Logo ={0} - Retour à l'accueil

Pont et passages du Guildo (Créhen)

Dossier IA22010838 réalisé en 2008

Fiche

Précision dénominationpont de chemin-de-fer
Dénominationspont
Aire d'étude et cantonCommunes littorales des Côtes-d'Armor - Plancoët
AdresseCommune : Créhen
Cadastre : propriété de l'Etat

Le passage du Guildo, avant la construction du pont : le temps des passeurs A l'époque gallo-romaine, une voie relie Aleth à Erquy et on peut franchir l'Arguenon au Guildo, à gué ou en barque. Plus tard, au Moyen Age, telle dans la 'Vie de saint Jacut', rapportée par Albert Le Grand, on nous apprend qu'un ermite du nom de Cadreuc remplissait la fonction de passeur. Le dernier disciple de saint Jacut est à l'origine de la fondation du prieuré qui porte son nom (Saint-Jaguel, près de Plessix-Balisson). Les moines de l'abbaye de Saint-Jacut prirent plus tard le relais de ces passeurs pour assurer le passage du Guildo. Dans l'état actuel des recherches, la fonction de passeur au Guildo est mentionnée pour la première fois en 1256 selon A. de La Borderie. L'ingénieur Pelaud note dans son rapport, daté de 1878 : Le passage de la rivière du Guildo offre, à marée basse, quelques dangers, par suite des sables mouvants, ce qui l'avait fait appelé autrefois sous le nom de 'Guedum dolosum'. Charles de Dinan, seigneur du Guildo, fonda deux hôpitaux de part et d'autre de ce passage dit 'port de l'aumône' et établit des rentes pour installer 4 chapelains. Cette fondation fut approuvée par la duchesse Anne en 1370. Robert de Dinan fit bâtir en 1421 une église proche de son château et accorda aux religieux le 'droit de passage entre Poudouvre et Penthièvre'. Ceux-ci pouvaient percevoir une taxe auprès des voyageurs, qui utilisaient leurs services pour traverser la rivière. Ce droit fut maintenu jusqu'en 1791, mais à partir de 1757, les religieux, réduits au nombre de trois, louèrent à Charles Lebret et à sa fille Rose, ce service passage. Le bail stipulait que les passeurs devaient entretenir en bon état les deux bateaux ou passagères, à faire terrasser de pierres pour faire une levée à conduire de mer basse, depuis le marais de Mr de Courville jusqu'au gué du chaland, qu'ils entretiendront, même les endroits d'embarquement et de débarquement afin que le public soit parfaitement servi. Le preneur devait en outre offrir la gratuité du passage aux religieux des Carmes et aux mendiants. En 1778, le passeur Jacques Chevalier ne disposait plus que d'un seul bac de 25 pieds de long et d'une petite chaloupe de 13 pieds. Un ingénieur demanda à cette époque la construction de cales et chaussées d'embarquement. Cependant, les difficultés à passer la rivière à cause de la variation de son cours, amenèrent le transfert du droit de passage à l'Etat. L'Etat afferma le service du passage par la loi du 28 août 1790. Il mit à disposition du fermier 3 bateaux : 'La Passagère', le 'Saint-Pierre' et le 'Sévère'. Le passage d'est en ouest se faisait depuis une petite cale en maçonnerie, ou, si celle-ci était couverte, à partir d'un rocher plat, appelé 'la Dinannaise' pour aboutir au rocher du Chaland en plan incliné. Cependant, en morte-eau, le passage devenait impossible et le détour se faisait par Plancoët, où les toiles de Bretagne (de Quintin et d'Uzel) transitaient pour être embarquées ensuite à Saint-Malo. A Marée basse, en particulier, le jour de la foire de la Montbran ou de Ploubalay, les passeurs nombreux, faisaient le passage à dos d'homme. En 1886, Marc Bocquemin, le dernier passeur du Guildo décédait à l'âge de 90 ans. Un projet de pont sur le Guildo : Entre-temps, après 32 ans de délibérations passionnées entre les communes concernées et l'Etat, un projet de pont suspendu à péage fut approuvé le 2 décembre 1860. Une société anonyme, composée de propriétaires du pays, assurait le financement de l'ouvrage (avec une concession à péage de 75 ans). Celui-ci était constitué d'un tablier de bois reposant sur des piles de maçonnerie avec chaussée de bois. Le pont fut inauguré le 25 mai 1864. Il figurait parmi les principaux ouvrages d´art du premier réseau ferroviaire des Côtes-du-Nord. Dés 1873, le péage fut supprimé à la satisfaction générale, après rachat par le Département de l'ouvrage d'art. En 1904, on reconstruisit le pont pour assurer le passage du chemin de fer départemental. La mise en service eut lieu en 1906. Il fut élevé en relevant les piles et en établissant un tablier en béton armé semi suspendu par un réseau de poutrelles d'acier, selon la technique employé par l'ingénieur des ponts Harel de la Noë. Le pont fut l'objet de nouveaux travaux de consolidation en 1920. En 1974, étant donné que la navigation sur l'Arguenon vers Plancoët ayant totalement périclité, un nouveau pont fut établi. Il fut construit, parallèlement au premier, à environ 50 m en aval. Il ne fut pas prévu de partie mobile.

