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Présentation de la commune de Bobital

Dossier IA22132222 réalisé en 2012

La conduite de l’inventaire

Superficie : 4,99 km²

Population : 1043

Date du recensement : 2009

Nom des habitants les Bobitalais

Hydrographie : le Guinefort, barrage et établissement industriel des eaux.

La commune de Bobital a fait l´objet en 2012 d´un inventaire de son patrimoine bâti. Cette enquête menée par le service de l´Inventaire du patrimoine culturel de la Région Bretagne a pour but d´identifier, de localiser et d´évaluer le potentiel patrimonial de la commune au sein du territoire de projet, le parc régional Rance Côte d´Emeraude. Le recensement exhaustif du bâti ancien de la commune s´est accompagné d´une étude des éléments remarquables ou représentatifs du patrimoine, choisis à partir de critères raisonnés portant principalement sur l´authenticité et l´intérêt de l´œuvre. Ainsi 10 dossiers ont fait l´objet d´un dossier documentaire plus complet illustré par des images couleur et noir et blanc dont certaines proviennent d´une enquête antérieure réalisée par Marina Gasnier sur le patrimoine industriel des Côtes d'Armor.

« Bobital vient du breton bot (résidence) et de Bital ou Pital »

Le patrimoine de Bobital

Le manoir du-Bois-le Rault, entouré d’une partie de ses douves est l’édifice le plus ancien de la commune. Il remonte au temps de Guillaume de Margoro qui l’habite en 1416 et 1428. Le presbytère de 1678 est construit pour Julien le Chantoux, recteur de la paroisse qui fait sculpter son nom et la date de construction sur une pierre de granite qui a été remployée en appui de fenêtre. Il est peut-être également le donateur de la croix située sur la place de l’église décorée d’un calice. D’autres maisons rurales conservent des parties du 17e siècle, à la Chiennais, au Louvre, aux Champs Jehan, à la Durantais, à la Roche. Ces maisons transformées, parfois reconstruites au cours des générations remploient dans leurs maçonneries les plus belles pierres de taille d’origine et maintiennent souvent en place la grande cheminée ancienne de la salle. A la Durantais, Pierre Hallouet qui se marie avec Julienne Lorand fait graver en 1798 son nom et celui de son épouse et officialise ainsi son installation dans la maison.

Le recensement de la population en 1836 indique des familles de cultivateurs, alors qu’en 1881, plusieurs carriers et tailleurs de pierre sont mentionnés dans différents villages. Les carrières de la commune sont exploitées mais leurs activités vont se déployer au lendemain de la Seconde Guerre mondiale avec notamment la reconstruction de la ville de Saint-Malo. Bobital a fait partie des grands sites industriels granitiers de Bretagne. La maison et les bureaux de l’entrepreneur Rioche font toujours figure de maisons témoins et ont contribué à la normalisation de la maison bretonne des années 50 à 70.

La grande maison bourgeoise construite au Primay pour M de Pimodan et son épouse, à la fin du 19e siècle, est également un lieu de mémoire. Elle a abrité le premier centre de nature de Ker Goat, destiné aux mineurs en difficultés. L’expérience de Ker Goat aurait inspiré les scénaristes des films « la cage aux Rossignols » en 1945, puis les « Choristes » en 2004.

C’est également sur la commune de Bobital que s’est établi, sur le Guinefort, un important barrage en béton, œuvre colossale qui permet depuis 1960 de produire l’eau potable pour Dinan et ses communes environnantes.

Aires d'études Projet de Parc naturel régional Rance-Côte d'Emeraude
Adresse Commune : Bobital

Références documentaires

Bibliographie
  • Collectif. Le peuple des carrières : voyage dans la culture granitière du pays de Dinan. Editions Apogée, 2011.

  • Le patrimoine des communes des Côtes-d'Armor. Collection : Le patrimoine des communes de France. Paris : Flohic éditions 1998, 2 tomes.

  • OGÉE, Jean-Baptiste. Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne. Nlle éd. [1778-1780] rev. et augm. Rennes : Molliex, 1845.

  • LEMASSON Auguste, abbé. Histoire du Pays de Dinan de 1789 à 1815. Le Pays de Dinan : Dinan, 1989