors du Trégor. Saint-Thonan, 2013, 256 p.

  • Architecture rurale en Bretagne. 50 ans d'inventaire du patrimoine. Inventaire du patrimoine, Bretagne. Editions Lieux-dits. 2014

Périodiques
  • SAUREL, Jean. "Croix en Trégor". Société d'émulation des Côtes d'Armor. Bulletins et mémoires ; Histoire et Archéologie, vol. 115, mai 1987, p. 15-35.

  • MINOIS, Georges. "La démographie du Trégor au 15e siècle" in Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest. T. 83, n° 3, 1976, p. 407-424.

  • BOUGEARD, Christian. Prémices de la décentralisation : la création d'entreprises industrielles dans les Côtes-du-Nord (1870-1940). Histoire, économie et société. 1985, 4e année, n°1. p. 137-160.

  • ANDRIEUX, Jean-Yves. "L'industrie linière du teillage en Bretagne nord (vers 1850-vers 1950) : proto-industrialisation ou industrialisation défaillante ?". Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, 1990, vol. 97, n° 3, p. 383-397.

Liens web