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Presbytère, le Vieux Presbytère (La Fontenelle fusionnée en Val-Couesnon en 2019)

Dossier IA35049592 inclus dans Le village de la Fontenelle (La Fontenelle fusionnée en Val-Couesnon en 2019) réalisé en 1977

Fiche

Á rapprocher de

Dénominationspresbytère
Aire d'étude et cantonPays de Fougères - Antrain
AdresseCommune : Val-Couesnon
Lieu-dit : Fontenelle (la), Vieux Presbytère (le)
Cadastre : 1939 B 418
Précisionscommune fusionnée après inventaire Commune inventoriée sous le nom de La Fontenelle

Ce bâtiment est figuré sur le premier cadastre de la commune réalisé en 1823. A l’époque, ce lieu portait le nom de « Le Presbytère » et était composé de deux groupes de constructions, un à l’est et un à l’ouest, tout comme aujourd’hui. L’ancien presbytère correspond au groupe de bâtiments le plus à l’est.

La construction du bâtiment remonte à la seconde moitié du 17e siècle. En effet, il existe deux dates portées à l’intérieur du bâtiment sur les linteaux des cheminées du rez-de-chaussée (1665 dans la salle et 1687 dans la cuisine).

Les caractéristiques architecturales de ce bâtiment sont en effet propres à cette époque de construction. Ainsi, la toiture à croupes, le fait que les percements de la façade sud ne soient pas organisés ni symétriques sont des éléments propres à l’architecture de la fin du 17e siècle. Au début du 17e siècle, les encadrements de baies étaient chanfreinés, or, ils ne le sont pas dans le cas présent. De plus, si le bâtiment avait été construit au 18e siècle, les percements de la façade auraient été plus réguliers et symétriques. Les éléments intérieurs d’origine témoignent également de la fin du 17e siècle : forme des cheminées, présence d’un potager dans la salle, poutraison de forte section, escalier en bois central à balustres…

Ce bâtiment était donc le presbytère de la Fontenelle, le fait qu’il soit relativement excentré par rapport au village et à l’église peut paraître étonnant, toutefois, ce cas de figure n’est pas unique.

A l’intérieur, sous l’escalier, se trouve une source. Il s’agit, selon la tradition orale, de la fontaine saint Samson. Selon une légende, saint Samson (évêque de Dol), lors d’une période de forte sécheresse, aurait fait jaillir de l’eau en enfonçant sa crosse dans le sol.

Période(s)Principale : 2e moitié 17e siècle
Dates1665, porte la date
1687, porte la date

Le gros œuvre du bâtiment est composé de moellon de granite ; les encadrements de baies et chaînages d’angles sont quant à eux réalisés en pierre de taille de ce même matériau. La toiture à croupes est couverte d’ardoise.

Le bâtiment possède un plan quadrangulaire, il s’élève sur trois niveaux : rez-de-chaussée, premier étage et combles.

La façade sud est percée de baies à encadrements de granite non chanfreinés de tailles importantes. Deux portes et deux fenêtres se trouvent au rez-de-chaussée, l’étage est quant à lui éclairé par trois fenêtres et une baie de dimensions plus réduites.

Le pignon est témoigne de l’existence d’une porte murée au rez-de-chaussée.

Le pignon ouest est percé d’un jour grillé au rez-de-chaussée et de deux fenêtres à l’étage. Celle du sud présente un encadrement mouluré et un linteau décoré d’une accolade sous laquelle se trouve un cœur renversé. Cette fenêtre semble être un réemploi car elle est plus ancienne que le bâtiment.

Le rez-de-chaussée est divisé en quatre espaces : d’est en ouest, la cuisine, le vestibule contenant l’escalier, la salle et un cellier. La cuisine est équipée d’une cheminée datée 1687 sur le pignon est. Sous l’escalier en bois à balustres plates, se trouve une fontaine. Dans la salle, il existe une cheminée datée 1665 sur le mur gouttereau nord ; cette pièce possède une forte poutraison. Un potager se trouve sous la fenêtre percée dans la façade sud. Ainsi, dans certains bâtiments, souvent des manoirs, il existait des chauffe-plats destinés à éviter que les plats ne refroidissent. Comme ici, ces équipements se trouvent souvent sous une fenêtre et sont composés de plusieurs orifices percés dans une dalle de pierre sur lesquels les plats étaient posés. Sous cette dalle de pierre, se trouve une niche dans laquelle on mettait des braises. La partie ouest du bâtiment n’est pas équipée de cheminée, et pour cause, il s’agissait d’un cellier.

La même partition se retrouve à l’étage : d’est en ouest, il existe une chambre, la cage d’escalier, un espace sans feu et une seconde chambre au-dessus du cellier.

Mursgranite pierre de taille
schiste moellon
Toitardoise
Étages1 étage carré
Couverturestoit à longs pans
croupe
Escaliersescalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours
Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

Références documentaires

Bibliographie
  • BANEAT, Paul. Le département d'Ille-et-Vilaine, Histoire, Archéologie, Monuments. Rennes : J. Larcher, 1929