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Présentation de la commune de Calorguen

Dossier IA22018004 réalisé en 2012

Fiche

Superficie : 8,5 km2

Population 2009 : 668

Logement : 319

Bâti 1946 (correspondant aux œuvres recensées) : 158

La conduite de l'inventaire

La commune de Calorguen a fait l´objet en 2012 d´un inventaire de son patrimoine bâti. Cette enquête menée par le service de l´Inventaire du patrimoine culturel de la Région Bretagne a pour but d´identifier, de localiser et d´évaluer le potentiel patrimonial de la commune au sein du territoire de projet, le parc régional Rance Côte d´Emeraude.

Ce recensement exhaustif du bâti ancien de la commune s´est accompagné d´une étude des éléments remarquables ou représentatifs du patrimoine, choisis à partir de critères raisonnés portant sur l´authenticité, l´intérêt architectural et la bonne conservation des abords immédiats.

Sur les 195 œuvres recensées, 20 dossiers individuels et d’ensembles (village ou écarts) ont fait l’objet d’une monographie particulière. Un dossier, le moulin de Boutron est rattaché à une étude antérieure sur le patrimoine industriel des Côtes d´Armor.

Le patrimoine bâti de la commune

Traversée par le canal d’Ille-et-Rance, la commune de Calorguen, au sud de Dinan, a conservé un patrimoine ancien de qualité. Parmi les manoirs mentionnés dès le 15e siècle citons, Langevinais, Boutron et la Ferronnais qui ont été en partie remaniés ou reconstruits. Plusieurs villages, la Roussais, la Giraudais, la Huballerie témoignent de l’ancienne activité du tissage du chanvre. Plusieurs routoirs sont encore en place et des marques, navettes, canevas, broches de rouet, sont sculptées aux 16e et 17e siècles sur les linteaux de plusieurs maisons rurales. Quelques inscriptions identifient sous l’Ancien Régime des familles de tisserands ou et de tailleurs de pierres : "Regnaud", "Postel", "Oger" à la Roussais, et les familles "Houel" et "Oger" à la Huballerie. La proximité de la ville de Dinan a favorisé le rachat de terres par des familles de notables qui reproduisent, au 18 siècle, les modèles en vogue de l'habitat urbain : alignement des ouvertures en travées, lucarnes à frontons curvilignes, fenêtres en arc segmentaire comme pour les logis de la Boissière et de la Dorbelais.

Le bourg réduit à quelques édifices s’est développé tardivement comme en témoignent les cadastres de 1810 et de 1843 qui ne présentent pas encore de bâti en dehors de l’église paroissiale et du presbytère. La mairie école, édifiée entre 1857 et 1864, amorce les premières constructions qui vont structurer l’organisation et la mise en place d’un nouveau centre communal.

Les croix monumentales

13 croix ont été recensées sur la commune s'échelonnant du Moyen Age à la fin du 19e siècle, 1889 pour la croix de mission. Elles ont toutes été publiées dans l'ouvrage de J. Gourbil : Vieilles croix du Pays de Dinan.

Aires d'études Projet de Parc naturel régional Rance-Côte d'Emeraude
Adresse Commune : Calorguen
Adresse

Annexes

  • Les métiers

    Parmi le recensement de la population de 1836, plusieurs métiers ont été relevés. Le travail de la terre mentionné sous trois appellations différentes : laboureur, fermier, cultivateur révèle de productions et de réalités sociales différentes. Les laboureurs, selon des récentes recherches, disposent de cheptel et d’une superficie d’exploitation plus vaste que la moyenne. Le fermier est lié au fermage, c'est-à-dire à l’exploitation d’un domaine foncier dont il n’est pas le propriétaire et dont il est tenu par un contrat de bail. Ainsi en 1836, Julien Daniel, Jean Hervé, Jean Fessant et Victoire Tourraine sont qualifiés de fermier en la commune de Calorguen.

    D’autre part , 6 familles de tisserands travaillent encore le chanvre ou le lin, l’homme est qualifié de tisserand tandis que son épouse est souvent mentionnée comme étant fileuse. Ainsi Julien Jacques, Mathurin Houel, Pierre Boschet, Mathurin Rose, Nicolas Macé et François Letessier font partis des dernières familles de tisserands résidents sur la commune.Dans ces listes nominatives, une dizaine de personnes sont dites propriétaires, trois marins et deux maréchaux.

    L’étude des registres des matrices cadastrales entre 1810 et 1843 apporte aussi des compléments intéressants sur les anciennes activités économiques, ainsi à la Giraudais il est fait mention de plusieurs carrières, « le grand sablon », « le moyen sablon » et le « petit sablon ». Des sites de perrières sont également notés dans la section B du cadastre ancien. Joseph Thomas, décrit comme piqueur de pierres au Bos indique l’existence d’une carrière encore en activité.

Références documentaires

Bibliographie
  • MONIER M.E. Châteaux, manoirs et paysages ou quinze promenades autour de Dinan. Mayenne : Joseph Floch, 1975 (nouvelle édition revue et augmentée).

  • Répertoire des Églises et Chapelles du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier. Mémoires de la Société d'Emulation des Côtes-du-Nord. Saint-Brieuc : Les Presses Bretonnes, 1939-1940.

  • GOURBIL Jean. Vieilles croix du Pays de Dinan. Pornichet : Editions Jean-Marie Pierre, juin 1991.

  • LEMASSON Auguste, abbé. Histoire du Pays de Dinan de 1789 à 1815. Le Pays de Dinan : Dinan, 1989

Liens web