Période(s)Principale : 3e quart 13e siècle
Principale : 4e quart 19e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Secondaire : 3e quart 18e siècle
Secondaire : 4e quart 18e siècle
Secondaire : 3e quart 19e siècle
Dates1256, daté par source, daté par travaux historiques
1864, daté par travaux historiques
1904, daté par travaux historiques
Auteur(s)Auteur : Harel de la Noë Louis-Auguste-Marie
Louis-Auguste-Marie Harel de la Noë
Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
ingénieur des Ponts et Chaussées attribution par source
Auteur : Trébuchet Arthur entrepreneur attribution par source

Le pont de chemin de fer : Le pont à arcs métalliques trapézoïdaux a été construit en acier, fer, béton et briques. L´ouvrage se compose d'une partie fixe à cinq travées solidaires de 26,10 mètres de long chacune et d'une travée ou passerelle tournante de 12 mètres de long. Il repose au milieu de la rivière sur quatre piles appareillées en maçonnerie et sur une pile-culée sur chaque rive. Le tablier de la partie fixe repose sur chacune des piles en rivière par l'intermédiaire de quatre petites piles de 3,00 mètres de hauteur, désignées sous le nom de piles oscillantes.Les trottoirs sont disposés en encorbellement.

Mursciment
acier
fer
pierre
brique
bois
béton armé
États conservationsdétruit
Techniquesmaçonnerie
Statut de la propriétépropriété de l'Etat

Annexes

  • 20082206829NUCB : Collection particulière

    20082206835NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, 16 Fi.

    20082206830NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, 16 Fi.

    20082206831NUCB : Collection particulière

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Côtes-d'Armor. 57 S 2 (7), 57 S 4 (8) . Passages du Guildo.

Bibliographie
  • Direction départementale des l'Equipement des Côtes-du-Nord : anciennes voies ferrées d'intérêt local. Conservation et mise en valeur du patrimoine. Saint-Brieuc : D.D.E, 1985.

    p. 26
  • CORNU, Alain. Petits trains des Côtes-du-Nord. Le Mans : Editions Cénomane, 1987.

    p. 84-85
  • LE CHAPELIER, Michel. Le passage du Guildo, dans Les Amis du Vieux Saint-Jacut, décembre 1998, n° 34.

    p. 9
  • PELAUD, M. Ports maritimes de la France. Notices sur les ports des baies de Saint-Brieuc et du Guildo et des parages voisins. Ministère des Travaux Publics : Imprimerie nationale, 1878, Le Guildo.

    p. 9-18
  • SIOC'HAN-MONNIER, Françoise. En empruntant le petit tortillard, les ouvrages d'art d'Harel de la Noë pour le chemin de fer secondaire dans les Côtes-du-Nord. Mémoire maîtrise : Histoire de l'Art : Rennes II, Université de Haute-Bretagne : 1984.

    p. , p. 96-98.
  • TREGUY (abbé). Le Guildo. St-Brieuc : Edition Francisque Guyon, 1913.